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Where your heart will still beat (Nathan & Bastien)

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Bastien Skelton
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Jeu 23 Mai - 1:41

Where your heart
will still beat
 Nathan T. Lynch & Bastien Skelton  

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(MI-AVRIL, NIGHT)

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Claquant la portière de la Jeep, je ne daigne pas récupérer mon veston d'habit sur le banc passager, pas plus que mon sac sur la banquette arrière. Je n'ai pas voulu mettre ces chaussures qui m'horripile de part leur semelles trop rigides et sans adhérence, mais j'ai tout de même enfiler un costard ébène avec chemise anthracite et cravate assortie. Sautant les quelques marches pour atteindre le perron, je toque deux coups à peine avant de pénétrer dans la maison familiale, sachant parfaitement que je n'ai pas besoin de faire plus pour m'annoncer. Je sais qu'ils m'attendent puisque j'ai retardé mon arrivée de quelques heures, mais ils vont devoir m'attendre encore un peu, même si, physiquement, je suis arrivé; la tête ne suit pas, je suis encore trop focus sur ce que je veux faire.

- Eh ben dis donc, t'es sapé! Tu sors d'un rendez-vous? Me fait la voix de mon père pour me taquiner alors que je retire mes baskets de cuir noir.

Ne répondant rien, je lui jette un simple regard qui en dit probablement long sur mon plein manque de volonté d'expliquer mon retard et mon habillement loin du look décontracté que j'aborde normalement en arrivant ici. Je ne suis pas repassé chez moi en sortant de là-bas, je ne me suis pas changé, j'ai simplement retiré mon veston lorsque je suis monté dans la carlingue, histoire d'être à l'aise pour conduire puisque ça me demandait déjà un effort de concentration.

- Tu tires un tête d'enterrement, remarque-t-il, semblant surpris.
- Alors c'est de circonstance, lâchais-je un peu abruptement avant d'avaler les marches quatre à quatre pour me rendre à ma chambre au second.

Mes pas rapides me font rapidement traverser le couloir jusqu'à elle, sans même regarder si quelque chose a changer ou admirer la vue des vagues par la double porte vitrée comme je le fais souvent, je me dirige vers le large placard où, en plus de vêtements de saisons, se sont accumulé depuis des années plusieurs souvenirs et babioles. Cherchant au travers de tout ça, je manque de renverser quelques trucs au passage, les rattrapant de justesse pour les replacer un peu n'importe comment; je m'occuperai de leur sort une autre fois. Forcé de constater que l'objet que je cherche n'est pas là, je dévale à nouveau les escaliers, manquant de me casser la gueule sur les dernières marches, mes pieds glissants sur le bois. Abandonnant les chaussettes traîtresses dans un coin, je me dirige cette fois vers le garage par la porte intérieure.

- Tout va bien mon ché…

Je n'entends pas la fin de la question de ma mère, la porte claquant derrière, me laissant seul avec les voitures et les outils. Les néons blanc éclairant franchement la pièce, mon regard se porte sur les poutres du plafond dans l'ombre et sur lesquelles reposent divers bacs et rangements, apercevant finalement ce que je veux, je me propulse vers l'une d'elle, prenant appui sur l'établi pour augmenter la porté de mon bond. Une fois hissé dans la charpente, il ne me faut que quelques minutes, par habitude d'y passer, pour me rendre à mon stock de planches de réserve ou de souvenirs. Mes doigts glissant sur les surfaces connues, je finis par soulever celle que je visais depuis que je suis sortie de l'office. Un passage de la paume dégage la poussière accumulée fait briller le logo sur la planche noire, vestige de mes premières compétitions. Le même que sur la photo.

