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« Va chier connard ! » C'est dans quel poème ? | Ailill

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River Nygård-Bachmann
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J'ai posté : 83 messages et j'ai : 25 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Matt Harnacke et pour finir je crédite : Moi même

Sam 18 Mai - 11:53
Ailill ♥
« Va chier connard ! » C'est dans quel poème ?  
Portant le poids du monde sur ses épaules tel le fils d'Atlas, tu continuais pourtant à avancer tête haute, épaule ouverte, dominant le monde. Tentant en vain de compenser la douleur lancinante qui tiraillait ton genoux. Tu avais grogner longtemps pour te débarrasser des béquilles, ne voulant pas passer pour un petit canard boiteux. Certes, longtemps tu avais essayé de te passer de cette putain de genouillère à armature qui entourait ton genoux gauche, mais t'étais résolu à laisser cette horreur noire et bleue affubler ton articulation endolorie. Pour toi, ce n'était qu'un signe de faiblesse, tu serrais les dents et continuait à avancer, laissant parfois quelques foulées irrégulières, forçant encore alros que tu aurais du la laisser se reposer. Les images tournait en boucle. Ta carrière dans l'obstacle était belle et bien finie à ce que tous disait. Ton retour avait surpris le monde, le public suspendu à chaque foulée de ton cheval lors des premières secondes.Trois obstacles franchis de manière sublimes, avec le style, la force et le panache qui caractérisait le play boy sous ta selle. Un instant même toi aussi tu y avais cru, tu avais eu l'espoir de le voir redevenir le cheval sportif d'avant, tu avais balayé l'image de l'étalon ombrageux. A tort. Play Boy était le seul pied d'estale capable d'apprendre la modestie. Et bien vite il t'avais fait redescendre sur terre. Une infime erreur de main sur le quatrième que tu avais payé très cher. Une démonstration digne d'un bronco non dégrossi et tu avais manger le sable avec une violence qui avait terrifié une bonne partie des spectateurs. L'entrée en fanfare sur cette piste en herbe de rêve martelée par le joug impitoyable des puissants sabots parés de fer, ces barres aux couleurs bariolées marquées de quelques postérieurs traînants, le grésillement des hauts parleurs et les applaudissements que tu n'entendais plus, uniquement concentré sur ton souffle. La veille ton étalon alezan avait été décoré d'une cocarde bleue marquant une énième victoire dans une de ces pistes de sables blanches ou il avait pu se donner en spectacle dans la réalisation de multiples figures aériennes. Mais cette fois ci tu ne sortais pas sur un son de musique entraînante mais bien sous le cris stridents des sirènes, les mains figés autour du cuir du filet arrachés sous la violence du choc.

Tu marchais donc dans la rue, le poids d'un nouvel échec sur tes épaules, doublé par la déception de ton père qui n'avait toujours pas avalé la blague du contrat manqué pour ce qu'il qualifiait d'une énième amourades pécheresse. Et visiblement tu n'avais pas retenu la leçon, puisque tu y retournais encore, te laissant aller à boiter encore dans la centaine de derniers mètre pour t'assurer de te tenir debout avec assurance lors de l'échange houleux que tu allais certainement manger en pleine gueule dans quelques minutes. Tu ne savais pas à quoi t'en tenir aujourd’hui, tu étais parti presque un mois et tu ne l'avais pas revu depuis. Depuis ce baiser. Depuis cette erreur selon toi. Ou peut être pas. Tu n'en savais rien.  Il avait l'air d'avoir changer le petit gars. Tout comme toi. Du moins tu l'espérais. Tu entres enfin dans cet horrible bâtiments, croise quelques infirmières dont tu connais vaguement le nom. Joue de tes yeux doux, t'efforces de répondre à quelques questions sur la chose ignoble qui entoure ton genoux et parvient à obtenir droit de visite pour celui que tu veux absolument voir. Enfin absolument est un bien grand mot. Quoique si, un trajet d'un quart d'heure à pied signifie sûrement que t'y tiens. Tu souffles, attend un instant avant d'entrer. Un coup frappé d'une main ferme et tu pousses la porte :
- Salut l'As. Je te l'ai dit. J'aime pas parler par message. Maintenant tu peux m'insulter.

