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It's now worth the drama for a beautiful liar - Lisbeth

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Daniel Aberline
général
J'ai posté : 1985 messages et j'ai : 241 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Taron Egerton et pour finir je crédite : Schizophrenic.

Lun 22 Avr - 23:58

       
Lisbeth O. Edern & Daniel Aberline
       

       
IT'S NOW WORTH THE DRAMA FOR A BEAUTIFUL LIAR

       
Le mercredi 17 avril 2019. La visite se termine sur une note d'humour, comme d'habitude. Mes clients semblent littéralement conquis, sous le charme, et je suis presque certain que lorsqu'ils vont repasser à l'agence demain matin, ils vont très certainement signé le contrat que je leur ai préparé. Je les conduis jusqu'à la porte d'entrée, par laquelle ils vont pouvoir quitter cette immense villa située en plein cœur de Staten Island. Je les raccompagne à leur voiture en prenant la température, et le couple me confirme enfin qu'ils se rendront bien demain à l'agence, à la première heure, pour concrétiser leur achat. Je les gratifie d'un large sourire conquérant avant de les saluer d'un signe de la main lorsque leur voiture s'éloigne et disparaît au bout de la rue. Guilleret, je retourne vers mon propre véhicule, à l'intérieur duquel je m'engouffre sans la moindre hésitation, soulagé que la journée se termine enfin. Je mets le contact et pose les mains sur le volant, pour constater que mes paumes sont légèrement moites. Je pousse un long soupir, avec ce mauvais pressentiment qui m'habite sans que je puisse expliquer pourquoi. Par réflexe, je jette un rapide coup d’œil au cadran de mon téléphone portable : pas de nouveau message. Lisbeth n'a pas répondu au texto que je lui ai envoyé tout à l'heure et c'est en partie pour cette raison que je m'inquiète.

Je replace le téléphone dans la poche de ma veste de costume et me mets en route vers ma nouvelle adresse. C'est un trajet interminable qui m'attend, durant lequel j'ai tout le luxe de penser à toutes les raisons qui auraient pu empêcher ma fiancée de répondre à mon sms. C'est mon tempérament anxieux qui reprend le dessus et je ressens aussitôt le besoin de tenter de le dissiper. J'augmente le volume de la radio, qui passe une chanson des Beatles, Love Me Do. Je me mets à chantonner nerveusement, les cordes vocales tendues. Au moment d'arriver dans la rue où se situe la nouvelle maison dans laquelle je viens tout juste d'emménager avec Lili, ce pressentiment que j'avais ressenti précédemment se renforce. Je gare la voiture dans l'allée et quitte l'habitacle pour m'avancer vers la porte. Je mets un temps fou à retrouver mes clefs, qui ne sont pourtant pas bien loin. Elles se trouvent tout simplement dans le fond de ma poche de costume, qui n'est pas très profonde, mais qui ne semble pas vouloir me céder mes précieuses clefs. Je pousse un soupir nerveux au moment où j'ouvre la porte. La maison est étrangement silencieuse. Il n'y a pas un seul bruit, pas le moindre parasite sonore qui pourrait attester de la présence de quelqu'un entre ces murs. Je pose mes clefs sur la table de la cuisine lorsque j'aperçois enfin la silhouette de Lili, rigide et figée. Je la dévisage et constate, en détaillant ses traits, qu'elle semble plus que contrariée. J'ai l'impression qu'elle pourrait me fusiller avec ses yeux si elle le pouvait. J'ai fait une connerie, je le sais, mais je ne sais pas encore laquelle. Je me mordille nerveusement la lèvre inférieure et ose lui demander, d'une voix fluette : « T'as pas l'air contente de me voir. » Grossière erreur.
       
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Lisbeth O. Edern
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Mer 24 Avr - 14:11
It's now worth the drama for a beautiful liar
— with Daniel Aberline

Le mercredi 17 Avril 2019. La maison est silencieuse que tu pénètres à l’intérieur. Tu déposes tes clés à l’entrée, sur le meuble prévu à cet effet, avant de te débarrasser des vêtements superflus et de tes chaussures. Cette journée au boulot a été épouvantable, longue à souhait. Le genre où on ne souhaite qu’une chose : qu’elle se termine. C’est à présent le cas, et tu n’es pas mécontente d’être enfin rentrée. Tu as encore du temps avant que ton fiancé ne passe le seuil de la porte. À l’approche du terme de l’accouchement, il fait en sorte d’accumuler les heures de travail pour pouvoir réduire considérablement ses horaires quand le bébé sera avec vous. Évidemment, en attendant qu’elle pointe le bout de son nez, tu dois faire avec cette routine où tu es plus souvent seule qu’avec Daniel. On pourrait croire que ça t’embête, voir que cela t’agace, mais pas du tout. Tu as conscience que son travail est important, et qu’il faut voir les choses comme un mal éphémère pour un bien presque permanent. Tu sais que tu pourras compter sur lui après l’accouchement, et c’est tout ce qui compte. Ainsi, en attendant de devoir te rendre en cuisine pour préparer un dîner, tu décides d’aller mettre de l’ordre à l’étage.