Ne faisant pas aussi attention qu'à l'habitude, je fais passer la planche entre les poutres pour lui faire retrouver le plancher des vaches, m'assurant simplement qu'elle ne vise pas les bagnoles des parents, avant de descendre à mon tour. Quittant la pièce, surfboard en main, je passe rapidement par la cuisine pour récupérer quelques trucs avant de sortir sur la terrasse pour la traverser sans m'arrêter, me dirigeant vers la plage et les vagues. Ce n'est que lorsque celle-ci est à proximité que j'ai un mouvement brusque pour planter la planche dans le sable afin qu'elle tienne le temps d'allumer le lampion que j'ai trouvé parmi les fournitures. Flanquant à nouveau le briquet dans mes poches, je conserve la petite flamme en main, protégé du vent par les parois de verres. Mes doigts accrochant le surfboard, je l'extirpe du sable, avançant vers la houle qui se retire peu à peu, me foutant de l'état dans lequel seront ensuite mes vêtements. Ce n'est que lorsque l'eau s'approche de ma taille que je stoppe à nouveau, déposant la surface noire sur l'onde qui apparaît presque aussi foncée lorsqu'elle ne reflète ni la lune, ni le lampion. Déposant d'ailleurs celui-ci sur le board, je relâche le tout pour les laisser partir avec le retrait de la marée, pour un dernier aurevoir et un dernier hommage.
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Nathan T. Lynch
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Jeu 23 Mai - 2:14
Where your heart
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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] & [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]Mes yeux passent d'un jaune pâle, à un autre jaune tout aussi pâle. Essayant de voir une différence que je n'arrive pas à distinguer, mais qui selon Christine sépare ces couleurs diamétralement opposé. Apparemment pas de la même pâleur, ça n’allait pas rendre pareil, avec le bleu des nouveaux coussins, pour les fournitures du patio.
Autant d'habitude j'adore parler chiffons avec elle , autant la couleur qu'elle avait choisie en deux exemplaires me semblait laide, insipides… pâle.
“Alors ?” Demande t elle, impatiente devant mon silence et manque de réaction.
Je continue à fixer les deux bout de tissus posé devant moi sur l'îlot de la cuisine, secouant la tête avec une moue sceptique.
De l'autre côté de la table, caché derrière son journal, la voix d'oncle Fred lui réponds “T'as vu, même junior n'aime pas. On dirait de la soupe que t'as préparé le dernier thanksgiving”.
Claquant des doigts, le visage soudain illuminé par un éclair de compréhension je m'écrie “Voilà !” Confirmait je, le pointant du doigt. “c’est exactement ça ! Je cherchais ce que ça me rappelais !” continuais je, provoquant un rire chez mon oncle, en même temps qu'un soupire découragé de la mère de mon meilleur ami. Ma mère de substitution. Celle avec qui j'aime repenser la déco de son patio, choisir les couleurs des rideau de sa douche, ou dénicher  un tableau pour sa bibliothèque. Celle avec qui j'aime parler, prendre le thé, ou un martini. Celle que je suis venue voir aujourd'hui, juste pour le plaisir, en attendant d'être rejoint par son fils.
Des crissement de pneus sur le gravier, empêchent Christine de me répondre, attirant nos regards simultanément vers la source du bruit. “Ah, ton sauveur est la” commente oncle Fred, moqueur. Repliant son journal, il se lève, s'étire et se dirige vers l'entrée, prêt à accueillir son fils, mais surtout, j'ai l'impression, prêt à s'éloigner de ce tas de tissus que sa femme et moi étions entrain de comparer.
Pour ma part, je ne bouge pas. Je ne peux empêcher le sourire qui se dessine sur mes lèvres... néanmoins, c'est à peu près la seule réaction que je fais à l'annonce de ce nouveau venue. Je sais que bientôt, il va entrer dans la cuisine, m’ébouriffer les cheveux, embrasser sa mère, se laisser aller contre le marbre du comptoire, remplir la pièce de toute sa…. longueur… ou serait ce de sa présence.
Le regard de Christine, aussi bleu que persant, semble lire en moi, provoquant un trémoussement inconfortable de ma part sur mon siège.
“Pas de jaune Christine” fis je, ramenant le sujet vers un terrain neutre.
Des coups sur la porte, suivie de cette dernière s'ouvrant et se fermant puis … de pas un peu plus rapide que la normale. Un peu moins calme et posé. Un peu moins Bastien.
La salutation de son père n'a aucune réponse de sa part. Ses railleries s'attirant une réplique froide. Sèche. Et les mouvements du plus jeune ne ralentissement même pas quand il passe devant la cuisine. Signe qu'il ne nous avait peut être pas remarqué.
Voilà qui est bizarre.
Je le suis des yeux, jusqu'à l'étage, avant de revenir vers ceux de lynx de la blonde devant moi. Une lueur intrigué dans les siens fait écho à la mienne, sans qu'aucun de nous ne sache répondre à cette question muette.
Mon haussement d'épaules léger lui signifie que je ne sais pas plus ce qui se passe… Et que je ne vais rien faire. Que je vais tout simplement rester ici à attendre qu'il revienne vers nous.
Du moins, c'était le plan jusqu’à ce que je l'entende farfouiller sans grand égard aux objets qu'il était entrain de déplacer. Un grand fatras peu habituel de la part du brun bien rangé qu'était mon meilleur ami. Mes yeux suivent le même chemin que ceux de ses parents vers le plafond, sans qu'aucun de nous ne fasse un geste pour aller voir ce qui se passe.
Ce n'est que quand il repasse pour la deuxième fois à côté de nous sans un regard que Christine s'enquit de ce qui lui arrive… interrompu par la vue de son dos, quand il la dépasse vers le garage sans stopper ne serait ce qu'une seconde.
“Laisse “ dis je calmement.
Je m'étais déjà levé de mon siège, les mains dans les poches, suivant le chemin qu'une tempête brune venait d'emprunter. Beaucoup moins hâtivement que lui, vu que contrairement à lui, je n'ai aucune idée du but qui l'animait. Et d'une certaine manière je n'en avais rien à foutre. Tout ce qui comptait … compte … c'est que je sois là , quand il l'aura atteint. Ou quand il l'aura manqué.
J'entre à sa suite dans le garage, suivant ses mouvements lestes sans aucune envie de les répéter, l'attendant sur la terre ferme alors qu'il n'a même pas conscience de ma présence.
Une planche .
Je ne sais pas ce qui se passe.
Toutefois, je sais qu'une planche veut dire . Je sais que la prochaine étape ce sera la plage, puis l'eau glacé de la mer qui va l'entourer sans qu'il n'en sente la température. Le prendre dans ses bras, le bercer dans ses vagues. Le calmer.
Je me retire donc, aussi silencieusement que j'étais entré. Montant à l'étage, là où un placard venait d'être éventré. Je n'y reste que le temps de constater les dégâts avant de revenir vers l'endroit où j'étais sûr de trouver Bass.
La plage.
Je n'ai pas besoin d'allonger les pas. Je ne compte pas le suivre dans son sanctuaire. Je ne veux qu'être là … debout … à l'attendre… sur le sable quand il sortira. Une serviette à la main.
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Bastien Skelton
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Jeu 23 Mai - 2:17

