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How we changed [Mattveï & Drystan]

GOOD MORNING AMERICA :: New York City
 :: Brooklyn :: Coney Island
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Drystan T. Pickwick
général
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Lun 13 Mai - 10:23

How we changed

Le soir tombe sur New-York, et pourtant tu ne veux pas rester à l’intérieur Drystan, tu n’en peux plus des révisions qui n’en finissent plus. Dans quelques semaines, tout sera terminé, et cette fois tu seras bel et bien diplômé de Columbia. Tu as déjà réussi à retarder l'échéance d’un an en redoublant l’année dernière, cette fois tu ne pourras pas y échapper. Cet été, tu vas prendre une place définitive au sein de la Pickwick Financials et tu devras mettre de côté tes rêves de poésies, tes espoirs de théâtre. L’écriture ne sera pour toi plus qu’un souvenir lointain, tu sais que tu n’auras plus autant de temps pour griffonner des pages et des pages de tes mots. Ce soir, c’est un sentiment de mélancolie qui te gagne, ça te fait mal de penser à cet avenir qui t’attend. Tu as toujours su qu’un jour tu devrais grandir et devenir cet homme que ton grand-père attend de toi, mais tu espérais qu’à côté de ça, certains aspects de ta vie t’aideraient à accepter ce changement. C’était naïf d’y croire Drystan, maintenant tu t’en rends bien compte. Il fait presque nuit, mais tu te saisis tout de même de ta veste, avant de sortir de l’appartement. Aurore n’est pas encore rentrée et tu sais que, de toute façon, elle ne cherchera pas forcément à savoir où tu étais. Même si vous vivez ensemble à présent, rien n’a changé entre vous. Elle est toujours ta meilleure amie, ça ne changera jamais, tu lui racontes énormément de choses sur tous les sujets, mais elle n’a pas besoin de tout savoir non plus, tout comme tu n’as pas besoin de tout savoir. Avoir un jardin secret est important, même entre vous. Avec un carnet et un stylo à la main, tu sors de l’immeuble, pour te diriger vers la plage. Tu aimes y venir dans ces moments là Drystan, lorsque la mer est calme et que personne ne peut te déranger. Il n’y a personne, seulement le bruit des vagues qui s’écrasent doucement contre la rive. L’air n’est pas chaud, tu sens que tu ne pourras pas rester assis sur le sable bien longtemps, il va falloir que tu marches pour garder un minimum de chaleur, mais ça ne te dérange pas. Tu avais besoin de prendre l’air. Le regard sur l’océan, tu laisses tes pieds s’enfoncer dans le sable à chaque pas, tu te laisses aller à tes pensées, oubliant tout du monde extérieur. Venir habiter ici était une bonne idée, tu regrettes presque de ne pas avoir quitté la résidence du campus plus tôt. Tu mets peut-être plus de temps pour aller jusque Columbia, mais avoir la plage juste à côté de l’appartement, c’est une chose extrêmement plaisante. Après plusieurs minutes à marcher le long de la mer, tu remontes un peu sur la plage, t’éloignant des vagues dans le but de t’asseoir pour écrire. Tu ne sais pas encore exactement quoi, mais une fois que ton carnet sera ouvert, les mots se formeront tout seul. Tu ne regardes pas réellement où tu vas, tu gardes ton regard sur l’eau avant de t’asseoir au hasard. Mais comme toujours, le hasard te joue des tours et tu te rends compte que tu t’es assis à seulement quelques centimètres de quelqu’un. « Excusez-moi, dans la pénombre je ne vous avais… » Les mots restent en suspens Drystan, tu ne termines pas ta phrase. L’homme assis sur le sable, tu le connais, plutôt bien d’ailleurs et la surprise de le voir ici est tellement grande que tu te relèves d’un coup. « Mattveï ? » Depuis combien de temps est ce que tu ne l’as pas vu, tu ne saurais le dire. Des années, c’est tout ce que tu sais. Tu étais bien jeune lorsque vous vous êtes quittés, et il est clair que tu as bien changé depuis cette époque. Lui aussi, même dans la pénombre tu peux voir que son visage a évolué, mais tu n’as aucun doute sur son identité. « Qu’est ce que tu fais là ? » Là, à quelques mètres de ton appartement. Ca ne peut pas être une coïncidence et pourtant, qu’est ce que ça pourrait bien être d’autre ?

EXORDIUM.


† But every time you hurt me, the less that I cry, and every time you leave me, the quicker these tears dry, and every time you walk out, the less I love you. Baby, we don't stand a chance, it's sad but it's true. I'm way too good at goodbyes


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Mattveï L. Reed
newbie
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Mar 14 Mai - 18:20


How we changed

Close your eyes and forget the past, it's no longer a dream, it's a renewal.
Ft. Drystan T. Pickwick
Le crépitement des flashs, les dernières directives et enfin les lumières tombent. Le shooting d'aujourd'hui touche à sa fin. Glissant un regard vers l'immense bais vitré, tu remarques au dehors que le voile sombre de la nuit à prit place.

