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notre bébé devient grand ft. william

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Sarah O. Davis
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Dim 26 Mai - 11:33
27 mai 2019

Aujourd'hui était un grand jour, un jour particulier. Sarah et son fils était en train de prendre un bain ensemble, s'amusant plus qu'autre chose finalement. Bientôt, la jeune maman savait qu'elle devrait arrêter ce rituel, tout simplement parce que son fils grandissait et que sa mémoire allait commencer à enregistrer ces moments-là. Seulement, elle avait du mal à se faire à l'idée que son fils grandisse. Dans sa mémoire, son accouchement, les premiers mois à El Paso et puis leur arrivée dans la grosse pomme américaine étaient encore des souvenirs récents. Sarah ne voyait pas le temps passer, elle ne voyait pas son fils grandir, elle ne se rendait pas compte à quel point tout allait si vite. Pourtant, son fils parlait, marchait et grandissait à vue d'oeil. La perte de son récent petit bébé, il y a encore quelques semaines de cela, avait éveillé en elle cet instinct maternel qui la définissait tant ; mais ça n'avait qu'accentué aussi son désir de redevenir maman à nouveau. Rigolant avec son enfant, la jeune maman lui lava les cheveux, prenant soin de ne pas mettre du shampooing dans les yeux de son fils. « On va faire quoi aujourd'hui mon cœur ? » demanda t-elle excitée à cette idée. Le petit agita ses mains à la surface de l'eau et répondit « on va voir une école avec papa » avant de s'énerver un peu, lui aussi apparemment excité par cette idée. Sarah rigola, et en quelques instants, elle sortit du bain, prenant son fils contre elle. Elle l'enveloppa dans une serviette, s'enroula dans une plus grande à son tour et quitta la salle de bain pour se rendre dans la chambre de son fils. Là, elle lui mit une nouvelle couche (parce qu'il n'était pas encore propre) et l'habilla. Un pantalon gris, sobre et une chemise bleu marine. Elle voulait qu'il soit présentable pour sa visite à l'école. Il s'agissait d'une des meilleures écoles maternelles de la ville, elle était assez chère certes ; mais William et elle avaient les moyens de placer leur enfant dans l'une des meilleures écoles alors ils en profitaient. Cette première école dans laquelle Saeed allait probablement s'inscrire à la suite de cette visite, était vraiment exceptionnelle de par son cadre, son environnement, ses locaux, ses professeurs et les activités qu'ils y proposaient. Saeed, malgré son jeune âge, allait pouvoir s'épanouir à travers des cours de langue, mais aussi des découvertes pédagogiques et culturelles et il y avait une bonne section de la découverte du sport ainsi qu'une association permettant aux jeunes élèves de grandir auprès d'animaux, d'apprendre ce qu'était la responsabilité ou du moins, quelques notions. Sarah voulait cette école pour son fils. Avec William, ils en avaient parlé récemment au téléphone. Elle lui avait proposé plusieurs écoles, lui aussi et finalement, ils étaient assez vite tombés d'accord pour celle-ci. Mais il y avait très peu de places disponibles, en général, ça se préparait une année, voir plusieurs, en avance. Mais là, il y avait eu un désistement, et c'était là où se trouvait leur chance pour y inscrire Saeed. Leur dossier était bon, même plus que bon. William avait une bonne situation, Sarah aussi et ils avaient deux carrières vraiment appréciées et leur passif militaire jouait en leur faveur. Tout le monde adore les soldats et ceux qui ont été au front. Si un jour on avait dit à Sarah qu'il y aurait du positif à toute cette horreur (en plus de son fils bien évidemment). Sarah opta pour un tailleur pantalon noir, sobre et élégant. Elle attacha ses cheveux en chignon banane, se maquilla juste comme il le fallait et enfila ses escarpins. Ils devaient être élégants, cette école n'était pas n'importe laquelle. Saeed devrait porter un uniforme et rien que de l'imaginer dedans, Sarah craquait. Enfin... elle allait tellement pleurer le jour de la rentrée, c'était obligé. Sarah repensa aussi à ce que Solveig lui avait avoué. Est-ce que les scandales autour d'elle en ce moment allaient jouer à rôle lors de l'inscription de son fils dans cette école ? Est-ce que l'école savait que c'était la femme de William ? Comment Sarah pourrait-elle réagir si on lui interdisait l'accès à cette école à cause de ce scandale ? Clairement... elle serait déçue, oui. Elle serait peut-être énervée aussi. Mais... plus les jours passaient et plus elle se disait qu'elle se montrerait solidaire envers la jeune femme. Aujourd'hui, elle fait partie de la famille et dans une famille, on se soutien. Fin prêts, la jeune maman guidée par la main de son fils, descendit les marches de sa petite maison de Brooklyn. Esteban était là, en train de réviser sur le canapé. Il fit remarquer à Sarah et son fils à quel point ils étaient élégants et Saeed ne pu s'empêcher de prendre la pose, ce qui fit rire Sarah et son petit ami à gorge déployée. « Je ne sais pas pour combien de temps on va en avoir... » lança Sarah en regardant sa montre « peut-être qu'on ira déjeuner en ville avec Will après » lança t-elle sans trop savoir. Cela faisait des mois qu'ils n'avaient pas réellement passé du temps ensemble, tous les trois. En règle général, ils se voyaient en coup de vent, pour prendre ou récupérer Saeed, aborder les sujets fâcheux et puis c'était tout. Ils s'étaient disputés en fin d'année dernière et depuis, leur relation avait changée et ça faisait beaucoup de mal à Sarah. La jolie maman embrassa son petit ami, qui se fit caliner par son fils aussi et très vite, ils quittèrent la maison en souhaitant au colombien de bien travailler. Sarah ne prendrait pas sa voiture aujourd'hui, elle allait prendre le métro avec son fils. La station n'était pas très loin et clairement, c'était plus sympa. Mais peut-être qu'à l'école ils allaient la juger pour ça ? Ce n'était pas bien vu de prendre le métro, non ? Bref, tant pis. William devait les rejoindre devant l'école dans dix minutes. Tenant toujours fermement la main de son fils, Sarah sortit enfin du métro, alors que Saeed semblait s'émerveiller de tout. Il allait falloir mettre en avant son enfant, qui mieux qu'une mère pour ça ? L'école demandait beaucoup de papiers, comme le livret de famille, mais aussi les bulletins de salaire des parents, la liste des activités que pratiquaient Saeed, les choses qui l'intéressaient. Sarah avait donc précisé qu'il aimait voir du sport avec son père, qu'il n'en pratiquait pas pour le moment étant donné qu'il était trop jeune. Elle avait indiqué qu'il parlait autant l'anglais que le perse, bien que ça ne soit pas spécialement bien vu dans les écoles huppées. Elle indiquait que c'était un enfant curieux, qui aimait s'intéresser à plein de choses et notamment les animaux. Bien sûr, son dossier médical était là aussi pour rappeler que le petit avait eu un léger retard de parole, mais que désormais, il était très éveillé. Bref, Sarah stressait, pour elle, son fils était le meilleur. Elle n'accepterait pas un refus. La jeune maman et son fils arrivèrent alors vers l'école et très vite, la silhouette de William apparu. Sarah sourit, il avait fait un effort vestimentaire, parfait. Le petit s'écria alors « papa » en le voyant et très vite, lâcha la main de sa mère pour courir vers son père et lui sauter dans les bras. Sarah souriait et réduisant la distance avec son ex, elle ne tarda pas à s'approcher pour lui faire la bise et lui demander « salut Will, ça va bien ? » posant sa main sur son bras. Elle était contente qu'ils fassent ça tous les trois ensemble, c'était important pour elle. Sarah regarda son ex et lui lança en rigolant « t'as fait un effort, t'es très élégant, hein mon cœur ? » lança t-elle vers son fils en lui caressant les cheveux bouclés. « Oui papa, t'es beau! » rigola le petit.