Ça fait à peine quelques semaines que vous avez emménagé dans cette magnifique maison de Staten Island. Il y a encore des cartons ici et là, mais tu as bon espoir que tout soit terminé pour l’arrivée de votre fille. Il reste encore plus d’un mois, c’est largement suffisant pour mettre de l’ordre. Le plus important, c’est que tout soit prêt pour elle, que sa chambre soit fonctionnelle, avec les affaires essentielles, ce qui est le cas. La chambre de votre jolie fleur doit être l’une des rares pièces de cette maison a être terminé, ce qui est une dose de stress en moins. Tu t’actives Lisbeth, ici et là, aussi vite que ta condition physique te le permet. Tu as eu peur en voyant ton ventre s’arrondir au fil des mois. Peur de ne plus te reconnaître dans le miroir, mais il s’avère que l’évolution a cessé et qu’aujourd’hui, on ne pourrait pas croire que tu dois accoucher d’ici un bon mois. On ne peut pas douter de ta grossesse, mais selon ton médecin, ton ventre est plus celui d’une femme enceinte de cinq ou six mois, tout au plus. Autant dire que cela te ravie, surtout que ta fille est en parfaite santé, que sa croissance est normale. Que demander de plus. Le nez dans l’un des espaces du dressing, à bouger quelques affaires, tu vois quelque chose tomber au sol. « Qu’est-ce que… » Tu poses ce que tu as, afin de pouvoir te baisser vers le sol, et voir de plus près. Tu saisis le sachet en plastique transparent tombé au sol entre tes doigts, puis te relève. L’inspection commence alors. Tu ne comprends pas ce que ça fait ici, alors que la plupart des affaires dans le dressing sont des vêtements, ou des accessoires. Tu regardes alors le sachet de plus près. De la poudre, blanche. À première vue, on pourrait croire que c’est de la farine, ou de la levure, mais il n’y a aucune raison pour que ça soit ici, et pas dans la cuisine. D’ailleurs, pourquoi ça serait dans un si petit sachet ? Et là, l’évidence te saute aux yeux. Tu n’as jamais fait de bêtises quand tu étais plus jeune Lisbeth, à part boire plus d’alcool que de raison, mais sinon, tu n’as jamais été vers les substances illicites. Tu ne vois pas l’intérêt de se mettre des merdes dans le corps, pour se sentir bien quelques heures, et avoir la tête en vrac après. À tes yeux, ce n’est qu’un moyen de fuir la réalité, au lieu d’affronter les problèmes. La fuite est la solution la plus facile, mais pas la meilleure. Dans tous les cas, tu sais reconnaître dans la drogue quand tu en as devant les yeux, et c’est exactement ce qu’il y a dans ce sachet. Inutile de chercher à qui ça appartient, vous êtes deux à vivre dans cette maison, et ce n’est pas à toi. Il ne reste donc qu’une personne.    

Tu ne sais pas depuis combien de temps tu es ici, assise dans la cuisine, à fixer bêtement cette découverte. En fait, tu ne sais même pas ce que tu ressens. Il paraît qu’il faut accorder le bénéfice du doute à quelqu’un, avant de tirer des conclusions. C’est ce que tu dois faire avec Daniel, mais tu doutes très fortement qu’il puisse te donner une réponse assez importante pour justifier la présence de drogue dans votre maison. Tu es contrariée, mais il y a aussi cette colère qui s’infiltre en toi. D’ici quelques semaines, il va y avoir un nouveau né dans cette maison. Au début, il ne va pas bouger, mais très rapidement, il pourra se déplacer, être curieux, fouiller des endroits dès que vous aurez le dos tourné. Qu’est-ce qu’il se passerait si votre fille tombait sur ça, et par malheur l’ingurgitait ? Dans le pire des cas, elle pourrait perdre la vie, et si par malheur elle est sauve, tu sais qu’elle ne resterait pas longtemps avec vous. Les services sociaux prendraient un malin plaisir à vous retirer la garde. Tu vas loin dans tes pensées, mais tu ne peux pas t’en empêcher. C’est le bruit de clés dans la serrure qui met un terme à tes réflexions. Instinctivement, tu te redresses sur la chaise, et attends. Tu sais par avance que la conversation qui va suivre ne va pas être la plus plaisante de votre couple, mais il ne pourra pas y échapper. Il entre dans la pièce, et pose son regard sur toi. Tu fais de même, sans prononcer le moindre mot. Tu ne bouges pas, tu te contentes d’avoir ce regard insistant sur lui, sans le moindre sourire sur tes lèvres. Il finit par briser le silence, en faisant une supposition. Tu pourrais presque rire à cette phrase, mais tu n’es pas d’humeur. Tout ce que tu parviens à faire, c’est d’avancer une main sur la table, pour faire glisser le sachet dans sa direction. Une fois fait, tu la ramène vers toi, et relèves les yeux sur Daniel. « Je t’écoute. » Quelques mots, seulement, pour lui faire comprendre qu’il peut commencer son explication.





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Daniel Aberline
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Dim 12 Mai - 21:43

       
Lisbeth O. Edern & Daniel Aberline
       

       
IT'S NOW WORTH THE DRAMA FOR A BEAUTIFUL LIAR

       
Le regard que Lili pose sur moi est glacial, glaçant, transperçant. À coup sûr, je suis certain que si ses yeux avaient été des canons de revolver, ses pupilles auraient perforé ma peau de multiples trous brûlants. Je crois que, d'aussi loin que je me souvienne, Lili ne m'a jamais regardé de cette manière. Certes, elle a déjà été énervée contre moi, on s'est déjà disputé et on a eu quelques occasions - rares, cela dit - d'échanger des regards désapprobateurs et lourds de sens, mais jamais elle ne m'a fixé avec cet air qui semble me condamner avant même que j'ai dit ou fait quoi que ce soit. Je me pince la lèvre inférieure, tel un coupable qui comprend qu'on a enfin trouvé les preuves nécessaires pour l'inculper et que ses dernières minutes en tant qu'homme libre se comptent sur les doigts d'une seule main. Je n'échange même pas les salutations habituelles avec ma fiancée, généralement accompagnées de doux baisers, qui témoignent de la joie mutuelle et partagée que nous ressentons à l'idée de nous retrouver. Mais là, pas de joie, pas de sourire. Juste un silence, lourd, que je prends l'initiative de rompre en jouant carte sur table. Il n'est pas nécessaire de tourner autour du pot, après tout. Il vaut mieux crever l'abcès avant que l'infection ne se déclare, puis la septicémie.