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Pendant un temps incalculé, je reste immobile, suivant des yeux la lueur du lampion sur la planche qui se fait bercer par les vagues. La marée se retirant, elle l’emporte tranquillement au large en un mouvement de vas et vient très lents sur laquelle finit par se calquer ma respiration. Le but que je m’étais fixé étant atteint, je reprends tranquillement conscience avec ce qui m’entoure alors que d’instinct j’ai déjà adopté le mouvement de la houle qui m’arrivait à la taille, ayant probablement descendu quelque peu depuis sans que je ne le capte. C’est normalement sans réfléchir que je suis les mouvements de l’eau, m’assurant inconsciemment que je ne me ferai pas emporté si ce n’est pas ce que je veux. Le bruit de l'océan emplit mes oreilles, l'odeur de l'embrun me gonfle les poumons et si je m'étais pas autant fixer sur la lueur vacillante que j'ai envoyé au large, comme un mémorial, j'en fermerais les yeux pour me laisser emporter par la douceur des éléments.

Lorsque la flamme s'éteint finalement, avalé par l'océan, mon rythme cardiaque est à nouveau calme et mes gestes plus posés alors me détourne prêt à rentrer, à retrouver le monde réel, ma famille et à tout ce que je n’ai pas remarqué lorsque que je suis entré tout à l’heure. À dire vrai, je serais incapable de dire qui se trouve dans la maison outre que mon père qui m’a saluer. Le sentiment d'urgence et mon idée fixe passée, je peux maintenant fonctionner normalement.

Remontant vers la plage, la tête basse, je finis tout de même par la relever, pensant que j’aurai peut-être une idée des occupants si je regarde par les larges baies vitrées donnant sur la terrasse. Pourtant, avant ça, mon regard capte une silhouette sur la plage et s’il faut quelques secondes à mes yeux pour s’adapter à la luminosité, il en faut moins à mon cerveau pour capter de qui il s’agit. Je reconnais la découpe et la crête de cheveux si familière dans laquelle mes doigts vont se perdre dès que j'arrive à proximité sa personne. Tommy. Malgré le mélange de frustration, d'impuissance et de tristesse qui m'habite, sa présence réussi à faire hausser le coin de mes lèvres.

Sans un mot, mes doigts glissent sur sa nuque, puis dévient jusqu'à ce que je pose mon bras sur ses épaules pour l'entraîner sur la terrasse, le libérant de la serviette qu'il a apporté. Est-il toujours aussi prévoyant avec tout le monde? Ou est-ce seulement parce qu'il me connaît sur le bout des doigts?

Lorsque mon pied nu se pose sur les dernières marches de la terrasse, je marque un nouveau temps d'arrêt, ma main glissant inconsciemment dans le dos de mon meilleur ami alors mon regard se porte tout de même vers les vagues, tentant d'apercevoir la planche noire. Mes yeux cherchent quelques instants, mais l'évidence est là : tout comme celle pour qui elle a été offerte, je ne la reverrai plus.

