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Be the light in this ocean of darkness - Jeiran

GOOD MORNING AMERICA :: New York City
 :: Bronx
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Paige R. Harris
général
J'ai posté : 1189 messages et j'ai : 174 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Anna Kendrick et pour finir je crédite : smmg (avatar)

Mar 9 Avr - 18:16
Be the light in this ocean of darkness
— with Jeiran M. Davis

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Le coeur qui s’emballe dans la poitrine, sans pouvoir faire quoique ce soit pour le faire ralentir. Les mains qui tremblent sans pouvoir les contrôler, car l’adrénaline s’échappe peu à peu de ton organisme. La peur qui s’infiltre dans tout ton être, accompagnée par un fort sentiment de paranoïa. Il est tard à New-York, la nuit est tombée depuis plusieurs heures, et pourtant, tu avances dans les rues avec une capuche sur la tête, pour passer inaperçue. Un peu plus tôt dans la soirée, tu as fait une chose impensable, qui te fait frémir d’horreur quand tu y repenses. Les mots de ton partenaire pour te rassurer n’y font rien, tu as une seule chose en tête : tu as commis un meurtre. Tu es complètement paniquée Paige, tu ne sais plus quoi penser, tout se bouscule dans ta tête, brouillant ton esprit. Tu étais obligée, ce n’est que de la légitime défense, ou plutôt la défense d’une personne qui, malgré toi, a réussi à prendre une part importante dans ta vie. Tu n’es pas fière de cette double vie, de cette part d’ombre, mais tu l’acceptes, elle fait partie intégrante de la personne que tu es. Alors même si c’est illégal de faire partie d’un gang, de vendre de la drogue pour quelqu’un, de jouer un rôle pour commettre un vol, voir d’un témoin d’un meurtre… c’est ta vie. Personne ne pourra te changer, pas même ton propre enfant. C’est pour lui que tu continues ce trafic, pour avoir un peu plus d’argent. L’argent, le motif pour commettre bien des crimes. C’est pour ça que tu as commencé, avant même d’atteindre la majorité, et c’est encore pour lui que tu as replongé dedans, pour assurer une vie correcte à la chair de ta chair, à ton propre sang. Ta vie est différente maintenant, tu devrais pouvoir t’en passer, mais quand on baigne dans ce monde depuis tellement d’année, c’est impossible d’en sortir. Le seul moyen, c’est de rencontrer la grande faucheuse, et faire un aller simple vers un rendez-vous avec le Créateur. Or, cette perspective ne t’enchante guère. Tu préfères avoir le rôle de meurtrière, plutôt que celui de la victime.

Désormais, tu as du sang sur les mains Paige, et ce n’est pas qu’une image. Tu as littéralement le sang de plusieurs personnes sur diverses parties de ton corps, et même sur tes vêtements. Heureusement, ils sont sombres, ce qui permet d’être discret, et la nuit t’enveloppe assez pour qu’aucun regard ne se pose sur toi. Tu avances rapidement dans les rues, jusqu’à arriver dans celle que tu connais par coeur. Tu y as vécu durant de nombreuses années, et c’est ici même que tu vis à nouveau, depuis plus d’un an, avec ton meilleur ami et ton fils. Thomas, c’est lui qui t’empêche de passer les portes de la maison, ainsi que la crainte de tomber sur lui à l’intérieur. Comment justifier de rentrer tard, dans un état comme le tien. Si seulement il n’y avait que du sang, mais il y a aussi les traces d’une bagarre, de quelques coups reçus faute d’avoir été assez rapide pour les esquiver. Tu sais te défendre Paige, mais parfois, ça ne fonctionne pas à tous les coups. Il te faut une seconde option, et celle-ci te saute aux yeux quand tu tournes la tête sur le côté. Tu n’es pas la seule à habiter dans cette rue, en fait, elles sont nombreuses les personnes de ta connaissance. Ta mère. L’une de tes proches amies. Et ton ex, qui est aussi le père de ton fils. C’est vers lui que tes pensées se tournent, et aussi vers là où il habite que tes pas te mènent. C’est complètement dingue, tu ne sais même pas pourquoi tu penses qu’aller trouver Jeiran est la bonne solution. Il faut dire que ton cerveau est un peu hors service depuis que tu as ôté la vie de quelqu’un, alors ça ne serait pas étonnant que tu fasses des choses que tu ne ferais pas d’ordinaire. Un peu comme si tu prenais une bonne cuite, sauf que dans le cas présent, il n’y a pas une goutte d’alcool dans ton sang. La main sur la porte d’entrée, tu pénètres à l’intérieur de l’immeuble. La lumière est presque un peu trop vive pour toi, mais tu as le temps de la montée des escaliers pour t’y habituer. Trois étages à monter, avant d’arriver sur le bon pallier. Encore quelques mètres à parcourir, et te voici devant la bonne porte. Il est encore temps de changer d’avis, penses-tu. Mais as-tu réellement une troisième option ? Tu donnes quelques coups sur la porte, avec le dos de tes doigts, avant de remettre ta main dans ta poche. Il ne fait pas particulièrement froid, mais tu as quand même la sensation de trembler comme une feuille. L’adrénaline retombe, ce n’est qu’une question de minutes avant que ce soit au tour des nerfs. Le temps paraît extrêmement long avant qu’un bruit ne se fasse entendre à l’intérieur de l’appartement. Il est tard après tout, c’est normal de dormir à partir d’une certaine heure. Quand la porte s’ouvre, tu as la crainte de voir le colocataire de Jeiran ouvrir, c’est une possibilité que tu avais oublié, mais par chance, c’est bien ton ex petit ami qui apparaître face à toi. « Je… » Les mots te manquent. C’est bien la première fois que ça se produit devant lui. Le truc, c’est que tu ne sais pas quoi lui dire, par quoi commencer. Il n’y a pas de bonnes manières pour expliquer la situation. Quand les mots sont trop difficiles à prononcer, il faut se reposer sur les gestes, ou sur ce qu’on peut voir avec les yeux. Tu rassembles alors ton courage pour sortir tes mains de tes poches, agripper les bords de la capuche et la retirer de ta tête. Ainsi dévoilée, il n’aura pas de mal à voir qu’il s’est passé quelque chose, un peu plus tôt dans la journée. « J’ai besoin d’aide. » dis-tu simplement, dans un faible murmure.