Mais Lili ne réagit pas. Ses lèvres restent closes, ce qui a le don de faire grimper la tension d'un cran. Je me mets à respirer nerveusement. Mon cœur bat si fort que je le sens tambouriner jusque dans l'intérieur de mes tempes. J'attends la suite avec une angoisse lisible dans le fond de mes rétines, et dans la lueur de cette perle de sueur qui dégringole le long de mon front pour aller mourir dans cette barbe de deux jours, parfaitement entretenue, qui ornent ma mâchoire. Au terme d'un suspense interminable, le bras de Lili se met enfin en mouvement. Sur la table, elle jette un petit sachet en plastique que je reconnais parfaitement. Un petit sachet contenant une poudre cristalline et blanche. Je retiens mon souffle. Le petit sachet parcourt quelques centimètres avant d'arrêter sa course au bord de la table. Puis, la voix sèche et rude de Lisbeth brise le silence. J'ai presque du mal à la reconnaître tant elle ne ressemble pas à celle que j'ai l'habitude d'entendre les autres jours. J'ai du mal à relever la tête, à relever les yeux, mais il faut bien que j'affronte mes conneries désormais. « Je... » Ma gorge est nouée, ma bouche est pâteuse. J'ai du mal à articuler la moindre parole. Je n'ai pas envie d'aborder ce sujet douloureux. Je voudrais fuir, fuir à l'autre bout de la ville. je voudrais claquer la porte, dévaler les escaliers et me noyer dans les rues, mais c'est impossible. « Je vais pas essayer de te mentir, ni de me trouver des excuses bidons. Ça sert à rien. » Mentir n'arrangerait pas les choses, et les excuses ne me rendraient sans doute pas moins coupable aux yeux de Lisbeth. « Ce sachet est bien à moi, au cas où tu aurais espéré le contraire. Et ce qu'il y a dedans, c'est bien ce que tu imagines. » Les yeux toujours braqués sur le sol, je crains de lire la déception sur le visage de ma fiancée. « J'ai jamais trouvé le courage de t'en parler, parce que ça fait tellement longtemps, que... » Ma voix s'éteint et s'évanouit, comme une brise qui meurt sur une plaine désertique. « Que j'ai fini par me convaincre que c'était normal... » Une petite voix au fond de moi me souffle que ces paroles n'atteindront pas l'objectif escompté : apaiser Lili.
       
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Lisbeth O. Edern
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Jeu 16 Mai - 14:43
It's now worth the drama for a beautiful liar
— with Daniel Aberline