Ta voix est neutre, monotone, dépourvue de vie, d'émotions, de sentiments. Ton visage n'est pas frappé d'un immense sourire, ni fermé comme une pierre. T'es là, simplement, une clope éteinte dans la main droite, ton horrible attelle, et ta détestable personne. Tu le vois troublé, ou en colère t'en sais rien, t'as l'impression qu'il a pris 5 ans dans la gueule, tu sais pas ce qui s'est passé de son côté, puisque comme un connard t'as pas demandé de nouvelles, tu t'en est foutu, comme tu t'en est toujours foutu, pour tout le monde. Alors que lui pourtant t'aimerais ne pas t'en foutre. Mais tu sais que c'est trop de pressions pour toi. Quoique, ce baiser il t'as quand même retourné putain. Et pourquoi t'es là, dix mois après votre rencontre, encore dans cette chambre ou t'as l'impression d'être encore enfermé, pas dans ton élément. T'es un lion en cage une nouvelle fois. Et tu vas rester là jusqu'à exploser, jusqu'à ce que les sentiments remontent et que tu doivent t'enfuir à nouveau. C'est ça ta vie ? C'est ça ta putain de vie ? Alors pour une fois t'attend pas qu'il parle, tu commences, c'est toi qui te feras couper comme un enculé, qui te fera rabaisser un peu ça te fera pas de mal :

- Attend je vais t'aider un peu. Ouais je suis un lâche, ouais j'ai pas eu le cran de revenir, parce que je suis peut être plus vieux, mais je suis contrôlé par un enculé qui me tiens par l'argent. Parce que quand on monte à cheval il faut des tunes c'est comme ça. Sauf que même dans ça, je perce plus. J'ai plus d'avenir. J'avais tout et maintenant je suis plus rien aux yeux du monde. Et ouais je suis qu'un égocentrique, un connard non assumé, tu vois même moi je le dis alors vas y fait toi plaisir, lâche tout ou dis moi de me casser si t'en as le cran.

Pour une fois c'était lui qui parlais trop, pas de cris, pas d'émotions, toujours cette voix neutre, sans amour et sans haine, rien. Quoiqu'un léger rictus provocateur à la fin de sa phrase : si t'en a le cran. Provoquant, cherchant à retrouver ce qui les avais unis. Leur grande gueule et leur langue acérée. Mis à part peut être cette lueur sombre au fond des yeux. T'avais fait quelque pas en avant pour être à portée de main du jeune, pour arrêter de te cacher derrière la distance, ne le lâchant pas des yeux. Attendant simplement qu'il hurle, qu'il lui en colle une, qu'il lui fasse du bien en lui faisant du mal. Que tout recommence.



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Ailill G. Whelan
général
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Dim 19 Mai - 1:12
Ailill &
River

va chier connard, c'est dans quel poème
"this one's for the lonely, the one's that seek and find, only to be let down, time after time. this one's for the torn down, the experts at the fall. come on friends get up now, you're not alone at all"
Deux semaines passées depuis l'admission, Siobhan qui a baissé les armes, grossièrement admis ne plus savoir gérer. L'idée d'un sincère burn-out pourtant crédible mais que l'enfant a taché de négliger, ne pas y croire par égoïsme plus que pour se protéger. Whelan qui est arrivé au bout de toutes ses excuses avec une bonne moitié de la terre, et un cynisme de plus en plus difficile à digérer ; c'est dans ses murs que Eve a rendu son dernier souffle, et il est hors de question de les considérer comme autre chose qu'un mouroir différemment - de rester dans le financial district non plus. Un dégain égal sous tous les toits et des crises de rire à en pleurer à chaque nouvelle, Svetlana qui n'aurait visiblement pas été la seule épargnée par les pathologies addictives, et un ras le bol général de sa part d'encaisser juste pour avancer. Plus rien qui ne fait du sens, et un besoin de dire stop - plutôt qu'une manie agressive diagnostiquée sur le papier.