C'est quelque peu exténué qu'un soupire vient à franchir tes lèvres, la journée avait été longue, la fatigue commençait à marquer les traits de ton visage. Quittant le plateau, tu remercias comme à ton habitude chaque membres de l'équipe, les gratifiant d'un sourire et d'un compliment quant à leurs travail. Las, tu rejoignit par la suite ta loge afin de te changer; délaissant ainsi le costard que tu avais porté au profit d'une tenue plus décontractée. Jeans sombre, marcel blanc surmonté d'une chemise bûcheronne bleu, une paire de doc martens marron et pour finir, ton blouson de cuir noir. Glissant une main dans ta chevelure afin de discipliner un tantinet celle-ci, tu récupères ton portable et tes clefs pour enfin quitter l'agence.

T'installant derrière le volant de ta voiture, c'est sans un mot que tu pris la route vers ton domicile. Tout en roulant, tu glissas un vague regard vers l'écran de l'autoradio. Dix-neuf heures. Il n'était pas trop tard pour profiter de la plage une fois rentré et ce malgré les températures encore fraîche en cet période de l'année. Mais à vrai dire, tu t'en moques pas vrai ? Tu cherches seulement à prendre l'air, surtout après avoir passé ton après-midi enfermé et puis... Personne ne t'attends à l'appartement Mattveï, tu le sais. Alors pourquoi ainsi te presser à rentrer ?

Délaissant ton Aston Martin au parking après une bonne heure de route, tu pris la direction de la plage. Celle-ci désertique, te fit légèrement sourire. Enfin seul. Il n'y avait plus que toi et tes pensées, le bruit des vagues en fond et le sable s'enfonçant sous tes pieds. Marchant un peu, tu finis par t'installer sur le sol frais; tes iris contemplant tant bien que mal cette étendu d'eau sombre, faiblement éclairée par les lumières artificielles de la ville. Tu en venais presque à regretter la clarté des fjords de ton pays natale, nature sauvage et belle, éloignée de toute vie humaine. À ce propos, cela faisait huit ans à présent que tu n'étais pas retourné là-bas, chez toi en Norvège. Oh tu étais loin d'avoir le mal du pays, mais il t'arrivait de ressentir un manque, comme en cette soirée.

Jambes repliées, les bras reposants sur celles-ci, tu soupires doucement. Il faudra que tu en parles à ton manager et ce malgré le fait de connaître d'avance la réponse. Ton planning était chargé et demander des vacances était compliqué. Prit dans tes pensées, tu ne remarquas qu'au dernier moment l'individu à tes côtés, sa voix t'ayant extrait de ta torpeur. Tu fronces les sourcils, cette voix ne t'est pas inconnu, bien au contraire. Et c'est en tournant la tête que tu réalise alors qui est cet homme :

« Drystan... » 

Ta voix n'avait été qu'un murmure à ce moment là. Ton coeur ayant alors manqué un battement sous le flot de souvenirs qui affluaient dans ton esprit. Il était là, ce n'était pas un rêve ou une hallucination, non et tu peinais quelque peut à le croire. Te relevant enfin, tu chasses d'un geste de main le sable maculant ton jeans pour enfin lui faire face. Tu l'observes, le détail. Il a grandit et mûri. Cela fait ci longtemps que vous ne vous étiez revus, c'est le choc. Ton faciès démontrant sans mal le flot d'émotion qui te parcours suite à ses retrouvailles. Tu déglutis, essayant tant bien que mal de lui adresser un léger sourire avant de répondre :

« J'étais venu me changer les idées après une longue journée de travail. Mon appartement ce trouve juste derrière, alors je profite autant que possible de la plage lorsque l'occasion m'est donné. »

Glissant les mains dans les poches de ton jeans, tu l'observes ou bien fixe un point inexistant dans sont dos. Tu te sens tellement ridicule en cet instant Mattveï. Es tu sûr d'avoir 34 ans ? On croirais voir un adolescent lors d'un premier rendez-vous. Enfin, ta réaction est légitime, surtout après ce que vous avez vécu, ce que tu lui avait fait vivre... Relevant les yeux vers sont faciès, tu le fixes alors sans un mot. À l'époque, tu l'avais laissé à cause de votre différence d'âge, mais surtout et avant tout, pour ta carrière. Avais tu seulement fait le bon choix à ce moment là ? Après avoir pincé les lèvres et sans prendre le temps de réfléchir, tu viens à l'étreindre en une accolade amicale et quelque peu maladroite. 

Dire qu'il ne t'avait pas manqué serai mentir. Alors tu le gardes un instant contre toi, savourant, redécouvrant sa présence. Puis tu le relâches enfin, rétablissant l'espace entre vous. Tu es trop émotif Mattveï :

« Et toi, que fais tu par ici ? »

Finis tu par lui demander. Tes iris se posant sur le carnet qu'il tient, cela te faisant doucement sourire :

« Écrire je présume... » Avais tu murmuré de manière inaudible, ajoutant alors plus clairement. « C'est bon de te revoir Drystan.. »



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Drystan T. Pickwick
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Ven 31 Mai - 18:30

