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One night for understand - Hayden

GOOD MORNING AMERICA :: New York City
 :: Bronx
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Aurore V. Hamilton
général
J'ai posté : 1354 messages et j'ai : 465 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Virginia Gardner et pour finir je crédite : MLLE ALICE (Avatar) bat'phanie (signature)

Jeu 25 Avr - 14:14
One night for understand
— with Hayden J. Barrow.

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La rancune est définie comme un souvenir d’une offense passée, profondément ancré dans une personne, qui fait naître de l’hostilité, voir un désir de vengeance. C’est surtout une réaction humaine, que l’on applique pour se défendre, pour ne pas rester inactif face à un comportement - ou une parole - inappropriée. C’est normal, beaucoup diront, mais ce n’est pas de cette façon que tu fonctionnes Aurore. La rancune est une réaction qui apporte plus de mal que de bien. Elle peut briser des amitiés pour une simple broutille. Or, la vie est bien assez courte et merdique pour la compliquer davantage. C’est grâce à cet état d’esprit que tu te retrouves dans l’habitacle de ta voiture, en ce mercredi soir. Il a demandé à te voir, pour discuter en face à face. Ce il, c’est Hayden. Cela fait plusieurs semaines que tu n’as pas croisé le tatoué, par hasard ou de façon volontaire. Autant de temps où tu n’as pas conversé avec lui, de vive voix ou par un échange de sms. La dernière fois que tu es tombée sur lui, c’était pendant les vacances de printemps. Tu revenais à peine d’un périple à Las Vegas avec ton meilleur ami, et tu es tombée - un peu brutalement - sur le Barrow. Malheureusement, ta présence ne lui faisait pas plaisir, et ce jour-là, il a été odieux envers toi, sans aucune raison. Du moins, c’est ce que tu pensais jusque là. Ce soir, Hayden t’a assuré qu’il n’avait pas le choix, que son comportement était justifié. Tu ne sais pas si tu dois le croire, mais comme ton père t’a souvent dit, il faut laisser le bénéfice du doute. Une personne est toujours présumée innocente, jusqu’à preuve du contraire. Tu es curieuse d’entendre son explication, sachant que selon lui, tu ne vas jamais le croire. Rien que pour ça, tu veux l’entendre. Oui, ça semble être une nouvelle réaction purement humaine, celle de l’esprit de contradiction. Il pense que tu ne vas pas le croire, tu veux lui prouver le contraire. Enfin, ça va dépendre de ce qu’il pourra te sortir comme excuse.

Ton comportement est tout sauf raisonnable. C’est un soir de semaine, tu as cours demain, et en plus, tu continues de converser avec le jeune homme sur ton téléphone, alors que tu es au volant. Ton père doit probablement se retourner dans sa tombe, mais tant pis. Tu restes prudente Aurore, tu ne roules pas au dessus de la limitation autorisée, et ton regard ne quitte presque pas la route. À cette heure, il y a moins de circulation, ce n’est pas comme si tu étais dans les embouteillages de l’après-midi. Après une bonne heure de route, le temps de faire le trajet de Coney Island au Bronx, tu gares ta voiture sur la première place que tu trouves. Tu en sors, le portable toujours dans tes mains, pour prévenir Hayden que tu arrives. Ce n’est pas la première fois que tu viens ici, tu as pu traîner dans le coin une ou deux fois. Tu sais à quel étage monter dans cette immeuble, devant quelle porte tu dois t’arrêter. En fait, t’arrêter est un bien grand mot, car tu ne prends pas la peine de toquer à la porte pour signaler ta présence. À ta grande surprise, la porte est ouverte, nullement verrouillée, si bien que tu ne manques pas de le signaler.

« Wow, tu sais qu’à New-York, c’est préférable de fermer sa porte. On ne sait jamais, si un individu voulait faire une petite razzia. »

Dis-tu en refermant ladite porte derrière toi. Tu ne restes pas plantée bêtement dans l’entrée, tu parcours déjà les quelques mètres qui te séparent du salon, et à peine as-tu posé un pied dans la pièce que la boule de poil qui appartient à Hayden s’approche de toi pour réclamer de l’attention. Amoureuse des chiens, il n’en faut pas plus pour que tu te penches et récupères l’animal dans tes bras.

« Ou piquer cette petite chose immonde. Je suis sûre que je pourrais te faire sortir d’ici dans un sac, les doigts dans l’nez. »

Ces mots-là sont bien évidemment adressés à Kiki, le chien du jeune homme, à qui tu donnes quelques caresses avant de relever la tête vers son propriétaire.

« Tu voulais me voir, je suis ici, et en un seul morceau. »

Tu n’es pas agressive Aurore, ton ton reste relativement neutre, tout comme le regard que tu poses sur lui. Tu n’es pas rancunière, même s’il n’a pas été très amical avec toi la dernière fois, tu n’es pas venue régler tes comptes. Tu souhaites seulement une explication quant à la raison de son comportement, savoir pourquoi du jour au lendemain, il a décidé de ne plus te connaître, et faire comme si tu n’existais plus.