Me détournant une nouvelle fois, j’avance avec Tommy sur la terrasse, prenant une pause pour m’appuyer contre ce qui me semble être encore l’ancien ensemble de meubles. Surprenant. J’aurais cru que ma mère les aurait déjà fait ramasser. Ou attendait-elle ma présence combiné à celle de Fred? Peut-être. Accessoirement, je soupçonne mon père de se trouver une activité lorsqu’elle s’emballe un peu trop dans ses idées de grandeur. Il n’y a que deux moment où il fait ça : quand il sent qu’elle lui collera des outils entre les mains toute la journée …ou lorsqu’elle se lance dans des recettes en cuisine. C’est connu chez nous : Christine n’est pas pas bonne cuisinière, Frederick n’apprécie que moyennement les travaux manuels et moi, je sais pas -et ne veux pas - danser. Chacun son créneau.

Épongeant le pantalon grossièrement avant d’entrer et de me faire reprocher d’amener l’océan en visite une fois de plus, je lève la tête pour croiser les pupilles noisettes de Tommy.

- Je t’ai fait attendre? Le questionnais-je doucement.

Depuis combien de temps il était là, sur la plage, à m’attendre? Je ne sais même pas combien de temps j’ai passé dans l’eau...
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Nathan T. Lynch
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Jeu 23 Mai - 2:35
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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] & [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]Pendant un temps incalculé, il reste immobile. Immobile dans l'eau, immergé jusqu’à la taille, encore habillé de ce qui normalement ne fait pas partie de sa garde robe…  ou pour être plus précis pas de celle qu'il ouvre quand il a envie de piquer une tête.
Ça ne semble pas être le cas ce soir. Il n'est pas la pour ça.  Ce n'est pas pour un de ses cravings pour l'eau, pendant lequel il lâche tout et se jette, littéralement, dans les vagues. Pour ça il aurait fallu qu'il y en ai, déjà ça aurait aidé. Mais aussi, il aurait fallu qu'il ait un peu moins de vêtements sur le dos.J'aurais eu sous les yeux un peu plus de peau que ce que son costume cache. Il n'aurait pas été devant une planche autant qu'il aurait été dessus. Et je ne penses pas qu'il aurait eu besoin d'un lampion à fixer en train de se consumer, jusqu'à être englouti par la mer.
Je tire mon paquet de cigarettes.  En prends une que je tape distraitement sur le carton rigide, avant de coincer au coin de mes lèvres, puis d'allumer distraitement.  
Je n'ai aucune idée de ce qui lui arrive. Aucune information sur l'endroit d'où il vient, ou celui où il comptait aller avant de bifurquer par la maison de ses parents. Vers son sanctuaire...
Je devine seulement que ce qui le bouleverse n'est pas anodin.
Qu'il souffre ou qu'il rage. Qu'il a envie de se calmer, de rassembler ses idée, de contempler le reflet inexistant  de la lune, et de profiter du silence bruyant de la mer. Pour…  je ne sais quoi.
Ne l'ayant pas appelé aujourd'hui, ayant supposé que j'allais le voir ce soir, préférant que ma présence chez ses parents soit une surprise pas totalement surprenante, vu que j'y passais plus de temps que le manoir familial des Lynch. Surtout quand c'était les vacances et que je n'avais aucune envie d'aller voir la mer de bali, alors que je l'avais déjà ici.
En même temps que je l'avais lui.
Qu'est ce qu'il est entrain de penser ? Que lui arrive t il?
Ma curiosité d'habitude facilement attisé, l'est un peu moins aujourd'hui. Rien de plus normal: je sais que peu importe ce qui lui arrive je finirais par le savoir. Que quand lui était dans cet état,  je me devais de garder mon calme.
C'est un accord tacite qu'on avait passé entre nous. Quand l'un est agité,  l'autre est instantanément calme. Non pas que ce soit une obligation, autant qu'un besoin qu'on ressentait tout les deux.

Qui saurait combien de temps il était resté la? Pas moi. Mais, éventuellement, il finit par se retourner vers moi. Vers la plage. Sa planche envoyé tellement loin, au large, que j'eu peur, pendant un court instant,  qu'il ne se décide à aller la chercher.
Chose qu'il ne tente pas.  Au contraire. Il se retourne, et semble décider qu'il était temps de rejoindre la terre ferme.
Moi.
Ne m'avait il pas vu jusque là ?
Son hésitation n'est pas perceptible. Ça aurait pu être le résultat de mon imagination.  Ses yeux ne sont pas surpris eux. Ses pupilles me fixent comme s'il s'attendait à me trouver ici. Ses mains rejoignent automatiquement mes cheveux,  passent sur ma nuque, légèrement mouillé… ne me dérangent en rien. C'est normal, ce n'est que Bass.
Mes mouvement se claquent sur les siens et on monte le perron sans qu'aucun mot ne soit échangé, ou presque.
“-Je t’ai fait attendre?
“-Jamais
Lui répondis je simplement. Je ne quitte pas ses pupilles du regard, essayent de comprendre la lueur que j'y lis. De douleur? De tristesse ? De frustration?
Passant la main sur sa joue j'y applique une légère pression ramenant son visage vers le mien, l'y laissant en simple caresse,  mais prêt à le retenir s'il décide de se dérober.
“-Qu'est ce qui se passe?
Et s'il ne veut pas le dire? Je m'en fou. De toute façon je serais là.
Je serais là pendant sa tempête.