How we changed

De tous les new-yorkais, il fallait que ce soit lui. Un homme que tu n’as pas vu depuis des années, un homme qui t’avait brisé le cœur, comme d’autres ont pu le faire avant et après lui. Tu es habitué à cette douleur Drystan, un peu trop d’ailleurs. Il semble que tu ne puisses pas être vraiment heureux en amour, la vie, le destin, quelle que soit la force qui dirige l’univers, elle a décidé que tu ne serais pas chanceux. Et en plus de vivre des ruptures douloureuses, il faut que tu revois les hommes qui t’ont fait souffrir. La douleur de ta séparation avec Mattveï s’est envolée depuis longtemps. D’autres ont pris sa place depuis, personne n’est resté bien longtemps. Mais tout de même, te rendre compte que c’est lui qui se trouve sur cette plage vide, ça te fait un léger choc. Choc partagé si tu en crois l’expression présente sur le visage de l’homme. Il murmure ton nom, sa voix se mêlant au bruit des vagues sur le rivage. Tes yeux restent fixés sur lui, tu poses une question, à laquelle il répond tout en se relevant à son tour. Vous voilà tous deux debout, face à face, revivant dans vos mémoires cette histoire que vous avez partagé, revoyant les souvenirs que vous avez construit ensemble. Il t’apprend qu’il vit non loin d’ici, tout comme toi. Voisins depuis des semaines, des mois, sans même le savoir. Alors tu hoches la tête Drystan, digérant cette information comme tu le peux. Tu n’as pas le temps de dire quoi que ce soit en vérité. Mattveï s’approche de toi, passant ses bras autour de ton corps et instinctivement, tu te figes. Lorsque vous étiez ensemble, tu n’avais aucun problème avec mes contact physique, aujourd’hui tu as plus de mal à les accepter. Mais au bout de quelques secondes, tu réponds à son étreinte, serrant également tes bras autour de lui. Ce serait mentir que de dire que ça ne fait pas du bien de le retrouver. Sentir sa présence, si lointaine et pourtant si familière, à te donne le même effet que l’air frais venant du large. Il te relâches, tu le laisses faire, te sentant un peu perdu face à tout ça. « Je… oui, j’étais venu écrire. J’habite juste à côté aussi, ça ne fait pas longtemps mais… j’avais aucune idée que tu habitais dans ce quartier. » Non, tu ne le savais pas, mais est ce qu’une telle information aurait eu une importance de toute façon ? Tu as vingt-sept ans, il était bien temps que tu sortes des résidences étudiantes de Columbia, et vivre avec ta meilleure amie était une très bonne façon de le faire. Pourtant, apprendre que Mattveï ne vit pas loin d’ici, ça te donne une sensation étrange au fond de l’estomac. Depuis des semaines vous évoluez proches l’un de l’autre, sans même le savoir, peut-être que vous faites vos courses au même endroit, peut-être que vous vous manquez de peu à la station de métro, ou simplement que vous n’entrez pas dans le même compartiment. Ce n’est pas la première fois que tu rencontres par hasard l’un de tes ex Drystan, mais dans une ville aussi grande que New York, il est toujours étrange de se retrouver face à quelqu’un qui faisait partie de ta vie. Un sourire trouve cependant sa place sur ton visage, on peut y voir un peu de gêne, mais il est sincère. « C’est bon de te voir aussi. Ça faisait longtemps… » Depuis votre rupture en vérité. C’est étrange, Mattveï avait rompu avec toi à cause de ton âge, parce que tu étais trop jeune pour lui et ce soir, tu as la sensation de l'être réellement. Lorsque vous étiez ensemble, tu étais jeune, mais tu ne te sentais pas enfantin face à lui. À tes yeux vous étiez égaux, et il faut dire que ça t’avait fait du mal qu’il ne te voit pas de la même manière. Mais les années ont passé, tu as connu bien des tourments Drystan et tu n’es plus un adolescent aujourd’hui. Il ne pourra pas te faire croire cela. « Alors, comment tu vas ? Le boulot marche toujours bien ? » Comme si tu ne le savais pas. Tu as beau essayé de ne pas les voir, les photographies de ton ex petit-ami ont fleuri partout au cours des dernières années. Tu n’as jamais été un adepte des magazines, tu ne regardes pas la télévision et tu sais à peine te servir d’un ordinateur. Tu as sans doute été épargné en grande partie, mais tout de même, une fois ou deux le visage de Mattveï est apparu sur un panneau en ville. L’homme ne te chasse pas, il est accueillant avec toi et tu décides de te rasseoir sur le sable. Après tout ce temps, vous en avez sans doute des choses à vous dire. « Pardon, je suis un peu lent, c’est juste que… je ne m’attendais pas à te revoir. » De nouveau, tu souries, parce que même si tu ne t’y attendais pas, ce n’est pas une mauvaise surprise. Contrairement à la plupart de tes ex, il n’y avait aucune chance que tu croises Mattveï sur le campus ou en soirée. Vous avez toujours fait partie de mondes différents. Mais il faut croire que la nature voulait que vous vous revoyez, puisque c'est devant l’océan que se jouent vos retrouvailles.

EXORDIUM.