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Jeiran M. Davis
général
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Ven 26 Avr - 19:10
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Paige R. Harris & Jeiran M. Davis
       

       
BE THE LIGHT IN THIS OCEAN OF DARKNESS

       
Earl allait de plus en plus mal depuis un moment, je n'avais pas pu passer à côté et à force de lui poser des questions sur les raisons de son mal être, il avait fini par cracher le morceau : Kea. Kea était la source de tous ses problèmes, de tous ses malheurs et apparemment, ce type ne semblait pas le comprendre, continuant à jouer avec les sentiments d'Earl sans se soucier des conséquences. Et aujourd'hui, la nouvelle était tombée : Earl pensait partir, quitter New York définitivement, fatigué d'avoir le cœur perpétuellement brisé. Cette perspective ne m'enchantait pas, parce que j'avais fini par m'attacher à Earl, malgré tout, et que je n'avais pas envie de le voir partir. L'idée de me retrouver seul, dans cet appartement, m'angoissait beaucoup mais je n'avais pas d'autres choix que de soutenir Earl dans sa décision. Je l'avais donc aidé à faire ses sacs, à ranger ses perruques et à placer ses corsets dans des housses. D'ici quelques jours, Earl s'en ira et je me retrouverai seul face à moi-même.

Après une longue journée de boulot, je rentre enfin chez moi à la tombée de la nuit. Le ciel arbore des couleurs violacées avant de passer au bleu marine puis au noir. Sans traîner, je gravis les escaliers pour rejoindre mon appartement et m'y enfermer afin de pouvoir prendre une douche bien chaude. Les sacs d'Earl s'amoncellent un peu partout dans le salon et la cuisine et je dois parfois les enjamber pour pouvoir passer. C'est que mon colocataire a une garde-robe très impressionnante. Je parviens à rejoindre la salle de bain pour y prendre ma douche et lorsque je sors de la cabine, j'enfile un bas de pyjama et un t-shirt écru à manches longues. Je ne sais pas où est Earl, sûrement de sortie pour se changer les idées, et j'imagine qu'il ne va pas rentrer de la nuit. Je prends quand même la peine de lui envoyer un message, pour m'assurer qu'il n'est pas en train de faire une connerie, puis, je me pose devant la télévision. Je zappe de chaîne en chaîne, sans vraiment prêter attention à ce qui est diffusé sur le petit écran.

Je manque de sombrer à plusieurs reprises devant la télévision allumée, luttant pour ne pas tomber de sommeil, lorsque j'entends quelques coups contre la porte. Je pense d'abord avoir halluciné, ou qu'il s'agit encore de la voisine du dessus qui déplace des meubles dans tout son appartement, mais par acquis de conscience, je préfère tout de même m'assurer que quelqu'un ne poireaute pas devant ma porte. À pieds nus, je me lève doucement et franchis les quelques mètres qui me séparent de la porte d'entrée. Par précaution, je jette un coup d’œil au travers du judas et aussitôt, je reconnais le visage de Paige, caché sous une épaisse capuche. Sans la faire attendre plus longtemps, je déverrouille la porte et lui ouvre. « Paige ? Ça va pas ? Qu'est-ce que tu fais là ? » demandé-je aussitôt lorsque la jeune femme se met à balbutier nerveusement, incapable de poursuivre sa phrase, quand elle parvient enfin à cracher le morceau, après avoir retiré sa capuche. Elle a besoin d'aide et, même si je ne connais pas encore exactement la nature de cette aide, au vu de la tête que tire Paige, je pense deviner que les circonstances sont graves. Je me mets à détailler le visage de mon ex petite amie, qui semble rougi par des coups reçus. Aussitôt, je me sens envahi par la panique. Sans ajouter un mot de plus, je m'écarte pour la laisser entrer : « Viens, reste pas là. » Et aussitôt, des dizaines de questions me traversent l'esprit : qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi Paige est-elle dans cet état ? S'est-elle fait agresser ? « Fais pas attention à tout le bordel, mon coloc' va partir. » Je la guide jusqu'au salon et me place face à elle pour la regarder avec attention. « Qu'est-ce qui s'est passé ? Quelqu'un... Est-ce que quelqu'un t'a fait du mal ? » Ça me semble être la conclusion la plus logique, jusqu'à ce que mon regard glisse vers le bas du corps de Paige, vers ses mains couvertes d'une substance sombre, que j'ai bien peur de reconnaître. « C'est... C'est du sang ?! Tu es blessée ? » demandé-je en commençant à paniquer, posant une main sur sa joue pour l'obliger à relever la tête et à me regarder dans les yeux pour me dire toute la vérité.
       