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La beauté n'est pas juste une question d'apparence, de vêtements ou de maquillage. La vraie beauté vient de toi-même. Plus tu montreras qui tu es vraiment, plus jolie tu seras.
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Hayden J. Barrow
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Ven 17 Mai - 15:36
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Aurore V. Hamilton & Hayden J. Barrow
       

       
One night for understand

       
Je suis presque étonné qu'Aurore ne m'envoie pas royalement chier au moment où je lui demande de passer chez moi. Après tout, je l'ai quand même ignorée et snobée délibérément, en plus de lui avoir manqué de respect. Certes, j'avais mes raisons. En tout cas, de mon point de vue, mais comment les expliquer à Aurore sans risquer de la perdre par la même occasion ? Je ne peux tout simplement pas expliquer la vérité pure et simple à la jeune femme, au risque de la voir partir en courant. Même si je ne le reconnaîtrais peut-être jamais, et même si j'aurais certainement du mal à le lui dire à voix haute, je me suis énormément attaché à elle en l'espace de quelques mois. Je n'ai pas envie de renoncer à elle sous prétexte que j'ai fait de mauvais choix dans un passé pas si lointain, et que ceux-ci m'ont conduit dans des situations plus que délicates aujourd'hui. Une personne extérieure, pleine de sagesse, pourrait me dire que j'étais libre de quitter ces sales histoires à tout moment, et que rien ne me retenait, mais c'est beaucoup plus compliqué que ça. On ne quitte pas la rue en claquant simplement des doigts, surtout quand ça fait des années qu'on la considère comme notre deuxième maison.  

N'ayant rien avalé de la soirée, et commençant à crever de faim, après avoir déposé mon téléphone portable sur la table basse du salon, je me dirige vers la minuscule cuisine pour sortir, de l'un des tiroirs, un sachet contenant une brique de pain coupée en tranches. J'en sors deux, les replie sur elles-mêmes et croque dans la mie à pleines dents. C'est à cet instant précis que la porte de mon appartement s'ouvre, comme par magie. Je crains de voir surgir, de derrière celle-ci, le fantôme de Kit. D'ailleurs, ma respiration se coupe instantanément, je cesse de mastiquer et j'attends, avec stupeur, de voir surgir la silhouette de la personne qui est en train d'entrer chez moi. Après quelques secondes, je reconnais la tignasse blonde d'Aurore, sur qui Kiki se jette aussitôt avec enthousiasme. Je pousse un long soupir de soulagement et j''avale mon morceau de pain en déglutissant bruyamment face à la remarque de la jeune femme, qui n'a rien perdu de son piquant. « Tu sais tout comme moi qu'il n'y a rien à voler ici. » Et j'ai beau passé en revue les moindres éléments qui composent ce modeste appartement, je ne trouve rien qui ait une quelconque valeur entre ces murs. Rien qui nécessite un cambriolage en tout cas. Kiki se précipite aussitôt dans les bras d'Aurore, qui l'enlace affectueusement. La scène est extrêmement touchante, si bien qu'elle me décroche un sourire. « Est-ce que t'es en train d'insinuer que je remarquerais même pas le vol de mon propre chien ? » demandé-je avec un sourire amusé avant d'engloutir les derniers bouts de pains restés entre mes doigts. « Merci. T'as fait vite. » réponds-je en pinçant les lèvres, légèrement embarrassé. « Tu veux quelque chose à boire avant que j'te donne les explications que j'te dois ? » Proposition que je fais avant de vérifier le contenu de mon frigo évidemment, comme d'habitude, et en croisant les bras sur mon torse, craignait d'entamer les hostilités. « Déjà, si tu t'es déplacée, je suppose que j'ai au moins une toute petite chance de rattraper le coup avec toi ? » demandé-je en faisant quelques pas hésitants vers le salon, pour me rapprocher légèrement d'Aurore.
       
(c) crackle bones

       


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Aurore V. Hamilton
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Ven 24 Mai - 14:24
One night for understand
— with Hayden J. Barrow.

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C’est stupide de venir ici, tout comme ça l’est d’avoir accepté de laisser une chance à Hayden de s’expliquer. Voilà plusieurs semaines qu’il n’a pas donné de nouvelles, qu’il n’a pas prit la peine d’envoyer un message pour donner un semblant d’explication. Votre dernière rencontre remonte à la semaine de Spring Break. Tu étais de bonne humeur, guillerette, et en un claquement de doigt, il a tout gâché. Encore aujourd’hui, quand tu repenses à ce jour, tu ne comprends pas ce qu’il s’est passé. Mainte fois, tu as retourné la situation encore et encore dans ta tête, à la recherche d’un indice pour comprendre, d’un détail qui t’aurait échappé ce jour-là, mais rien. Tout ce dont tu te souviens, c’est de son comportement de connard égocentrique. Un jour proche de toi, le lendemain il te jette comme une vieille chaussette. Et après on se demande pourquoi l'espèce humaine a de plus en plus mal à faire confiance à ses semblables. Après ça, tu aurais dû tirer un trait sur lui, définitivement. Effacer son existence de ton téléphone, bloquer son numéro et poursuivre ta vie. Or, ce n’est pas l’éducation que tu as reçu Aurore. Tes parents, principalement ton père, t’a inculqué plusieurs valeurs, dont celle d’écouter la version de l’autre avant de condamner. Il y a aussi de ne pas se fier aux apparences. Ce n’est pas parce que tout incrimine quelqu’un qu’il est coupable. C’est pour ça que tu es là ce soir, à cette heure tardive. Même si tu souhaites l’envoyer chier, sans le moindre remord, pour te venger de ce qu’il t’a fait, tu vas au moins lui laisser une chance de s’expliquer. Pour le pardon, même si ta religion le prône, ça dépendra de ce qu’il a à dire.