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Mattveï L. Reed
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Mer 5 Juin - 11:26



How we changed

Close your eyes and forget the past, it's no longer a dream, it's a renewal.
Les mains à présent dans les poches de ton jeans, tu ne peux détacher ton regard de sa silhouette. Cela faisait quoi, quatre ans ? Cinq ? Tout ce temps, loin des yeux, loin du coeur et pourtant vous étiez voisins. Tu ne peux retenir le sourire qui vient à étirer tes lèvres suite à cette pensée. La vie était étrangement faite tout de même. Vous vous étiez éloignés tout ça à cause de toi et pourquoi ? Vous retrouver bien plus tard sur une plage, en pleine nuit. Quelle douce ironie.

Tu hoches doucement à ses mots, tournant à demi le faciès vers les immeubles derrières vous :

« C'est peut-être un coup du hasard.. J'ai choisi ce quartier pour sa plage. Le cadre y est fort sympathique, surtout lorsqu'il me faut poser pour l'agence. Bien que cela n'équivaut pas celles de mon pays.. »

Avais tu souffler avec nostalgie tout en fixant encore un instant les dits bâtiments plus loin. Tu finis par reporter ton attention sur sa personne. L'instant de trouble était passé, il ne restait plus que les souvenirs qui vous avaient liés et tes iris sur lui. Ses sourires, sa présence, sa voix, son odeur, ses baisers.. Tout deux aviez fais votre vie, chacun de votre côté et pourtant, tu en venais à te poser des questions. Avais tu seulement fait le bon choix à l'époque ? L'âge était il vraiment un obstacle ou était ce la peur de lui vouer un amour sincère ? Avait il réussit à complètement récupérer de votre rupture ? Lui arrivait il de penser à toi parfois ? Était il seul ? Est ce que tu lui manquais ? 

* Le fixant peut-être un peu trop intensément cette fois-ci, tu te mordis un bref instant la lèvre inférieure. L'écho de sa voix mêlé aux vagues sombres, finirent par te ramener au présent. Tu souris avec douceur :

« Oui cela faisait longtemps.. »

Un doux silence prend alors place entre vous, il n'est en rien gênant, celui-ci vous permettant de renouer avec le passé. Tu l'observes avec douceur et attention, notant chaque petit détails; redéfinissant ainsi le portrait que tu avais gardé de lui il y a quelques années. Votre écart d'âge était toujours le même, mais étrangement cela se voyait moins, c'est en tout cas l'idée que tu te faisais en cet instant. Ou peut-être était ce parce que tu avais mûri Mattveï ? Plus tu y pensais, plus cela te semblait évident. Tu n'es rien qu'un idiot. 

Portant une main à ta chevelure, tu essaies de discipliner celle-ci, la douce brise marine jouant dans tes mèches mi-longues et sombres. Tu finis par sourire et ce avec un certain amusement, resserrant à présent ton blouson en cuir contre ta silhouette :

« Je vais bien dans l'ensemble.. Pour tout avouer, je songeais même à prendre quelques jours de congés.. Peut-être même quitter le pays durant ce laps de temps, afin de rendre visite à ma mère, mais aussi me ressourcer. »

Lui avais tu répondu tout en frottant avec douceur ton menton mal rasé. Ton pays te manquait Mattveï, c'était indéniable. Tu repris tranquillement, un léger sourire aux lèvres :

« Le boulot marche toujours aussi bien.. J'ai été affilié à l'agence Yves Saint Laurent, bien que cela ne m'empêche pas de poser à côté ou travailer pour certaines marque dans des publicités.. La dernière en date est pour un parfum, peut-être l'as tu vu ? »

Le voyant se réinstaller dans le sable, tu en fis de même. Te posant à ses côtés, jambes repliées, bras reposant sur tes genoux.. Ton regard porté vers la mer. Glissant un vague coup d’œil dans sa direction, tu étouffes un petit rire, souriant par la suite. Dans un geste rassurant, tu viens à poser en douceur une main sur sont épaule :

« Ce n'est rien va.. Je ne m'attendais pas à cela également, mais je suis ravi que se soit arrivé. »

Marquant un silence suite à tes mots, tu te racles la gorge tout en retirant ta main, continuant :

« Enfin passons.. Et toi Drystan ? Que deviens tu ? Toujours dans les études ou cela est terminé ? »

Laissant l'une de tes jambes s'étendre, tu le fixes à présent, conservant ce sourire doux et rassurant que tu avais toujours eut en sa présence. Tes questions pouvaient sembler désuètes, cela faisait un moment que tu avais quitter les bancs de l'école, un rafraîchissement de mémoire n'était donc pas de trop. Et puis, il était trop tôt pour les questions du passé, n'est ce pas ?



