Flashnews
Avis aux étudiants ! N'oubliez pas de vous inscrire au Yearbook. Faites place aux Olympiades 2019 ! Et n'oubliez pas votre nouveau MAG SOS ♥️

Fiches de liens

Marylou, Akosua, Riley et Luna ont besoin de vous alors n'hésitez pas à aller leur proposer des liens !
Dominic, Elyos, Neasan et Adonis veulent des amis alors allez jeter un coup d'oeil à leurs recherches ♥️




 
Newsletter numéro 42
Venez découvrir toutes les nouveautés du forum dans ce sujet et n'hésitez pas à laisser un petit commentaire love2
Un vote toutes les deux heures, ICI & ICI & ICI & ICI !
Une fois que c'est fait, venez poster dans ce sujet pour gagner 15$ vaut mieux faire doucement dans c'monde | sidney & solal 1529876038
Recrutement fermé
SOS a une super équipe et est prête à prendre ses fonctions, de ce fait nous fermons les candidatures vaut mieux faire doucement dans c'monde | sidney & solal 48250097
Scent of Scandals #34
SOS fait peau neuve ! Allez voir le nouveau Mag !
Intrigues
La nouvelle intrigue vous attend par icilove2

Partagez

vaut mieux faire doucement dans c'monde | sidney & solal

GOOD MORNING AMERICA :: New York City
 :: Staten Island :: Port Richmond
Voir le profil de l'utilisateur
Solal Pettersen
général
J'ai posté : 1373 messages et j'ai : 539 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : daniel bederov et pour finir je crédite : morrigan, élissan, pinterest.

Ven 7 Juin - 13:22
devant elle, j'ai bégayé

sidney & solal

Quelques petites semaines depuis le Hannah Gate, depuis cet après-midi où les mots ont fusé dans le bureau des deux assistants pour mieux se réconcilier. Le temps qui file en bonne compagnie, les moments tendres désormais pleinement assumés entre les prochains divorcés – pardon, « annulés », si tant est que cela se dise –, le temps qu’ils passent ensemble encore plus qu’avant, l’entente toujours au beau fixe, car ils n’en sont qu’au début tout en étant à un stade avancé de leur relation, la faute au caractère particulier de cette dernière depuis le premier jour.

Et une invitation demeurée en suspens. Elle lui avait réclamé un premier rendez-vous Sidney, une affaire dans les règles de l’art, et lui avait proposé son appartement comme théâtre des festivités, son putain d’appartement étriqué sur Staten Island, parfait pour un homme comme lui, si indépendant qu’il vit seul, si secret qu’il n’y invite quasiment jamais personne ; cet appartement toujours en bordel, des feuilles qui traînent dans toutes les pièces et les cercles dilués laissés par les tasses de café qu’il aura posé dessus, cet appartement qui semble désordonné même lorsqu’il est rangé, la faute aux objets trop nombreux qui habillent ses étagères, livres, bibelots, souvenirs de voyage. Des photos, sa famille, ses parents, ses frères et sœurs, seulement deux avec Julien, une photo de famille et une seul, pour certains c’est glauque, pour lui c’est nécessaire, il ne l’a pas mise tout de suite mais désormais il a besoin de pouvoir poser ses yeux sur son frère de temps à autre, des photos d’amis aussi, les proches, Nathan et tous les autres de Paris, les amis d’Amsterdam, la seule amie d’enfance qu’il ait conservée. Y a du beau monde, mais les photos c’est des souvenirs tangibles, un moyen d’avoir les gens tout près lorsqu’on est toujours tout loin, et ça lui fait bizarre à Solal de se dire que Sidney va enfin découvrir tout cela, après qu’il l’en ai tenue à l’écart des mois durant. Des mois entiers à l’inciter à se retrouver chez elle plutôt que chez lui, des mois à éviter qu’ils se retrouvent dans le quartier, à la rejoindre au bas du bâtiment les rares fois où elle devait lui amener quelque chose. Par crainte, sans doute. Car y a trop de trucs compromettants pour l’homme qui l’est, des trucs à la con, que dalle pour la personne lambda mais des choses énormes lorsqu’on garde autant de choses pour soi que lui peut le faire, rien que les photos de Julien auraient pu poser souci lorsque l’on sait que Sidney n’a appris son existence que tout récemment, qu’il ne pouvait pas abaisser les cadres chaque fois qu’il sortait de chez lui de crainte qu’elle ne vienne pour une raison ou pour une autre.

Alors oui, ça lui fait bizarre de se dire qu’il va lui présenter tout ce qu’il lui manque à son sujet sur un plateau d’argent, mettre un terme à ces mois de cache-cache. Mais en même temps il est heureux, vaguement excité car cela marque le début de quelque chose de nouveau, qu’après tout sera peut-être plus simple et qu’il est juste content de pouvoir passer la soirée avec elle, chez lui, comme le couple normal qu’ils sont peut-être en train de devenir – ou qu’ils ne seront jamais, qui sait. Et c’est sur ce vendredi soir que leur choix s’est porté, les deux amants qui se sont quittés aux portes du bureau pour se laisser le temps de se préparer chacun de son côté, se donner l’illusion qu’ils ne partagent pas une vie pro au moins le temps d’une soirée, elle le retrouvera là-bas. Solal à peine arrivé chez lui qu’il se met au boulot, car rentrer a été long et qu’il dispose finalement de peu de temps pour ce qu’il a à faire, que ce soir ce n’est pas n’importe quoi, c’est le premier rendez-vous officiel, chez lui, que Sidney ce n’est pas n’importe qui, on parle tout de même d’une fille adepte de luxe avec des rêves plein la tête, aussi il ne peut pas se contenter de lui servir une assiette de quinoa avec des légumes coupés en gros morceaux à côté. Elle voudra plus, c’est évident, Solal si bien convaincu de ses suppositions quant à ses envies qu’il a décidé de mettre les petits plats dans les grands et de lui faire des makis. Oui, rien que ça, l’ambition du jeune homme toujours plus haute, il n’y a pas de raison qu’il se rate de toute manière lorsque l’on sait combien il est doué en tout. Même en cuisine japonaise, c’est sûr.