Dans la salle trop peu animée - pas question de laisser encore des rires d'enfants s'approcher s'ils n'étaient pas ceux d'une jeune latina aux poumons enroués -, seulement le bruit d'un téléphone qui se pose contre le coin du fauteuil, pas de possibilité d'en sortir depuis un certain temps. Ce sont les traitements pris sur une fréquence aléatoire, la perte totale de l'appétit et le moral au plus bas qui ont précipité une chute prévisible, Ailill qui va la rejoindre mais tient encore à régler des comptes. Une vibration, une réponse, un reniflement de sa part, River qui est encore une fois tellement à côté de la plaque - le brun qui refuse de réaliser que la réponse tachait d'avoir plus de sens que le premier envoi, pas d'humeur à remarquer ses torts.

La chambre est blanche, la mer est calme. Persée n'est pas venue pour tout décorer, Svetlana travaille et tous les autres étudiants de Columbia sont en train de valider leur année. Lui en est interdit, les risques trop élevés. Il y a quelque chose de définitivement mort, et si ce n'est pas son myocarde, au moins toute volonté de le voir s'améliorer. Les sondes qui ont enfin été retirées dans la matinée qui lui brûlent encore la gorge et le brisent dans des quintes de toux qu'il a le plus grand mal à exécuter, l'effort musculaire qui commence à devenir trop important même pour respirer - le début de la fin, enfin, après trois ans de suspends.

River qui rentre comme une tempête, à saisir tout son souffle et à englober la salle de son charisme transcendant, et merde, ça n'aurait pas du. Le plus jeune qui se sent encore plus petit maintenant, sale, quelque part. Décharné, perdu, déphasé, sans doute aussi. L'imbécile qui n'en finira jamais de lui briser le coeur à tout refuser en sachant très bien combien toute l'existence du supplicié était éphémère, Ailill qui s'est convaincu que c'était pour ça, de toute façon. Qu'on ne trouverait pas en un malade la valeur d'un coming-out en prenant en compte le long terme, et qu'il ne ferait pas d'exception malgré mille grands mots et deux trois blagues qui auront réussi à faire réagir le visage fermé. River qui se rend comme on le ferait face aux autorités, qui ne dit mot, qui attend. Et rien qui ne vient, tous les mots qui restent coincés au fond de la gorge abîmée, Ailill qui blâme le traitement plutôt qu'un courage vacillant. Un roulement d'yeux excédé, la guerre cherchée ouvertement sans envie de l'assumer frontalement, le brun qui sait qu'il aurait peu de chance physiquement, aurait trouvé la froideur des messages comme plus élégante pour le larguer à tout jamais - mis face à son impossibilité totale de le faire une fois qu'il lui en a laissé la possibilité. River qui est là et qui se tient droit, fermé, prêt à tout assumer, et la maturité de l'altérité qu'il se retrouve obligé d'ajuster. Pas question de l'engueuler inutilement pour qu'il ait le culot d'avoir le beau rôle, et un besoin de la jouer fine malgré le sommeil qui manque et les idées peu claires.