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Drystan T. Pickwick
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Lun 17 Juin - 15:44

How we changed

Tu as du mal à croire que vous vivez dans le même quartier, que chaque jour vous passez près des mêmes endroits, que vous avez les mêmes habitudes, sans vous en rendre compte. Ca ne fait pas bien longtemps que tu habites Coney Island, mais tout de même, ça te fait un choc de savoir que vous n’êtes qu’à quelques centaines de mètres l’un de l’autre lorsque vous êtes tous les deux chez vous. « Les plages de Brooklyn ne sont pas les plus belles, mais à New York ça fait du bien de se retrouver près de la nature de temps en temps. » Tu dis cela Drystan, mais tu n’y connais pas grand chose. Si tu es né en Europe et que tu y as passé les cinq premières années de ta vie, tu n’en gardes aucun souvenir. Cette partie de ta vie s’est envolée et tu ne pourrais donc pas dire si tu as déjà vu les plages de la Méditerranée ou les côtes de l’autre côté de l’Atlantique. Tu n’en sais rien. A voir l’air nostalgique sur le visage de Mattveï, tu te dis simplement que les paysages qu’il connaît depuis l’enfance doivent être époustouflant, bien plus que ceux qui vous entourent en ce moment. Et pourtant, cette plage que tu peux voir depuis la fenêtre de ton salon est devenue un peu plus majestueuse ce soir, avec la présence de l’homme. Ca te renvoie des souvenirs dans la tête, des bribes de conversations, des moments passés ensemble il y a si longtemps. Tu croirais presque que c’était dans une autre vie. Mattveï te fixe avec une intensité si forte que tu as la sensation qu’il lit en toi, qu’il t’analyse. Tu avais oublié à quel point ses yeux bleus pouvaient t’électriser, te faire trembler. Il mord sa lèvre inférieur, geste que tu captes immédiatement et qui ne te laisse pas de marbre. Le charisme de cet homme est indéniable et tu ne peux t’empêcher de te demander pourquoi il fait ça maintenant. Pourquoi est ce qu’il te regarde comme ça ? Peut-être s’amuse-t-il de te faire miroiter quelque chose que tu ne peux pas avoir, quelque chose qui pourtant était tien à une époque. Un silence s’installe entre vous, paisible. Sans un mot vous vous redécouvrez, vous vous réhabituez à la présence de l’autre. C’est comme si rien n’avait changé en réalité, il n’y a pas besoin de mot pour que vous vous compreniez. Et pourtant, tu finis par briser le silence Drystan, peut-être as-tu besoin de quelque chose pour te distraire de son regard électrique. Tu lui demandes comment il va, le regardant resserrer son manteau autour de lui. Oui, le temps commence à se rafraîchir alors que la pénombre se fait de plus en plus obscure. Tout en l’écoutant, tu reprends place sur le sable, t'asseyant là où vous étiez quelques minutes plus tôt, et tu ne tardes pas à le sentir faire la même chose. « Tu devrais le faire. Si je me souviens bien, tu as toujours eu tendance à travailler un peu trop… Ca ne ferait sans doute pas de mal de changer d’air quelques temps. Et je suis ravi que ton boulot te plaise toujours autant. Je n’ai pas changé par contre, je ne regarde pas la télévision alors je ne crois pas avoir vu cette publicité. Ca m’arrive de voir ta photo sur des écrans en ville, de te voir dans des vitrines ou des magazines. » Ca faisait mal au début. Après votre rupture tu avais la sensation qu’il te suivait, qu’il était partout où tu allais. Ce n’est pas la meilleure façon de se remettre de quelqu’un qui vous a brisé le coeur mais, avec le temps, tu as réussi à tourner la page. Le temps passait et voir ses traits si familiers devenait de moins en moins douloureux. Tu y faisais moins attention, passais devant en ne ressentant plus qu’un léger pincement au coeur occasionnel. Et par la suite tu as eu d’autres soucis, des problèmes plus conséquent qui t’ont obligé à tourner la page sur ton passé, à oublier les douleurs d'antan. Tu te rends compte à quel point c’est étrange de le revoir aujourd’hui, d’être à nouveau si proche de lui, des années plus tard, dans un contexte bien différent. Ca le fait rire. C’est un son que tu avais oublié, mélodieux. Il pose sa main sur ton épaule et tu ne peux t’empêcher de frisonner légèrement. Et puis tu souries Drystan, sincèrement, en entendant ses mots. Le choc passé, toi aussi tu es heureux de le revoir, heureux d’avoir de ses nouvelles. Puis en un raclement de gorge, la connexion est brisée. Il reprend sa main, te pose une question et tu détournes le regard, cherchant un peu quoi dire. « Je vais… bien. Je suis en dernière année là, en juin j’aurai officiellement tout terminé, je ne serai plus étudiant. C’est pour ça que j’ai déménagé ici, ça faisait dix ans que j’occupais une chambre sur le campus de la fac, ils n’allaient pas me laisser la garder. Ma meilleure amie vit ici depuis un moment, il y avait une chambre de libre dans son appart, alors… » Alors ça a semblé être la meilleure solution. Tu ne sais pas exactement quoi dire Drystan, tout cela reste bien factuel. Depuis votre séparation, tu as bien changé, il y a tellement de choses que tu pourrais dire pour lui donner de tes nouvelles, mais tu n’es pas certain d’en avoir envie. Quoi que tu puisses dire de toute façon, tu doutes que Mattveï ait une bonne image de toi. A ses yeux, tu es sans doute toujours beaucoup trop jeune. Tu ne te sens pas jeune pourtant, tu as toujours eu l’âme d’un vieillard, et aujourd’hui tu approches de plus en plus de la trentaine. Mais pour lui ça ne change sans doute rien, l’écart d’âge qui avait eu raison de votre relation est toujours bien présent. Et si tu lui disais tout ce qui a changé en toi depuis cette époque, si tu lui parlais de toutes les épreuves que tu as dû endurer, alors il te verrait comme un monstre. Il verrait l’abomination que tu es vraiment. « Je redoute un peu à vrai dire. Ca fait tellement longtemps que je suis étudiant… Une fois diplômé je vais travailler dans la banque dirigée par mon grand-père et je n’aurai plus aucune échappatoire. Peut-être que je n’aurai même plus le temps d’écrire. » En disant cela, tu soulèves légèrement le carnet que tu avais pris avec toi, et tu le poses sur le sable à tes côtés. Déjà à l’époque où vous étiez ensemble, tu passais ton temps à écrire, noircissant des pages et des pages à longueur de journée. Ca n’a pas changé, l’écriture est toujours ton moyen de garder la tête hors de l’eau, d’oublier tes problèmes. Un léger rire passe tes lèvres, tu ne sais pas bien pourquoi tu parles de ça à l’homme qui est à côté de toi. « Enfin bref. Sinon, je suis toujours à peu près le même je crois. Enfin des choses ont changé, je pense que j’ai changé, grandi un peu sans doute. Mais rien de trop drastique. » Si ce n’est un mal qui pourrit en toi et contre lequel tu ne peux rien, mais ça tu ne le diras pas. Ces retrouvailles sont peut-être uniques, peut-être que dans quelques minutes il se lèvera et n’aura plus jamais envie de te revoir. Alors pourquoi perdre du temps sur des vérités compliquées ?

