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[FF] In the heart of a nightmare - Gideon

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Alexis C. Dawson
général
J'ai posté : 2114 messages et j'ai : 78 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Scarlett Leithold et pour finir je crédite : MORPHINE. (ava) magma (profil) beylin (sign)

Dim 5 Mai - 21:13

Gideon & Alexis

In the heart of a nightmare

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Depuis combien de jours es-tu ici ? Tu l’ignores, tu ne sais plus, car tu as arrêté de compter. Ici est un terme qui désigne l’un des meilleurs hôpitaux de la ville. C’est ta nouvelle maison, en quelque sorte. L’histoire se répète, malheureusement. Tout allait pour le mieux, dans le meilleur des mondes, que ce soit sur le plan familial que sentimental. Mais ce genre de période ne peut durer éternellement. Il y a eu ce gêne, cette douleur dans ta poitrine, et puis… un trou noir. Le genre de malaise qui vous offre un aller simple à l’hôpital, sans possibilité de sortir, dans l’immédiat. Tu pensais être tranquille, pouvoir braver les interdits, mais l’épée de Damoclès suspendue au dessus de ta tête a décidé de tomber, pour porter un coup presque fatale. Le diagnostic est tombé, ton coeur peine à suivre le rythme que tu lui imposes. Il n’est pas encore prêt à lâcher, mais tu dois le ménager, d’où ce séjour forcé entre des murs blanc qui te donnent la nausée. Cette histoire a donné un coup de pied dans les procédures, tu le sais, tu as entendu les médecins en parler. Tu ne sais pas si ça signifie que tu auras une greffe prochainement, mais c’est en cours. Enfin, c’est ce que l’on dit autour de toi. Pour ta part, tu restes sceptique. Après tout, ça fait déjà plus de trois ans et demi qu’on t’a inscrite sur le registre des demandeurs d’organes. Tu détestes être ici, avoir l’impression d’être en prison. Tu aimes ta liberté, or ici, elle n’existe plus. Tu dois t’estimer heureuse, tu as le droit de quitter ta chambre, pour te balader dans l’hôpital. À d’autres, ce n’est qu’une belle illusion. Il n’y a rien de plaisant à se balader dans un couloir, pour aller d’un point A à un point B, pour finalement retourner au point A, faute d’occupation. Mais bon, il faut faire avec ce qu’on a.

Tu t’ennuies Alexis, dans cette chambre bien trop petite à ton goût. Il n’y a personne pour te rendre visite, tout simplement car l’heure des visites n’est pas encore arrivée. Il te faudra encore patienter de longues heures, car les personnes susceptibles de venir te voir ont elles aussi un emploi du temps chargé. Que ce soit ton frère ou ton meilleur ami, ils doivent aller en cours. Tes parents doivent travailler. Tes autres amis aussi. C’est officiel, il n’y a pas meilleur endroit qu’un hôpital pour goûter à la solitude, contre sa volonté. Jouer à un jeu vidéo ne te fait aucunement envie, sûrement car ton partenaire principal n’est pas là. Tu remercies Maximilian pour cette attention. Il a eu raison, cette une bonne occupation quand tu es toute seule, pour passer un peu le temps, mais tu préfères largement quand il est à tes côtés. Jouer avec quelqu’un est plus agréable que disputer une partie contre la machine. Tu pourrais lire un peu, mais là encore, ça ne t’attire pas plus que ça. Dessiner ? L’inspiration n’est pas au rendez-vous depuis que tu es enfermée ici. Marcher un peu pourrait te faire du bien. Surtout que, si tu juges par les rayons de soleil qui passent à travers la vivre, le temps est clément aujourd’hui. Sortir un peu pour prendre l’air n’est pas une si mauvaise idée. Tu quittes donc le lit où tu t’étais réfugiée, et sors de la chambre. Tu traverses plusieurs services, empruntant un bon nombre de couloirs. A force, tu connais les lieux par contre, à ton plus grand bonheur (le sarcasme est assez visible, non ?). C’est relativement calme à cette heure, point d’effervescence dans les couloirs. Au contraire, ils sont vide, un peu trop d’ailleurs. Sans trop savoir pourquoi, ce calme t’oppresse, te donne une sensation désagréable qui t’oblige à arrêter tes pas, au milieu du couloir. Cette impression, tu la connais que trop bien. Le sol qui semble se dérober sous les pieds, les murs qui bougent, les oreilles qui se bouchent… le malaise est proche. Pour l’éviter autant que possible, tu te rapproches de l’un des murs pour y prendre appui avec l’une de tes mains. Les doigts de ton autre main se posent sur ton front, tandis que tu fermes les yeux. Tu forces ta respiration à être régulière, pour ne pas paniquer. Il n’y a personne ici, alors ce n’est pas le moment de se sentir mal, même si tu es au coeur d’un hôpital