- J'espère que tu t'es fait super mal comme première tentative d'avoir l'air suffisamment adulte, le tout récent majeur qui n'en pense rien mais tient à exprimer combien il est toujours contrarié, quatre mois de faux-semblants et l'avoir laissé en plan sous la pluie qu'il ne pardonnera pas - lui qu'on a jamais pris pour un pur idiot jusque avant, qui s'est bien fait avoir, encore et encore, et compte bien y mettre un terme. Sans vraiment y croire. Le reste de ses propos qui lui lancinent le crâne avec des termes trop vrais et aucune volonté de les reconnaître, son moment malgré tout qu'il n'a certainement pas à retourner en sa faveur, le tribunal d'une personne qui l'a jugé coupable bien avant le procès, plus aucun élément à apporter au dossier, des justications qu'il aurait voulu essuyer comme un peu de pluie sur un manteau vernis. - Mais t'es sérieux, connard. Tu vas me faire le coup du futur à moi, t'as suffisamment de culot pour ça. Tu fais pas quarante kilos, ton coeur bat correctement, ton corps t'a pas déclaré la guerre? Alors t'en as un. La finalité qui s'est brutalement rapprochée pour l'un et certainement pas d'envie de lui en parler sans lui donner de raison de le lâcher avant l'heure, la culpabilité d'avoir vite tourné la page sur elle qui n'est pas restée longtemps dans l'entourage d'Eve après son décès, jusqu'au silence des parents malgré les lettres envoyées, haine bien dissimulée derrière la calligraphie éduquée. Un regard noir, le Polonais qui déverrouille enfin ses mâchoires, la voix encore rauque de la semaine passée, qui se lance, encore, en crachats rhétoriques et invisibles désespérés oh, mais tu n'as plus rien parce que tu as tout abandonné. Tu n'es plus rien parce que plutôt que de te battre pour garder les gens près de toi tu les as tous repoussés. Tu me dis de te lâcher mais je sais très bien que tu finiras par le faire toi aussi parce que c'est tout le temps comme ça. Je me demande de quelle date la dernière fois que tu n'as pas fui en te rendant compte qu'une personne te voulait pas forcément du mal, parce que tu sais pas gérer. Tu pourrais, River. Tu pourrais avoir tellement de monde, et tu bloques chaque personne qui tente de s'approcher. Me fais pas le coup du lâcheur, sincèrement. Je vais trouver un moyen de te mettre ton nez contre un mur, sinon. Pour assortir au reste, le regard qui se penche encore vers la jambe, une présage de l'origine de la blessure, les chevaux qui ont toujours été capricieux, et River qui a décidé là aussi de ne garder que les plus coriaces, forcément. Et dans ses mots des tons durs puisque ce seraient les seuls acceptés, que le moindre sourire serait vu comme une menace qu'il n'aurait jamais voulu créer, même s'il en aurait crevé d'envie - River qui ne lit des propos que s'il peut s'y sentir en danger. Ton père est un pur connard, et qu'il soit un enculé au sens propre du terme aurait certainement amélioré les choses pour toi, mais il y a aussi ta responsabilté. Je ne sais pas ce qui a fait que tu restes aussi bloqué sur toi-même, je ne suis même pas sûr que toi tu le saches. J'aimerais sincèrement mettre le doigt dessus, comme j'aimerais dire à ton père combien je commence à en avoir marre de tout ce qu'il représente pour toi, et crois-moi si j'avais eu son numéro, j'aurais fini par le faire, mais je suis même pas sûr qu'après avoir réglé tous tes comptes avec lui tu serais complètement changé. Ailill qui se hait comme il hait le venin disséminé, certainement pas l'impression de viser juste, mais peut-être une chance d'ajuster son tir pour les prochaines fois, pourvu qu'il ne fuie pas.

- Tu me fais chier, sérieux. T'es brillant, t'es drôle, t'es adorable quand tu veux, et quand t'es un connard c'est limite encore mieux, et pour ça faut le faire, mais tu me butes à te haïr comme ça. Si je pouvais réparer tout le mal qu'on t'a fait, je le ferais. Je supporte pas les énigmes irrésolues, et j'ai pas toute une vie devant moi pour attendre cent dix ans que tu fasses le clair sur toi-même. Un regard vers la droite, la fenêtre qui donne lieu vers la cour et sa pluie morne, le mois de mai qui s'annonce comme les trois précédents, New York qui ne prévoit aucun cadeau jusqu'à présent. Pourquoi tu es là si c'est pour me larguer encore une nouvelle fois. Est-ce que tu vas finir par me dire des choses, vraiment, sur ce que ton père fait, t'ouvrir, un minimum, parce que je suis vraiment fatigué. Les prunelles qui se dévient vers la chaise aux coussins rembourrés, l'index qui le pointe avec moins de hargne qu'il a pu en faire, la toux fièrement réprimée pour ne pas lui témoigner de faiblesses, avant-bras devant la bouche une seconde pour lui épargner le hoquet, avant de reprendre, assieds-toi, si t'en as le cran, parce que t'as beaucoup trop mal pour rester debout, tu fais que flancher, l'hyperbole présente à partir de petits signes, l'habitude des rien du tout desquels il ferait des montagnes, puisque River ne saurait rien lui donner.