Après un trajet interminable, surtout à cette heure, tu arrives chez lui. Tu n’es pas venue souvent, mais tu as une bonne mémoire. Tu sais où aller, à quel étage te rendre, et vers quelle porte te diriger. Contre toute attente, tu entres sans frapper. C’est impoli, mais disons que tu es pressée d’avoir le fin mot de l’histoire. Concrètement, tu ne viens pas passer la soirée chez un pote, avec un film à la télé et une bière à la main. Tu veux comprendre, et tu feras tout pour ça. À peine un pied dans les lieux, tu ne manques pas d’aller de ton commentaire. C’est pas la meilleure idée de laisser la porte ouverte, sans tourner la clé dans la serrure, surtout dans un tel quartier. D’accord, il n’a pas tort sur le fait qu’il n’y a rien à voler dans les parages, mais ça ne change rien. Les voleurs ne sont pas au courant, et mettre une pancarte pour le signaler ne ferait que renforcer l’envie de pénétrer dans l’appartement sans y être invité. La boule de poil dans les bras, tu prends soin de lui faire des caresses sur sa petite tête. Les animaux ont le don de calmer quiconque prend le temps de s’en occuper. Dans certaines villes du globe, on peut trouver des bars, ou salon de thé, un peu particuliers. Dedans, il y a des animaux qui se baladent, très souvent des chats, car c’est reconnu, caresser un chat est un bon antidépresseur. « Il y a quelques semaines, j’aurai pu répondre à cette question, mais comme il semblerait que je ne te connaisse pas, je vais devoir te croire sur parole. » Première pique, pour bien se mettre dans l’ambiance. Il s’attendait à quoi, à ce que la jolie et gentille Aurore arrive en sautillant et ça s’arrête là ? C’est mal te connaître. Tu n’es pas une petite fille que l’on peut amadouer, pour se détourner de la conversation. La vie ne t’a pas fait de cadeau, dorénavant, tu sais ce que tu veux, et commencer faire pour l’obtenir. Alors tu enchaines, et remet les choses dans son contexte. Tu es ici car il voulait te voir. Avant de commencer, il te demande si tu veux quelque chose à boire. Attentionné, mais non. Tu rejettes cette proposition en secouant légèrement la tête, avant de te pencher sur le sol pour reposer le chien par terre. Ce n’est pas qu’il te gêne mais… si en fait ce n’est pas pratique pour avoir une discussion avec quelqu’un. « Ne mélange pas tout Hayden. Tu as une chance de t’expliquer. Pour le reste, ça va dépendre de ce que tu vas me dire, si tu vas être honnête, ou si tu vas me prendre une nouvelle fois pour une conne. » Ton père ne serait pas ravi d’entendre un tel langage dans ta bouche, mais il n’est plus là pour l’entendre. Qu’il repose en paix. Il t’a blessé, véritablement. Alors tu ne comptes pas lui faciliter la tâche.



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Jeu 6 Juin - 17:29
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Aurore V. Hamilton & Hayden J. Barrow
       

       
One night for understand

       
Je n'ai presque pas envie d'avoir cette conversation avec Aurore tant je la redoute. C'est vrai, je me suis comporté comme un chien avec elle la dernière fois que je l'ai vue. C'était tout simplement inacceptable mais selon moi, c'était parfaitement justifié. Par là, je ne veux pas dire qu'Aurore méritait le traitement que je lui ai infligé, mais je me serais sans doute comporté très différemment si Kit n'avait pas été constamment sur mon dos, à me suivre dans la rue jusqu'au boulot, à m'appeler au beau milieu de la nuit pour me menacer, à me fusiller du regard quand je le croisais dans le repère de Buffalo, comme s'il attendait le moment où nous serions seuls pour me transpercer avec autre chose que des pupilles coléreuses. Même si j'avais refusé de le reconnaître et d'en parler à qui que ce soit, j'avais la pétoche. Je craignais qu'arrive ce moment où il parviendrait à me prendre au piège et à me faire subir toutes les atrocités que son esprit tordu était capable de produire. Et finalement, ce jour était arrivé, bien plus vite que je ne l'avais imaginé. Kit avait sonné à ma porte, un jour en fin d'après-midi, et sans que j'aie eu le temps de le résonner, il avait fini par pointer son flingue sur mon front. Son plan était bien rôdé : les flics ne le soupçonneraient jamais, ou n'oseraient pas le faire, et personne ne s'entêterait à lever le voile sur ma mort suspecte. La seule chose que Kit n'avait pas pu prévoir, c'était la présence de Paige au sein de mon appartement. Il s'était douté que j'allais éloigner tous ceux qu'il était susceptible de mettre en danger mais il ne connaissait pas Paige. Kit ne savait pas que Buffalo avait créé une espèce de binôme entre une femme et moi pour revendre sa marchandise. Alors forcément, Paige, c'était la seule que je n'avais pu éloigner, puisqu'il était essentiel que je garde contact avec elle.  