EXORDIUM.


† But every time you hurt me, the less that I cry, and every time you leave me, the quicker these tears dry, and every time you walk out, the less I love you. Baby, we don't stand a chance, it's sad but it's true. I'm way too good at goodbyes


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Mattveï L. Reed
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Dim 23 Juin - 19:34



How we changed

Close your eyes and forget the past, it's no longer a dream, it's a renewal.
À nouveau installé à ces côtés, jambes repliées, les bras reposant sur celles-ci, tu l'observes en silence. Un léger sourire étirant tes lèvres lorsque sa voix s'élève dans les airs. Qu'il était étrange de tenir ainsi un tel discours, de parler de tout et de rien comme ci le passé n'avait jamais eut lieu, comme ci de rien n'était. Glissant tes iris sur l'étendue sombre devant vous, tu laisses tes pensées voguer au son des vagues, remontant des souvenirs d'une jeunesse à présent lointaine. Les fjords norvégien te manquaient, leurs eaux cristallines et paysages verdoyants en été ou la pureté de ceux-ci en hiver. Le froid mordant au point qu'il était possible de patiner sur les lacs gelés.

Quittant tes pensées, tu tournes la tête vers lui, soufflant un petit rire avant d'opiner :

« Cela n'a malheureusement pas changé.. J'ai très peu de temps pour moi, comme d'accoutumé. Mais oui, j'aimerai bien changer d'air pendant un temps... »

Tu souris d'amusement. Drystan n'avait en effet pas changé sur ce point, ce qui était une bonne chose en soit. Lorsque vous étiez ensemble, la télé était le cadet de vos soucis. Il faut dire que tu débutais comme mannequin, les sorties en couple étaient donc beaucoup plus tranquille et fréquentes que maintenant. La télé restait en second plan, elle servait surtout lors des jours de pluie ou quand l'un de vous deux étaient trop malade pour faire quoique se soit. Maintenant, oui il est vrai que tu ne passes pas inaperçus en ville, ton visage apparaissant sur pas mal de panneaux publicitaires. En cause ton manager Owen, celui-ci faisait le maximum pour diffuser diverses informations ou images, gardant ainsi ta carrière et côte de popularité au plus haut. Est ce qu'il l'aurai supporté si vous étiez encore ensemble ?

Il reprend, répondant enfin à tes questions. Tu opines doucement, bien qu'étrangement un léger pincement au coeur te prend. Ton sourire ayant quitté ton faciès, tu n'en demeures pas moins chaleureux et accueillant :

« Tu en vois donc bientôt le bout, c'est bien. Et je me doute qu'ils n'auraient pas voulu te la laisser, peut-être avaient ils peur que tu fasses parti des murs ? »

Secouant doucement la tête sous ta bêtise, tu ajoutes plus posément :

« Je suis rassuré que tu ne sois pas seul... »

Ta voix n'avait pas changée de ton, elle était toujours aussi douce, mais, sentirai t-il la petite pointe de jalousie qui venait de s'y glisser ? Car oui, tu étais jaloux Mattveï et ce sans aucune raison particulière. Ou peut-être était ce le fait qu'il vivait soit disant avec sa meilleure amie ? Était ce seulement une amie ou... Te mordant l'intérieur de la joue, tu chasses toutes questions ou pensées dérangeantes, te focalisant à nouveau sur l'homme à tes côtés. 