Pando


« Va chier connard ! » C'est dans quel poème ?  | Ailill Nn5o
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River Nygård-Bachmann
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Dim 19 Mai - 10:54
Ailill ♥
« Va chier connard ! » C'est dans quel poème ?  
Il semble soudain vulnérable dans cette chambre d’hôpital. Les traits tirés. Il est grand maintenant. Enfin il a pris des années dans la gueule le bouclé. L'As a changé et toi tu stagnes voilà la dure réalité des choses. Et toi tu te morfonds alors qu'il semble porter un poids bien plus lourd que le tien. T'as un psychologique dérangé puisque tu te freines tout seul. T'aimerais lui expliquer ce qui t'a changé en ce monstre. Mais tu culpabilise de ne pas t'intéresser à lui. T'encaisses, tu le laisses gueuler, c'est toi qu'a déclenché tout ça. T'as voulu le faire hurler, et à ta différence lui, il a l'intelligence, le cérébral, il tape là ou ça fait mal, pas avec les poings mais avec les mots. Il est beau le renard rusé, élégant tout en finesse. Comparé à la brute épaisse. Quasimoso et Esmeralda, la Belle et la Bête. Tu sais que la moindre des phrases qu'il te balacent à la gueule est vrai. Au moins il ne commet pas l'erreur de parler avec douceur.

Tu ne comprend que les cris, les coups, l'agression mentale comme physique. Voilà t'es fait pour encaisser parce que t'es un homme. Ouais voilà t'es un homme c'est peut être bien ça le problème. Tu réponds à tous les clichés que cette société de jet-setteurs cocaïnés te demande. Tu te dois de garder un physique, et celui ci est décemment au mieux de sa forme en ce moment, t'as pris sur toi, continuer à te muscler de façon équilibré malgré la douleur lancinante dans ta jambe. Alors qu'au fond t'en a rien foutre des abdos sec et bien dessiné. Du haut de ton mètre quatre vingt dix t'as pas besoin de ça. T'es comme un trophée, un truc qu'on exhibe devant le public pour faire bonne image, sans âme. Reniant ce qu'il est de lui même.

Les mots que ce petit brun avait prononcé l'avant veille te reviennent en pleine gueule. Lui qui s'assumais sans aucun problème alors que toi tu fuis pour un baiser comme une jouvencelle. Pourtant t'en as eu des hommes dans ton lit, mais pas comme celui là. Celui là t'as peur de le faire souffrir tout simplement. Tu le voulais, tu ne le voulais plus. Il était de fou de voir à quel point une obsédante pensée pouvait se muer en une fraction de seconde en une insignifiante lubie de passage. Les autres avaient vu juste mais ils avaient sûrement oubliés de te dire que les moulins du cœur tournaient au rythme de nos éternels caprices. Tu grognes tout de même :
- Non j'ai pas mal ça va.

Alors que tu peines à tenir debout ? Tu le vois te défier du regard encore une fois, te balancer des mots que tu n'aurais jamais cru entendre dans la bouche de quelqu'un. Là quelqu'un tiens à toi. T'as plus de parents, plus d'amis, plus de famille et aujourd’hui, quelqu'un d'autres que Berlin décide de t'apporter un peu de lui, un peu d'attention, un peu d'amour même si ça te tue de le dire. Et puis qu'est ce que t'as à foutre de plus. T'as raison, il est malade, ce sera éphémère bien tristement. Et alors ? Tu vas continuer, attendre que comme pour  Matt, il s'évapore avant de lui dire ce que tu ressens. Ton genoux te lance encore, lui l'a bien compris que tu tiens pas debout. Le dilemme s'impose encore, s'asseoir ne serait t-il pas le premier pas de la faiblesse ? Ou justement de la rédemption. Tu lui accordes au moins ça, t'approches, sers les dents en tournant la tête vers l'extérieur et t’assoies. Il doit souffrir plus que toi, arrête de faire la fiotte. Voilà ce qui tourne dans ta tête. Sauf que t'en es une bordel de merde. Donc tu poses ton cul, tu souffles, et t'attends. Une seconde, deux secondes, trois secondes. T'hésite et regrettes instantanément les mots qui sortent de ta bouche :
- Ecoute bien parce que je le dirais pas deux fois. T'a raison. T'as raison sur toute la ligne. Je détournerai bien la conversation en te demandant pourquoi toi t'as l'air d'avoir vieilli de cinq ans en l'espace de quelques mois ? Mais c'est pas ça que tu veux entendre pour l'instant si ?