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Gideon L. Bentley
général
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Lun 20 Mai - 18:43
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Alexis C. Dawson & Gideon L. Bentley
     

     
In the heart of a nightmare

     
Un pied après l'autre, j'avance lentement mais sûrement sur le tapis roulant qui ne cesse de défiler à une allure modérée. Le kinésithérapeute me donne des indications au fur et à mesure, mais au fil des minutes qui passent, je suis de plus en plus agacé et irritable. Cette séance ne semble pas prendre fin et ma jambe commence à me faire atrocement mal. Ça me gave, j'en ai marre d'être là et je sais pertinemment que je suis en train de faire n'importe quoi. Ma démarche est de moins en moins assurée, ma jambe de pirate flanche à chaque nouvelle foulée et mes pieds se croisent de plus en plus dangereusement. Au bout de la cinquième foulée, je finis par trébucher et par me vautrer comme une merde sur le tapis, qui continue de rouler, jusqu'à me propulser en arrière, sur le sol. Le kinésithérapeute arrête la machine et se précipite vers moi pour m'aider à me relever mais je le repousse sèchement. Top fier pour admettre que j'ai besoin de l'aide de quelqu'un, trop fier pour admettre qu'il faut parfois savoir déléguer et dépendre des autres. Moi ? Dépendre de quelqu'un d'autre ? Plus jamais. Je grogne, proteste, peste bruyamment, me relevant pour finalement retomber en râlant encore plus.

Je finis par me débarrasser du kiné à force de l'envoyer chier et me dirige vers les vestiaires en boitant, vacillant et en manquant de tomber au moins trois fois. J'entends quelques ricanements autour de moi mais c'est pas grave, la bave du crapaud n'atteint pas la blanche colombe ! Je rejoins enfin les portes de la cabine où j'avais entreposé mon sac à dos, ferme les portes en poussant un long soupir et m'assied, tant bien que mal, sur la minuscule banquette qui est censée accueillir mon cul. Je retire mon pantalon de jogging, nettement plus confortable pour transpirer et marcher sur un tapis, et me mets à fixer ma prothèse avec un air dégoûté. Qu'est-ce qu'elle me fait chier, cette foutue jambe de bois... J'enfile mon jean avec difficulté et prend quelques minutes pour reprendre mon souffle et tenter d'oublier cette douleur qui s'empare de toute ma cuisse. Je lâche encore quelques jurons puis, je quitte les vestiaires et me dirige directement vers la sortie, pour ne plus avoir à recroiser mon kinésithérapeute.  

J'avance dans les couloirs en boitillant, avec une seule envie : sortir au plus vite de cet hôpital, monter dans le premier bus qui passerait devant et retourner sur le campus. Distraitement, j'observe l'écran de mon téléphone, afin d'avoir connaissance de l'heure quand, au loin, mon regard est attiré par une silhouette appuyée contre un mur. Je relève la tête, constate qu'il s'agit d'une jeune femme blonde, plutôt pas dégueulasse à regarder. Vu la tête qu'elle tire, il ne faut pas être médecin pour comprendre que quelque chose ne va pas, mais j'ai clairement pas envie de m'embarrasser de quelqu'un maintenant. Je pousse un soupir lassé, range mon téléphone et m'approche d'elle en posant sur son visage un regard froid. « Hey, ça va pas ? T'es en train d'faire un malaise ? Une chute de tension ? » Je me mets alors à regarder autour de moi dans l'espoir de croiser un médecin, un infirmier, ou n'importe quelle autre blouse blanche qui pourrait s'avérer utile, mais ce couloir s'avère désespérément vide. « Y a pas un foutu médecin dans cet hôpital à la con ?! » m'écrié-je d'une voix forte, afin que quelqu'un m'entende, mais non, toujours rien. Bon, il faut croire que je vais devoir jouer les infirmiers de bas étage. « Assieds-toi par terre, pour éviter de te faire mal si tu tombes dans les pommes. » dis-je à l'inconnue avec une voix étonnement douce, qui me surprend presque. « Tu sais si ça va passer, si t'as juste besoin de te reprendre, ou tu veux que j'aille chercher un toubib ? » Évidemment, si la blonde tourne de l’œil sans me répondre, je ne vais clairement pas attendre son réveil pour agir.  
     