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Je suis toujours surpris par les coïncidences qui nous font un clin d'oeil en posant des bonheurs sur les journées d'absence et nous laissent à penser que rien n'est un hasard. - Paul Verlaine ▵ [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]endlesslove.
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Paige R. Harris
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Lun 29 Avr - 22:45
Be the light in this ocean of darkness
— with Jeiran M. Davis

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C’est un cauchemar, et tu vas te réveiller. C’est ce que tu t’efforces à penser depuis plusieurs heures, depuis que tu as tiré avec ce pistolet, depuis que tu as ôté la vie de quelqu’un pour la première fois. Tu as déjà eu plusieurs fois un pistolet entre les doigts, tu as déjà tiré à plusieurs reprises pour savoir t’en servir. C’est la base quand on est dans un gang, quand le danger rôde à chaque coin de rue. Mais jusqu’alors, tu n’as jamais eu à tirer sur quelqu’un, encore moins pour te protéger. Ce soir, c’est désormais chose faite. Ce n’est que de la légitime défense, te dis-tu inlassablement, mais ce n’est pas suffisant. Tu n’arrives pas à retirer le poids de la culpabilité. Tu ne parviens pas à faire cesser les tremblements de tes mains. Alors quand Jeiran apparaît devant toi, tu ne sais plus où tu en es, ni si c’est véritablement une bonne idée de venir frapper à sa porte. D’une, il est tard, tu le réveilles très certainement. Et de deux, il n’a pas besoin d’être impliqué dans tes emmerdes. Vous n’êtes pas ensemble. Vous vous tournez autour, il y a des allusions, sans compter une certaine tension sexuelle mais vous n’avez plus jamais cédé à la tentation, plus depuis ce baiser échangé sur le pas de ta porte. Il te parle, et tu te retrouves aussi muette qu’une carpe. Tu balbuties face à lui, tu parviens à peine à prononcer qu’un seul petit mot. Pourtant, les réponses à ses questions sont simples. Non, ça ne va pas. Et si tu es ici, c’est car tu ne savais pas où aller. Chez toi, c’était impensable. Chez ta mère encore moins. Il y a bien Alaïs, non loin d’ici, mais tu n’as pas la tête à une leçon de morale. Elle connaît tes activités, elle ne les cautionne pas. Tu le sais, et tu n’as pas besoin d’un sermon ce soir, ou d’un “Je te l’avais dit”. Aller chez Jeiran s’est imposé à toi, mais face à lui, tu n’es plus si sûre de toi. Non sans difficulté, car tu crains encore les répercussions, tu retires la capuche de ta tête pour dévoiler ton visage, tandis qu’une phrase complète sort de tes lèvres. C’est un véritable miracle, qui grâce à lui, permet au musicien de comprendre la gravité de la situation. Tu sens son regard détailler ton visage. Tu n’aimes pas ça, mais tu le laisses faire, tu mets de côté ton petit caractère de feu. Ce soir, la louve féroce à laisser la place à une louve chétive et blessée. Il te somme alors de rentrer dans l’appartement, et tu t’éxécutes sans rechigner. La paranoïa coule encore dans tes veines, tu as toujours peur qu’une personne sorte de l’ombre pour venger la mort de Kit. C’est bête, peu probable, mais tu ne peux avoir la certitude que ça ne va pas se produire. Du peu que tu as vu, c’était un mec détestable, mais ça n’a pas dû l’empêcher de se faire des amis. « Tu as déjà oublié que je ne suis pas un modèle de perfection en la matière. » souffles-tu. Petite allusion à ce côté bordélique que tu cultives depuis des années. Même si tu fais des efforts, l’ordre n’est pas ton fort. Enfin, c’est plutôt que tu es une personne désordonnée. Tu peux avoir l’envie de mettre de l’ordre, pour finalement arriver à une situation pire qu’au départ. Ce n’est pas faute d’essayer. Tu suis Jeiran aveuglement, faisant attention à ne pas trébucher sur l’un des nombreux sacs ou cartons, pour arriver dans ce qui ressemble être le salon. Il s’arrête alors, et te fais face, ce qui te fait manquer de le percuter. Tu n’as pas encore retrouvé complètement tes esprits Paige, tes réflexes sont un peu aux abonnés absents, malheureusement. Ton coeur se serre quand il te demande alors si quelqu’un t’a fait du mal. Ton regard devient fuyant. Tu ne sais pas ce que tu peux lui dire, sans le mettre en danger. Tu as déjà été imprudente, la fois où Michael t’a surpris avec lui, alors tu ne voudrais pas empirer les choses. Cette partie de ta vie, c’est la tienne, ce sont tes emmerdes, il n’a pas demandé à devoir les assumer à ta place. Il reprend la parole avant que tu n’aies pu dire quoique ce soit, faisant cette fois allusion à la présence sang sur tes mains. Tu voudrais rester silencieuse, mais l’une de ses mains se pose sur ta joue, geste qui t’arrache une légère grimace à cause de la douleur. Tu n’as plus d’issue, tu es obligée de relever la tête vers lui, croiser son regard si envoutant qui pourrait faire avouer un innocent. « C’est pas le mien… celui-là. » Une précision que tu aurais pu garder, mais tôt ou tard, il va bien finir par découvrir que tu es blessée. Certainement en même temps que toi, qui n’as pas eu le temps de découvrir l’étendue des dégâts. « T’as pas un truc fort à boire ? » C’est certainement la dernière chose qu’il s’attend à entendre de ta bouche, mais tu es sérieuse. Malgré l’heure tardive, tu n’es pas contre un truc assez fort pour anesthésier tes terminaisons nerveuses, que tu puisses faire taire les douleurs dans ton corps pendant quelques heures. Tu t’éloignes alors de Jeiran, pour te rapprocher du canapé. Cependant, tu ne t'assoies pas, pas encore. Doucement, tu défais la fermeture éclair du sweat, et entreprends de t’en séparer. En temps normal, c’est un jeu d’enfant, une histoire de deux secondes, mais là, cela relève d’une mission impossible. Plusieurs douleurs vrillent ton corps, notamment au niveau des côtes, si bien que tu dois découper chacun de tes gestes. Tu n’essayes même pas de contrôler les grimaces de douleur sur ton visage, ce serait une peine perdue. Enfin débarrassée du vêtement, tu le poses sur l’accoudoir du canapé, et découvre l’état de ton tee-shirt. Autant dire que cela se voit que tu sors d’une scène de crime, bien que la présence du sang sur ton vêtement pourrait laisser croire que tu es la victime. Tu relèves péniblement un pan pour dévoiler ton ventre, puis tes côtes, où se dessine déjà un bel hématome. « Le fils de p… » Tu te retiens d’aller au bout de ton juron, car ladite personne est déjà six pieds sous terre, et aussi car tu n’es pas toute seule.