Aurore, j'avais tenté de la maintenir le plus possible à distance, parce que je tenais à elle, et que je n'avais pas envie qu'elle se retrouve, malgré elle, mêlée à mes sales histoires. Ça, évidemment, elle ne le savait pas. Et comment aurait-elle pu le savoir de toute façon ? C'est le genre de choses que je n'aurais jamais eu l'intention de lui dire. J'attendais simplement que l'histoire se tasse, que Kit finisse par lâcher l'affaire, s'il ne parvenait finalement pas à me tuer. Là, j'aurais pu balancer n'importe quelle excuse bidon à Aurore pour justifier mon absence et mon éloignement. Mais il avait fallu que je tombe sur elle et là, la panique s'était emparée de moi, parce que dans la précipitation, je n'avais pas trouvé de meilleure manière de réagir que d'être méchant. À présent, Aurore est devant moi. Elle me laisse une chance de m'expliquer, de lui donner la véritable raison de mon comportement. Mais faut-il encore que je jauge ce que je vais bien pouvoir lui dire, ce qu'elle sera en mesure d'entendre, voire de pardonner, ou pas. Elle me balance une première pique - bien méritée, je dois le reconnaître - qui donne le ton de la conversation. Je ne réponds pas. De toute façon, je ne sais même pas quoi lui dire. Elle a raison, c'est tout.  
       
La jeune femme, qui tenait jusque là Kiki dans ses bras, repose le chien sur le sol avant de se redresser pour que je puisse affronter son regard. Moi qui croyais qu'Aurore venait avec l'idée de me laisser une chance de me pardonner, voilà qu'elle anéantit tous mes espoirs en quelques paroles. Je me rends compte, plus que jamais, que j'ai tout intérêt à peser mes paroles si je veux tenter de réparer ce que j'ai brisé. 《Même si je suis parfaitement honnête avec toi, c'est pas sûr que tu me pardonnes de toute façon.》 commencé-je pour planter le décor, pour faire prendre conscience à Aurore que la raison pour laquelle je l'ai rembarrée est suffisamment grave. Je me saisis de l'un des tabourets de la cuisine et pose un demi-cul dessus, comme pour m'éviter de m'effondrer à même le sol si Aurore vient à prononcer des paroles cinglantes à mon égard. 《En fait, la première impression que t'as eu sur moi, celle du type qui fait que des conneries et qui fait toujours les mauvais choix, elle est pas complètement fausse.》 avoué-je à demi-mot, presque gêné de le reconnaître, alors que ça m'a jamais posé de problème, jusque là, de balancer des cadavres dans l'Hudson et de revendre de la drogue à des mômes même pas en âge de boire de l'alcool légalement. 《J'vais pas rentrer dans les détails mais j'ai mal tourné quand j'étais adolescent et j'ai fait pas mal de conneries dont je suis pas très fier.》 En y repensant, j'ai un peu pitié de ce gosse que j'étais et qui est parti à la dérive parce que personne voulait s'occuper de lui. 《J'voudrais t'dire que c'est de l'histoire ancienne et que c'est derrière moi tout ça mais c'est pas vrai. J'ai jamais vraiment pu décrocher. On m'a volé toutes les opportunités de m'en sortir alors j'suis resté dans ce monde-là parce que c'était le seul qui voulait bien d'moi.》 Toutes mes candidatures étaient systématiquement refusées, parce que je faisais mauvais genre et que c'était éliminatoire. Puis, il était hors de question que je retourne à l'école. Pour faire plaisir à qui ? Ma mère s'en fichait comme de sa première dent de lait. 《Alors forcément, ça a fini par m'attirer des ennuis. J'ai pas toujours été entouré de personnes bien intentionnées et récemment, un sale type me tournait autour. J'savais pas de quoi il était capable mais il m'inspirait rien de bon alors j'ai préféré prendre mes distances avec tout le monde. J'voulais pas risquer de mettre en danger mes proches à cause de mes conneries...》 terminé-je en relevant la tête vers Aurore, attendant sa réaction, et ses questions sans doute, qui ne vont pas tarder à venir je suppose. 《C'est ce type-là qui t'a tourné autour comme un vautour la dernière fois qu'on s'est vu.》
(c) crackle bones

       


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Aurore V. Hamilton
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Sam 15 Juin - 22:23
One night for understand
— with Hayden J. Barrow.

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Tu ne sais pas trop bien ce que tu fais ici, dans cet appartement, à une heure si tardive. Honnêtement, avec un peu de recul, tu pourrais te dire que tu as fait une belle boulette. C’est imprudent de prendre une décision sur un coup de tête, comme tu l’as fait. Tu ne comprends pas pourquoi tu n’as pas attendu quelques jours, d’avoir du temps libre, pour voir Hayden, au lieu de te rendre chez lui, à peine plus d’une heure après avoir reçu son sms. Intérieurement, tu as peut-être envie d’avoir une explication, de comprendre pourquoi il s’est éloigné du jour au lendemain, et surtout pourquoi il a eu une telle attitude envers toi. Tu lui faisais confiance, tu lui as confié des choses intimes sur ta vie, signe que malgré un mauvais départ, tu voulais bien lui donner une chance. Tu n’as pas été déçue, tu as pu découvrir que l’image qu’il renvoie n’est pas identique à ce qu’il y a à l’intérieur de lui. Tu pensais avoir tissé un véritable lien avec lui, jusqu’à cette fameuse journée lors de la semaine des vacances de Printemps. En quelques minutes, il a réussi à te donner une bonne claque, ainsi qu’une leçon de vie : ne jamais faire totalement confiance à quelqu’un.