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Alexis C. Dawson
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Ven 24 Mai - 18:27

Gideon & Alexis

In the heart of a nightmare

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Pas encore, te dis-tu au plus profond de ta tête. Tu connais trop bien cette sensation, et elle est désagréable au plus haut point. Tu redoutes de la ressentir, car à chaque fois, il n’y a rien de bon qui en résulte. La première fois, tu as découvert l’étendu de ton problème de santé, tu as prit la plus douloureuse claque de ta vie. Par la suite, à chaque moment de faiblesse, ça signifiait un aller retour vers le cabinet de ton médecin, pour avoir une énième fois la même discussion. Les mêmes questions, les mêmes recommandations, comme celles que l’on rabâche à un enfant, au cas où il ne comprendrait pas. L’été dernier, tu as été contrainte d’avouer à ton meilleur ami la vérité, alors que tu aurais aimé l’éloigner de cette partie de toi jusqu’à la fin des temps. La scène s’est reproduit, sur le même schéma, mais dans un contexte différent avec ton frère jumeau. Une discussion houleuse, dont tu n’es pas fière. Heureusement, c’est de l’histoire ancienne. Ce qui nous amène au dernier en date, sur le campus de Columbia, il y a quelques semaines. Celui là, tu aurais voulu ne jamais l’avoir, car c’est celui qui a signé ton aller simple jusqu’ici. Tu pensais aller mieux, tu pensais que les médecins qu’on te donne faisaient effet, assez pour que tu puisses sortir d’ici, même sous surveillance médicale. Mais tu te mettais le doigt dans l’oeil. Non, ton corps par en vrac, et ça pourrait te mettre hors de toi si tu n’étais pas déjà dans un état pitoyable. C’est un comble quand même, de ne même pas avoir la possibilité d’exprimer sa colère.

Une main sur le mur à côté de toi, l’autre sur ton visage, tu clos tes yeux et tentes de faire le vide dans ton esprit. Tout est une question de mental, si tu prends le temps de respirer, et de te calmer, ça ne pourra qu’aller mieux. Le secret, c’est de ne pas paniquer. Et la patience est l’une de tes qualités. Évidemment, c’était sans compter le monde extérieur, et cette personne que tu ne connais pas qui s’est approché de toi, sûrement intrigué par ton comportement. À sa voix, tu peux dire que c’est un homme, mais pour l’instant, tu ne vas pas confirmer en posant ton regard sur lui, car ta priorité est de faire partir ce foutu malaise à la con. Tu ne lui réponds pas, tu te concentres sur ta petite personne, et sur ta respiration. Un, deux, trois : on inspire. Quatre, cinq, six : on expire. Et ça plusieurs fois. Cela fonctionne, un peu, car franchement, tu n’es pas aidée avec cet homme qui s’excite tout seul car il n’y a personne de qualifié dans le couloir. Doucement, sans te précipiter, tu ouvres les yeux. Plusieurs clignements pour t’assurer que tu ne vas pas tomber dans les pommes, et quand tu es plus ou moins rassurée, tu relèves la tête vers l’inconnu. Tu poses ton regard azur sur lui, et déclares doucement : « Car tu me rattraperais pas si je tombais dans les pommes ? Bon à savoir. » C’est pourtant une réaction classique, d’une personne bien élevée, mais peut-être que tout le monde ne réagit pas de la même façon. Ça va mieux, le pire est passé, mais par précaution, tu vas quand même écouter les conseils de cette personne que tu ne connais ni d’Eve ni d’Adam. « Premièrement, tu ne vas pas aller chercher de médecin. S’ils l’apprennent, j’aurai plus le droit de sortir de ma chambre et ça, c’est hors de question. » dis-tu en pivotant sur toi-même, pour venir coller ton dos au mur, et pouvoir glisser lentement jusqu’au sol pour t’y asseoir. Les fesses en contact avec le sol, tu ramènes tes jambes contre toi, pour pouvoir enrouler tes bras autour. « Donc je compte sur toi pour ne pas cafter, si quelqu’un passe par là, okay ? » Tu tentes un regard appuyé, pour essayer de le convaincre d’accepter, sans avoir la moindre certitude qu’il n’est pas dans l’une des équipes soignantes de l’hôpital. Avec la chance que tu as en ce moment, c’est peut-être un élève en médecine, qui va saisir la première opportunité pour aller prévenir quelqu’un. Et tu seras dans de beaux draps.



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Sam 8 Juin - 0:08
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Alexis C. Dawson & Gideon L. Bentley
     

     
In the heart of a nightmare

     
La douleur lancinante qui parcourt ma jambe depuis plusieurs longues minutes est toujours aussi présente, me donnant cette impression horrible de déchirer chacun des muscles de ma cuisse. Je ne sais même pas où je parviens à puiser la force de me tenir debout et d'arpenter les couloirs de l'hôpital, dans l'espoir de fuir cette séance de rééducation plus que pénible. J'avance dans ce long couloir blanc, dont les néons jaunâtres doivent me donner un teint affreux et confère à cet endroit une allure des plus inquiétantes. J'observe le papier peint d'un bleu ciel hideux, qui se décolle ici et là aux coins des murs tant il est défraîchi. Mais ce n'est pas cette abondance de mauvais goût qui attire mon attention quelques mètres plus loin. Non, c'est la silhouette d'une jeune femme blonde qui n'a clairement pas l'air dans son assiette. Je regarde autour de moi, espérant repérer aux alentours un membre du personnel médical, histoire de ne pas avoir à m'embarrasser d'une inconnue en plein malaise, mais il n'y a que nous deux dans ce couloir désert. C'est bien ma veine. Je pousse un soupir imperceptible avant de m'approcher d'elle, adoptant une voix bien plus douce qu'à l'ordinaire. L'un des effets miraculeux de la douleur, je suppose.