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Jeiran M. Davis
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Mer 22 Mai - 20:16
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Paige R. Harris & Jeiran M. Davis
       

       
BE THE LIGHT IN THIS OCEAN OF DARKNESS

       
M'excusant auprès de Paige pour le désordre apparent qui règne dans mon appartement, je remarque immédiatement dans son regard que cette montagne de cartons reste le cadet de ses soucis. Les paroles qu'elle prononce me confirment cette impression, mais je n'ai pas encore saisi la gravité de la situation dans laquelle elle se trouve. Tellement surpris par la présence de Paige sur mon palier, je n'ai pas eu la présence d'esprit de la dévisager dans le détail à la première occasion. C'est seulement lorsque je la laisse se frayer un chemin entre les cartons pour rejoindre le petit salon, au mobilier relativement modeste, que j'ai enfin le temps de baisser les yeux sur sa tenue. Sur son sweat-shirt se trouve de larges taches sombres, que je crains de reconnaître un peu trop facilement. Vu l'étendue de la tache, je redoute que Paige se soit très gravement blessée, même si je ne vois pas comment elle aurait pu s'infliger une plaie aussi conséquente. Ma respiration s'accélère au fur et à mesure que la tension monte. 《Pas le tien..? Qu... Comment ça ? Mais toi, t'es blessée ? Il s'est passé quoi ?》 J'ai beau passé en revue mille et une possibilités dans ma tête, je ne comprends toujours pas comment Paige a pu être couverte d'une aussi grande quantité de sang... À moins que... Ma respiration se coupe instinctivement et je relève les yeux vers Paige pour tenter de trouver une réponse dans son regard.

« Tu veux en parler ou pas ?》 Une question qui ne me ressemble absolument pas mais je me rends compte que la situation me dépasse complètement et qu'elle est bien plus grave que je l'avais imaginé. Poser mille et une questions à Paige ne servira à rien. Ce qui est fait est fait, on ne pourra rien effacer, ni revenir en arrière. Paniquer ne va pas nous aider à régler le problème, alors il faut absolument que je fasse preuve de sang froid ce soir. Quand Paige me demande si je n'ai pas quelque chose de fort à lui servir, j'hésite un instant à lui demander si c'est une bonne idée. Mais finalement, est-ce encore vraiment important ? Je hoche doucement la tête, me dirige vers la cuisine, ouvre l'une des armoires et en sors une bouteille au liquide ambré. Je prends deux verres, les remplis généreusement et retourne vers le salon pour aller les déposer sur la table basse. Entre temps, Paige s'est rapprochée du canapé et a commencé à relever les pans de tissu pour dévoiler ses côtes, sur lesquelles se trouve un énorme hématome violacé. Précautionneusement, j'avance les doigts vers la contusion pour l'effleurer légèrement. La peau de Paige se contracte par réflexe au contact de la pulpe de mes doigts. 《T'es bien amochée... J'ai peut-être une pommade qui pourra te soulager un peu.》 Sans attendre la réponse de Paige, je me dirige vers la salle pour sortir un tube blanc de la boîte à pharmacie. Je reviens ensuite au salon. 《Il faudrait que tu te changes. Ça te va si je te passe des vêtements à moi ?》 Assez naturellement, je suppose que si Paige a fait le chemin jusqu'ici, c'est bien parce qu'elle n'avait pas la possibilité de rentrer chez elle. En même temps, à cette heure, Thomas doit être rentré à la maison depuis longtemps. Comment aurait-il réagi en tombant par hasard sur sa mère dans cet état ? 《Tu auras besoin d'aide pour te déshabiller ?》 lui demandé-je, l'ayant surprise quelques minutes plus tôt en train de galérer ne serait-ce que pour soulever son sweat-shirt. 《Je reviens, je vais chercher de quoi te changer.》 Déjà, je pivote sur mes talons en essayant de garder cet air serein alors que rien n'est normal dans cette situation. Je passe en coup de vent dans ma chambre pour récupérer quelques vêtements, que je viens ensuite déposer à côté des deux verres d'alcool sur la table basse du salon.
       