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William O'Connor
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Mar 11 Juin - 11:57


Notre bébé devient grand

Sarah & William


Il était temps de réfléchir à une école pour Saeed. Sarah et moi en avions longuement discuter. Nos métiers respectifs nous permettaient d'offrir à notre fils une école brillante. Seulement, cela nous ressemblait-il vraiment ? Pour ma part, j'ai grandi dans un quartier malfamé du Bronx, et pourtant, je suis parvenu à me faire une place plus qu'honorable. Mais en y repensant, Saeed sera bien mieux dans une école sécurisée. C'est davantage le port de l'uniforme qui me faisait tiquer, là où il faisait rêver Sarah. L'uniforme, c'est l'appartenance, et je veux que mon fils soit libre de chacun de ses choix. Ce qui est paradoxale, c'est que les deux plus importants métiers que j'ai effectué dans ma vie m'ont demandé le port d'un uniforme. Peut être que je devrais mettre mes grands principes de côtés, tout ça n'a peut être pas une si grande importance.

Quoi qu'il en soit, nous nous étions mis d'accord sur une école. Une école où Saeed pourrait s'épanouir, mais où les places étaient restreintes et chères. Alors, contrairement à Sarah, je prenais cela avec plus de sérénité. S'ils décident de ne pas prendre Saeed, alors, nous lui trouverons un autre endroit. C'est aussi simple que cela. Mais ce qui est sûr, c'est que nous étions chacun très impliqué dans cette démarche. Et ce qui m'avait fait pencher sur cette école-ci, était son ouverture à la culture. Saeed est le fruit d'une mixité ethnique. Il parle aussi bien le perse que l'anglais, connaît aussi bien les coutumes des États Unis, que de l'Afghanistan. Et ça me paraît important qu'il puisse rester sur une telle ouverture au monde. Quand il sera plus grand, je lui montrerais l'Irlande, car ce pays aussi coule dans ses veines.

Lorsque j'ai quitté ma maison à Staten Island ce matin, j'ai hésité à prendre ma moto, pour éviter tout éventuel embouteillage. Cependant, j'ai bien vite abandonné cette idée. J'avais fait un effort vestimentaire - bien que je ne sois pas non plus du genre à m'habiller de façon hideuse en temps normal, et j'allais froisser ma chemise avec la veste de moto. J'optais donc pour la voiture, et finalement, ne prenais pas énormément de temps avant d'arriver à la fameuse école. Je pouvais y retrouver Saeed et Sarah, que je voyais au loin. A peine dans le champ de vision de mon fils, ce dernier lâcha la main de sa mère pour courir vers moi. Je me mettais à sa hauteur, le temps de le réceptionner, puis le soulevait en le serrant contre moi.

- Salut mon amour.

J'adorais quand il courait de cette façon vers moi, me donnant le sentiment que maintenant, je faisais partie intégrante de sa vie, qu'il s'était habitué à moi, même si cela avait été plutôt immédiat d'ailleurs, et était heureux de me voir. Forcément, c'est une crainte que j'ai pu rencontrer, puisque Esteban, le compagnon de Sarah, vit avec eux. Et même si je n'ai plus rien contre cet homme, c'est de façon très légitime que je crains que Saeed le voit davantage comme un père que moi. Mais heureusement, les choses sont bien faites, car je passe beaucoup de temps avec Saeed, et Esteban, lui, ne s'immisce pas dans la façon dont nous voulons éduquer notre fils. Et pour ça, je ne peux que le remercier.

- Toi aussi, tu es très beau mon fils.

Finalement, nous étions plutôt bien assorti, lui et moi. Je portais une chemise cintrée blanche, ainsi qu'un pantalon de costume. Je garde mon fils dans les bras, et pose mes yeux bleus azurs sur la belle afghane, qui elle aussi, est très ravissante. "Merci. Toi aussi tu es ravissante." Quand je la regarde, de nombreux souvenirs remontent à la surface. Certains bien plus agréables que d'autre. Mais ce qui est sûr, c'est que je me souviens des raisons pour lesquelles je suis tombé amoureux d'elle, alors que Solveig restait bien ancrée dans mon esprit. Le moment de ma vie qui a dû m'amener le plus de réflexion. Mais une chose est certaine, c'est qu'on peut venir à aimer deux personnes. C'est ce qui m'est arrivé, quand je me trouvais sur les terres afghanes.

- Tu vas bien ? , demandais-je à Sarah, en me penchant vers elle, déposant un baiser sur sa tempe, en guise de salutations. Son parfum naturel raviva des souvenirs, comme à chaque fois. Des souvenirs plus agréables, mais aussi bien plus charnels. Mais je n'eus pas vraiment le temps de me demander pourquoi son odeur me faisait toujours cet effet, que nous devions entrer dans l'école, au risque d'être en retard.

Nous n'eûmes pas à attendre longtemps avant d'être reçu par la directrice de cette école. Une femme d'environs quarante-cinq ans, très belle mais visiblement glaçante. Je lui serrais la main après Sarah, lui adressant mon plus beau sourire charmeur. Le même sourire charmeur que lui lança Saeed à son tour. Tel père, tel fils…


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Sarah O. Davis
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Mar 25 Juin - 15:46
Lorsque William déposa ses lèvres sur la tempe de Sarah, dans ce geste d'une tendresse infinie, Sarah sourit une seconde en fermant les yeux. Dans ces moments-là, où ils étaient tous les trois, elle avait la sensation de vivre une vraie vie de famille. Parce que oui, ils étaient une famille, mais Sarah aurait toujours une partie d'elle qui regretterait qu'ils ne puissent pas vivre ensemble. Aujourd'hui, elle était heureuse ainsi, Esteban était une richesse pour elle et son fils, mais ce n'était pas... aussi facile tous les jours. Elle se demandait souvent s'il se sentait à sa place, s'il trouvait sa place, elle aimerait qu'il s'affirme un peu plus avec Saeed parfois, et qu'il ne joue pas la carte du « copain » mais c'était dur de ne pas prendre la place de William en agissant ainsi. Et puis... le jour où ils auraient un enfant... Esteban parviendrait-il à faire la part des choses, sans faire de différence ? C'était compliqué. « Merci, ça va et toi? » répondit-elle au compliment de son ancien amant. Saeed, dans les bras de son père, faisait le fier, comme à chaque fois qu'il était en présence de William. S'approchant de l'entrée de l'école, l'ancien couple fut bien vite accueillit par la directrice de l'établissement. « Monsieur et Madame O'Connor je présume ? » lança t-elle en présentant bien vite sa main à Sarah. Oula. Première fois qu'on les appelait ainsi et sincèrement, Sarah ne savait pas si la contredire dès la première seconde, dès la première phrase était une bonne chose à faire et surtout, si l'image du couple séparé n'allait pas faire pencher la balance dans le mauvais sens ? Après tout, ils n'étaient même pas divorcés, ils étaient « un coup d'une nuit » si on peut dire et ça... ce n'est pas très classe, non ? Sarah ne dit rien, et espéra que William n'allait pas se sentir mal à l'aise que la directrice pense qu'ils étaient encore ensemble. Elle lui lança un petit regard et Saeed brisa le silence en lança à la directrice « papa et maman » en souriant. Le petit semblait très heureux d'avoir ses deux parents à ses côtés. Sarah sourit et bientôt, reporta son attention vers la directrice qui commençait à parler avec le petit. Elle lui demanda s'il allait bien, s'il était content d'être ici, à l'école. Le petit hocha la tête, jouant avec son costume et puis barbouilla « maman a dit que j'allais me faire des... » il chercha ses mots, regarda sa mère dans l'espoir de retrouver le mot et puis finalement, de sa petite voix, il dit en afghan « copain » tout naturellement. L'écoute de cette langue sembla un peu surprendre la directrice qui se tourna vers William, pour espérer comprendre. Sarah rigola poliment et lança « il parle afghan, on a voulu qu'il connaisse nos deux cultures » en caressant la tête de son fils et en le félicitant. La directrice sembla un peu perplexe et lança « vous êtes étrangère ? » demanda t-elle automatiquement. Outch. Alors ça, c'était exactement le genre de remarque que Sarah détestait au plus au point. Mais elle voulait que son fils étudie ici. Alors elle sourit et répondit « je suis américaine, je suis née ici » tout simplement. La directrice hocha la tête, regardant l'afghane comme pour essayer de voir si elle était une terroriste ou non. Sous son bras, elle avait un dossier, probablement avec toutes leurs informations personnelles à l'un, comme à l'autre. L'impression de vivre un entretien d'embauche était présente, mais c'était sans offre d'emploi. Juste pour pouvoir dire s'ils étaient de bons parents et ça... c'était difficile à supporter. « Je vous propose qu'on aille faire un tour de notre école, avec les différentes possibilités qu'elle propose aux enfants et puis... nous finirons par en entretien dans mon bureau ? » lança alors la dame un peu pincée. « C'est parfait » répondit Sarah, emboitant le pas de cette femme pour commencer la visite de cette école en pierre incroyable.