La jeune femme met un temps qui me semble interminable pour me répondre. J'ai presque envie de la presser, pour ne pas perdre de précieuses minutes sans rien faire, mais elle finit par ouvrir la bouche après avoir pris de longues inspirations et poussé de nombreux soupirs. Un exercice digne d'une femme sur le point d'accoucher. 《J'ai de très mauvais réflexes, réponds-je du tac au tac. Ce serait quand même dommage que tu te vautres lamentablement par terre juste pour tenter de me prouver le contraire.》 La jeune femme se décide alors enfin à me répondre concernant son souhait - ou non - que j'appelle un médecin. 《Et je suppose que tu sais mieux qu'eux ce qui est bon pour toi ?》 lui demandé-je avec ce sourire moqueur, la regardant appliquer mon conseil et se laisser glisser contre le mur pour s'asseoir à même le sol. La jeune femme rabat ses jambes contre sa poitrine et les entoure de ses bras, comme pour se protéger de je-ne-sais-quoi. 《Seulement si tu me promets de pas claquer, hein ?》 lui demandé-je en levant un sourcil dubitatif. 《Un infirmier ou un médecin va sûrement pas tarder à apparaître de l'autre bout du couloir donc si tu veux pas éveiller les soupçons en restant assise par terre, 'faudrait qu'on bouge.》 déclaré-je en faisant un pas en arrière pour pouvoir observer le couloir d'un bout à l'autre et donner l'alerte en cas d'apparition de blouse blanche. 《Tu veux aller prendre un peu l'air ? Y avait un soleil magnifique quand j'suis arrivé.》 dis-je à la blonde en lui tendant la main pour l'aider à se relever, histoire de ne pas éveiller les soupçons de ceux qui pourraient passer par ici. 《Au fait, tu t'appelles comment ?》  
     
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Lun 10 Juin - 21:07

Gideon & Alexis

In the heart of a nightmare

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C’est bien ton jour de chance. Tu ne sors presque jamais seule. Il y a toujours quelqu’un avec toi. L’un de tes parents. Ton frère jumeau. Ton meilleur ami. Quelqu’un de l’équipe médicale. Aujourd’hui, tu as eu envie de voler de tes propres ailes, de marcher un peu dans les couloirs de l’hôpital pour échapper à la vision des murs blancs de ta chambre à coucher. Cela fait trop longtemps qu’elle est tienne. Plusieurs semaines que tu es bloquée dans cet hôpital, sans aucune information concernant une potentielle sortie. Tu pètes littéralement un câble ici. Tu voudrais pouvoir prendre tes affaires, et retourner dans cet appartement que tu partages avec Sebastian, pour retrouver la vraie vie, celle qu’il y a à l’extérieur de ces murs. Mais tu ne peux pas concrétiser cette envie. Tu es bloquée ici. Et si tu écoutes les signaux de ton corps, tu risques d’y rester encore un moment. Quelques mètres, et tu sens déjà le monde s’écrouler. Le malaise est proche, il serait déjà là si tu n’avais pas eu le bon réflexe de t’arrêter pour reprendre ton souffle, pour user d’exercice respiratoire. Ce n’est pas ce qui a de plus discret, mais au moins, ça a le mérite de fonctionner. Le plan aurait été parfait, s’il n’y avait pas eu ce gars. Tu n’as rien demandé à personne, mais lui a trouvé bon de venir t’accoster. Si son geste part d’une bonne attention, toi tu crains qu’il soit celui qui mette la puce à l’oreille de l’équipe médicale. Cela risque de te coûter un aller simple vers ta chambre, et une bonne batterie de test. Comme si tu n’en avais pas déjà assez. Tu prends ton temps pour lui répondre, car tu ne veux pas risquer de tomber dans les pommes. Malgré ton état, tu réussis à rire à sa bêtise, car c'en est une à tes yeux. Non, tu ne vas pas risquer une mauvaise chute, juste pour voir s’il dit la vérité au sujet de ses réflexes. Tu préfères rester sur le sol, et garder ta dignité. Rapidement, une fois que tu as retrouvé une partie de tes moyens, tu communiques tes choix à cet inconnu. Qu’il ne veuille ou non, ce qu’il vient de se passer doit rester un secret entre vous deux. « Évidemment. C’est tout de même mon corps, aux dernières nouvelles ! » Si seulement cet argument pouvait fonctionner avec le corps médical. Il semblerait que ça ne soit pas le cas. Que ce soit ton corps ou non, les médecins savent mieux ce qui est bon pour toi, ou non. Ils sont convaincus que rester ici et meilleur dans ton intérêt, même si à contrario, ton état ne s’améliore pas plus que ça. Autant dire que tu es en proie aux doutes, depuis quelques temps, mais comme tu n’es pas diplômée de l’école de médecine, tu n’as pas ton mot à dire. Installée sur le sol, tu tentes de soudoyer - au mieux - ton inconnu. Il semble accepter, à une condition. Une condition qui t’arrache un rire amusé. « Je te promet de claquer dans ma chambre, loin de toi. » Comme si tu avais le pouvoir de décider du jour de ta mort. Franchement, si c’était possible, tu la placerais d’ici au moins soixante dix ans, pour avoir le temps de vivre sereinement ! À l’heure actuelle, si tu arrives à multiplier les mois, ce serait un miracle. Il te dit alors qu’il faudrait bouger de cet endroit. Cette information ne te plaît pas, elle provoque chez toi un soupir, bien que tu saches parfaitement qu’il ait raison. Il n’y a personne dans le couloir, pour l’instant, mais l’hôpital grouille de personnel soignant. Tu ne pourras pas rester éternellement assise sur le sol, sans que l’on vienne te déranger. « Soyons fou. » dis-tu en réponse à sa proposition, tout en attrapant la main qu’il te tend pour t’aider à te relever. Entre ton gabarit et le sien, autant dire qu’il n’a pas de mal à te soulever d’un geste, pour te remettre sur tes deux pieds. D’ailleurs, petit contrôle de routine. Un pied. Deux pieds. Tout va bien. La terre semble être stable. Encore mieux. Est-ce que ça tourne ? Il semblerait que non. Parfait ! Tu peux alors commencer à marcher, sans presser le pas, en direction de la sortie de l’hôpital. « Alexis. Et toi ? » C’est dingue. Dans un autre contexte, tu userais du vouvoiement, même si vous devez être dans la même tranche d’âge. Mais ici, à l’hôpital, c’est un peu différent. Tu te poses moins de question, tu fais moins attention à tes bonnes manières, car concrètement, elles ne te sont pas utiles pour combattre les symptômes de ta maladie. « Tu as dit qu’il y avait du soleil quand tu es arrivé, je suppose que tu es du côté des visiteurs alors, pas celui des malades, exact ? » Ta curiosité va peut-être un peu trop loin, avec ce garçon que tu ne connais pas, mais tu ne penses pas à mal. Tu souhaites seulement faire la conversation, pour occuper un peu ton esprit.