Tu ne sais pas ce que tu fais, pour la simple et bonne raison que ton cerveau est éteint. Il est comme placé en veille, avec le mode pilotage automatique enclenché. C’est un cauchemar, ou alors une farce pour tourner une caméra cachée. Oui, tu espères vraiment que quelqu’un sorte d’un placard ou d’une autre pièce en criant surprise, et qu’en une seconde, tout ceci s’arrête. Mais le temps passe, les secondes s’égrainent, et personne ne sort. La maison reste silencieuse, tu es seule avec cette vérité, que tu aurais préféré ne jamais découvrir. Tu ne sais pas comment réagir, tout se bouscule dans ton esprit. Ce n’est que succession d’émotion contraire. La peur, la colère, la tristesse, le sentiment de trahison… jamais une même émotion reste. Elle est remplacée en quelques secondes par une autre, et toutes celles-ci font un roulement, pour te mettre la tête à l’envers. La seule certitude que tu as, c’est que tu ne dois pas garder cette découverte pour toi. Tu pourrais prendre ton téléphone pour contacter quelqu’un, mais tu es une personne responsable et mature Lisbeth, tu vas attendre le retour du principal intéressé, et surtout suspect, dans cette histoire. Quand il arrive enfin, c’est comme si ton monde s’écroulait. Comme si tu voyais un inconnu entrer dans la pièce, au lieu de ton fiancé. Tu détestes cette sensation, elle te donne envie de vomir mais tu dois réprimer tout ceci pour avoir le fin mot de cette histoire. Est-ce que tu es contente de le voir ? Sincèrement, tu ne peux pas répondre à cette question, car tu ne sais pas. Tu as à la fois envie de le fuir, et le confronter. Pourtant, tu ne dis rien, rien en rapport avec les mots qu’il prononce. Tu ne sais pas comment, mais tu trouves la force de lever l’une de tes mains pour lui balancer le sachet que tu as trouvé, comme si rien que le fait de l’avoir entre tes doigts était de trop. C’est le cas, tu n’as jamais eu envie de toucher à cette cochonnerie, et tu pensais ne jamais devoir le faire. Grâce à Daniel, c’est chose faite, et tu n’en es pas forcément ravie. Tu l’observes. Tu scrutes ses réactions à la loupe, pour ne rien louper. Même s’il ne dit rien, son comportement parle pour lui. Un innocent aurait déjà réagi. Le silence de ton fiancé est en soi une réponse. Au bout d’un laps de temps interminable, il ouvre la bouche. C’est fou comment une découverte peut changer la donne. Il y a quelques heures, tu avais envie de le voir rentrer, pour passer la soirée à ses côtés, mais désormais, l’entendre prononcer qu’un petit mot te donne envie de hurler. « Tu n’as pas intérêt à me mentir. » Réponds-tu froidement. Vous ne jouez plus à présent. C’est un sujet très sérieux, et tu espères pouvoir encore compter un minimum sur lui pour avoir une explication honnête. « Évidemment que c’est ce que j’imagine. Je doute que tu sois arrivé à un point de cacher du sucre glace dans le dressing. » C’est plus fort que toi. D’habitude, tu gardes tes réflexions pour toi, mais là, tu es tellement déçue de cette découverte que tu ne contrôles plus rien. En réalité, tu n’as même pas envie de contrôler tes mots. Il t’a blessé, et tout ce que tu souhaites, c’est lui rendre la pareille. Ce qu’il te dit n’aide en rien à changer ton humeur. Au contraire, l’effet inverse se produit. En une phrase, tu apprends que ça ne date pas d’hier, et aussi qu’à ses yeux, c’est normal de consommer de la drogue. C’en est trop, tu es obligée de te lever de cette chaise pour faire quelques pas dans la cuisine, signe de ta nervosité. Elle est si élevée, que tu laisses un rire léger se faire entendre. Non, tu n’es pas amusée, ce sont seulement tes nerfs qui craquent. « Que c’est normal ? Non mais dans quel monde tu vis Daniel pour penser que se bousiller la santé c’est normal ? Je rêve… » Tu arrêtes tes pas non loin de la fenêtre, afin de pouvoir observer ce qu’il se passe dehors. La vue est magnifique, le monde avance normalement, alors qu’entre les murs de cette maison, tout est en train de voler en éclat. Finalement, tu détournes ton regard de ce paysage de paix pour le reposer sur ton fiancé, ou dieu sait qui. « Tu ne me connais pas en fait… tu m’as confondu avec une fille de gang, qui a pour idéal un mec tatoué qui passe ses soirées à boire et sniffer tout ce qu’il trouve, c’est ça ? Car pour une fille comme ça, ouais, ça serait normal, mais je ne suis pas cette fille. Ce genre de type, ça me répugne. » Tu sais parfaitement que Daniel n’est pas comme ça, mais pour l’instant, tu as toutes les peines du monde pour mettre tes idées en ordre. Tout se mélange dans ton esprit, tu n’arrives pas à faire un minimum d’organisation pour dire des choses cohérentes. Pourtant, malgré cette difficulté, tu arrives à formuler une question. « Tu en consommais déjà à notre rencontre ? Non… tu en avais prit ce soir-là ? » Ce n’est pas difficile de percevoir le brisement de ta voix quand tu poses la dernière question. Les larmes sont là, elles montent doucement, elles menacent de couler mais tu vas te contenir, le plus possible.





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Daniel Aberline
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Lun 3 Juin - 19:44

       
Lisbeth O. Edern & Daniel Aberline
       

       
IT'S NOW WORTH THE DRAMA FOR A BEAUTIFUL LIAR

       
Le regard azur de Lisbeth est toujours si bienveillant et empreint d'une grande douceur que j'ai presque du mal à la reconnaître au travers de ces pupilles sombres et orageuses. Une tempête menace d'éclater à tout instant et de sortir du fond de sa gorge. Je comprends immédiatement la raison de son état lorsqu'elle jette la preuve accablante de ma culpabilité juste sous mon nez. Un sachet. Un minuscule sachet. C'est bien insignifiant, me direz-vous. Mais faut-il encore mesurer l'impact que pourrait avoir la malheureuse poudre blanche qu'il contient. Lisbeth réclame des explications et je suppose qu'il est plus que nécessaire que je lui en donne. Je ravale ma salive, prends une profonde inspiration et serre les poings de sorte que mes ongles s'enfoncent dans les paumes de mes mains. Droit comme un i et les muscles contractés, je finis par lui balancer au visage ce que je n'ai jamais eu le courage de lui avouer. Pas de diversion pour arracher ce pansement, qui risque de laisser un gémissement ténu se perdre dans la pièce. J'attends la réaction de Lili en retenant mon souffle, comme si je m'apprêtais à plonger sous plusieurs dizaines de mètre de profondeur dans une mer houleuse. Le ton qu'elle emploie pour me répondre me glace le sang. Un avertissement, ou une menace, je ne sais pas trop, mais rien qui présage une discussion posée et raisonnée sur le sujet en tout cas. La remarque que Lili me balance sur le sucre en poudre me décroche un rire nerveux, que je réprime dans un semblant de soupir étouffé. Et là, je comprends que je viens d'enclencher un compte à rebours qui menace de pulvériser notre relation d'un instant à l'autre comme si elle n'était qu'un vulgaire fétu de paille. 《Dans un monde où la rentabilité est plus importante que la santé, Lili.》 m'égosillé-je en m'étouffant à moitié, mes yeux restant désespérément accrochés à sa silhouette qui déambule d'un bout à l'autre de la pièce, comme si c'était la dernière fois que j'avais l'occasion de la regarder. 《J'étais à peine sorti du ventre de ma mère que j'avais déjà la responsabilité de la reprise de l'entreprise familiale qui pesait sur mes épaules. Je vis avec cette pression depuis plus de vingt-huit ans alors oui, j'ai fini par craquer un jour.》 Est-ce que j'essaye de me trouver des excuses ? Peut-être, mais il y a véritablement une part de vérité malgré tout, et un enjeu : tenter de sauver mon couple.