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William O'Connor
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Mer 3 Juil - 12:29


Notre bébé devient grand

Sarah & William


- Ca va très bien, merci., lançais-je à Sarah en lui décrochant un large sourire, absolument pas stressé de l’entretien qui allait pointer le bout de son nez. Si Sarah avait le sentiment que nous devrions convaincre la directrice de prendre notre fils, pour ma part, je prenais le problème à l’envers : je voulais m’assurer que cette école soit un endroit où Saeed pourrait s’épanouir, avant d’accepter ou non de l’inscrire ici. Mais dans le fond, nous étions tous les deux dans l’optique de ce genre d’école pour le petit garçon.

La femme, en face de nous, s’approchait davantage de mon âge que de celui de Sarah. Son tailleur, sa coiffure et ses lunettes lui donnaient un air exigeant et glaçant, mais aussi sexy, je devais bien l’admettre, même si je comptais bien garder cela pour moi. Mais je sortais bien vite de mes pensées quand cette dernière appela Sarah « Madame O’Connor ». Je haussais un sourcil, sans trop le vouloir, puis me pinçais les lèvres. En réalité, cela m’amusait davantage. Evitons cependant d’expliquer à cette femme que Saeed est le fruit d’une seule nuit d’amour, et qu’en aucun cas nous sommes en couple, alors mariés ça ne risque pas… Mais je ne pouvais m’empêcher de penser à une chose : serions-nous aujourd’hui ensemble si Sarah avait accepté ma proposition, à savoir quitter l’Afghanistan, fuir nos responsabilités pour vivre notre histoire ? Nous ne le saurons jamais. Mais depuis que j’ai rencontré cette belle afghane, j’aurais aimé qu’il soit possible de connaître une fin « alternative », comme dans les films, uniquement pour être savoir ce que nous aurions pu vivre, si nos choix avaient été différents, au cours de nos vies.

- Enchanté., répondis-je en lui serrant la main. J’avais rapidement croisé le regard de Sarah, et par ce biais, dans un parfait silence, nous avions convenu de ne pas la contredire et jouer le couple marié, uniquement le temps que Saeed soit inscrit. Cela évitera des préjugés. Et la discussion qui suivit me conforta dans cet esprit, car des préjugés, cette femme semblait en avoir. Saeed avait prononcé le mot « copain » en afghan, car il ne trouvait plus le mot anglais pour cela. N’oublions pas que le petit garçon ne parle pas depuis longtemps. Il a encore du travail à faire pour assimiler ses deux langues. En revanche, l’air perplexe de la directrice et la question qu’elle posa à Sarah ne me plut guère, encore moins le regard suspicieux qu’elle portait sur la mère de mon fils. Je ne réagissais pas maintenant, laissant Sarah faire profil bas dans le désir que tout se passe bien pour cet entretien. Mais ce n’était pas le cas pour moi. Alors, quand la femme proposa qu’on aille visiter l’école, je les stoppais net dans leur élan.

- Attendez une minute. La directrice se retourna et croisa mon regard. « Oui, monsieur O’Connor ? » Je portais rapidement mes yeux dans ceux de Sarah qui devait déjà être en train de prier intérieurement pour que je ne fasse pas d’histoire. « Est-ce un problème que notre fils et Madame soient afghans ? » Non, je ne suis pas du genre à tourner autour du pot, et à faire des pieds et des mains pour assouplir une situation. Le fait est que Saeed a du sang afghan dans les veines et que je refuse qu’il subisse des préjugés ou vienne à avoir honte de le dire. « Non, bien sûr que non, c’est juste que... avec la situation actuelle… » Je comptais rester particulièrement calme et ne pas faire d’histoire, que Sarah s’en assure. Seulement, avant d’inscrire notre fils dans une école, je voulais m’assurer qu’on ne le catalogue pas comme un pseudo terroriste en devenir. Les clichés, vraiment, ça ne s’arrangera jamais. « Ecoutez Madame, notre fils représente une mixité culturelle. C’est très important pour nous de lui inculquer des valeurs de respect qui ne seront pas entachés par des clichés. Nous voulons qu’il soit fier de ses racines. Votre nom c’est Madame… Müller ? C’est allemand, non ? », demandais-je en jetant un coup d’œil sur la pancarte posée sur son bureau. Elle murmura un oui, sachant parfaitement ou je souhaitais en venir. « Je pense que vous n’appréciez pas que les gens rattachent l’Allemagne uniquement à un dictateur, n’est-ce pas ? » La femme semblait perplexe. Après ça, pas sûr qu’elle accepte de prendre notre fils. Mais il était hors de question que les racines de Saeed soient un problème. Elle ne répondit pas à ma question et se contenta de garder un sourire nerveux sur le visage. « Les origines de votre fils ne posent aucun problème. », finit-elle par m’avouer. Là, un sourire victorieux s’inscrivit sur mon visage. « Parfait. Si nous venons à inscrire Saeed ici, vous vous rendez vite compte que notre famille est un pot pourri de nationalités et que ça nous correspond parfaitement. » Je faisais aussi bien référence à mes origines d’Irlande du Nord, mais aussi de la présence d’Esteban dans la vie de Sarah, car ce dernier sera bien évidemment amené à venir chercher de temps en temps le petit garçon à l’école. « Et bien, visitons alors. » Je croisais le regard de Sarah et lui adressais un sourire charmeur, accompagné d’une parole que je prononçais volontairement en afghan – j’aime faire chier mon monde, vous le savez bien. « Déstresse, tout se passe très bien. » La directrice ne semblait plus rien comprendre. Effectivement, avec les années que j’ai passé en Afghanistan, j’ai appris le dialecte. Mes connaissances ne sont pas aussi poussées que celles de Sarah, mais disons que je me débrouille. Et ajoutez à cela mon accent irlandais à couper au couteau…