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Paige R. Harris
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Mer 29 Mai - 17:43
Be the light in this ocean of darkness
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C’est la merde. Et pas qu’un peu. Tu es dedans jusqu’au cou, et tu ne sais pas comment tu vas t’en sortir. Étrangement, la gravité de tes blessures reste le cadet de tes soucis. Ce que tu as en tête, c’est la suite des évènements. Tu as beau savoir que ton acolyte a déjà fait ça, plusieurs fois, tu ne peux pas faire taire cette petite peur que pour cette fois-ci, ça va mal tourner. La première et unique fois - jusqu’à ce soir - que tu as aidé Hayden a se débarrasser d’un corps, vous étiez équipés, de sorte à ne laisser aucune empreinte. Mais là, il y a eu une bagarre, vous avez pu mettre votre ADN facilement, ce qui signifie que si le corps est retrouvé un jour, il ne faudra pas longtemps pour remonter jusqu’à ton acolyte et toi-même. Pour un meurtre, c’est combien, dix ans ? Tu n’en sais rien, et tu espères ne jamais le savoir. Surtout que dans cette histoire, tu n’es qu’un dommage collatéral. Tu venais seulement récupérer de la marchandise, pour repartir. Rien de plus. Au final, tu n’as pas eu ton stock, et tu es maintenant une meurtrière. Une journée productive, sans aucun doute. Sauf que tout ça, tu ne peux pas le dire à Jeiran, non ? Si tu le fais, il sera complice, et il pourra tout aussi bien finir en prison avec toi. Thomas aurait ses deux parents en prison, la situation parfaite pour mal tourner, devenir un délinquant, braquer les petites vieilles. Bon, c’est officiel, tu débloques. « Tu poses beaucoup trop de questions pour ma tête là… » D’accord, tu n’as pas envie de lui répondre maintenant, mais il y a une part de vérité dans tes mots. Tu n’arrives pas à suivre ce débit de paroles, cette succession de questions. En temps normal, tu pourrais mais là tu dois gérer ton état de choc, la douleur que tu ressens, la peur qui circule dans tes veines… trop de choses en même temps, pour une seule personne. Malgré ça, tu comprends le besoin de réponses de la part de ton ex petit ami. C’est normal. Toi-même, si quelqu’un venait frapper à ta porte à cette heure, dans un tel état, tu poserais des questions. En fait, tu le laisserais pas le choix à la personne. Elle serait contrainte de donner des réponses, qu’elle le veuille ou non. De ce fait, tu espères ne pas partager ce caractère avec l’ancien musicien, qu’il y ait une chance pour qu’il laisse tomber, même si ce n’est que pendant dix ou quinze minutes. À sa question, tu secoues la tête de droite à gauche, rapidement, et lui demandes à la place s’il n’a pas quelque chose de fort à boire. C’est passer du coq à l’âne, mais tu tentes ta chance. Tu vois l’hésitation dans son regard, elle est fortement présente, si bien que tu penses déjà entendre un refus. Mais contre toute attente, il acquiesce et s’éloigne déjà vers une autre pièce. Tu profites de son absence pour ôter une couche de vêtements, afin d’être un peu plus à l’aise. Finalement, ce n’est pas l’effet escompté, car l’état de ton tee-shirt est détestable. Ton corps n’est pas mieux. Tu n’as pas eu l’occasion de voir ton reflet dans le miroir, mais ce que tu vois sur tes côtes n’est pas joli. Tu ne l’avais pas entendu revenir, mais Jeiran est bien là, dans le salon, et plus précisément près de toi. Ses doigts effleurent ta peau violacée. Un geste délicat, mais qui te fait tout de même réagir, par un frisson qui te traverse le corps. Tu n’aimes pas que l’on te touche, et à ça s’ajoute la douleur de la blessure. « Mer...ci. » Tu as à peine le temps de prononcer ce mot, en deux temps, qu’il a déjà disparu dans une autre pièce. Son absence est de courte durée, il revient au bout de quelques secondes, avec un tube de pommade dans les mains. Il te fait alors remarquer que tu ne peux pas rester ainsi, que le mieux serait de te changer. « Oui, ça me va. » Tu voudrais rajouter que ce n’est pas la première fois que tu portes ses vêtements, mais tu n’es pas certaine que ce soit le bon moment pour aller sur ce chemin là. De toute façon, tu n’as pas le luxe de faire ta difficile. Rien que la vue du sang te dégoûte, alors s’il y a moyen de s’en débarrasser, tu ne vas pas refuser. « Je pourrais dire que je suis une grande fille, que je sais me déshabiller toute seule, mais rien que pour le sweat c’était difficile, alors j’ai même pas envie d’imaginer pour le tee-shirt. » Tu pourrais presque avoir mal par avance, car il va falloir lever tes bras, et faire passer le vêtement. Non, ça ne sert à rien d’y penser maintenant, tu as encore quelques minutes avant d’y passer. Roh et puis tu as réussi à supporter les douleurs d’un accouchement. Franchement, à côté de ça, c’est de pipi d’chat, non ? Tu hoches de la tête quand Jeiran te dit qu’il va chercher des vêtements. Tu t’en veux de lui infliger ça, mais tu n’as pas eu le choix. Pour le coup, tu avais besoin d’une personne de confiance, et c’est la première personne qui t’est venue à l’esprit. Alaïs est sûrement au club, et ta mère aurait fait un arrêt cardiaque. Ta dernière option aurait été de contacter Eliott pour qu’il fasse sortir Thomas de la maison, qu’il l’emmène chez ta mère ou autre, le temps que tu rentres, et que tu te soignes, mais tu as un fils tellement têtu qu’il aurait posé des questions. Il n’est pas aussi dupe. Tu laisses l’air sortir de tes poumons. Tu es épuisée, et complètement perdue. Tu ne sais pas ce que tu vas faire. Il faudra que tu contactes rapidement Hayden, pour vous mettre d’accord, accorder vos violons. Un bruit qui résulte du retour de Jeiran dans la pièce te fait sortir de ta réflexion. Tu parviens à lui adresser un fin sourire, quand tu le vois déposer des vêtements sur la table basse, comme pour le remercier de ce qu’il fait pour toi. Tu risques de devoir le faire plusieurs fois. « Je vais encore abuser de ton hospitalité mais… ça serait possible de prendre une douche ? Ça ne sert à rien que je me change si c’est pour avoir encore la sensation du sang sur la peau… » C’est sûr, après cette soirée, il va te détester.