Lisbeth s'avance vers la fenêtre pour observer le paysage. L'espace d'un instant, je me demande si elle ne pense pas à me balancer au travers de la vitre. Lorsqu'elle tourne à nouveau la tête vers moi, j'ai l'impression qu'elle pourrait me cribler de balles invisibles d'un instant à l'autre. Les paroles qu'elle prononce crispent mon visage, parce que je les comprends pas. Je hausse des sourcils interrogateurs. 《Tu sais que c'est faux.》 m'insurgé-je en faisant un pas vers ma fiancée - du moins, encore pour l'instant. 《Tu sais que ça n'a rien à voir. Tu compares ce qui n'a pas lieu d'être comparé.》 Même en réfléchissant bien, je ne me trouve que peu de points communs avec le cliché du parfait mafieux que Lili s'évertue à dépeindre. Je ne comprends même pas d'où lui vient cette comparaison. Elle ne peut pas associer un type paumé qui n'a jamais su encaisser la pression et les journées interminables - c'est-à-dire moi - à une ordure qui n'a fait que cumuler les mauvais choix pour s'enfoncer toujours plus dans l'ombre, au point de le revendiquer. Et là, vient la question fatidique, celle qui va permettre à Lili de déterminer depuis combien de temps je me paye sa tête. C'est la deuxième question qu'elle pose qui me fait réaliser qu'elle commence à perdre le contrôle. 《Tu insinues quoi, là ? Que je t'aurais jamais abordée si j'avais pas été défoncé ? Que même notre rencontre repose sur un mensonge ?》 Et là, c'est moi qui lâche prise et qui sens le sol se dérober sous mes pieds. 《J'avais rien pris ce soir-là si ça peut te rassurer.》 vociféré-je sur un ton presque vainqueur. Mais le plus terrible dans tout ça, c'est que je ne suis même pas certain de ce que j'avance. Ça remonte à trop longtemps, je ne peux pas affirmer avec certitude que j'étais clean ce jour-là. 《Si tu veux tout savoir, c'est un boulet que je traîne depuis que j'ai quinze ans.》 Et là, je me fous moi-même une claque en réalisant que ça fait plus de dix ans que je suis sous l'emprise de cette merde. 《Et tu crois vraiment que si j'avais pu arrêter, je l'aurais pas fait ? Tu crois vraiment que ça m'éclate ? 》 Mais si Lili ne comprend même pas pourquoi j'ai pu lui cacher une chose pareille, elle ne va certainement pas comprendre pourquoi je n'ai pas simplement arrêté en claquant des doigts. Quand on veut, on peut, non ?
       