Ce que tu entends respire tout sauf la joie et cela te peine. Tu baisses les yeux sur le carnet reposant entre vous, relevant ceux-ci sur sont faciès. Drystan adorait écrire, tu t'en souviens sans mal. Les après-midi de calmes à ton appartement, lui installé au bar, crayon en main tout en ce concentrant sur ces prochains mots. Toi te glissant dans son dos pour l'étreindre alors que tes bras retrouvaient sa taille. Des sourires, des rires, des échanges d'idées, de baisers. Portant une main à ton veston de cuir, tu resserres une fois de plus celui-ci contre ton torse. Le froid ? Non, le trou dans ton coeur qu'il avait causé et ce par ta faute. Tu étais le seul responsable de cette tristesse enfoui en toi Mattveï :

« Tu ne sembles pas emballé par l'idée de travailler là-bas, je me trompe ? Pourquoi ne te lancerai tu pas dans l'écriture ? De ce que je me souviens, tes récits étaient excellents, bien plus que les miens ! »

Tu lui adresses un sourires tendre, encourageant. Oui, il avait un don pour l'écriture et au fond de toi, tu ne voulais pas qu'il le perde en s'enfermant derrière un bureau :

« Les as tu montré à une maison d'édition ? Je peux t'aider s'il le faut. J'ai quelques contacts. »

Car en parallèle du mannequinat, tu avais tenté de percer dans la publication de nouvelles. Mais cela n'avait pas aboutis, ton emploi du temps étant beaucoup trop chargé. Et il fallait l'avouer, tu n'étais pas aussi doué que lui pour écrire. Drystan reprend et tu ne peux t'empêcher de secouer négativement la tête :

« Tu as changé Drystan, n'en doute pas. En tout cas, c'est maintenant que je le réalise. »

Oui, tu le réalises enfin et cela en serai presque douloureux. Toi qui t'étais arrêté sur votre différence d'âge à l'époque, tu avais beaucoup perdu en plus de lui faire mal. Tu n'es qu'un idiot Mattveï. Le fixant un instant comme peiné suite à tes propres paroles, tu finis par baisser les yeux pour finalement te relever. Tu venais enfin de lui avouer ton erreur, mais il est trop tard, n'est ce pas ? Retirant le sable de ton jeans, tout en prenant garde à ne pas lui en envoyer dessus, tu pivotes vers lui, tendant une main avec douceur :

« Il commence à faire froid. Veux tu que l'ont continue cette conversation chez moi autour d'une boisson chaude ? »

Mensonge, le froid était bien une chose que tu ne craignais pas mais il te fallait bouger. Surtout après tes derniers mots. La pilule était trop grosse à avaler.



by Epilucial


Mattveï Thème ► Play me.
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Drystan T. Pickwick
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J'ai posté : 621 messages et j'ai : 44 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Joe Keery et pour finir je crédite : wcstedrose + ANESIDORA