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Sarah O. Davis
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Mer 3 Juil - 16:04
Tout au long de sa vie, Sarah avait éduqué ainsi. A savoir, se tenir prête, comprendre et réagir de la bonne façon face à certains comportements, réactions ou stéréotypes concernant ses origines. Son père, afghan pur souche, l'avait conditionné ainsi. Quand dans le quartier, les enfants avaient peur de son père, encore barbu à l'époque, avec sa grosse voix et son fort accent étranger ; à l'école, quand il venait la chercher avec ses frères. Les autres le pointaient du doigt, posaient des questions et parfois, ces mêmes questions étaient débiles et douloureuses. Pourquoi avait-il un accent ? D'où venait-il ? Pourquoi être venu vivre ici ? Pourquoi est-ce qu'elle avait la peau blanche elle ? Etait-elle une adoptée ? Qu'est-ce que ça faisait de vivre avec un père qui n'a pas ses papiers (parce qu'au début, c'était le cas) ? Heureusement, dans son malheur, Sarah était celle, avec sa sœur ; qui pouvait le mieux cacher ses origines et aussi triste cela soit-il, c'était ce qu'elle avait fait pendant longtemps. Sa peau claire, l'absence d'un nom étranger et d'un accent avaient permit à la jeune fille tout au long de sa vie, de se faire passer pour une américaine type. Mais qu'est-ce que ça voulait dire au juste ? Se fondre dans un moule pour ne pas se sentir exclue, ou différente ? Pourtant, chaque personne ne l'est-il pas dans le fond ? Après avoir cachée ses origines pendant des années, Sarah avait fini par comprendre qu'en agissant ainsi, elle se refusait à se connaître elle, à être fière de ce qu'elle était, de ce que sa famille était et des sacrifices de ses parents. Si personne ne pouvait comprendre ça, alors elle partirait. Et c'était ce qu'elle avait fait en allant en Afghanistan, puis ensuite à New-York, dans cette ville cosmopolite qui ne dort jamais. Ici, il y avait de tout, parce que NY était le principe même du melting-pot. Un mélange de tout, de partout, qui vit ensemble et qui se respecte. Sarah avait apprit à ne pas s'offusquer des remarques racistes, son père le lui disait souvent : ne montre pas que cela te touche, n'y répond pas, éduque les. Montre-leur. Explique-leur. Mais au fil des années, cette foi l'avait quitté... elle n'avait plus réellement la force de continuer à se battre pour voir si peu de résultats. Alors quand O'Connor prit sa défense, celle de sa famille, celle de ses origines et donc aussi, de son identité, ça la toucha. Oui, elle avait peur qu'à cause de cela, on refuse l'accès à Saeed d'entrer dans cette école, mais comme semblait le penser Will, qu'est-ce qu'une école à la direction raciste pourrait bien apporter à leur fils ? Elle avait vraiment peur, elle se sentait aussi gênée, mais une part d'elle aimait profondément cet homme qui se battait pour elle, pour son fils, pour ce qu'ils étaient en partie. Ca lui faisait du bien, et elle se rendit compte que malgré leurs disputes, leurs différents, leurs trains de vie qui ne leur permettaient pas toujours de se voir, ni de s'entendre ; une partie d'elle aimerait toujours William de cet amour fougueux. Un amour que personne ne pourrait comprendre, qui ne mettait en aucun cas sa relation avec Esteban en danger. Elle baissa les yeux une seconde, laissant alors son mari pour la journée, répondre et échanger avec cette femme. Les raccourcis sur les origines étaient bien trop douloureux pour tout le monde, c'était une évidence. Saeed se tenait à présent près de ses parents, jouant avec le sac de sa mère, laissant les adultes parler entre eux. Finalement, la visite pu enfin commencer. La directrice prit les devants, Sarah tendit la main vers son fils pour qu'il la lui donne et William en profita pour glisser quelques mots à son oreille, ce qui la fit sourire. Elle aimait l'entendre parler persan, parce qu'il avait un accent atroce, mais qu'elle trouvait ça mignon. Et puis surtout, c'était un truc qu'ils partageaient, un truc qui rappelait les souvenirs de là-bas, de ce qu'ils avaient vécu. Le bon, comme le mauvais. William connaissait surtout des termes militaires, des termes violents, des termes mécaniques et liés au monde de la guerre ; mais pouvoir parler le perse était toujours une source de bonheur pour la jolie jeune maman. « Merci Will » répondit-elle alors dans sa langue maternelle. Parce que oui, ça l'avait touchée en plein cœur et ça lui faisait du bien. Gênée, elle baissa les yeux et commença à écouter ce que la directrice leur expliquait. Passant devant des salles de classes fonctionnelles, avec des tables personnelles, un grand tableau, des écrans dernier cri ; Sarah sentit soudain une étrange sensation. Ici, c'était rigide, façonnée, préparé, il ne semblait pas y avoir de place à l'imagination des gamins, à leur libre-arbitre, à leur liberté individuelle. Ici, on conditionnait les enfants à devenir de bons petits élèves pour les meilleures écoles privées, on leur apprenait le silence, la discipline, le respect, la hierarchie et quelque part, c'était bien ; mais de l'autre, ça lui faisait peur. Et si Saeed voulait devenir peintre, ou musicien comme Mani ? Est-ce qu'une école comme celle-ci allait lui convenir ? S'il avait prit du côté de Sarah, oui ; mais s'il avait prit du côté de William... alors non. L'école ne serait pas faite pour lui, il aurait besoin de plus d'espace et de liberté. Silencieuse, Sarah continua d'écouter la directrice expliquer le fonctionnement type d'une journée ici pour un enfant comme Saeed. L'arrivée à sept heures trente, le rassemblement dans la cour de l'école, l'apprentissage des choses basiques, l'alphabet, la météo, les séances de lecture, le repas au réfectoire, la sieste et puis ensuite, l'après-midi, les options : équitation, ou l'étude du conservatoire ou alors l'apprentissage religieux. Et puis cette directrice parlait, plus Sarah sentait un profond sentiment d'incertitude, de peur, d'angoisse. Oui, Saeed grandissait, il allait entrer à l'école maternelle (et ce n'était rien en soi), mais d'un coup, elle prit conscience que c'était le début de son évolution, de ce qui allait le formater, l'aider, à devenir ensuite un enfant, puis un adolescent et pour finir, un homme. Quel chemin utiliser ? Quelle méthode adopter ? Qu'est-ce qu'il serait mieux pour lui ? Sarah l'observait, lui, ce petit bambin curieux qui tenait encore sa main et qui regardait avec délices ces salles de classes, curieux et impatient peut-être d'y entrer un jour. Sarah prenait conscience qu'un jour, il partirait, il la dépasserait sûrement, qu'il lui dirait ce qu'il veut faire plus tard : médecin ? Garagiste ? Militaire ? Artiste ? Pompier ? Flic comme son père ? La peur s'empara de Sarah, parce que jamais depuis la naissance de Saeed, elle avait imaginé le perdre. Mais bien sûr qu'un jour, cela arriverait. Et c'était comme si, à chacun de ses pas dans ces couloirs, Sarah prenait conscience que oui, son fils grandissait et allait encore continuer de grandir. Quel genre de garçon allait-il devenir ? Un insolant charmeur comme son père ? Un garçon timide et introverti au fort caractère comme sa mère ? Il était curieux, c'était déjà ça, il était tendre aussi, mais il commençait à affirmer aussi son caractère et le fait qu'il soit fils unique n'aidait en rien à le tempérer. Sarah tourna la tête vers son ex amant et quand il croisa enfin son regard, dans le dos de la directrice, Sarah lui parla avec ses yeux, faisant part de sa peur, de son incertitude. « Will... » chuchota t-elle alors. Oui, elle se demandait si c'était réellement une bonne école ici. Peut-être qu'il serait mieux dans une école publique ? Avec des enfants de tous types, de toutes classes sociales, où la liberté était totale et où l'éducation était pourtant tout aussi bonne. Après tout, Sarah et Will avaient été dans des écoles publiques... et ils s'en sortaient bien non ? Là, tout de suite, elle avait envie de s'enfuir en courant avec son fils dans les bras. Mais en tant que mère, elle devait abandonner ses angoisses pour son fils, c'était ça son rôle. Pourtant, c'était douloureux et surtout, où s'arrêtait la peur d'une mère dans tout cela ? Est-ce que ce n'était pas plutôt parce qu'elle avait peur de couper le cordon avec Saeed ? Est-ce que ça venait de la peur de le voir grandir ? De le voir faire les mauvais choix ? De le voir ne pas avoir les bonnes clefs dans les mains ?



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William O'Connor
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Jeu 4 Juil - 9:37


Notre bébé devient grand

Sarah & William


Je ne savais pas vraiment comment pourrait réagir Sarah face à mes paroles. Peut-être verrait-elle d’un mauvais œil que je ne cherche pas à arrondir les angles avec cette femme. Mais ce ne fut absolument pas le cas, bien au contraire. La belle afghane semblait apprécier que je prenne leur défense. Ce qu’elle devait comprendre, en revanche, c’est que ce genre de réflexion me touchait personnellement. S’en prendre à mon fils, c’était s’en prendre à la chair de ma chair, le sang de mon sang. S’en prendre à Sarah, c’était quasiment identique. Elle est la mère de mon enfant, celle pour qui j’ai ressenti un amour puissant, celle pour qui j’aurais pu tout plaquer. Celle qui aurait certainement pu me faire oublier Solveig. C’est compliqué de penser ainsi, car j’aime l’italienne d’une façon indéniable. Mais je ne peux m’empêcher de me demander si j’aurais été capable de refaire ma vie avec Sarah, si elle m’aurait donné la force d’avancer avec elle, plutôt qu’avec une autre. Personne ne pourrait comprendre ce que nous avons vécu, et la puissance de cette relation qui, je le rappelle, fut particulière. Dans un autre contexte, nous serions-nous attachés l’un à l’autre de la sorte ? Nous ne pourrons jamais le savoir. En revanche, mes sentiments, pour elle, ont été sincères, et me rendre compte, ce beau matin, qu’elle était partie, ça m’avait dévasté. Une part de moi lui en voudra toujours pour cela. Mais ce ressentiment aujourd’hui, n’a plus sa place dans ma vie. J’ai pris sur moi et ai fini par comprendre que c’était ainsi, et pas autrement. De la résignation, pure et dure.