Tu tentes, laisse planer un silence visiblement non, ce sujet s'abordera plus tard, là on parle de toi c'est tout. Tu soupires.

- Qu'est ce que tu veux savoir exactement ? Que mon père a chassé mon petit ami de l'époque devant les caméras aux J.O ? Et que j'ai rien fait pour le retenir alors que j'en crevais d'envie ? Que je regrette amèrement la Norvège ? Que ma carrière s'est terminé le jour de mes 18 ans écrasé entre un cheval et une barrière parce que j'ai pas su dire à mon père adoptif que ce cheval là n'était pas près ?

Tu laisses un temps de pause, l'émotion dans ta voix est à peine audible tant tu t'efforces de ne pas paraître marqué par le poids des souvenirs :
- Ou alors tu préfères entendre que là tout de suite je préférerais te sauter dessus au lieu de déblatérer sur des vieilles histoires ? Parce que ouais voilà c'est ça qui se passe dans ma tête depuis le début. Mais vu mon comportement je pense que je vais prendre un stop. Et je le supporterai pas, parce que j'ai trop de fierté pour prendre un râteau ?  J'aime pas les déclarations enflammés mais putain j'ai enfin trouver quelqu'un avec un peu de cran, de l'ironie et un peu trop de gueule putain de merde. Je supporte pas de te faire du mal alors je me barre, sauf que je suis l'origine du mal. Je soigne le feu en soufflant dessus pour attiser les braises c'est tout. Et je sais que ça veut rien dire tout ce que je te dis là mais je pense que t'es assez intelligent pour comprendre ma tentative de déclarations d'adolescent. Et donc maintenant. Toi ? Pourquoi t'es dans cet état ?



La liberté. Rengaine pompeuse de notre civilisation. Il n’y a que ceux qui en sont privés qui savent ce que cela signifie.
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Ailill G. Whelan
général
J'ai posté : 920 messages et j'ai : 24 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Timothée Chalamet et pour finir je crédite : ephemere tm (bazzart) et beeth0ven (tumblr).

Lun 20 Mai - 0:58
Ailill &
River

va chier connard, c'est dans quel poème
"help, i have done it again, i have been here many times before. hurt myself again today, and the worst part is there's no one else to blame. be my friend, hold me, wrap me up, unfold me. i am small, i'm needy, warm me up and breathe me. ouch, I have lost myself again, lost myself and I am nowhere to be found. yeah, I think that i might break, lost myself again and i feel unsafe."
Ca fait mal, quelque part. De le voir à nouveau après un deuil entamé depuis plusieurs mois, plus aucun espoir et un nom sur le répertoire qu'il n'a jamais réussi à complètement supprimé - et s'il avait réussi, plus aucune chance de l'avoir rencontré à nouveau, sans le moindre doute. Le plus jeune qui ne peut pas se permettre de penser que l'autre aurait fait le premier pas, parce que ça ne convient pas. Que l'attente a été suffisamment longue, et qu'une fois que la tempête d'avril est passée, il ne reste plus rien à raviver nulle part. Qu'il fallait lui dire de partir, sans le penser, juste pour avoir l'air plus fort, plus con, le dernier malin. Quatre contre un, mais le point marqué à la toute fin qui sauve l'honneur, après avoir eu l'estime d'une serpillère toutes les dernières fois ; le mathématicien qui ne s'est jamais fait duper aussi souvent jusqu'à présent. Le laisser revenir pour souffrir à nouveau, encaisser sans rien dire. River qui ne quittera pas la salle parce qu'ils ont bien trop de choses à se dire, et qu'il faudra bien le faire, signer une armistice quelque part, probablement aujourd'hui. Les deux corps à bout de souffle alors que le plus grand se rend enfin et s'abaisse plus à son niveau, le torse qui se courbe en direction des membres inférieurs endolories, le besoin qui existait bien malgré tout l'honneur inventé autour du prétexte de la bonne santé.