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Gideon L. Bentley
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Sam 15 Juin - 0:22
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Alexis C. Dawson & Gideon L. Bentley
     

     
In the heart of a nightmare

     
J'vais le cacher à personne. Voir cette meuf s'effondrer à moitié sur le mur du couloir de l'hôpital, alors que je m'apprêtais à retourner vaquer à mes occupations, retrouvant le néant de mon existence morose, ça m'a clairement fait chier. Évidemment que j'avais mieux à foutre que de perdre mon temps à m'arrêter pour m'assurer qu'elle était pas en train de crever ! Évidemment que j'aurais préféré passer mon chemin et la laisser là, déléguant le sauvetage à quelqu'un d'autre ! Pourquoi ? Parce que. J'en sais rien. Le simple fait de réfléchir à tout ça me gonfle et me fatigue. Et d'un autre côté, je me dis que faire une bonne action, ça ne peut que m'être bénéfique. Après avoir retiré la vie de quelqu'un, je suppose que c'est une bonne chose d'essayer d'inverser le karma en portant secours à une personne en détresse ? Non ? En tout cas, ça coûte rien d'essayer. Dès mes premières paroles, je sais pas si cette inconnue a conscience de l'effort que ça me demande de lui parler, de la maladresse qui résonne dans le timbre de ma voix au moment où je lui demande si ça va. J'espère juste qu'elle va me dire qu'elle a juste avalé de travers, et que je peux me casser loin d'elle, mais elle a l'air de s'étouffer en tentant de faire entrer dans ses poumons de longues bouffées d'oxygène. Des efforts qui semblent inutiles, alors qu'elle essaye de tout mettre en oeuvre pour se calmer. Pendant un instant, j'hésite à la planter là pour aller appeler un médecin, parce que visiblement, sa super technique ne fonctionne pas, mais contre toute attente, elle finit par se reprendre. Je pousse un imperceptible soupir de soulagement au moment où la blonde se redresse enfin, geste qui me prouve qu'elle n'est pas à deux doigts de claquer sur place. « T'as noté les mots diplôme en médecine sur une feuille, tu l'as encadrée et tu l'as accrochée sur le mur de ta chambre, c'est ça ? » C'est quand même pas de chance, pour quelqu'un qui a aussi peu confiance en la médecine, de se retrouver coincé dans un hôpital. La jeune femme finit par se laisser glisser sur le sol, ce qui doit sans doute l'aider à reprendre son souffle. Je me demande ce qu'elle a bien pu foutre pour se retrouver dans un état pareil. « Merci, c'est sympa ! Ça aurait été tellement long et chiant à regarder si tu m'avais infligé ça ! » La mort, c'est rarement aussi glamour et émouvant que dans les films. Sur la grand écran, le trépas se fait dans la dignité et sur des airs de violons lancinants. Dans la vraie vie, quand tu crèves, t'as une tête de con et un filet de bave au coin des lèvres.  