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Lisbeth O. Edern
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Dim 9 Juin - 15:33
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La réponse qu’il te donne n’est pas celle que tu voulais entendre. En vérité, il n’y avait pas de bonnes raisons. Toute cette situation te dépasse complètement. Tu ne sais pas comment vous en êtes arrivés à ça. Tout allait de mieux en mieux dans votre vie. SOS n’était plus vraiment sur votre dos. Tu fais de ton mieux pour que toutes les rumeurs, aussi bien celles d’infidélités - venant de Daniel ou de toi-même - que celles à propos de ta famille, te passent au dessus de la tête. Votre attention était plus souvent tournée vers l’arrivée de la petite luciole, dans les semaines à venir, qu’autre chose. La maison est presque prête à l’accueillir, il ne manque que quelques petites choses, ici et là, sans grande importance. Bref, le ciel parsemé de nuages gris reprenait peu à peu une couleur bleue, sans ombres. Mais en une fraction de seconde, le calme a laissé place à une violente tempête. La plus dévastatrice jamais connue dans votre couple. C’est le pack complet, entre les nuages menaçant, les éclairs aveuglant, et le tonnerre effrayant. Tu as envie de fuir, de prendre les clés de voiture et rouler le plus loin possible, dans l’espoir qu’en revenant, tu te rendras compte que tout n’était qu’une vaste blague, que votre avenir n’est en aucun cas menacé. Or, tu ne peux pas réagir comme ça. Tu n’es plus une enfant, tu ne peux plus te cacher dès que la situation se complique. Passé un âge, se cacher dans un placard ou sous la couette n’arrange rien. Cela revient à faire l’autruche, à mettre la tête dans le sable, et attendre qu’un miracle se produit. Malheureusement, tout le monde sait que le monde ne fonctionne pas de cette façon. Il faut affronter la réalité, droit dans les yeux. « Mais bien sûr ! Tu vas me sortir que c’était ta destiné aussi ? Que tu devais subir une pression monstre, que le fait de t’abaisser à consommer de la drogue était déjà écrit. Tu te cherches juste des excuses pour justifier ce que tu as fait… enfin, ce que tu fais. » Ton discours est animé, jusqu’au bout de tes doigts. Tu parles littéralement avec tes mains, faisant des gestes que tu ne peux contrôler. Tu ne sais pas quelle est la bonne réaction à avoir. Probablement pas celle-ci, mais c’est la seule que tu as en stock, pour l’instant. Tu te sens trahie, comme si tu vivais dans le mensonge depuis toujours. Le sol se dérobe sous tes pieds, alors qu’il n’y a eu aucun tremblement de terre, rien qui puisse présager une catastrophe. C’est trop soudain pour réagir de façon réfléchie. Tu essayes pourtant, en contemplant le paysage qui se dresse devant toi, derrière la fenêtre. Tu te souviens comme si c’était hier du jour où tu as visité cette maison pour la première fois. Tu étais heureuse, à quelques heures de prendre un avion vers la Finlande, pour passer ce qui seraient les meilleures vacances de ta vie. La luminosité, et la vue à travers les fenêtres ont été des détails qui t’ont fait craquer pour cette maison. Aujourd’hui, tout est différent. Comme si une seule information avait réussi à gâcher ton ressenti. Lorsque tu détaches ton regard de l’extérieur, c’est pour tenir un discours peu cohérent. Ta capacité à réfléchir n’est plus ce qu’elle était à cette heure, tu pourrais te mélanger les pinceaux seule, sans avoir recours aux interventions de ton fiancé. Le mieux est donc de ne pas répondre au jeune homme. Ça n’apporterait rien de bon, à part s’éloigner du sujet principal. Ça ne serait pas une si mauvaise chose pour lui, tu en es certaine, mais toi, tu comptes avoir des réponses. D’où le fait que tu poses une question bien précise, qui ressemble à une attaque mesquine. Oui, tu commences à douter de tout, même de la véracité de votre rencontre. Et si toute votre histoire reposait sur un coup du hasard ? Ca serait le coup de poignard dans le coeur, qui porterait le coup fatal. « Je n’insinue rien du tout, je suis seulement complètement perdue Daniel ! » Lâches-tu un peu plus fortement que la phrase précédente. Tu commences à perdre patience, à sentir tout un tas d’émotion négative te submerger. Tu détestes ces sensations, elles te consument de l’intérieur. Même savoir que ton fiancé était clean ce soir là n’est pas assez pour te rassurer, pour t’apporter un brin de satisfaction. Il y a quelques heures, tu l’aurais cru sans le moindre doute, mais maintenant, même la plus infime information laisse matière à réfléchir. Tu le détestes pour ça. Votre couple reposait sur des bases solides, mais à cause de son comportement, les fondations sont bancales, affaiblies. Un coup de pied, et tout peut s’effondrer. « J’en sais rien. Parce que tu vois, j’ai jamais touché à cette merde. Je ne vais pas m’avancer sur un sujet que je ne maîtrise pas. Même si je suis tentée de dire que si ça fait autant d’années que tu consommes, c’est que tu dois prendre ton pied avec. » Comme toutes personnes qui ne sait pas de quoi elle parle, tu as tendance à te dire que lorsqu’on veut quelque chose, on peut le faire. Que ce soit pour l’alcool, pour la drogue, pour la cigarette… c’est une question de volonté. Cette situation ne fait pas exception. Si Daniel avait voulu arrêter de consommer, il aurait pu le faire, il y a plusieurs années de cela. Mais il ne l’a pas fait. Pire, il est dans ce cercle vicieux depuis son adolescence. C’est une habitude ancrée dans son quotidien, dont il ne pourra pas se débarrasser aussi facilement. Cette constatation est trop difficile à supporter. Tu as besoin de bouger, avant de perdre pied. Tu décides de sortir de la cuisine, sans prévenir, passant à côté de lui sans t’arrêter, sans lui adresser un seul regard. Tu ne sais même pas où aller. Il n’y a aucun endroit dans cette maison qui pourrait apaiser ton état. Tu décides de t’arrêter dans le salon. En fait, ce n’est pas un choix, plus une obligation. Cette tension ne semble pas être du goût de votre fille, qui se manifeste assez douloureusement. Cela n’est pas la première fois, mais quand elle le fait de cette manière, ça a tendance à provoquer un début de contraction. À ce stade de la grossesse, c’est parfaitement normal, c’est seulement le corps qui s'entraîne en prévision du jour J, mais là, ça tombe mal. Tu as envie de mettre de la distance entre ton fiancé et toi, pour souffler un peu, mais tu es contrainte de t’asseoir dans l’un des fauteuils. Une main sur ton ventre, tu fais de ton mieux pour mettre en pratique les exercices de respiration que tu as vu en cours de préparation à l’accouchement. Il faut inspirer profondément, garder l’air pendant quelques secondes, puis l’expirer sur de longues secondes, pour faire durer le plus longtemps possible. À force de répéter ceci, cela doit calmer les contractions. Dans le cas contraire, il faudra envisager un passage à l’hôpital, mais la situation est déjà assez dramatique pour imaginer le pire dès maintenant.





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Daniel Aberline
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Lun 1 Juil - 1:26