Il a mal et ça devrait lui faire du bien, mais ça ne le satisfait pas ; il n'y a finalement rien de plus insupportable que de le voir se blesser en montant, les ravages de son éducation en stigmates visibles alors qu'il parierait sans hésiter sur la possibilité d'une kinesithérapie intensive qu'il ne suivra probablement même pas, les valides qui ont cette tendance à se ressembler sur ce point. Woaw, Bachmann qui s'ouvre enfin, peut-être qu'il va pleuvoir des poulets aujourd'hui, il lance sarcastiquement, le patronyme pour le blesser comme pour se rapprocher de lui, Joseph le premier à avoir demandé d'éventuelles origines ashkénazes et qui s'y est vraiment accroché un moment, malgré les négations de la tête du fils. L'adoption dont il ne sait rien au final, pas de possibilité de savoir d'où son père a pu signer le papier, depuis quand et pourquoi exactement - la question qui est trop dur à poser si elle signifie qu'il s'ouvre sur ce point lui aussi, SOS qui finira bien par lui ruiner son identité, il espérait juste à son enterrement. J'aimerais bien savoir comment je peux aider, surtout. Et si pour toi en parler c'est une solution, c'est assez logique. Beaucoup de gens font ça, sans être faibles ni rien. C'est vraiment le concept même de ce qui nous rend humains, à la base, communiquer des peines et des douleurs, des histoires. Si je peux te poser des questions, j'en poserais mille. S'il fallait que je ferme ma gueule, je le ferais. Moi à la base je voulais juste être là sans me faire recaler encore et encore. Les escarmouches qui étaient au moins à moitié aussi son fait, Ailill qui n'a pas forcément été plus agréable avant, sans l'assumer pour autant, la faute qui lui reviendrait aujourd'hui complètement, sa décision et un River suffisamment convaincu pour ne pas lui retourner les mêmes propos. Ce que je t'ai dit, sur les garçons, je l'ai dit à vraiment peu de personnes. Ca se fait pas chez moi. J'ai grandi dans un pensionnat protestant, c'est pas juste anecdotique. T'as profité du fait que je sois bourré, et tu m'as menti ensuite sur toi, il raisonne, les mâchoires osseuses et serrées, le regard aussi vif que possible et l'oeillade qui témoigne de tout l'amour et la crainte pour l'altérité fugueuse derrière l'autorité visible. Le pensionnat protestant qui suffira comme enseignement religieux, Ailill qui s'est habitué à passer sous silence huit ans de socialisation dans les églises les plus orthodoxes d'Europe, la Pologne qui se fie plus aux curés qu'à des politiques pour savoir que dire ou que faire en général, et l'athée aux origines douteuses au milieu pour servir des théories raciales toujours aussi régressives. Y a mille autres trucs comme ça, il termine, sans pouvoir les trouver - surtout une impression et des compte à rendre envers l'univers entier qu'il ne peut pas diriger tout entier contre River en déclarant avoir des preuves avec lui.