Que Sarah me remercie en persan, m’arracha un fin sourire complice. C’est stupide, mais cette langue, c’est l’un des points communs que nous ayons, mais aussi un élément qui constituent nos souvenirs, bons et mauvais, sur les terres afghanes. Si ma présence sur le terrain m’a permis d’apprendre certains mots, certaines phrases que nous pouvions utiliser pour communiquer aussi bien avec les civils qu’avec les rebelles, Sarah m’en avais appris bien d’autres. Elle m’avait souvent taquiné sur mon accent qu’elle jugeait atroce, et bêtement, ça me rendait fier. Mes origines constituent mon identité et doivent représentés, selon moi, une force. En Afghanistan, Sarah m’a apprit beaucoup, sur la culture de ce pays, ces coutumes, sa langue, et j’en passe. Nous étions sur la terre de ses ancêtres, qu’elle découvrait aussi à sa façon, et je me souviens lui avoir promis, un jour, de lui faire découvrir l’Irlande du Nord, là où j’ai passé quelques années, étant enfant. Mais tout cela, aujourd’hui, semblait compromis, de part nos vies respectives.

Après cette discussion avec la directrice de cette école, nous débutâmes la visite. Et plus les minutes passaient, plus je voyais le visage de Sarah se décomposer peu à peu. Je ne doute pas une seule seconde que cette école soit réputée. Les résultats y sont excellents et ont comprend vite que cela est dû à un fort désir de discipline, d’appartenance, mais aussi à un emploi du temps strict et rempli. Et c’était, à mes yeux, beaucoup trop. Je n’ai jamais évolué, enfant, dans ce genre d’endroit. Je me demande d’ailleurs si cela aurait pu avoir un impact sur mon caractère. Sans grand doute, j’imagine que ma sœur jumelle et moi nous serions très vite retrouvés à la porte de cet établissement. Si ma frangine était plus calme que moi et très studieuse, elle n’en avait pas moins un fort caractère. Pour ma part et bien… disons que je n’étais pas l’élève rêvé. Je n’ai jamais pris plaisir à rester assis sur une chaise, à écouter un cours. Non pas que je n’avais pas les facultés, mais ça ne m’intéressait pas. Après s’être résigné à me voir enchainer les notes misérables, l’école dans laquelle je me trouvais, a décidé de prendre le problème à l’envers. On m’a fait rencontrer un psy, jusqu’à comprendre que je percutais tout trop vite, que je m’ennuyais atrocement, et que j’avais des tendances hyperactives. Autant dire que j’ai passé un temps fou en salle de retenue.

Je me demandais alors si Saeed allait être comme sa mère, ou bien comme moi. Dans le fond, j’espérais qu’il tienne d’elle, sinon l’école serait très compliquée. Je l’ai, pour ma part, assez mal vécu, et je n’ai pas envie d’une telle chose pour mon fils. Et ce, même si j’ai fini par m’en sortir. J’ai fait des études supérieures en droit, pour intégrer la Police, et me suis même engagé dans l’Armée Américaine. Une véritable prouesse, quand on connait mon rapport aux règles et à la discipline. Sarah a pu en être témoin en Afghanistan, je défiais constamment l’autorité et me suis retrouvé une fois en cour martiale à cause de mon arrogance et de mon impulsivité. Si je n’avais pas été un bon élément et un tireur talentueux, j’imagine qu’on m’aurait très vite renvoyé aux Etats-Unis pour ne pas s’emmerder avec quelqu’un comme moi. Alors oui, prions pour que Saeed ait le caractère de sa mère, aussi fort soit-il. Malheureusement, le petit commençant à s’affirmer, j’avais le sentiment qu’il y avait des similitudes entre son comportement et le mien, dans certains domaines.

- Nous allons prendre le temps de réfléchir si cette école conviendrait à Saeed., finis-je par avouer à la directrice, à la fin de la visite, lorsqu’elle nous demanda ce que nous en pensions. Je voyais clairement dans le regard de Sarah que cet établissement n’était probablement pas le plus adapté pour notre fils, et je ressentais la même chose. La femme, face à nous, sembla s’offusquer. Cette école étant réputée, elle ne semblait pas habituée à ce qu’elle ne convienne pas à des parents, là où plein d’autres se bousculaient à la porte pour y inscrire leurs enfants, en étant prêts à débourser une somme folle. Nous avions convenus que nous rappeler, après discussion entre nous, même si tout le monde semblait conforté dans l’idée que Saeed ne remettrait pas les pieds ici. Je pris mon fils dans mes bras et lui demandais. « Et si on allait manger à la plage et finir par une glace ? » Les yeux du petit garçon s’illuminèrent et il tapait dans ses mains, comme pour applaudir. « Un helado ! » Saeed semblait apprécier toute cette mixité culturelle et avait clairement une mémoire impressionnante. En plus du persan et de l’anglais, il commençait à assimiler un certain nombre de mots en espagnol qu’Esteban devait employer au quotidien. Un sourire se dessina sur mes lèvres, alors que je répétais avant de l’embrasser sur la joue. « Alors allons manger un helado. » Je demandais à Sarah si cela lui convenait, puis nous sortîmes de l’établissement. En marchant, je me demandais quel métier Saeed choisira plus tard. Mais à ce rythme là, je le voyais parfaitement traducteur. Dans le fond, il fera ce qu’il voudra, tant qu’il s’épanouisse. J’avais placé le petit garçon sur mes épaules, et tenais ses jambes pour pendaient sur mon torse. Mon regard azur se porta sur Sarah qui semblait encore se poser un million de questions. Je m’approchais d’elle et lui donnais un léger coup d’épaule enfantin, pour l’embêter et qu’elle m’adresse un sourire.

Nous prîmes ma voiture, pour nous rendre jusqu’à Orchard Beach, une plage du Bronx, à une vingtaine de minutes de l’école. Il faisait beau et chaud, et en pleine semaine comme cela, la plage ne devait pas être bondée. Le Bronx. Ce district dans lequel j’ai passé mon enfance, ainsi que mon adolescence, dans un quartier populaire où la population hispanique, noire et asiatique sont bien plus présentes que celle américaine de pure souche. Si certains quartiers sont dits « malfamés », ce n’est pas le cas pour la totalité du Bronx. Quoi qu’il en soit, j’aime cet endroit, que je connais comme ma poche et qui ravive une quantité impressionnante de souvenirs.