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Ven 24 Mai - 1:12

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Sa main sur ma joue m'empêche de me détourner, de part sa présence, de part sa douceur pas si habituelle sans pour autant qu'elle ne m'apparaisse déplacée. Au contraire, elle est probablement tout ce qu'il me faut pour calmer mon ressenti. ...Si je ne cafouille pas et que j'arrive à museler une part de ma cervelle. N'essayant pas de résister à son contact, je me laisse tout de même aller contre ses doigts, fermant les yeux quelques secondes sans m'éloigner. Un soupir filtrant entre mes lèvres, mes muscles encore tendus se relâchant peu à peu alors que je lui découvre à nouveau mes pupilles.

- Eve est décédée, l'informais-je sourdement. La… la surfeuse que j'ai rencontrée. ...Je t'en ai parlé quelque fois, ajoutais-je vaguement n'ayant soudainement plus l'énergie d'en dire plus comme si chaque mot entendu pesait plus lourd et me donnait de la difficulté à articuler.

Je peux être avare de mots dans certaines situations, ce n'est pas nouveau, mais aujourd'hui c'est pas que je crois qu'il n'en vaille pas la peine, simplement que j'ai l'impression qu'il m'en coûterait une force qu'il me manque momentanément. Ça ne faisait pas si longtemps que je la connaissais, mais son passage presque éclair laisse une marque vive puisque je viens de l'apprendre alors que je ne la savais pas malade. Les vagues du temps atténueront le départ, mais ça n'en reste pas moins difficile de dire au revoir ce soir.

- Je t'ai dit que j'avais eu une planche semblable à la sienne, lui rappelais-je laissant entendre une voix fatiguée, vaguement rauque, lui rappelant la photo reçue par texto le matin où il était venu veiller sur moi alors que j'étais ressorti blessé d'un match de basket. C'était celle-là, lui indiquais-je avec un mouvement large vers l'océan avant de me concentrer à nouveau à éponger mes pantalons gorgés d'eau, glissant de l'emprise de Tommy pour reprendre contenance.