La déclaration qui le fait vaciller émotionnellement, tout à fait inattendue après les multiples rétractations, la langue qui dit enfin, à sa façon, qu'une certaine attention lui est apportée, et lui, sonné, qui ne saurait décider si quelques mots pourraient convenir. Des joues qui se laissent rougir et un regard vers ses pieds le temps d'une seconde, avant qu'il ne se reprenne et rétorque enfin, le trouble ne pouvant pas se laisser installer ; eh Shakespeare, quand on veut sauter quelqu'un, on ne leur dit pas qu'elles ont un mauvais air juste avant. La drague condescendante, ça fonctionne sur instagram, à la limite, pas en face. Et une pause, la gorge qui se noue, les mots qui sont toujours aussi difficiles à prononcer, les faits qui sont toujours aussi compliqués à reconnaître. Eve qui est partie et qui a apporté avec elle tout un bout de lui, celui qu'il ne viendra plus jamais cherché, une espèce d'innocence puérile qu'il ne voudra plus jamais voir ; l'espoir qui est mort et les anges qui jouent au bière-pong dans les nuages, pas capables d'entendre leur plus fervente croyante qui aurait du avoir le droit de vivre, elle plus que tous les autres, et qui ne fera plus jamais de bien sur terre une fois incinérée ; son miroir désormais complètement désemparé. Je suis tombé malade, quelle surprise non?, avant de croiser son regard ; les mots qui ne suffisent apparemment pas. J'ai pris mes médicaments moins souvent ces derniers temps, je ne mangeais plus donc ils me faisaient juste vomir. Du coup j'ai repris mais le mal est déjà un peu fait, le myocarde a vraiment pas apprécié. Ils ont parlé d'une opération pour m'aider, mais les risques étaient trop importants niveau anesthésie, donc je peux officiellement faire seulement avec ce que j'ai maintenant. Dernière ligne droite. Le souffle qui traduit un faux-rire, les yeux qui se plissent pour accueillir un sourire cynique, la dernière ligne droite, enfin, après lui avoir fait des pieds de nez constamment ces dernières années. Un an depuis la date butoir qu'on lui avait proposé, une inscription à la fac, une acceptation dans la Confrérie la plus intéressante à ses yeux, pour tout rater maintenant, probablement sans chances de retour, vu la dégringolade, d'après le médecin contacté - Ailill qui compterait bien lui prouver qu'elle a tort pour peu qu'il sorte un jour, la date espérée qui ne fait que s'éloigner derrière lui, le séjour par trois fois rallongé. Eve a eu sa dernière ligne droite aussi vite que l'aurait fait une moto de cross, on n'a rien vu venir. Elle est décédée il y a un mois, littéralement un étage au dessus. Les yeux vers le plafond pour fusiller le ciel, l'index dirigé vers le même endroit. Je t'avais probablement déjà parlé d'elle, elle était vraiment tout pour moi. Elle a été ma soeur, ma meilleure amie, elle a toujours tout su, j'ai traversé tout New York des centaines de fois pour elle, des fois on louait même une chambre d'hôtel juste pour rester dans le même lit et ne jamais se quitter. Quand elle est morte, je voyais plus l'utilité de faire tout ça. De chercher un futur. Le brun qui s'est toujours battu, et personne pour lui dire le contraire, les inspirations nées là où elles n'auraient pas du, qui lui ont déclenchés des soupirs fatigués et l'ont convaincu de réaliser quelques tweets bien visés, spécialement en attendant le jour où la fatigue morale le rattraperait - qui ne s'est jamais douté que la raison pourrait être telle, qui se serait probablement arrêté de vivre tout court en redoutant ce moment. Eve qui n'aurait jamais du partir si jeune, qui devait bien avoir un an, au moins, mais qui ne les a même pas eu ; à peine un instant pour des au-revoir et des adieux qu'il n'a toujours pas voulu assumer. Un enterrement auquel il a assisté, organisé autant que possible dans une culture qui était loin d'être la sienne, et puis rien derrière, si ce n'est la volonté farouche d'un retour en arrière. Les prunelles claires qui s'animent d'une lueur sinistre mais aucune larme qui ne vient, toutes les réserves de sel usées depuis longtemps dorénavant. T'as raison, quelque part, c'est nul de s'attacher, moi je n'ai jamais réussi à ne pas le faire. Avant me manque sincèrement. Quand tout était encore là, quand y avait encore des raisons de se lever. Les mains qui rejoignent les roues du fauteuil pour en détacher les freins, l'étudiant en mathématiques qui se permet quelques mouvements tout en restant sur place, concentrer ses pensées ailleurs pour moins s'y soumettre. C'est surtout mon corps qui a pris cinq ans dans la vue, intérieurement j'ai pris cent deux ans d'un coup, les mains qui le dirigent enfin vers la table de chevet, bouquin du moment saisi et posé sur ses genoux, la contenance donnée comme c'est encore possible avant de complètement sombrer.

Pando


j'ai écrit ce post avec le FA le moins coopérant du monde, genre un bug toutes les trente secondes voilà je voulais le notifier « Va chier connard ! » C'est dans quel poème ?  | Ailill 1271436287 « Va chier connard ! » C'est dans quel poème ?  | Ailill 1271436287 « Va chier connard ! » C'est dans quel poème ?  | Ailill 1271436287


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