Délestée du petit animal appartenant au jeune homme, tu peux mettre toute ton attention sur lui. Tu ne comptes pas repartir d’ici sans avoir une bonne explication. Maintenant que tu es là, tu ne vas pas te contenter d’une série d’excuses, une embrassade et on efface tout. C’est mal te connaître. Tu n’es pas rancunière, mais tu n’aimes pas que te prenne pour plus blonde que tu ne l’es. C’est que sous les airs de jolie princesse se cache un caractère de guerrière. Ça, il risque de vite s’en rappeler. « Commence par ne pas penser à ma place alors Hayden, et ne pas prédire à l’avance ma réaction. Je te pardonnerais si je l’ai décidé. » Tu détestes ce genre de comportement. Les personnes qui pensent à la place des autres. Les phrases comme celle-ci, où la personne sait à l’avance comment l’autre va réagir. N’est-ce pas mieux de laisser la personne aviser quand le moment sera venu, au lieu de prédire l’avenir ? Dans ce cas, autant ne pas se fatiguer à avoir une discussion, si l’une des personnes sait à l’avance ce qu’il va se passer. C’est une perte de temps. Mais tu ne vas pas entrer dans ce débat. Si tu t’écoutes, vous allez y passer la nuit. Tu le vois saisir un tabouret, et s’y installer. Il faudrait que tu fasses pareil, que tu poses tes fesses quelque part, mais tu vas rester debout. C’est bête, mais ça donne l’impression d’avoir un peu plus de prestance. À certains moments, c’est comme si on te prenait pour une gamine de douze ans, pas prête à tout entendre. C’est faux. Tu penses qu’après le meurtre de ta mère, le décès de ta grand-mère, la perte de ton père… et tu en passes, tu es assez mature pour tout entendre. Plus rien ne pourra te briser, car tu l’es déjà. Tu l’écoutes avec attention, bien décidée à ne pas l’interrompre, même si tu risques d’avoir des dizaines de questions en tête. Tu vas être forte, et attendre le moment opportun. Il se confie sur une partie de sa vie que tu ignorais jusque là. Tu devrais être surprise, mais tu ne l’es pas. Il ne faut pas détenir un diplôme tel qu’un doctorat pour voir que Hayden traîne dans des affaires louches. Tu as passé une partie de ton enfance dans un commissariat de police. Tu as vu défiler un bon nombre de personne comme lui. Tu ne juges pas Aurore, mais tu n’es pas naïve. Tu sais observer dans ton coin, et tirer tes propres conclusions, grâce à ton expérience. Finalement, il t’avoue s’être éloigné de son entourage proche pour les protéger. Les protéger d’une personne dangereuse. La même personne que tu as vu, la dernière fois que ton chemin a croisé celui du jeune homme. Tu commences à comprendre. Ou plutôt, à avoir quelques pièces du puzzle qui s’assemblent. Tu laisses un soupir sortir de tes lèvres, tandis que tu approches une main de ton visage. Tu frottes doucement tes sourcils, à l’aide de ton pouce et ton majeur, comme si tu voulais chasser un début de migraine. Il n’en est rien, tu es seulement contrariée par la tournure des évènements. « Tu es con Hayden. » dis-tu doucement, sous la forme d’un commentaire lâché dans les airs. Tu inspires lentement, en éloignant ta main de ton visage, pour le regarder à nouveau. « Ce que je comprends, c’est que tu as décidé à ma place. Au lieu de me dire que tu avais des problèmes, qu’il était préférable de mettre de la distance pendant un temps, pour que ça se tasse, tu as préféré jouer au con, comme celui que tu étais à notre rencontre. Si tu voulais me pousser à mettre de la distance, c’était réussi. Bravo. » Pour montrer que tu es véritablement septique sur cette façon de faire, tu pousses le vice un peu plus loin, en allant jusqu’à applaudir. Pas un sourire sur tes lèvres, tu es sérieuse, voir sarcastique. Mais ça ne dure pas, rapidement, tu cesses ce geste pour reprendre la parole. « Pourquoi tu as fait ça ? Car tu penses que je suis pas capable de me défendre ? Que je ne suis qu’une enfant ? Je crois qu’on peut dire que tu t’es trompé. Tu as bien vu que ton gars, je l’ai remis à sa place en deux temps trois mouvements. Tu vas me dire que j’ai eu de la chance, car l’inspecteur est arrivé au bon moment, mais c’est faux. Je connais ce monde depuis que je suis gosse Hayden. Même si je ne souhaite en aucun cas toucher une arme, je sais me défendre. J’ai suivi des cours pour apprendre à me protéger, à utiliser la force de mon adversaire, même s’il est deux fois plus balèze que moi. Je ne dis pas que je suis intouchable, mais j’ai plus d’une carte dans ma manche… » Finalement, tu décides qu’il est temps de bouger, pour te rapprocher du canapé, où à élu domicile Kiki pour attaquer sa nuit, ou une sieste. Tu t’assoies à côté de lui, lui offres une petite caresse sur la tête avant de relever la tête vers Hayden. « En vérité, tu ne m’accordes pas autant de confiance que celle que je t’ai accordé… » Avec du recul, c’est comme si tu voyais l’évidence. Tu n’as pas hésité à t’ouvrir à lui, sans prendre conscience que ce n’était pas réciproque.