Je ne sais plus quoi dire d'autre, mais je figure qu'il a compris. Et qu'il réalise peut-être tout comme moi que cet adieu est mieux que le traditionnel paddle out dans les circonstances actuelles. Je me serais retrouvé au large bien assez vite et dans l'état d'esprit où j'étais en arrivant, ça n'était pas une bonne donnée dans l'équation. J'aurais peut-être eu quelques difficultés à revenir. Qui plus est, étant seul, je ne crois pas que ça aie le même impact. Le côté magnifique d'un paddle out réside, selon moi, dans la vision d'une multitude de gens réunis dans un élément choyé par la personne décédée. Ce soir, je suis seul. Elle a été célébrée ailleurs et autrement, par des gens qui la connaissait sans doute mieux que moi, seulement je tenais à lui dire au revoir de surfer à surfer.
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Ven 24 Mai - 2:01
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Je ne sais pas ce qui se passe, ni pourquoi il est ainsi. Je n'ai aucune idée de pourquoi il est habillé de cette manière, et encore moins de la raison pour laquelle il vient de passer plusieurs minutes dans l'eau à regarder une de ses planches dériver devant ses yeux sans essayer de la retenir. Je ne m'explique pas son urgence à atteindre le confort de la mer, ni son air distrait l'ayant empêché de nous saluer …. Et à vrai dire je ne cherche même pas a le savoir, juste le temps qu'il se calme.
J'ai l'impression qu'il ne faut surtout pas que je l'interrompt.
Alors je l'attends. Je l'attends patiemment sur la plage le temps qu'il me revienne à moitié dégoulinant d'eau. Il s'approche. Se rends compte de ma présence, à moin qu'il ne l'ait tout le temps su. Me demande s'il ne m'avait pas fait attendre …
Non. Jamais avec lui.
C'est là que je me permet de poser la question .
Je cherche ses yeux des miens. Je cherche son contact du bout de mes doigts sur sa joue. Je ne me dérobe pas à son toucher, de sa main sur mon dos. Et je profite de notre solitude pour ne surtout pas m'éloigner de sa proximité.
Oui. Devant ses parents, j'aurais peut être été un peu… un tout petit peu… plus pudique. Je me serait éloigné légèrement devant le regard de Christine. Je n'aurais pas remarqué les pigments bruns dans les pupilles de mon ami, quand il aurait rouvert ses yeux. Je n'aurais peut être pas sentit le souffle chaud de son soupir caresser mon visage…. Mais j'aurais certainement vu la lueur dans son regard, j'aurais entendu la tristesse dans sa voix, j'aurais senti la douleur dans ses paroles. Eve est morte.
La surfeuse dont il m'a parlé.
Je m'en rappelle bien. Celle qu'il avait voulu faire rencontrer à ses parents. Celle avec qui il allait nager. Surfer.
Eve la surfeuse.
Peu importe ce que je pouvais sentir envers elle. Peut importe le ressentiment que j'avais a son égard. Peu importe ce que j'avais pensé de leurs rapprochement ou de leur relation. De sa pose aguicheuse, ou de sa beauté source de ma jalousie. Elle était morte. Et je n'y peux rien. Et Je ne ne peux rien faire pour inverser cet état. Et je ne peux m'empêcher de ressentir un pincement au cœur. Un sentiment de totale impuissance que je ne laisse pas apparaître à la surface par égard a mon ami. Un élan de sympathie envers Bass.
Du pouce je caresse distraitement sa mâchoire l’invitant à parler. Ou a se taire. Peut importe ce qu'il choisit. Mes yeux ne quittent pas les siens, et je ne montre même pas ma surprise quand il m'affirmer m'avoir montré la même planche auparavant. Je n'ai aucun souvenir de cette planche… il ne se rends peut être pas compte que pour moi elles sont toutes pareilles.
Sans cesser ma caresse, m'approchant peut être sans m'en rendre compte, je garde le silence quelques instants
“-tu as envie d'en parler ? "
Non. Je sais que non. Il n'a pas envie d'en parler. Sauf que … peut être que ça va l'aider. Peut être qu'il en a envie finalement.
“-tu veux me parler d'elle ? "
Ma deuxième main rejoint la première de l'autre côté de son visage, le prenant en coupe. Sans attendre de réponse, comme d'habitude, je reprends.
“-tu veux qu'on passe la nuit sur la plage ? Dans l'eau? "
Ce soir c'est toi qui décide.
Ce soir, me tenant aussi proche de toi, la tête relevé vers la tienne, devant ta blessure que je vois dans tes yeux ...Ce soir j'ai envie de t'embrasser
….
Mais je vais me retenir, ça ne nous a jamais réussi.
“-viens "
Finis je par dire. Me détachant de toi, prenant ta main dans la mienne. Rompant un instant que j'aurais certainement fini par une bêtise, si je ne m'étais pas bougé. Je nous dirige vers la mer que tu viens de quitter.
Viens avec moi.


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Ven 24 Mai - 2:38

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Sincèrement Tommy… je saurais pas quoi dire. D'un faible signe de la tête, je réponds par la négative à sa première question avant que sa seconde main ne vienne se poser sur mon autre joue, m'empêchant de faire la même chose pour les autres demandes qui déboulent sans que je ne prononce la moindre syllabe. Et je n'ai d'ailleurs rien à dire alors qu'il m'entraine à nouveau vers l'océan dont je viens de quitter les abords. Je voudrais lui dire qu'il n'est pas obligé, qu'on peut simplement rentré et que ça va passer, pourtant aucun son ne sort et mes pas emboitent les siens sans la moindre résistance comme une marionnette qu'il tracte du bout des doigts. Rejoignant finalement ses côtés, cessant d'être à la traîne pour fouler le sol à ses côtés, mes orteils s'enfonçant dans le sable humide que les vagues ont désertés pour la marée basse. Demain matin, le paysage sera autrement, des rouleaux mousseux viendront s'échouer sur la côte et je les attendrai peut-être à nouveau avec une planche à la main pour saluer le soleil. Ce soir, le moral n'y est pas.

- Me fait pas ce coup-là, finis-je par articuler pour demander sourdement à Tommy.

...ou pour lui ordonner? C'est plus une supplication qu'un ordre s'il faut être parfaitement honnête. S'il venait à disparaître, à me laisser derrière, je ne sais pas si je saurais gérer. J'aurais l'impression qu'un pan de ma vie s'effondre et je trébucherais plus que je n'avancerais les années suivantes. Ça paraît excessif peut-être, mais d'aussi loin que je me souviennes, il a toujours été là. Et les quelques années où on s'est séparées ne sont pas pareilles aux autres, comme si j'avais manqué de souffle en m'en rendant plus ou moins compte, dopant ma cervelle à coup de "c'est mieux comme ça" qui me noyait peu à peu, alors que la première bouffée d'air, la première vraie conversation qu'on a eu après des mois de silence, a tout fait voler en éclat les arguments que je tentais de m'ancrer dans le crâne pour rester loin.