Sur cette sombre pensée, je propose à l'inconnue d'aller prendre l'air en dehors de cet endroit oppressant qu'est l'hôpital. L'air frais, ça n'a jamais fait de mal à personne, surtout quand on rencontre quelques problèmes respiratoires majeurs. Elle saisit la main que je lui tends et, après avoir pris quelques secondes pour se mettre en route, elle m'emboîte le pas. On dirait moi quand je suis resté trop longtemps couché ou assis et que j'ai du mal à redémarrer le moteur. Nous traversons les couloirs pour rejoindre les ascenseurs, et nous pénétrons dans la première cabine qui nous ouvre ses portes. « Gideon. » réponds-je simplement alors que l'ascenseur nous conduit jusqu'au rez-de-chaussée, en me faisant ressentir cette sensation étrange, mais pourtant si habituelle, qui vient chatouiller le bas du ventre au moment où l'on monte ou on descend. « Tous les malades sont pas en phase terminale d'une maladie incurable et ont quand même le droit de sortir. » lui dis-je en haussant les épaules, me dirigeant vers la porte d'entrée de l'hôpital, au travers de la vitre de laquelle on perçoit quelques rayons de soleil. « J'aurais aimé pouvoir te dire que j'ai rien et que j'suis juste venu rendre visite à un pote mais nan, j'suis bien un patient. J'venais juste pour une séance de rééducation. » Rééducation de quoi ? Elle doit se le demander en me dévisageant, moi qui n'ai pas de handicap visible. Ou, disons plutôt qu'il est bien caché par la couche de vêtements que je porte. « Et toi, alors ? Qu'est-ce que t'as ? Cancer ? Pneumonie ? » lui demandé-je en évoquant ces noms de maladie sur un ton complètement décomplexé, ayant pour habitude de voir défiler, au sein de l'hôpital, des personnes bien plus mal en point que moi.
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Lun 17 Juin - 21:12

Gideon & Alexis

In the heart of a nightmare

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La répartie, tu en as à revendre en pagaille. Depuis toute petite, tu n’es pas du genre à te laisser marcher sur les pieds. Tu n’es pas n’importe qui, tu es une Dawson, et les Dawson ne se font pas rabaisser, ils sont toujours dans les meilleurs, ils sont respectés, admirés. Tous les membres de la famille, sans exception, doivent respecter ces règles. Même ton petit frère, âgé d’à peine quelques mois, devra se plier au mouvement. Mais voilà, tu n’es pas aidée par ta condition physique, par ton état de santé. Actuellement, c’est difficile de répondre sans délai à ce jeune homme que tu ne connais pas. Entre la tête qui tourne, le souffle coupé, et la lassitude d’être dans un hôpital depuis plusieurs semaines, c’est compliqué. Il fait une blague, en réaction à ce que tu viens de le dire. En temps normal, tu aurais pu suivre le même chemin, mais pas aujourd’hui. L’humeur n’est pas au beau fixe pour ça. « C’est que je suis tombée sur un comique, ma parole. » Tu ne prétends pas être médecin, mais tu connais mieux que personne ton corps. Oui, tu as conscience que tu ne vas pas bien, mais tu estimes que rester enfermée ici n’est pas non plus la meilleure solution. Tu déprimes ici, tu n’as aucune volonté. Si tu pouvais au moins être chez toi, dans cet appartement que tu partages avec ton frère jumeau, ça irait déjà mieux. Tu l’as mainte fois demandé, en promettant d’être sage et raisonnable. S’il faut que tu passes tes journées dans ton lit, ou sur le canapé, tu le feras. Mais comme à chaque tentative, c’est un refus catégorique. L’équipe médicale ne souhaite pas te voir sortir d’ici, tant qu’il n’y a pas une amélioration. Et comme tu es née sous une bonne étoile, ta santé ne s’améliore pas, c’est tout le contraire qui se produit, ton coeur prend un malin plaisir à s’affaiblir, comme pour te rappeler qu’il a le contrôle sur ta vie. Assises sur le sol, tu te sens déjà un peu mieux. Le fait que tes pieds ne doivent plus supporter ton corps aide à faire passer les sensations désagréables du malaise. Celui-ci s’éloigne, aussi rapidement qu’il est arrivé, à ton plus grand plaisir. Ça te permet de construire des phrases un peu plus cohérentes, à l’encontre de cet inconnu, au comportement de bon samaritain, bien que son humour soit limite. « Tu n’aurais eu qu’à jouer au con égoïste, te barrer, et me laisser à mon triste sort. Tu n’aurais pas eu à supporter ça. » Plusieurs mois qu’on te refuse les blagues sur la mort, car étrangement, ça ne fait pas rire ton entourage. Tu arrives à en plaisanter, car tu trouves qu’en rire est plus appréciable qu’en pleurer. Alors oui, peut-être que là, avec ce mec que tu ne connais pas, tu en profites. Il ne sait rien de toi, il ne va pas pouvoir te faire la morale sur ce qu’il est bon de faire, et ce qu’il faut éviter, pour ne pas froisser ses proches.