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Lun 8 Juil - 1:40
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Aurore V. Hamilton & Hayden J. Barrow
       

       
One night for understand

       
Je sais par avance que cette discussion ne va absolument pas me plaire et que je vais avoir beaucoup de mal à garder mon calme tout au long de celle-ci. Aurore semble plus que contrariée depuis notre dernière rencontre, durant laquelle je l’ai littéralement snobée en pleine rue, faisant mine d’être atteint d’une amnésie soudaine et de ne pas l’avoir reconnue. C’était tout bonnement faux, évidemment. Ce n’était qu’un prétexte pour éviter d’avoir à la présenter à Kit, qui me collait au cul ce jour-là, comme un vieux chewing-gum que j'aurais malencontreusement récupéré sous la semelle de l'une de mes baskets. Cette attitude avait suffi à convaincre Aurore que je n’étais qu’un con parmi tant d’autres, et que je ne méritais dès lors plus son attention. Pourtant, elle avait quand même daigné faire le chemin jusqu’à mon appartement, à une heure aussi tardive. Mais dès que j’avais osé insinuer qu’il s’agissait là d’un bon présage, je m’étais pris la volée de reproches qui convenaient, au cas où je n’aurais pas encore compris qu’Aurore me faisait un honneur immense en se pointant chez moi, et que ce n’était pas pour cette raison qu’elle n’avait pas l’intention de s’arranger pour que je me fasse décapiter directement après la fin de mon procès. « J’ai pas prédit ta réaction à ta place, j’t’ai simplement posé une question alors t’es pas obligée de sortir les crocs dès le début. » Je peux comprendre qu’elle soit très contrariée, voire même en colère contre moi, mais je ne supporte pas qu’elle déforme mes propos. Si Aurore veut apparaître comme la divine incarnation de la justice sur terre, il faudrait d’abord qu’elle apprenne à écouter attentivement les propos de ses accusés. Même si je suis pleinement en tort cette fois-ci, me rabrouer comme elle le fait est le meilleur moyen de me braquer et de me passer toute envie de lui fournir les explications tant attendues. De toute façon, je commence déjà à me demander si ça servait véritablement à quelque chose qu’Aurore vienne jusqu’ici, si elle réagit déjà comme ça avant que j’aie eu le temps de lui fournir la moindre explication. Peut-être que c’est une grande tordue dans le fond, et que son unique but était de me rire au nez une fois que j’aurai terminé mon monologue. Monologue dans lequel je finis par me lancer, alors que je n’en ai plus la moindre envie et que je sais par avance qu’Aurore va très certainement démonter mes arguments un à un, juste pour le plaisir de me prouver que j’ai eu tort du début à la fin, et que je resterai le pauvre minable sans la moindre bonne intention dans cette histoire. Pour faire mes aveux, je préfère m’asseoir, afin de ne pas m’effondrer sur le sol si Aurore vient à riposter en me brisant d’une manière insidieuse, sans me porter le moindre coup, contrairement à ce qu’elle a pu faire subir à Kit quelques semaines plus tôt pour le mettre K.O.