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Sarah O. Davis
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Jeu 4 Juil - 10:32
William semblait avoir tout de suite comprit que Sarah avait subitement un gros doute sur le choix de placer Saeed dans cette école. Alors à la fin de la visite, lorsqu'ils terminèrent le tour complet des salles de classe, du réfectoire et de la cour, et qu'ils se trouvaient dans une très belle bibliothèque, c'est O'Connor qui prit la parole pour expliquer à la directrice qu'ils allaient réfléchir, discuter, afin de savoir si cette école convenait à Saeed. A la tête de la directrice, cette réponse terminerait dans tous les cas sur un refus de sa part. Apparemment ici, ce n'était pas l'école qui devait s'adapter aux élèves, mais bien l'inverse. Sarah avait du mal avec ce formatage, alors elle salua la directrice et lorsque son ex-amant prit Saeed dans ses bras et commença à faire demi-tour, elle les suivi, le cœur bien plus léger. Même si Sarah ne savait pas encore ce qu'elle voulait pour Saeed, elle savait au moins ce qu'elle ne voulait plus. William fit grimper son fils sur ses épaules, Sarah l'observa faire, un grand sourire sur les lèvres, une main protectrice dans le dos de son fils, avant de finalement lâcher prise. Le programme de William était simple et surtout, il donnait envie. Aller déjeuner sur la plage, et y prendre une glace. Depuis la visite au zoo tous les trois, il y a déjà de longs mois de ça, ils n'avaient plus fait d'activité, de sortie, ou d'après-midi tous les trois ensemble. Sarah avait constaté cela, et ça lui faisait de la peine. Elle trouvait cela important qu'ils passent du temps ensemble, pour rassurer Saeed sur leur relation : ils sont en bons termes ; mais aussi pour consolider leurs liens. Au quotidien, ils sont séparés. Saeed jongle d'une maison à une autre, d'un environnement à un autre, d'une mère à une belle-mère, d'un père à un beau-père. Oui, c'est enrichissant, mais c'est aussi perturbant. Elle se demande encore comment son fils fait pour s'y retrouver et pour ne pas, par accident, appeler Esteban « papa » alors qu'il le voit presque tous les jours. Leur famille est compliquée, et c'est important aux yeux de Sarah que parfois, en dehors de la routine, du quotidien ; elle et William se retrouvent pour faire quelque chose, pas forcément un tour de grande-roue à chaque fois, mais se voir, se retrouver et passer du temps ensemble. Alors le fait qu'il lui propose cela, ça lui fait du bien, vraiment et en plus, Saeed semble vraiment très heureux. Quand il prononce le mot espagnol pour dire « glace » Sarah ne peut s'empêcher de rire légèrement. C'est vrai qu'il y a tout un mélange culturel qui l'entoure ce petit... et Esteban prend de plus en plus sa place au sein de leur famille et ça la rend vraiment très heureuse. Quittant l'établissement scolaire, William ne tarde pas à venir donner un petit coup d'épaule dans celle de son ancienne amante. Ca la fait rire, bien sûr, parce qu'il agit comme un gamin. Et quand elle lève les yeux vers leur fils, qu'elle le voit, la tête posée sur le haut du crâne de son père, s'accrochant de ses petites mains au visage de William, regardant la rue comme si c'était une véritable jungle... Sarah se sent heureuse. Elle les aime ces deux-là. Une fois dans la voiture, après avoir attaché Saeed dans le siège auto de William et après avoir prit le sac pour le changer dans la voiture de Sarah (quel bordel), la petite famille prit la direction de la plage. Sur le trajet, Sarah lança « on s'arrête prendre un truc à manger à emporter ? » dans ce quartier là, il y avait l'un des meilleurs fast-food de la ville « le munchies the best taste », ils pouvaient toujours s'y arrêter rapidement, prendre quelque trucs à manger avant d'aller se poser sur la plage, non ? Attendant l'avis de son ancien amant, Sarah commença à regarder sur son téléphone comment y accéder au plus rapide avec la géolocalisation. Elle demanda à son mari du jour ce qu'il avait envie de manger. Cet endroit, c'était Esteban qui lui avait fait découvrir et à vrai dire, elle aimait beaucoup venir prendre un truc à manger par ici. Ils proposaient des smoothies, et des jus de fruits frais ; mais aussi des tacos, des burritos et toutes autres sortes de sandwichs. Quand elle détailla à William la carte oralement ce dernier lui dit ce qu'il aimerait manger. Ainsi, Sarah pourrait sortir de la voiture sans que William n'ait besoin de se garer, elle irait passer la commande à toute vitesse et puis ils pourraient repartir. Car à cette heure-ci dans la ville de NY, c'était tout un drame ! Une fois garé rapidement avec les warning, Sarah quitta l'auto pour entrer dans le petit restaurant où il y avait déjà pas mal de monde. Après un peu d'attente, on lui demanda ce qu'elle voulait, elle passa sa commande, prenant soin de ne rien oublier pour William, son fils et elle. Ce fut un peu long, mais une fois le sac plastique en main et le paiement effectué, la jeune maman essaya de retrouver la voiture de O'Connor. Il avait du bouger, mais où ? Un coup de klaxon et voilà qu'elle se repère enfin dans NY. Un large sourire aux lèvres, Sarah esquiva les gens, les voitures et les vélos pour rejoindre la voiture. Peur de se faire rouler dessus pour un new-yorkais, elle se jeta presque dans la voiture, ce qui fit rire son fils. « Aller, en route pour la plage maintenant! » lança t-elle en se tournant pour voir si son fils allait bien. Il avait son petit biberon d'eau, William avait du le lui donner en attendant et c'était très bien oui. Sarah s'attacha et très vite, la petite famille reprit la route en direction du quartier d'enfance de William. Sarah n'avait pas pour habitude de venir par ici, à vrai dire, elle s'arrêtait au plus loin à Harlem à chaque fois. Non pas qu'elle n'aime pas le Bronx, mais à vrai dire, avec un petit, c'était parfois compliqué. Ce quartier était vieux et pas pratique pour une femme à talons avec une poussette et un sac à langer. Mais elle aimait ce côté très vivant, cosmopolite et enivrant. Saeed observait la vie à travers la vitre de la voiture et très vite, Sarah fit de même. Sur les trottoirs, il y avait des friperies, des artistes de rue, des sdf aussi, et des gens qui dansaient, jouaient de la musique où qui traînaient juste là, au soleil. Une fois arrivés à destination, Sarah lança à son mari du jour « je te laisse prendre Saeed, je prend la bouffe » avant de quitter la voiture. Elle prit son sac, ainsi que le sac de Saeed et puis bien évidemment, la poche avec la nourriture délicieuse qui venait à ses narines. Le petit était déjà tout excité, ce qui n'allait pas être simple à gérer. Ils marchèrent jusqu'à la plage, traversèrent la route et enfin, une fois arrivés près du sable, Sarah laissa son regard se perdre sur la mer. C'était une bonne idée. Elle renifla les embruns marins, et réalisa que non, ce n'était pas une plage des caraïbes, mais c'était ce qu'ils avaient, et c'était bien. La plage était grande, c'était propre, et c'était tout ce qu'il leur fallait. Le vent de la mer vint caresser son visage, tandis que William était déjà en train d'enlever les chaussures et chaussettes de son fils afin qu'il court dans le sable. Sarah retira ses escarpins, qu'elle tint à la main, le sac sur l'épaule et la bouffe dans l'autre main. Ils marchèrent donc sur ce sable, en direction d'un petit endroit où ils pourraient s'installer pour déjeuner. Cette journée allait être belle.



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William O'Connor
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Mar 9 Juil - 9:39


Notre bébé devient grand

Sarah & William


Cela me faisait le plus grand bien de pouvoir passer du temps avec Sarah et Saeed. Jusqu’à présent, nous avions beaucoup limité ce genre de sorties ensemble, pour éviter des mélodrames par rapport à Solveig et à Esteban. Si l’italienne commençait à accepter de voir une femme revenir dans ma vie avec un enfant d’aujourd’hui deux ans, elle n’est pas forcément à l’aise avec cette histoire. Et le fait qu’elle soit stérile n’aide en rien, puisqu’elle a le sentiment de voir Sarah débarquer avec un atout de taille qu’elle, elle ne peut pas avoir : un enfant. J’ai beau tenter de la rassurer du mieux que je le peux, mais c’est ancré en elle. Elle fait des efforts et j’en suis parfaitement conscient. Le fait est qu’elle craint aussi pour l’histoire que nous avons vécu, dans un contexte particulier qui nous a unit comme jamais. Par rapport à Esteban, même si ce dernier semblait accepter ma présence, j’imagine que lui aussi pouvait avoir des craintes, par rapport à notre passé commun. Seulement, aujourd’hui, tout le monde semblait comprendre que notre histoire est belle et bien terminée. Enfin, c’est ce que je m’efforce aussi de penser.

Me retrouver avec Sarah me trouble constamment. Sa présence ravive des souvenirs, certains heureux, d’autres dramatiques. Et je ne sais pas vraiment quoi en penser. Parfois, je me demande si je ne suis pas encore amoureux de cette situation passée, et de cette femme que j’ai connue sur les terres afghanes. J’aime Solveig, c’est indéniable. De là à dire que Sarah est totalement sortie de ma tête, ça, j’en suis bien moins sûr. Je me demande ce qu’elle, elle pense de tout cela. Si l’italienne et le colombien ne faisaient pas partie de nos vies, nous serions-nous remis ensemble pour offrir à Saeed une vie de famille solide ? Jusqu’alors, le petit semblait bien vivre le fait de passer du temps chez sa mère et chez moi. Pour le moment, cette situation ne le questionne pas, au vu de son âge, mais nous devrons lui donner des explications d’ici quelques années.