Il te propose ensuite d’aller prendre l’air, à l’extérieur de l’hôpital. Pourquoi pas. Même si tu n’as pas le droit de quitter les lieux, pour rentrer chez toi, on t’autorise quand même à aller profiter des rayons du soleil, et de l’air pollué de la ville. Chouette, n’est-ce pas ? Tu acceptes donc cette proposition, saisissant la main qu’il te tend pour te relever. Les premiers pas ne sont pas simples, il faut le temps de retrouver un peu de confiance, mais une fois acquise, tu peux emboîter son pas jusqu’aux ascenseurs de l’étage. Une fois dans la cabine, il te demande ton prénom. Tu lui donnes, sans un voile d’hésitation, avant de lui retourner la question. Tu acquiesces d’un signe de tête, avant de poser ton regard sur le défilement des chiffres. Tu n’aimes pas les ascenseurs, surtout depuis que tu t’es retrouvée coincée dans l’un, pendant plusieurs heures. Par chance, il n’y a pas une centaine d’étages au Lenox Hill Hospital. Tu retrouves rapidement la terre ferme, ainsi que le rez de chaussée. « Veuillez me pardonner, monsieur le spécialiste des hôpitaux. » dis-tu avant de faire rouler tes yeux. Après quelques mètres, vous pouvez passer les portes vitrées de l’hôpital. En ce milieu du mois de juin, il fait bon, presque chaud à l’extérieur. Le contraste entre les chambres et ici est saisissant. « Une rééducation pourquoi ? » Tu ne vois pas pourquoi tu ne pourrais pas poser la question. Au sein d’un hôpital, c’est comme si tous les codes étaient différents. La notion de vie privée est relativement abstraite. Il faut tout dire, rien cacher aux médecins. Car un détail, même infime, peut faire la différence. Il faut croire que ça commence à déteindre sur toi. Un sourire amusé se plaque sur tes lèvres, en écoutant ses suppositions. Si seulement ça pouvait être un cancer, une maladie que l’on peut soigner, avec beaucoup de facilité, grâce aux progrès de la médecine. Malheureusement, ce n’est pas ton cas. « Une anomalie cardiaque. Ça va faire quatre ans que je le sais. Jusque ça, ça ne m’avait pas trop embêté, mais depuis quelques semaines, je suis bloquée ici, car ça déconne grave là dedans. » Rapide geste du doigt pour désigner ta poitrine, à l’endroit où se trouve ton organe de vie. « Il n’y a rien à faire, c’est trop complexe pour le réparer. La seule solution est une greffe de coeur, mais comme ça ne pousse pas sur les arbres… » Une constatation que tu accompagnes d’un haussement d’épaules, signe d’une profonde indifférence. Tu as l’impression d’être dans cette situation depuis des siècles, c’est lassant. D’où le fait que ça ne te fasse presque plus rien. « Donc ça fait bientôt quatre ans que je patiente, que j’attends de grimper dans le haut de la liste. Une fois que ça sera le cas, il faudra encore attendre qu’un idiot sur une moto conduise sans casque, se crash et que par chance, il soit compatible avec moi. La grande joie quoi. » C’est tellement morbide de le dire de cette façon, mais c’est pourtant la stricte vérité. Tu es du côté de ceux qui attendent qu’un accident se produise, qu’une personne perde la vie pour pouvoir te donner une chance de continuer à vivre la tienne.



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Summer time
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Gideon L. Bentley
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Sam 13 Juil - 2:16
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Alexis C. Dawson & Gideon L. Bentley
     