Mer 10 Juil - 22:07

How we changed

Ca te donne presque une impression de déjà-vu Drystan. Être là, aux côtés de Mattveï, à parler de tout et de rien, de ce que vous voulez, de ce que vous aimez, comme si le temps n’avez aucun impact sur vous. Est ce vous avez déjà fait ça lorsque vous étiez ensemble ? Venir vous promener aux bords de mer, lorsque la nuit tombe et que la plage est vide. Ca ne te dit rien, mais il faut avouer que tes souvenirs de cette époque là sont un peu flous. Malheureusement, tu as tiré un trait sur la personne que tu étais lorsque vous étiez ensemble, et il est plus simple de se concentrer sur le présent, sur cette conversation étrange que vous êtes en train d’avoir. « Il faut que tu trouves le temps. Je sais que le travail est intéressant et important, mais prendre soin de temps l’est encore plus. » Beaucoup de personnes seraient sans doute amères face à un ex petit-ami. Ils n’essayeraient pas de savoir s’il va bien, s’il prend soin de lui, et pourtant c’est ce que tu fais. Malgré le temps qui est passé, tu préfères te concentrer sur le bon. Il y en avait entre vous. Votre séparation avait été un choc pour toi, parce que tu avais l’impression que vous vous entendiez bien, que vous alliez bien l’un avec l’autre. Apparemment Mattveï ne voyait pas les choses de la même manière, mais ça ne veut pas dire que vous n’avez pas vécu de bonnes choses ensemble. Tu gardes des bons souvenirs, tu te souviens de lui comme quelqu’un de bien, c’est le plus important. Un rire t’échappe lorsque tu entends la réflexion de l’homme à tes côtés, tu ne pensais pas en être capable ce soir. « Je suis sûr que je ferai une très belle tapisserie, s’ils m’avaient laissé l’occasion d’essayer. » Tu tournes le visage vers lui Drystan, lui adressant un regard amusé. « Rassuré carrément ? J’ai l’air d’un imbécile à ce point là ? Aurore est la meilleure colocataire dont je pouvais rêver, tout est simple avec elle. Et puis c’est largement d’habiter ici qu’une petite chambre de Columbia, crois-moi. » Tu continues sur le ton de la plaisanterie, jugeant pour une fois qu’il vaut mieux voir les choses du bon côté. Après tout, tu ne fais que taquiner un peu Mattveï et jouer sur les mots qu’il a utiliser. Mais parler de ta situation actuelle veut également dire parler du travail qui t’attend et ça, c’est un sujet bien moins amusant à tes yeux. Ca s’entend dans ta voix, tu redoutes incroyablement ton embauche dans la banque familiale et pourtant, tu sais que tu ne peux pas faire marche arrière. Les gens ne comprennent pas pourquoi tu t’obstines tellement à rester sur ce chemin là, mais contre toute attente, il se trouve que tu as tout de même un sens de l’honneur. La proposition de Matt provoque une sensation étrange au fond de ton estomac, elle te touche, te fait perdre un peu tes moyens. « Je… non je ne pourrai pas publier mes textes. Quelques uns ont été imprimé dans le New York Times l’année dernière, j’étais allé voir un des rédacteur en chef pour lui en parler et il avait accepté de publier certains poèmes et extraits de romans. Ou ce qui pourrait être des romans, dans une autre vie. C’est gentil Mattveï, mais je ne peux pas. » Tu lui lances un sourire désolé, comme s’il s’était déjà plié en quatre pour te donner une opportunité que tu ne veux finalement pas saisir. « L’écriture c’est beaucoup pour moi, c’est comme ça que je m’évade, que je reste sain mentalement. Mais je ne serai jamais un vrai écrivain, je n’ai pas ce qu’il faut pour ça. Je n’ai pas envie de travailler toute ma vie dans une banque, et j’ai encore moins envie de diriger une banque un jour, mais c’est ce que Grand-Père attend de moi. Je l’ai déjà trop déçu. » Ce n’est pas un sujet simple pour toi ça Drystan, et pourtant tu arrives à en parler assez ouvertement avec Mattveï ce soir. Si en le voyant tu as ressenti un certain choc, il est maintenant passé, et il faut croire que tu te sens assez à l’aise à côté de l’homme que tu aimais. « Tu continues à écrire toi ? Tes textes étaient excellents, contrairement à ce que tu penses. » C’est tout toi ça. Tu vois le bien chez les autres, tout en étant incapable de le voir chez toi-même. Si l’écriture est toute ta vie, tu n’as cependant absolument pas confiance en toi et en ta plume, tu restes persuadé que tu n’écris absolument rien de génial. Les paroles du mannequin te font froncer les sourcils. Tu ne comprends pas vraiment sa phrase, mais tu saisis sans mal qu’il essaye de te dire quelque chose. Oui, tu as changé. Il ne peut pas savoir à quel point et pourtant, tu as la sensation qu’il y a des regrets dans sa voix. Aurait-il aimé voir ces changements ? S’il savait de quoi il était question tu es persuadé qu’il courait dans la position opposée. Dans le silence de la plage, tu ne sais pas quoi dire en réponse à cela. Et ton silence est apparemment une erreur puisque, sans un mot, Mattveï se lève et balaye le sable de son jean. Puis il reprend la parole, te posant une question à laquelle tu ne t’attendais pas. Tu hésites, cela se voit sur ton visage. Retrouver Mattveï maintenant, ce soir, sur cette plage, c’est un hasard trop étrange pour le laisser filer. Qui sait quand est ce que vous allez vous revoir si tu ne le suis pas chez lui ? Mais il y a cette chose étrange entre vous, ce sentiment qui met toujours un peu mal à l’aise lorsqu’on se retrouve en compagnie de quelqu’un dont on a partagé l’intimité, quelqu’un qu’on a aimé. Et tu l’as aimé Drystan. Dans ton esprit deux colonnes se tracent, le pour et le contre, jusqu’à ce que tu balaies le tout d’un revers de la main mental. « Une boisson chaude ne pourra pas faire de mal. » Exactement. Mattveï ne te propose pas un saut en parachute ou un plan pour braquer une banque, il veut simplement te faire un thé. Personne n’est jamais mort en buvant un thé, à moins qu’il ne soit empoisonné, mais tu ne vois vraiment pas quelle raison il pourrait avoir pour essayer de t’assassiner. Avec un sourire, tu prends la main qu’il te tend et te relèves, laissant ton regard voyager sur la mer sombre quelques instants de plus. « Autant qu’on en profite si on ne se voit qu’une fois tous les cinq ans… » C’est une blague, évidemment. Il n’y a aucun reproche dans ta voix puisque tu n’en ressens aucun vis à vis de lui. Il t’a blessé lorsque vous vous êtes quittés, les raisons de votre rupture t’ont fait du mal, mais de l’eau est passée sous les ponts. Depuis, d’autres t’ont fait bien plus mal, t’ont détruit d’une manière que tu ne pensais pas possible. Tandis que lui, ce soir, t’offre des sourires rassurants. « Je te suis, tu habites loin ? » Plus que toi, c’est fort probable. Il serait donc plus simple de l’inviter dans ton appartement, mais quelque chose te fait peur dans cette idée. En allant chez Mattveï, tu peux contrôler quand tu pars, tu es libre de tes mouvements, tandis que s’il vient chez toi, tu pourrais être pris au piège dans ton propre logement. C’est étrange de penser de la sorte, encore plus avec quelqu’un que tu connais aussi bien que lui, quelqu’un qui ne te veut aucun mal, mais tu ne peux pas t’en empêcher. Et pourtant, tu gardes ta main dans la sienne, hésitant légèrement, mais attendant de voir où il t’amène.

EXORDIUM.


† But every time you hurt me, the less that I cry, and every time you leave me, the quicker these tears dry, and every time you walk out, the less I love you. Baby, we don't stand a chance, it's sad but it's true. I'm way too good at goodbyes


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