- Bonne idée, j’ai la dalle., lançais-je à la proposition de Sarah. C’est bien connu, je suis un estomac sur pattes et je peux manger une quantité impressionnante de nourriture. Il m’arrive très souvent de grignoter des conneries, et si je n’étais pas aussi sportif, sans nul doute je ressemblerais à une grande partie de la population, accro aux fast-foods. Alors, quand Sarah me fit la liste des plats proposés par l'établissement dans lequel elle souhaitait prendre la nourriture à emporter, j'ai choisi… pas mal de choses. Après tout, il faut bien nourrir un homme d'un mètre quatre vingt cinq accompagné de ses quatre-vingt kilos.

Après les frasques de Sarah et ses tentatives de survie qui nous avaient bien fait rire, Saeed et moi, nous prîmes la direction de la plage. L'endroit restait assez désertique comparé à ce que cela pouvait être les week-ends de grandes chaleurs. Je retirais les chaussures de mon fils, ainsi que ses chaussettes, retroussant son pantalon au niveau de ses chevilles pour qu'il puisse courir dans le sable. Et visiblement, cela l'amusait beaucoup, prenant soin de faire des tranchées avec ses petits pieds. Je me mettais pieds nus à mon tour, et alors que nous avancions, Saeed prit un temps pour marcher dans les empreintes que je laissais derrière moi dans le sable pour y comparer les siennes. Oui, effectivement, il y avait une différence de taille.

Nous nous installâmes face à la mer, à proximité des petites vagues qui venaient frapper le sable. Le bruit de la houle et l'odeur de l'iode me faisaient du bien. Je me perdis quelques instants dans mes pensées, observant Saeed qui se risquait à laisser l'eau venir lui rafraîchir le bout des pieds, ce qui m'arracha un sourire. Assis à côté de Sarah, sans lâcher mon fils du regard pour éviter qu’il se mette en danger, je finis par m’adresser à la belle afghane.

– Quand on cherchait une école pour Saeed, j’en ai trouvé une, publique, à Brooklyn, assez proche de chez toi. Tu connais le quartier, il est calme. Et là-bas, il pourra plus s’épanouir que dans cette pseudo prison dorée.

Non, l’école que nous venions de visiter ne m’avait pas plu et visiblement, à Sarah non plus. Notre fils est plein de ressources. Inutile qu’il commence déjà à être bridé, à tout juste deux ans. Je posais un instant mon regard bleu sur la mère de mon enfant et lui adressais un sourire rassurant. « Ca va être difficile les premiers jours d’école mais tu sais… on a le temps avant qu’il devienne un homme. », dis-je en reportant mes yeux sur le petit garçon qui revenait vers nous en courant, bien décidé à ce qu’on le rejoigne. Il s’installa face à nous et j’en profitais pour lui retirer sa chemise bleue, afin de lui appliquer de la crème solaire. J’avais ressenti la crainte de Sarah, de le voir grandir. J’imagine que c’est une étape obligatoire dans la vie d’une mère. Mais Saeed n’a encore que deux ans.

– Papa ! Viens !, lança-t-il en désignant le bord de mer. J’esquissais un sourire et me levais. Je retroussais mon pantalon et retirais à mon tour ma chemise. Je me tournais vers Sarah et lui faisais signe de venir. « Aller viens, on mangera après. » Saeed prit ma main et nous allâmes nous tremper les pieds dans l’eau, là où certains se baignaient. Le petit garçon se pencha pour prendre du sable trempé sous l’eau pour le malaxer dans ses mains et s’attarder sur la texture. Je me mettais à sa hauteur et lui promis qu’après manger, on ferait tous les trois un beau château de sable.


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Sarah O. Davis
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Mar 9 Juil - 10:24
Marchant dans le sable de cette plage, Sarah suivait du regard les empruntes de pas de William, ainsi que celles de son fils, jusqu'à ce que leurs affaires tombent sur le sol granuleux. Sarah fini par s'asseoir un instant sur le sable tiède, observant son ancien amant prendre soin de leur fils. Les boucles de Saeed tombaient sur son visage, encadrant son visage de poupée. Tandis que son père lui étalait la crème solaire, Sarah se perdit dans ses pensées. Cette vision était rare, ils n'avaient pas beaucoup l'occasion de se retrouver que tous les trois, comme si de rien n'était, donnant l'illusion d'une famille parfaite. Durant quelques secondes, Sarah s'imagina à quoi auraient pu ressembler leur vie commune si elle avait accepté de s'enfuir avec l'homme qu'elle avait aimé si fort, il y a presque trois ans maintenant. S'échappant comme des voleurs, au cœur de la nuit, entre les sillons des bombes afghanes, traversant des villages pillés à l'essence détruite, pour finalement arriver sûrement par se cacher. Qu'auraient-ils fait ensuite ? Revenir sur leurs terres natales américaines ? Impossible... pas après avoir quitté l'armée pour William. Est-ce que Sarah aurait-pu vivre tout le restant de sa vie sans sa famille ? Probablement pas. Où seraient-ils allé ? En Europe ? En Amérique du Sud ? Au Mexique ? Non loin d'El Paso ? Peut-être. Une seconde, son esprit quitta cette plage pour imaginer une fin alternative à leur histoire. S'aimant d'un amour passionnel, ils auraient découvert ensemble que Sarah était tombée enceinte, et ce souvenir de l'apprendre à l'autre bout du monde, seule, entourée de femmes qu'elle ne verrait plus jamais ne se serait jamais imprimée dans son histoire personnelle comme c'était le cas aujourd'hui. Elle n'aurait jamais eu peur d'avoir perdu William, sa grossesse n'aurait probablement jamais été risquée. Ils se seraient engueulés, il serait peut-être parti de colère contre elle pour tout et n'importe quoi, mais comme toute passion, ils seraient toujours revenu l'un vers l'autre. Sarah aurait-elle été journaliste ? Qu'aurait fait William ? Il serait subvenu à leurs besoins oui, mais de quelle façon ? Et puis eux, seraient-ils encore ensemble, est-ce que la passion qu'ils avaient vécu aurait pu survivre au delà de tout ce qu'ils étaient prêts à sacrifier pour elle à l'époque ? Le quotidien ne les aurait-il pas tué ? William aurait été là à la naissance de Saeed, il aurait été là pour prendre soin d'eux dès le premier jour. Une partie de Sarah regrettait, oui ; parce que finalement, jamais elle n'aurait de réponse concrète à tout ceci. Et en même temps, elle ne pouvait s'empêcher d'imaginer que peut-être un jour, elle aurait croisé la route de son beau colombien... et William, de Solveig. Et après ? William lui parla, l'extirpant de ses pensées. Elle sourit doucement et répondit « plus j'y pense, et plus je me dis qu'une école publique sera sans doute le bon choix oui » tout en regardant son fils jouer de ses pieds dans le sable, devant eux. Saeed grandissait à vue d'oeil, il ne s'arrêterait jamais de grandir, elle apprendrait bientôt à lui découvrir le son de sa voix, sans son ton de bébé, sans qu'il n'écorche la moitié des mots, sans qu'il n'hésite. Son rire, ses passions, ses premiers copains, sa première amoureuse... et là, la voix de son ancien amant la fit revenir encore une fois à elle. Sarah haussa les sourcils, comme pour valider ce que disait William. Les yeux de la mère ne pouvaient pas quitter son fils. « Oui... » soupira t-elle alors. « Je sais déjà que ça va être dur... » sourit-elle faiblement. Bien sûr que oui elle allait pleurer quand elle allait devoir déposer son fils à l'école pour sa première journée, quand elle allait réaliser que désormais, pendant presque les quinze prochaines années, de huit heures à dix-sept heures, il serait à l'école, avec d'autres enfants, d'autres adultes et qu'ils allaient forger son histoire ainsi que sa personnalité. C'était dur de se détacher de lui assez pour qu'il grandisse, tout en étant toujours là pour lui. Sarah était une maman très protectrice et déjà, elle s'était surprise à le laisser aussi rapidement à William sans avoir peur qu'il n'arrive quoi que ce soit. Elle s'était surprise à laisser son fils plusieurs jours, à le confier, à ne pas être constamment sur son dos. Après tout, après la grossesse et l'accouchement difficiles qu'elle avait eu, la jeune maman avait noué un lien fort avec son fils. Sacrifiant tout pour qu'il puisse vivre auprès de son père... d'ailleurs en parlant de lui, il ne tarda pas à se lever quand Saeed l'appela. Et entendre son fils l'appeler papa, faisait toujours autant de bien à la maman. Oui, désormais Saeed vivrait toute sa vie auprès de son père et ça, c'était une grande fierté pour l'afghane. Lorsque William retira sa chemise, dévoilant ce corps qu'elle avait connu il y a bien longtemps désormais... Sarah eu une sensation de déjà vu, un sentiment de nostalgie s'empara d'elle. Les flashs de leur nuit passée ensemble, de toutes ces fois où sur le camp, elle l'avait observé au loin, observant son corps, ses marques, ses cicatrices avec envie. Elle détourna les yeux une seconde, avant que William ne tende la main vers elle, alors que Saeed essayait de le tirer vers la mer. Rigolant alors, Sarah attrapa la main du père de son fils pour se lever à son tour, laissant leur repas, leurs chaussures et son sac sur le sable. Rigolant devant ce fils qu'ils avaient et qui était si curieux, la jeune femme suivi ces deux hommes qui marqueraient sa vie entière vers les premières vagues. Saeed rigola, amusé de voir l'eau venir et repartir, n'osant pas mettre le pied dedans. Sarah elle, vint tout de suite mettre ses pieds nus dans l'eau fraîche, avant de voir William jouer avec son fils. Ils étaient beaux, et cet instant était crucial, important, fort et tellement rempli de sentiments. En les voyant ainsi, elle réalisait à quel point elle les aimait. Et ça, personne ne pourrait comprendre l'amour qu'elle ressentait et ressentirait toujours pour William. Elle le trouvait toujours aussi beau, aussi sexy, avec son sourire, son rire, son grain de folie, son côté rassurant et protecteur. Il était un père merveilleux, il avait été un parfait amant, un meilleur ami comme personne ne pouvait l'espérer. Sarah les observa alors, le regard tendre. C'était étrange, parce que les sentiments étaient déroutants. Qui pouvait comprendre ça ? Que ce lien qui les unissait tous les trois était plus fort que tout le reste ? Et c'était aussi réconfortant de se dire que peu importe ce qu'il se passait, il existerait toujours et à jamais. Saeed ne pu s'empêcher d'éclabousser sa mère, avec son pied. Sarah se tourna en rigolant, essayant d'éviter l'eau salée. Son rire envahit l'espace, alors qu'elle s'approcha de son fils pour le prendre dans ses bras et le soulever, laissant ses boucles s'envoler. Le rire de Saeed se fit entendre, entouré par celui de sa mère. Le visage du petit vint bientôt s'approcher de celui de sa mère, et cette dernière lui embrassa la bouche avec amour. Sarah échangea un regard avec William. Un regard à la fois de bonheur ultime et aussi, de nostalgie. Est-ce qu'ils en seraient là si tout avait été différent ? Saeed tendit alors le bras vers son père, pour passer des bras de sa mère, à ceux de William. Sarah le laissa voyager d'un corps à l'autre et assez vite, instinctivement, son corps à elle vint contre le corps de son ancien amant. Son épaule contre son torse, pour être à la fois contre lui, et tout près de leur enfant. En silence, sans un mot, avec leurs rires, leurs sourires, le bruit de l'océan, des mouettes, apparaissait un parfait bonheur iodé.