- Je sais que c'est faire preuve de culot de te demander ça, alors que, de nous deux, je suis celui qui passe son temps à faire des trucs plus ou moins dangereux, admis-je, mais je saurais pas prendre le coup si tu disparaissais, avouais-je en baissant la tête avant de la tourner vers lui.

Par habitude, mes doigts retrouvent un chemin entre ses mèches tandis que je l'attire un peu plus vers moi en continuant nos pas.

- Navré de te casser l'ambiance. Je suis lourd, ce soir, constatais-je avec un faible sourire d'excuse, arrêtant de l'ébouriffer pour laisser mon bras sur ses épaules.

Le plan de ce soir n'était probablement pas d'alléger mes pensées sombres en m'accompagnant sur la bordure sablonneuse derrière la maison alors que je porte encore une cravate, même si mon pantalon doit sentir l'algue et le sel. On aurait fini par passer du temps ensemble, c'est inévitable si on est à la maison tous les deux. On aurait peut-être profiter d'une discussion de mes parents pour s'éclipser et je n'écarte pas la possibilité qu'on aurait pu se retrouver ici, à marcher entre la pénombre et le bruit des vagues, mais la situation aurait été différente et j'aurais plutôt entendu son rire dans mes oreilles. Au lieu que lui essaie de me remonter le moral. Comme quoi, ce que je lui ai dit plus tôt se prouve encore une fois.
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Sam 25 Mai - 0:24
Where your heart
will still beat
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] & [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]Ma main serre ta paume entre mes doigts. Chaude, la tienne me rassure, même si je ne suis pas celui qu'il fallait réconforter.
Je te précède. Je te tire vers ce qui va m'aider à te calmer. Je te tire derrière moi et t'attire à moi. Gardant la même proximité dont tu m'a habitué, quand c'était à toi de t'occuper de moi.
Et je te précède sur le porche, puis sur le sable, évitant de te regarder de peur de… ne pas arriver a me retenir. Pendant un instant devant la baie vitrée, devant tes yeux, ton visage si proche, j'aurais pu t'embrasser. J'en avais envie Et ça… mieux vaut éviter.
Me fait pas ce coup-là
Ta voix déchire le silence de la nuit. Me fait stopper. Avais tu entendu ce que je pensais ? La conversation interne qui m'animait? Viens tu de me demander de pas le faire.
Je m'arrête et me retourne vers toi, prêt à me défendre , avant de me rendre compte que tu n’aurais pas pu m'entendre. Et que ça ne se passait que dans ma tête.
Je sais que c'est faire preuve de culot de te demander ça, alors que, de nous deux, je suis celui qui passe son temps à faire des trucs plus ou moins dangereux, mais je saurais pas prendre le coup si tu disparaissais,
Oh. Tu veux dire ça.
Revenant vers toi, je diminue la distance qui nous sépare :
“Je ne compte partir nulle part pour tout t'avouer. Mais étant donné ma maladresse légendaire et ma malchance avéré, je comprends ton inquiétude.
Essayais je de blaguer, souriant pour alléger la situation. Mes doigts reviennent vers ta joue et je relève ton visage vers le mien
“Mais toi, promet moi que peut importe ce qui m’arrive… la prochaine fois c'est pas toi qui va te laisser dériver dans la mer.
Cette fois, c'est à moi d'être sérieux. Principalement parce que je sais que, sans toi, j'aurais tendance à penser ainsi. A faire ce que je viens de te défendre de faire. Je ne pourrais pas vivre sans toi…



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Sam 25 Mai - 19:00

Where your heart
will still beat
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(MI-AVRIL, NIGHT)

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Malgré la situation et le goût amer que j'ai dans la bouche, il arrive à me tirer un sourire et à faire tressauter mes épaules en un faible rire muet. Sa maladresse est effectivement un cas particulier : les meubles deviennent parfois des obstacles, alors que personne ne les as changer de place depuis longtemps. Sa malchance fait qu'on peut tous être dans une pièce de la villa que ma mère fait rénové, mais que si l'ouvrier doit échapper un marteau, ce sera automatiquement vers ses orteils à lui. Les deux font aussi que mes réflexes de défenses déplacés deviennent plutôt souvent des mouvements pour le rattraper d'une possible chute ou pour lui éviter de se prendre le marteau justement.

Une nouvelle caresse sur ma joue me tire des souvenirs et je suis le mouvement imposé pour le regarder avec son air sérieux alors qu'il me demande de ne pas faire comme la planche que j'ai relâché si c'est lui qui doit partir.