       
Lisbeth O. Edern & Daniel Aberline
       

       
IT'S NOW WORTH THE DRAMA FOR A BEAUTIFUL LIAR

       
Au point où on en est, autant jouer cartes sur table, non ? J'ai été pris la main dans le sac, enfoncé dans mon mensonge jusqu'au cou, comme si j'avais marché dans des sables mouvants. À présent, il est trop tard pour faire machine arrière. Ma seule alternative est de foncer tout droit dans le mur, sans qu'il y ait la moindre possibilité d'échappatoire pour moi. Quoi que je dise, je ne fais que m'enfoncer de plus en plus. En fait, il n'y a aucune bonne excuse qui puisse me sortir d'affaire. Je le comprends dès que je croise le regard foudroyant de Lisbeth, que je n'ai jamais vu aussi sombre et aussi orageux. « Non, j'me cherche pas des excuses, Lisbeth, parce que c'est la stricte réalité. Mais on vient pas du même monde, toi et moi, alors tu peux pas comprendre. » Piqué au vif, en plein dans mon ego, je rétorque par l'hypocrisie, préférant jouer à celui qui ignore que Lili vient d'un milieu aussi aisé que le mien. Peut-être, mais elle ne sait pas ce que c'est que d'être destiné, dès son plus jeune âge, à reprendre une entreprise d'une valeur inestimable. Lisbeth, elle, elle a toujours pu faire ce qu'elle voulait. Ses parents ne l'ont pas obligée à reprendre les rennes d'une affaire familiale, alors qu'elle n'en avait pas forcément envie. Alors que je rêvais de liberté, de souplesse et de fraîcheur, mon père me bassinait à longueur de journée sur l'importance de faire des études universitaires, de gravir les échelons et d'être le propriétaire de la plus imposante fortune de New York. Lisbeth semble si parfaite à côté de moi, qui ai toujours craché sur ce qui était à ma disposition. Qui aurait refusé un avenir aussi chatoyant ? Personne, à part moi. Enfant trop gâté, jamais content de ce qui se trouve entre ses mains,... Peut-être que Lisbeth a raison, finalement. Je ne suis sans doute qu'un minable, incapable d'apprécier les chances qui me sont offertes, et préférant me cacher derrière une poudre blanche pour pouvoir me plaindre de ma misérable existence, tel un parfait calimero.

Néanmoins, je ne parviens pas à croire que Lisbeth puisse remettre en question toute notre relation à cause de cette nouvelle donnée ajoutée sur le tableau. Je peux comprendre qu'elle soit complètement bouleversée, mais de là à douter de mes sentiments... Quand elle me fait part de ses interrogations, j'ai tout simplement le souffle coupé, comme si je venais de recevoir un coup de poing dans le ventre. « Perdue ? Perdue au point de croire que j'aurais pu te mentir sur notre relation jusqu'à aujourd'hui ? Tu penses vraiment que j'aurais pu faire semblant de t'aimer pendant tout ce temps, juste à cause de... Ça ? » Je n'ai pas arrêté la drogue en sortant avec Lisbeth, ni en apprenant sa grossesse, ni quand elle a accepté ma demande en mariage le 4 janvier 2019, en Finlande. J'ai même déjà été sous influence en sa présence mais je le sais, ça n'a jamais eu aucune influence sur les sentiments que je peux ressentir à son égard. Jamais. J'en suis convaincu au plus profond de mon âme. « Ben oui, évidemment, Lili. Tu t'y connais tellement bien que tu peux aller jusqu'à prétendre que si je prends cette merde depuis tant d'années, c'est sûrement pas pur plaisir. Tu sais quoi ? T'as raison. C'est évident. En fait, je vais te laisser formuler les questions et les réponses toi-même puisque tu sais tout. Tu n'as pas besoin de moi pour avoir cette conversation. » Est-ce que ma vie s'effondrerait si Lili quittait ma vie ? Sans doute. Mais au vu de la tournure de la conversation, cette issue me paraît inévitable. D'ailleurs, Lisbeth quitte la pièce sans un mot de plus, pour rejoindre le salon. Je patiente quelques secondes avant de lui emboîter le pas, pourtant convaincu qu'elle souhaite s'éloigner de moi. Silencieusement, je la suis du regard et l'observe s'installer dans le canapé, prenant de profondes inspirations, sur un rythme calculé. Généralement, quand elle fait ça, c'est au moment où elle ressent ce qui ressemble à des contractions. « Ça va pas ? » Simple question oratoire. C'est évident que ça ne va pas. « Tu veux que j'appelle le médecin ? »
       
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Lisbeth O. Edern
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Jeu 11 Juil - 15:03
It's now worth the drama for a beautiful liar
— with Daniel Aberline