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Dim 9 Juin - 1:38
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Paige R. Harris & Jeiran M. Davis
       

       
BE THE LIGHT IN THIS OCEAN OF DARKNESS

       
PPaige ne me dit pas clairement qu’elle ne veut pas répondre à ma question, mais je le comprends à sa manière de l’éviter. Peu importe, je n’insiste pas. De toute façon, je ne suis pas certain d’avoir envie de savoir. Je réalise enfin qu’onze années séparent la Paige que j’ai connue à l’époque où j’étais une star montante, et celle que j’ai redécouverte il y a quelques mois à peine. Je me rends compte que bien des choses ont changé entre temps. La jeune femme qui m’a fait succomber n’a plus rien à voir avec celle que j’ai retrouvé. J’ai l’impression qu’elle me cache énormément de choses, des choses parfois très sombres, et en même temps, je ne peux pas vraiment lui réclamer la transparence absolue. Je suis le père de son fils, et dans l’absolu, notre relation s’arrête là et est censée se borner à ce que nous décidons ensemble concernant Thomas. Je ne suis plus son petit ami, je ne suis pas son mari… Paige n’a pas de compte à me rendre. Mais quand même. Se pointer chez moi à une heure improbable avec les vêtements couverts de sang, ça a de quoi piquer ma curiosité et me placer dans mon bon droit lorsque je lui réclame des réponses. Mais peut-être que la vérité n’est pas bonne à savoir cette fois. La dernière fois que Paige m’a fait des cachotteries, j’ai gagné un fils, mais qu’en serait-il dans ce cas-ci ? J’accède à chacune des demandes de Paige, comme si elle avait le même statut qu’un condamné sur le point de s’installer sur la chaise électrique. Elle veut un verre d’alcool ? Elle l’a. Des vêtements propres ? Elle les obtiendra aussi. Elle est dans le besoin, dans une position de faiblesse, alors je ne peux qu’accéder à ses requêtes sans rechigner, sans me demander si c’est une bonne ou une mauvaise idée. Au point où on en est, est-ce qu’un simple verre d’alcool va véritablement changer la donne ? Pas vraiment.

Lorsque j’assiste à la galère à laquelle Paige est confrontée au moment où elle tente de retirer son sweat-shirt maculé, je comprends à quel point elle est amochée. On dirait qu’elle s’est retrouvée au milieu d’une bagarre ou d’un combat, et qu’elle a pris quelques coups au passage. Est-ce que je me trompe ou est-ce que je suis dans le bon ? J’aimerais m’en assurer en lui posant la question directement, mais je ne suis pas certain d’obtenir une réponse, comme je le souhaiterais. « T’en fais pas, je sais que tu as passé l’âge de te faire habiller par quelqu’un d’autre, ça restera quelque chose d’exceptionnel. » Je tente une pointe d’humour pour essayer de détendre cette atmosphère plus que tendue, sans être véritablement certain que cela fonctionne. Mais qui ne tente rien n’a rien, pas vrai ? J’abandonne Paige quelques instants, juste le temps de faire l’aller retour entre le salon et la chambre, afin d’aller récupérer quelques uns de mes vêtements dans l’armoire. Au hasard, je prends un t-shirt, un bas de pantalon de jogging et un gilet en laine. Lorsque je reviens vers mon ex petite amie, la jeune femme formule une nouvelle demande : elle désire prendre une douche. Ça coule de source, c’est même une évidence. « Oui, bien sûr, j’allais justement te le proposer. » Je récupère la pile de vêtements posée un peu plus tôt sur la table basse. « Viens, suis-moi. » dis-je à Paige d’une voix douce, la guidant jusqu’à la salle de bain. Il s’agit d’une petite pièce assez étroite, avec un lavabo à double vasque, une douche minuscule qui ne permet pas de faire des mouvements amples et deux armoires. Dans celle de gauche se trouvent mes sous-vêtements et des pyjamas, dans celle de droite, du nécessaire de toilettes. Je dépose les vêtements sur le bord de l’évier et m’avance vers la cabine pour ouvrir le diffuseur du pommeau. L’eau met toujours un temps dingue à chauffer alors il vaut mieux anticiper. Je referme les portes vitrées et demande à Paige : « Qu’est-ce que tu comptes faire de tes vêtements tachés ? Je les mets dans un sac pour les jeter ou tu veux les récupérer ? » Le sang, ça peut disparaître, mais peut-être que dans l’esprit de Paige, ces bouts de tissu seront éternellement souillés. Je m’approche d’elle pour l’aider, comme promis, à se déshabiller. J’ai déjà effectué ce geste par le passé, mais dans des circonstances moins glauques, et plutôt dans une ambiance fiévreuse. Doucement, j’attrape le bas de son t-shirt. « Tu lèves les bras ? » lui demandé-je pour pouvoir lui retirer le vêtement souillé. Le bout de tissu balancé dans la manne à linge, mon regard croise les yeux clairs de la jeune femme. Des yeux qui m’ont fait fondre il y a bien des années, et qui ont toujours le même effet aujourd’hui. Au bout de quelques longues secondes à la fixer sans rien dire, je secoue doucement la tête et m’écarte pour rétablir une certaine distance entre nous. « Je te laisse prendre ta douche tranquille. »
       
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Paige R. Harris
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Mer 12 Juin - 14:50
Be the light in this ocean of darkness
— with Jeiran M. Davis