Pour toute réaction, la jeune femme porte la main à son visage, et au vu de la mine qu’elle tire, ça ne présage vraiment rien de bon pour moi. Le commentaire qu’elle lâche ne me surprend même pas, ne me heurte même pas tant je l’attendais. Je lève les yeux au ciel et lâche un soupir à mon tour, priant pour qu’elle m’achève le plus vite possible et qu’on en finisse. « Bien sûr... » pesté-je tout de même à voix basse en attendant la suite, le visage détourné, préférant fixer le mur plutôt que le regard – sans doute assassin – d'Aurore. La manière qu’elle a de m’applaudir de façon sarcastique à la fin de son petit discours – dont elle a l’air très fier – a le don de me faire bouillir intérieurement. « Non mais ce que tu sembles pas avoir compris, c’est que c’est pas le genre de problème dont on parle comme ça, entre deux conversations débiles sur la pluie et le beau temps. Sincèrement, tu voulais que je te présente ça comment ? Salut Aurore ! Au fait, juste pour info, j’vais m’permettre de prendre un peu mes distances avec toi parce qu’il y a un type extrêmement louche qui n’a qu’une envie : me pousser sous les roues d’un camion ! Sinon, j’adore tes nouvelles chaussures, elles te vont à ravir ! » Par mon ton détaché complètement exagéré, j’essaye de montrer à Aurore l’absurdité de la situation, et de lui faire comprendre dans quelle impasse je me trouvais, mais encore une fois, il y a peu de chances que ça fonctionne. « Ou peut-être que j’aurais juste dû te dire que j’voulais prendre mes distances, sans t’expliquer la raison, ça aurait sans doute été le plus simple. Mais la plupart des gens peuvent pas se contenter de ce genre d’information sans l’explication qui va avec. Mais j’vais quand même éviter de te mettre dans le même sac qu’eux, au risque que tu m’accuses, encore une fois, de parler à ta place. » Aurore m’expose alors toutes les raisons qui auraient dû me permettre de la mettre dans la confidence puisque, visiblement, elle est ceinture noire de karaté, judo, aïkido, et plein d’autres arts martiaux à la con que je connais même pas. J’ai presque envie de lui présenter mes excuses de ne pas avoir deviné que Hulk en personne se cachait sous cette apparence angélique. « D’abord, il est pas écrit Madame Irma sur mon front, donc tout ça, j’suis pas censé le deviner. » commencé-je sur un ton aussi sec que le sien. « Ensuite, oui, j’me suis dit que t’avais eu de la chance ce jour-là, mais pas grâce à l’intervention miraculeuse de ton pote l’inspecteur, mais tout simplement parce qu’on était dans un lieu public. Ce type est dangereux. Vraiment. Alors même en ayant connu d’autres connards dans le genre et en étant la réincarnation de Chuck Norris, j’pense pas que qui que ce soit ait envie d’être confronté à ce genre de gars, un jour. » Ça m’énerve presque qu’Aurore ne me prenne pas au sérieux et qu’elle s’imagine que je l’ai pas crue capable de se défendre face à un petit caïd des bacs à sable. Elle se déplace pour aller rejoindre le fauteuil et prendre place à côté de Kiki. Ses paroles me font quitter mon siège pour m’avancer vers elle. « Attends, tu me parles de confiance, là, alors que tu me crois même pas que je te dis que j’avais de très bonnes raisons de m’éloigner de toi ? Tu crois vraiment que j’me suis isolé de tous mes potes pour un pickpocket ou un dealer à la con qui a juste une sale gueule ? Tu crois vraiment que j’ai évité une personne que j’adore - c’est-à-dire toi – pendant des semaines par pure envie ? Si ce malade s’en était pris à l’un de mes proches, j’aurais jamais pu me le pardonner. Tu peux comprendre ça ? » Parfois, j’aimerais balancer toute la vérité à Aurore, pour qu’elle comprenne, mais vu qu’elle ne m’a même pas demandé de préciser dans quelles sales histoires j’étais embourbé, je suppose qu’elle ne soupçonne même pas le dixième de ce qui constitue l’actuelle vérité. « Si tu peux pas comprendre que j’ai voulu protéger les gens que j’aime, bah ouai, clairement, tu ferais mieux de jamais me pardonner. »
(c) crackle bones

       


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Bang bang You shot me down bang bang
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Aurore V. Hamilton
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J'ai posté : 1354 messages et j'ai : 465 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Virginia Gardner et pour finir je crédite : MLLE ALICE (Avatar) bat'phanie (signature)

Sam 13 Juil - 15:46
One night for understand
— with Hayden J. Barrow.