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William O'Connor
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Mar 9 Juil - 11:07


Notre bébé devient grand

Sarah & William


Ce moment de bonheur, passé tous les trois, emplissait mon cœur de joie, mais aussi d’une pointe de déception. C’était troublant, beaucoup trop. Les sentiments se bousculaient dans mon esprit. Un moment comme celui-ci, aussi banal puisse-t-il paraître, représentait tant de choses et me rappelait que cela ne restait qu’exceptionnel. J’en vins à penser à Esteban, qui lui pouvait se permettre de nombreux temps comme celui-ci, avec mon fils et la mère de ce dernier. D’un point de vue extérieur, oui, j’étais envieux, car j’aurais aimé que ces moments soient plus nombreux et propres à nous, sans que l’on vienne à faire du mal aux autres. Je pensais également à Solveig. Et ça aussi, ça me faisait mal. Est-ce que je partagerais un jour ce genre d’instants avec elle ? Probablement pas. Pourtant, cela représentait le bonheur suprême à mes yeux. J’ai beau la rassurer en lui expliquant que je vivais très bien l’idée que jamais nous n’aurions d’enfant ensemble, ce moment avec Sarah m’envoyait la vérité en pleine face.

J’avais récupéré mon fils dans mes bras, et je fus surpris de sentir la belle afghane venir contre moi. Mon cœur se mit à battre plus vite. Et pourtant, je ne cherchais pas à m’éloigner d’elle. C’était déroutant. Saeed s’était blotti contre moi et observait les ondes de l’eau à mes pieds, derrière moi. La nostalgie se lisait sur mon visage et ce dernier dévoilait une grande tristesse. Je me souviens de chacun des moments passés avec Sarah sur les terres afghanes. Que ce soit nos engueulades – car elles ont été nombreuses, nos grandes discussions, la façon dont nous aimions refaire le monde à la belle étoile en se demandant si ça serait la dernière fois, le jeu de séduction qui s’était longtemps joué entre nous, ce désir palpable, cet amour fou sous toute cette violence, tout. Tout me revenait en tête, là où je tentais de les taire, notamment depuis le retour de Sarah dans ma vie.

Je venais de redéposer Saeed qui souhaitait pouvoir remettre les pieds dans l’eau, et Sarah et moi retournâmes nous assoir à proximité. Les jambes repliées, les bras autour de mes genoux, mes yeux bleus fixaient notre fils qui se familiarisait avec la mer. Une question me brûlait les lèvres. Une question que je n’avais jamais pris la peine de poser à Sarah. Par manque de temps ou manque de courage, peut-être, car la réponse m’effrayait. Mais aujourd’hui, cette question semblait vouloir passer mes lèvres, coûte que coûte.

- Pourquoi t’es partie ?

Une question si simple, et pourtant si pleine de sens. Mon regard se plongea quelques instants dans le sien. Pourquoi est-elle partie dés le lendemain matin, après que nous ayons passés la nuit ensemble ? Après que je lui ai soumis l’idée folle qu’on se tire d’ici, de toute cette violence pour aller refaire notre vie ensemble. Cela peut parait stupide, mais cette réponse, je ne la connais pas, car nous n’avons jamais eu l’occasion d’en rediscuter. Cette question, elle m’accable depuis ce matin où je me suis réveillé seul, dans les draps froissés de notre nuit passée ensemble.

Peut être qu’une part de moi en veut encore à Sarah pour cela. Mais aujourd’hui, il s’agit davantage d’une résignation. Parfois, comme aujourd’hui, j’imagine quelle aurait pu être notre vie ensemble, si nous nous étions enfuis. Solveig serait-elle sortie totalement de mon esprit ? Probablement pas, mais je me serais peut-être fait à cette idée. Où aurions-nous vécu ? En Irlande, sur la terres des mes ancêtres ? Aucune idée, mais ce qui est sûr, c’est que le sol américain n’aurait pas voulu accueillir un déserteur. J’aurais certainement abandonné les forces de l’ordre pour me consacrer à une autre de mes passions. Je serais peut-être devenu éducateur canin, pour préparer ces animaux à devenir chien de guerre ou d’assistance. Mais surtout, j’aurais pu rentrer chez nous le soir, retrouver Sarah et notre fils.



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