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« Non, en effet, j’ai atteint l’âge où je préfère me faire déshabiller par quelqu’un, plutôt qu’habiller. » Il veut faire de l’humour, il a trouvé le bon adversaire. Même si tu es fortement amochée, que tu sens que tu pourrais craquer à tout moment, tu as encore quelques réserves de côté pour laisser entrevoir la véritable Paige, celle qui ne se laisse pas démonter aussi facilement. Ce n’est pas le premier coup que tu reçois. En trente et un ans, tu en as eu, que ce soit physique ou métaphorique. Le plus récent reste le décès de ton père, que tu affectionnais de tout ton coeur. Il pourrait y avoir le soir où tu as dû avouer ton mensonge à Jeiran, mais comme la suite des évènements a été positive, tu ne peux pas vraiment comparer ce passage à un coup dur. Il te laisse alors en plan, pour aller récupérer des vêtements dans sa chambre. Il est si rapide que tu n’as pas le temps de le remercier pour son geste. Il faut avouer que tu te retrouves un peu bête, dans cette position. Heureusement que son absence n’est qu’une question de secondes, tout au plus. Lorsqu’il revient dans le salon, tu lui adresses un sourire, avant de formuler une nouvelle demande. Tu n’aimes pas abuser de son hospitalité, mais si tu es venue le trouver, ce n’est pas pour rien. C’était bien trop risqué de rentrer à la maison. Tu aurais pu croiser Eliott ou Thomas, et te retrouver dans une position délicate. L’un comme l’autre aurait décelé le mensonge dans tes paroles, notamment à cause de ton accoutrement. Tu ne sais pas qui aurait été le plus déçu d’apprendre la vérité. Ton fils, qui doit voir en toi un modèle pour l’avenir, ou Eliott, qui est ton meilleur ami, la personne la plus proche de toi, depuis presque douze ans. Tu es contente de ne pas découvrir cette réponse. Plus tard ils seront au courant, mieux ça sera, pour tout le monde. Tu es soulagée d’entendre Jeiran dire qu’il comptait te proposer d’aller prendre une douche. Ça enlève le sentiment de culpabilité, rien qu’un petit peu. Tu le suis en silence, tandis qu’il te guide dans l’appartement. C’est la première fois que tu viens ici. Tu n’as jamais pu venir à sa crémaillère, car elle s’est déroulée après que ton mensonge éclate au grand jour. Et depuis, tu n’as pas eu l’occasion de venir ici. C’est triste de constater qu’il a fallu attendre que tu commettes un meurtre pour découvrir son appartement. La salle de bain est plus petite que celle de la maison où tu habites avec le Sullivan et ton fils, mais ça ne te dérange pas. En fait ça te rappelle un peu celle que tu avais dans l’Ohio, quand tu habitais uniquement avec Thomas, les premières années de sa vie. À bien y réfléchir, la tienne était encore plus petite, mais ce n’est pas étonnant, tu n’avais pas un salaire mirobolant. Tu pouvais à peine te payer un appartement avec une chambre, alors il ne fallait pas exiger une salle de bain de palace. Tu laisses Jeiran faire, sachant qu’il connaît mieux cet appartement que toi. C’est seulement quand il se tourne vers toi, une fois avoir allumé l’eau de la douche, que tu sors de ton silence, non sans une ou deux secondes de réflexion. « Tu pourras les jeter, ils n’ont aucune valeur sentimentale. » En fait, tu ne portes aucun attachement à des biens matériels. Dans ta chambre, il n’y a pas de boîte avec des souvenirs, cachée sous ton lit ou dans la penderie. Tes souvenirs sont déjà présent dans ton esprit, tu n’as pas besoin de les matérialiser sous forme d’objets, de vêtements, ou autre. La seule exception réside dans les photographies. Comme tout le monde, tu en gardes précieusement, pour te rappeler des bons moments. Il se rapproche alors de toi, jusqu’à effacer complètement la distance entre vous. Ses mains se posent délicatement sur tes hanches, pour attraper le bas de ton t-shirt. Le contexte ne s’y prête pas, et pourtant, tu sens clairement les battements de ton coeur s’accélérer. L’effet de cette proximité, sans nul doute. Mais ce geste n’est pas calculé, c’est seulement pour t’aider à ôter le vêtement que tu portes, que tu ne pourras pas retirer sans son aide. Tu t’exécutes, non sans afficher une grimace en ressentant plusieurs douleurs ici et là. Entre celle au niveau des côtes, ou celle dans ton dos, résultat de l’arme que tu portais sur toi au moment de la chute, tu es servie. Par chance, ce n’est que temporaire. Le tissu retiré, et tes bras de retour contre le long de ton corps, tu ne ressens presque plus rien.  Presque, car le regard que Jeiran te lance ne te laisse pas indifférente. Aucun mot, mais cette sensation que le temps est suspendu. Plusieurs questions qui se bousculent dans ton esprit, jusqu’à ce qu’elles soient réduites au silence pour le commentaire de l’ex musicien. La déception s’empare de toi, si bien que sans réfléchir, et instantanément, tu répliques. « Non. » Un mot unique, qui ne donne pas lieu à un véritable sens. Toi-même, tu mets un petit moment pour comprendre le sens de ce non. Tu finis par faire un pas dans sa direction, réduisant à nouveau la distance entre vous. « Reste avec moi. » Tu ne sais pas d’où te vient cette idée folle, et tu ne comptes pas chercher l’origine. Tu n’es pas en état de réfléchir. Il y a bien trop de choses dans ta tête pour en ajouter d’autres. Avec une pointe d’hésitation, tu finis par poser tes mains sur son torse, avant de les faire glisser jusqu’à ses épaules, pour pouvoir l’entourer de tes bras. Ton regard dévie alors vers ses lèvres, que tu fixes avec insistance. « J’ai une folle envie de t’embrasser, depuis le soir où Thomas nous a interrompu. Tu n’as pas idée… »



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anonymous — la musique est ma porte d'échappement. Chaque note m'apporte un rythme cardiaque.
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Jeiran M. Davis
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Mer 26 Juin - 0:19
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Paige R. Harris & Jeiran M. Davis
       