- Je vais essayer, répondis-je avec un faible sourire qui se serait voulu rassurant, si ce n'était la suite de mes paroles : mais je peux pas te promettre que ça me passera pas par la tête à un moment ou un autre, avouais-je avec franchise.

Ce n’est pas un engagement que je peux formuler en terme plus fixe que ceux-là. Je vais essayer, mais je garantis rien, parce que je sais pas comment je vais gérer si je fais face à ce genre d’évènements. Je ne sais pas si ça me fera l’effet d’un désert infini et atrocement silencieux ou que ça me prendra d'assaut comme un raz-de-marée soudain. J’en sais rien. Alors je préfère ne rien promettre plutôt que de devoir revenir sur mes paroles. Même si théoriquement, il ne serait plus là pour savoir que j'ai rompu ma promesse… ah merde...

- Je veux même pas y penser, fis-je sourdement en l’attirant entre mes bras pour poser mon menton sur sa tête comme bien souvent.

Fuck, j’ai la tête qui part dans tous les sens ce soir. Soit mon ancre pour au moins quelques minutes encore Tommy. S'il-te-plait. Juste que je reprenne pied et après je pourrai à nouveau être là pour toi. Fermant les yeux, j'ai un mouvement non réfléchi, posant mes lèvres près de son front avant de revenir à ma position initiale et de me forcer à respirer au rythme de l'océan ou de celui que je sens sous mes paumes. Au bout de quelques minutes, finissant par me recentrer, j'ouvre les yeux et relâche doucement ma prise sur mon meilleur ami, descendant mon regard pour croiser le sien.

- Tu vas encore être trempé à cause de moi, constatais-je avec un léger sourire. Viens, on rentre, je m'en voudrais que tu sois malade, expliquais-je doucement en l'entrainant vers la villa, un bras encore sur ses épaules.

Je ne voudrais pas qu'il soit malade, c'est vrai, mais c'est aussi que si je reste là avec lui, dans l'état où je suis, je n'aurai peut-être pas la force de museler une part de ma cervelle et je risque encore de faire une connerie, son odeur, sa douceur et sa proximité étant trop difficile à ignorer pour rester simplement cantonné dans mon rôle de meilleur ami sans que je ne désire plus.
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Dim 26 Mai - 1:22
Where your heart
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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] & [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]Roméo et Juliette.
L'histoire d'amour la plus tragiquement connue qu'on nous ai appris à l'école, celle qu'on joue au théâtre, et dont on a vu un millier de reprise. Voilà à quoi me fait penser notre conversation… Avec l'histoire d'amour en moins.
Ou pas totalement en moins. Du moins pas de ma part.
Je ne sais pas….
Je sais juste que l'image de Roméo et Juliette me vient en tête quand tu me dis que tu ne peux pas me promettre ca. Que ça te passera pas par la tête. Moi non plus je pourrais pas te promettre… alors je comprend. Et, même si je ne serait pas là pour le vivre, je n'imagine pas un monde sans Bastien.
- Je veux même pas y penser,
Tes paroles sont l'écho de mes pensées, je ne peux pas te contredire, je ne veux pas y penser… ne peux pas y penser. Et vu que, ce n'est pas moi qui ait perdu une Eve, je n'ai pas a me forcer pour changer de sujet. Surtout quand, soudain, tout mon champ de vision est couvert par la vue de ta chemise, que tout mon être est entouré par ta chaleur et ton odeur apaisante, et que t'entourant de mes bras je sais que la pression de mon accolade… de mon câlin... aide à apaiser les battements de ton cœur.
Je ne peux empêcher un sourire d'étirer mes levres, ni mes yeux de se fermer pour en profiter, ni ma respiration de se calquer à la tienne.
Et pourquoi le ferais je?
Je n'ai pas à réprimer le bien-être que je ressens quand je sais que ces simples gestes te consolent. Je n'ai pas à me sentir mal de me sentir bien, quand tes lèvres se posent sur ma tempe. Ni quand mes yeux accrochent sur ta nuque que j'ai envie d'embrasser. Ni quand tes mains dans les cheveux provoquent ce frisson familier.
Ce n'est qu'après quelques minutes, que tu t'éloigne.
Non, reviens !
- Tu vas encore être trempé à cause de moi,
C'est déjà fait .
-Viens, on rentre, je m'en voudrais que tu sois malade,
Si je le suis ce sera certainement pas a cause de toi.
“-T'es sur que tu peux affronter tes parents? Tu sais que ça ne me dérangera pas un bain de minuit.
Regardant l'heure sur ma montre
“-un bain de 9h ?

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