C’est le coup de grâce, celui qui fait mal, autant que s’il avait porté la main sur toi, lors d’un excès de colère. Il faut croire qu’il existe des situations où les masques tombent, où l’on voit le vrai visage de l’autre. Tu espères ne pas être dans l’une d’elles, car si c’est ça le vrai visage de ton fiancé, tu te trompais sur toute la ligne, depuis le jour de votre rencontre. Tu ne reconnais pas l’homme que tu as en face de toi, il n’est qu’un parfait inconnu à tes yeux, une personne qui s’est trompée de porte en rentrant chez lui, après une dure journée de labeur. Et pourtant, c’est bien lui. C’est bien Daniel qui est en face de toi, à te cracher au visage des horreurs que tu pensais ne jamais entendre de sa bouche. « Je ne peux pas comprendre ?! Mais tu te fou de moi là, c’est la meilleure… » Tu envoies balader cette parole par un geste de la main, pour brasser de l’air. C’est la pire chose qu’il pouvait te dire. Au lieu de t’expliquer, même si tu reconnais ne pas être dans de bonnes conditions pour écouter, il préfère se cacher derrière cette excuse, quoiqu’il en dise. La différence entre deux personnes. L’excuse parfaite pour justifier un comportement merdique. Elle pourrait se placer au même niveau que celle du “Ce n’est pas toi le problème, c’est moi” quand on souhaite rompre avec quelqu’un. Les excuses hypocrites, pour ne pas regarder la vérité en face. Tu as conscience que ta situation n’est pas la même que Daniel. Bien que vous soyez tous les deux issus d’un monde aisé, tu n’as jamais eu d’obligations de la part de tes parents, enfin ceux qui t’ont élevé, pas tes parents biologiques. Tu as pu choisir la voie que tu voulais, à savoir le journalisme dans le secteur de la mode. Tu as pu choisir de pratiquer le sport que tu voulais, sans être forcée de suivre un modèle familial. Ce n’est pas le cas pour Daniel. Tu as rapidement compris, dès le début de votre relation, que c’était un poids chez lui, que sur le plan professionnel, il n’avait pas le choix. Suivre le modèle de son père, ou rien. Ce n’est pas comme ça que tu conçois la vie, mais qui es-tu pour dire quoique ce soit ? En tout cas, ce n’est pas une raison pour rejeter la faute sur toi, utiliser cet argument pour t’évincer de ce problème. C’est un argument de plus pour te mettre l’esprit en vrac, te perdre au milieu d’une forêt vierge, sans la moindre barre de réseau sur le téléphone pour appeler les secours. Tu n’arrives plus à penser correctement, il y a trop d’informations à prendre en compte, si bien que tu exprimes des doutes au sujet de sa sincérité, en matière de sentiments. C’est fort, aussi douloureux voir plus que ce qu’il a pu te dire il y a quelques minutes, mais à quoi bon cacher la vérité. « Oui, perdue au point de croire l’impensable Daniel. Pendant tout ce temps, tu n’as jamais trouvé une putain d’occasion pour me le dire. C’est un détail à ton sujet qui mérite d’être abordé, non ? Ou bien c’est que tu ne me fais pas assez confiance pour me l’avouer. Dis-moi la vérité, tu l’aurais dit un jour, ou tu serais allé jusqu’au mariage en restant dans le mensonge, bafouant ainsi l’un des fondements du mariage ? » La réponse te fait peur, car au fond de toi, tu crains de déjà la connaître. Tu as presque la certitude que si tu n’avais pas trouvé ce sachet de drogue par hasard, votre vie serait restée similaire à un fleuve tranquille, jusqu’à arriver au jour de votre mariage. Une belle illusion, qui se serait certainement brisée au bout de quelques mois, quelques années peut-être. Tu ne pourras jamais le savoir. Tout ce que tu sais, c’est que même si c’est douloureux aujourd’hui, ça aurait été pire de l’apprendre bien plus tard. Une fois qu’Iris aurait été là, une fois mariés, avec d’autres projets en tête. Tout ceci te met mal à l’aise, tu as la sensation d'étouffer dans cette maison. Tu n’arrives pas à réfléchir, tu balances des réponses sans prendre le temps de mesurer leur impact futur. Cet échange prend une tournure dangereuse. À mesure des mots prononcés, vous arrivez au point où il sera difficile de réparer les pots cassés. Si les morceaux sont brisés proprement, il sera possible de revenir en arrière, mais s’ils sont en miettes, réduit en poussière, aucune solution sera envisageable. « Va te faire foutre Daniel ! » Le point de non retour est atteint. Tu n’en peux plus de ses accusations, de ses attaques verbales. Tu veux seulement fuir, mettre de la distance entre vous, et quitter le ring de boxe. Fuir est signe de lâcheté pour certaine personne, tu estimes que dans le cas présent, tu agis comme une adulte, une personne mature. Au lieu de poursuivre les attaques gratuites, tu renonces. C’est vers le salon que tu te diriges, pour retrouver un semblant de calme. À la base, tu voulais aller plus loin, mais il s’avère que d’ici quelques semaines, vous devez accueillir une petite fille. Un bébé qui n’apprécie pas cet échange mouvementé, et qui le fait comprendre en provoquant une contraction. Celle-ci t’oblige à prendre place dans l’un des fauteuils, pour mieux supporter cette douleur, normalement éphémère. Tu t’appliques au mieux à reproduire les conseils donnés par le médecin, comme une bonne élève, même si le contexte est loin d’être idéal. « Qu’est-ce que ça peut bien te faire ? » demandes-tu doucement, en tournant la tête vers lui. Tu ne cris plus Lisbeth, soudainement prise par une émotion forte. Il te faut beaucoup de retenue pour ne pas craquer devant lui, pour ne pas lui faire le plaisir de pleurer devant lui. « Tu sais ce que je veux ? Que tu t’en ailles. » Ce n’est pas la meilleure idée en ce moment, celle de rester seule, mais tu ne te vois pas rester une minute de plus en sa présence. Les esprits sont à vif, ce serait destructeur de rester près l’un de l’autre actuellement. En fait, tu as besoin d’air, besoin de quitter cette mensonge qui ressemble à une prison dorée. « Non, en fait, c’est moi qui vais partir. » Dans les films ou les séries, c’est toujours à l’homme de partir, de prendre son sac et quitter les lieux, mais aujourd’hui, tu vas endosser ce rôle. Tu ne vois pas pourquoi tu resterais ici, lieu qui devait symboliser votre amour, votre couple, alors que celui-ci part en lambeaux. Alors que les contractions sont encore présentes, tu te relèves en prenant appui sur l’un des accoudoirs. Dire qu’il reste encore quelques semaines avant la date présumée du terme. Tu ne sais pas si c’est une bonne, ou une mauvaise chose. De nouveau debout, tu te rapproches de Daniel, avec l’intention de seulement passer à côté de lui pour rejoindre l’escalier, ainsi que l’étage où se trouve tes affaires, mais en arrivant à sa hauteur, tu fais une dernière chose. « Tiens, tu la donneras à une fille qui vient du même monde que toi, et avec qui tu pourras faire de vraie conversation, pas comme moi. » Amertume risible dans ta voix, au moment de placer dans le creux de sa main la bague de fiançailles qu’il t’a offert à ton anniversaire le 9 janvier dernier, alors que vous étiez en Finlande pour fêter la nouvelle année.





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