       
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« T'es pas croyable ! » lâché-je dans un rire vif et bref, tandis que j'effectue des allers et retours rapides entre les différentes pièces de ce minuscule appartement, tantôt pour aller chercher des vêtements, tantôt deux verres d'alcool. Je ne comprends pas comment Paige parvient à se montrer aussi détachée face à la situation, alors qu'elle semble avoir passé une soirée horrible, d'après les taches sombres que j'ai pu apercevoir sur son t-shirt, même si je n'en connais pas les détails. Mon ex petite amie me demande alors si elle peut prendre une douche, et ça me semblait évident que c'était la prochaine étape au programme de cette étrange soirée. Je lui confirme que j'allais justement le lui proposer et aussitôt, je la guide jusqu'à la minuscule pièce qui fait office de salle de bain. Je dépose les vêtements propres sur le bord de l'évier et ouvre la cabine de la douche afin d'ouvrir le pommeau de douche, qui projette plusieurs filets d'eau contre la vitre. Je referme les portes de verre avant de me tourner à nouveau vers Paige et de lui demander ce que je suis censé faire de ses vêtements souillés. Du sang. Ce n'est pas le genre de traces dont on se débarrasse aussi facilement. Et au vu de la quantité qui se trouve sur le t-shirt de Paige, j'ai peur qu'elle ait peut-être la mort de quelqu'un sur la conscience... J'espère sincèrement que mon esprit me joue des tours, et qu'il y a une toute autre explication à ça. Mais si c'est véritablement la pire solution qui est à envisager, alors il vaut mieux se débarrasser des preuves.

« D'accord. » réponds-je simplement en hochant la tête, m'approchant doucement de Paige pour saisir les bords de son t-shirt. « Est-ce que tu comptes un jour m'expliquer ce qu'il s'est passé ce soir.. ? » demandé-je prudemment en soulevant le tissu, constatant que celui-ci est encore un peu humide, et que le sang qui l'imprègne n'est pas encore tout à fait sec. D'ailleurs, des mailles du vêtements, il émane une odeur ferrugineuse écœurante, que je m'empresse d'éloigner de nous en allant déposer le t-shirt sur le bord de l'évier, loin des vêtements propres que j'ai préparé pour Paige, il y a quelques minutes. Au moment où nos regards se croisent à nouveau, je réalise à quel point nous sommes proches, physiquement. Le buste de Paige n'est qu'à quelques centimètres du mien, sa peau étant uniquement séparée de la mienne par l'épaisseur du tissu de mon propre t-shirt, et la dentelle de son soutien-gorge. Je pousse un soupir, devant me faire violence pour ne pas être déstabilisé par cette proximité soudaine, qui fait furieusement palpiter mon cœur. Un rapprochement, au vu des circonstances, est complètement inapproprié. Avant de poser un geste qui pourrait sembler déplacé, je décide de me retirer et de laisser Paige prendre sa douche seule. Mais au moment où je m'apprête à me retourner pour me diriger vers la porte, elle m'arrête d'un seul mot : non. Je tourne la tête vers elle, me demandant si j'ai bien entendu, et quand elle se rapproche, je comprends que cette fois, ce n'est pas mon imagination qui me joue des tours. « Oui, bien sûr... » soufflé-je d'une voix douce, incapable de refuser quoi que ce soit à Paige, surtout quand elle est dans un état pareil. Elle fait alors quelques pas dans ma direction. Ses mains viennent se poser avec délicatesse sur mon torse avant de glisser jusqu'à mes épaules pour que ses avant-bras finissent par entourer mon cou. Instantanément, nos visages se retrouvent extrêmement proches l'un de l'autre. Mes yeux se perdent d'abord dans ceux de Paige puis je devine que ses pupilles descendent peu à peu vers mes lèvres. Par réflexe, je les presse l'une contre l'autre, sentant mon rythme cardiaque s'accélérer peu à peu. Mais la phrase prononcée par Paige me coupe littéralement le souffle. Moi qui trouvais ça déraisonnable de ne pas lui accorder un peu d'intimité, est-ce plus raisonnable de l'embrasser ? Mon ex petite amie n'est clairement pas dans son état normal, alors je suppose que c'est moi qui dois faire en sorte de prendre les décisions les plus logiques. Pour elle. Pour nous. Mais la tension entre nous est trop forte. L'envie de l'embrasser est presque devenue irrésistible. « Tu peux m'expliquer comment on est parvenu à se faire violence jusqu'à aujourd'hui ? » J'esquisse un sourire espiègle au moment où l'une de mes mains vient se faufiler sur le bord de la mâchoire de la jeune femme, l'autre allant se déposer délicatement sur sa hanche dénudée. Mon pouce caresse doucement le bord de sa lèvre inférieure. Je n'ai plus qu'une envie désormais : laisser mes lèvres percuter les siennes dans un baiser fiévreux. « Tu me manques, Paige. Tout, chez toi, me manque : ton rire, ton regard, tes caresses, tes baisers, la douceur de ta peau... » Au même moment, ma paume survole son échine, de sa hanche jusqu'à l'agrafe de son soutien-gorge. J'approche alors lentement mon visage du sien, mon souffle s'arrêtant instantanément dès que mes lèvres entrent en contact avec les siennes, toujours aussi douces que dans mes souvenirs de cette soirée au terme de laquelle je l'avais ramenée jusqu'à chez elle. Je l'oblige doucement à reculer, nous rapprochant, de cette façon, de la cabine de douche, jusqu'à ce que l'agrafe de la lingerie finisse par céder entre mes doigts. J'éloigne peu à peu mes lèvres des siennes, mes joues devenues écarlates sous l'effet de la fièvre de ce baiser. « Est-ce que tu accepterais que... Que je vienne avec toi ? » lui murmuré-je d'une voix à peine audible, mon souffle brûlant venant heurter son visage, désignant la cabine de douche d'un imperceptible signe de tête.
       
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