     
In the heart of a nightmare

     
Elle a pas l’air d’avoir envie de rire, cette fille. En même temps, quand on vient tout juste de faire un malaise, il y a de quoi être de mauvais poil. Puis, si elle se trouve ici, dans cet hôpital, ça doit vouloir dire que sa santé n’est pas au beau fixe. Peut-être qu’elle a appris une mauvaise nouvelle pas plus tard qu’hier : une maladie en phase terminale ? Une rechute ? Dans la mesure où je ne la connais pas, je ne peux qu’émettre des suppositions, mais il ne faut pas être devin pour deviner que quelque chose ne va pas. En fait, il me suffit même de décrypter les traits de son visage. « Et toi, t’as pas l’air d’humeur à plaisanter. » commenté-je sans rien ajouter de plus. On a tous le droit d’avoir nos jours avec et nos jours sans, et c’est certainement pas moi qui vais jeter la pierre à cette inconnue. En fait, je serais même très mal placé de lui faire le moindre reproche à ce sujet. « Ouai, je pourrais, mais la dernière fois que j’ai fait ça, j’ai fini en prison, donc je préfère éviter maintenant. » C’est faux, évidemment, mais puisque cette inconnue n’a pas l’air complètement indifférente à l’humour noir, c’est l’occasion ou jamais de faire partager mes paroles souvent incisives à l’égard de cette chienne de mort qui n’épargne personne. En fait, la seule fois où j’ai assisté à la mort de quelqu’un, c’était à celle de Malcolm, mon meilleur ami. Mes souvenirs de cette soirée sont terriblement flous désormais, mon cerveau ayant préféré provoquer une sorte de black out, afin que je n’ai plus à revivre presque quotidiennement l’accident et les conséquences terribles qui en ont découlé. Mais il me suffit souvent de fermer les yeux, pour tenter de trouver le sommeil, pour que des images sanglantes me reviennent à l’esprit, sous la forme d’insupportables flashbacks.  

Détournant le regard, pour le poser sur le bout du couloir, où se trouvent les cabines d’ascenseur, je propose à la jeune femme d’aller prendre l’air, ce dont elle semble avoir terriblement besoin. Ce n’est pas à cause de son teint pâle que je lui fais cette suggestion, mais bel et bien parce qu’elle a l’air de s’emmerder à mourir. Je ne sais pas depuis combien de temps elle est enfermée ici mais visiblement, ça ne lui réussit pas, et il me suffit d’un simple coup d’œil pour m’en rendre compte. L’ascenseur nous conduit jusqu’au rez-de-chaussée, où nous pourrons rejoindre l’entrée de l’hôpital et profiter de l’extérieur. Je ne relève pas la remarque de la jeune femme qui, en fait, m’amuse beaucoup et me décroche un sourire. Je la suis jusqu’à l’extérieur, où je constate que la température est toujours aussi agréable que quand je suis arrivé. Le ciel est d’un beau bleu pâle, au sein duquel ne voyagent que quelques nuages cotonneux, qui avancent plus ou moins vite au gré du vent. Un banc se trouve à proximité de nous. J’en profite pour m’y asseoir et soulager ma jambe, qui me fait encore à chier de mal. « Pour ça. » réponds-je en me penchant en avant pour saisir le bout de mon pantalon et relever le jean peu à peu, jusqu’à dévoiler l’intégralité de ma prothèse. Une prothèse en plastique, qui imite la forme d’une jambe, mais qui se trahit malgré tout par son apparence trop brillante. Puis, elle est beige pâle, aussi. Ils avaient plus le modèle café au lait quand je suis allé la commander, ces sales racistes de prothésistes. Je rabaisse la jambe de mon pantalon sur le bout de plastique sans ajouter un mot de plus, n’ayant pas pour habitude d’épiloguer pendant des heures sur ce fardeau que je vis au quotidien. Je pose mes deux coudes sur le dossier du banc en bois, observant Alexis, debout devant moi, alors qu’elle me raconte la raison pour laquelle elle est enfermée dans cette prison aseptisée. « C’est quoi ton espérance de vie, sans cette greffe ? » lui demandé-je de but en blanc. Ça n’a jamais été mon genre de tourner autour du pot ou de passer de la pommade là où il en faudrait. Puis, de toute façon, au bout de quatre ans, je suppose qu’Alexis a quand même eu le temps de se familiariser avec cette information. « Et les toubibs comptent t’enfermer ici jusque quand ? Jusqu’à ce que ça aille mieux ? Et si ça va jamais mieux ? » Malheureusement, c’est une possibilité comme une autre. Dans la vie, il n’y a pas toujours des happy end. J’en suis la preuve vivante. « T’as de la visite au moins ? Pour pas devenir complètement cinglée ? » Si je ne devais me baser que sur les apparences, je dirais qu’Alexis est le genre de jeune femme qui doit avoir un carnet d’adresses considérable, qui devrait lui permettre de rester loin de l’ennui. Mais les apparences sont parfois trompeuses. « Et t’as pensé à tuer quelqu’un ? Ce serait peut-être plus rapide. » lâché-je sur un rire cynique, avant de glisser la main à l’intérieur de la poche avant de mon pantalon, pour en sortir mon paquet de cigarettes. « Ça t’embête si j’fume ? » Au-delà du fait que ça puisse l’embêter, j’ai bien peur que ce soit surtout déconseillé à la jeune femme de respirer de la fumée de cigarette, que ce soit en tant que fumeuse active ou passive.
(c) crackle bones

     


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