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Soupir, que tu ne cherches même pas à dissimuler, car il traduit à la perfection ton agacement, mais il t’empêche de répliquer, et mettre de l’huile sur un feu déjà bien chargé de braises et de flammes. Cette discussion risque d’être laborieuse, surtout à cause de vos deux caractères forts. Il va te falloir changer tes habitudes Aurore, apprendre à avoir la maîtrise de soi, pour ne pas partir au quart de tour. Ça risque d’être compliqué, mais tu dois être capable de faire un peu d’effort, pour ne pas envenimer la situation. Après tout, si tu es ici, c’est qu’inconsciemment, tu désires obtenir des réponses, et peut-être lui pardonner ? Tu t’avances peut-être un peu trop. À l’heure actuelle, tu n’as aucune idée des raisons qui l’ont poussé à se comporter ainsi avec toi. Il est préférable d’attendre d’avoir le fin mot de l’histoire, et en silence, sans faire de commentaire à chaque phrase. C’est ainsi que tu le laisses prendre la parole, que tu lui laisses l’occasion de te fournir un monologue avec beaucoup d’informations. Un peu trop à ton goût. Tu comprends maintenant ce que les autres peuvent ressentir quand tu pars dans des délires un peu trop poussés, avec un argumentaire de choc, qui ne laisse pas le temps aux autres de répliquer. Il faudrait que tu retiennes cette sensation, que tu la graves à l’intérieur de toi pour t’en souvenir, et apprendre à te taire quand il le faut. Mais vous n’êtes pas ici pour parler de tes défauts, de manière générale. Autant laisser ce sujet pour une prochaine discussion, si vous arrivez à trouver un terrain d’entente ce soir. L’insulter n’est pas la meilleure approche, mais c’est plus fort que toi, il faut croire que cette situation te dépasse légèrement. Qui ne serait pas dépassé, de toute façon. Le pire, c’est que malgré une bonne dose de volonté, vous n’allez jamais avoir le même point de vue, et que ça risque de se terminer en discours de sourds, à savoir qui aura l’audace de ravaler sa fierté pour accepter son erreur. Autant dire que la nuit risque d’être courte, avec les deux têtes de mule que vous êtes. « D’accord. » Admets-tu, dans un premier temps, essayant de contrôler tes émotions. « Il n’y avait pas de bonnes façons d’exposer les choses, que ce soit en donnant des explications qu’en ne disant rien. Mais reconnais que faire comme si tu ne me connaissais plus, du jour au lendemain, c’était pas la meilleure idée, non ? » Tu ne veux pas forcément avoir raison, tu t’en moques complètement de cet aspect. Non, tu veux seulement lui faire remarquer qu’il y avait mieux comme façon d’agir, qu’importe ses problèmes. C’est possible d’éloigner quelqu’un qu’on apprécie, mais faut-il vraiment aller jusqu’à faire passer cette personne pour une vulgaire inconnue, comme si rien n’avait existé ? Pour justifier un tel comportement, il faut avoir subi un violent choc à la tête, causant une amnésie passagère, ce qui n’est pas le cas pour Hayden, à moins qu’il t’ait caché un morceau de l’histoire. Tu lui balances alors un peu maladroitement que tu n’es pas la fille faible que ton image laisse penser. Au fil des années, tu as fait en sorte de savoir te défendre, un minimum. New-York n’est pas une ville sûre, il ne faut pas se balader dans certains quartiers à partir d’une certaines heures, surtout si on est une fille, et qu’on est seule. Tu as conscience que ce n’est pas assez, mais c’est préférable d’être dans le déni et la confiance, que la peur et l’impuissance. Bien évidemment, comme le combat de boxe que vous menez, Hayden démonte tous tes arguments, un à un. C’est la tendance depuis le début de cette conversation, pourquoi l’inverser. Or, contre toute attente, tu ne réponds rien. Pas de répartie. Pas de pique pour lancer un contre argument. Rien. Le silence. L’émotion aussi, qui te pousse à quitter ta place pour t’installer sur le canapé, à côté de la boule de poil. Tes jambes peuvent encore te porter, mais si la conversation s’éternise ainsi, rien n’est moins sûr. Tu lui parles alors de confiance, et tu comprends rapidement que tu n’aurais pas dû. Il se lève, quitte le tabouret où il s’était assis pour se rapprocher du canapé, et te cracher plusieurs questions agressives qui ne font qu’accentuer ce que tu ressens en toi. Il t’est impossible de le regarder, le sol est soudainement devenu intéressant, assez pour ne pas détourner le regard. Ça ne t’empêche pas d’être attentive à tout ce qu’il te dit, à emmagasiner chacun de ses mots, comme le fait que le danger était réellement présent, que tu comptes à ses yeux - contrairement à ce qu’il a pu te faire croire - ou qu’il a eu peur qu’un de ses proches soient blessés. Plusieurs informations qui brisent la carapace autour de toi, qui efface la colère que tu utilisais pour te défendre, et la transformer en autre chose. De la vulnérabilité, de la tristesse, qui se manifeste avec une larme qui coule le long de ta joue, après sa dernière parole.

Tu gardes le silence, pendant plusieurs secondes, ne sachant vraiment pas quoi dire. Tu te sens comme une enfant qu’on vient de surprendre la main dans le pot à cookies, alors que le repas est sur le point d’être servi, alors que la situation ne s’y prête pas. Tu es à court de mots, d’arguments, et ça ne te ressemble définitivement pas. Toi, Aurore, qui a toujours un mot à dire, est aujourd’hui sans voix. « Je… » Tu quoi ? C’est con, mais tu l’ignores toi-même. Qu’est-ce que tu pourrais bien lui dire après tout ça, franchement ? Il n’y a rien à dire. À part peut-être une explication. « Je sais pas comment réagir dans ce genre de situation. » Autant être honnête avec lui, si ça peut l’inciter à faire la même chose avec toi. Tu prends une profonde inspiration, pour te donner un semblant du courage, puis essuies une larme sur ta joue avant de relever la tête pour affronter son regard. « Ma… mère est morte quand j’avais cinq ans, assassinée sur un quai de gare, par un ptit merdeux, sans aucune raison. J’étais avec elle, je me souviens de tout. Mon père, il est mort l’an dernier, en service, dans un quartier à risque. Si je prends tes explications à la légère, c’est seulement pour pas flancher Hayden, pour pas affronter la réalité. Celle qui fait que toutes les personnes que j’aime disparaissent à cause de la criminalité, à cause des affaires louches de cette ville, de ce pays, souvent à cause d’une arme. Je ne suis pas idiote, j’ai bien compris que c’était pas un caïd des bacs à sable, je l’ai entendu cette voix qui m’ordonnait de me taire, que j’étais en train d’énerver la mauvaise personne mais… je crois que c’était une façon de dire merde pour les autres. Une vengeance personnelle, même si ça ne m’a pas soulagé du tout. À part le coup de talon, je reconnais que c’était jouissif. » Tu n’es pas sûre de recommencer cet exploit, à moins d’être certaine d’avoir un soutien à tes côtés, mais sur le moment, ça t’a fait du bien. « Je suis désolée, pour ce que j’ai dit. C’est juste… que je ne supporte plus de perdre les personnes auxquelles je tiens. Que ce soit à cause d’une morte prématurée qu’un éloignement sans raison apparente, sur le moment. Si tu me dis que tu avais de bonnes raisons d’agir comme ça, alors je te crois. Mais promet moi de ne plus le refaire… s’il te plait. » C’est peut-être trop lui demander, mais sous les airs de jeune femme forte se cache autre chose. Une femme fragile, brisée, qui possède des limites.



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