Alors à peine rentré qu’il s’y est mis, le riz rond cuit, les makis qu’il décide de faire au saumon et à l’avocat, et s’il a bel et bien pensé à acheter du riz rond et de l’algue il a complètement oublié d’acheter du poisson frais, ce genre de poisson qu’on ne trouve que sur les marchés, et donc certainement pas un vendredi en fin de journée. Tant pis, il fera avec le saumon fumé qu’il a dans son frigo, ça ne fera pas de grande différence, il en est sûr, il attend que le riz ait refroidi aussi longtemps qu’il peut se le permettre au vu de l’arrivée imminente de Sidney et se met à la confection. Mais rien ne se passe comme prévu (qui est surpris, même ?), lorsqu’il essaie de rouler le maki la feuille d’algue se déchire, d’ailleurs il a peut-être mis un peu trop d'algue mais bon… On ne lui a pas dit de couper la feuille en deux après tout… Le Norvégien qui s’acharne, s’efforce tant bien que mal de rouler quelque chose avant de le couper en morceaux, les makis encore tièdes qui ne ressemblent finalement pas à grand-chose, c’est tout juste s’ils se tiennent en réalité, et un regard dépité qu’il porte sur sa pauvre assiette, dégaine déjà son téléphone pour chercher où en commander des vrais, des bons – car les siens ne font absolument pas envie, on ne va pas se mentir. Sauf que bien évidemment y a la sonnette qui retentit à ce moment-là, le jeune homme qui décroche le combiné de l’interphone, demande avec un sourire dans la voix :

- Qui est-ce ?... Sidney Arriston… ? Non, ça ne me dit rien, vous devez faire erreur mademoiselle, êtes-vous sûre d’être à la bonne adresse ? D’avoir appuyé sur le bon bouton ?... Non non, je vous assure qu’il n’y a pas de Solal qui vive ici, pas plus que je n’attends une Sidney… En revanche j’attends bien une certaine Cindy Charleston…

Une vieille appellation dont il use sans grande pitié, c’est Specter qui appelait Sidney ainsi à la base, et si Solal l’employait à l’époque simplement pour la rendre folle, aujourd’hui ses intentions ne sont nullement mauvaises, simple référence à tous ces mois qu’ils ont passé ensemble. Et sans l’embêter davantage il lui indique son étage avant de déverrouiller la porte d’entrée, ouvre déjà la porte de son appartement en attendant qu’elle monte. Et son regard qui se perd dans le reflet du miroir de l’entrée, lui indique que ça va, il a juste pris le temps de prendre une douche en attendant que le riz refroidisse et d’enfiler un jean propre, une petite chemise blanche – à défaut d’un T-shirt blanc –, coiffer convenablement ses cheveux pour avoir l’air un tant soit peu présentable. Dans son dos, dans le coin salle à manger du petit salon, une nappe qu’il a déployée sur la petite table ronde – la seule nappe qu’il ait, qu’il a acheté pour l’occasion en réalité, blanche –, table qu’il a d’ailleurs décollée de son coin de mur pour qu’ils puissent s’asseoir en tête à tête. Des assiettes immaculées disposées sur la table, elles aussi neuves car il s’est dit que les pauvres assiettes entassées dans son placard feraient misère, des baguettes datant de vieilles commandes de sushi posées à côté et un petit chandelier avec à côté une rose, plus cliché tu meurs, mais il a seulement voulu faire les choses bien. Persuadé que Sidney aime les choses bien faites, en grande pompe, une grimace qu’il esquisse à cette pensée car ça part plutôt mal avec cette histoire de makis. Mais pas le temps de s’attarder plus que de raison sur le sujet, les pas de la jeune femme se font plus distincts dans l’escalier et un sourire qui s’épanouit sur les lèvres du garçon en la voyant apparaître. Elle est magnifique Sidney, fidèle à elle-même, une fois parvenue à hauteur de la porte il se penche vers elle pour l’embrasser tendrement, penche sa tête sur son épaule avec un sourire malicieux.

- Cindy, c’est ça ? Je suis Sylvain, ravi de te voir ici ce soir.


Made by Neon Demon


le cœur brûle, le cœur serre
et toi tu sauras jamais qui j'suis, moi-même j’aurais du mal toute ma vie.


merci vaut mieux faire doucement dans c'monde | sidney & solal 1133702776:
 
Voir le profil de l'utilisateur
Sidney A. Pettersen
général
J'ai posté : 1277 messages et j'ai : 559 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Hailey Baldwin et pour finir je crédite : ASTRA

Dim 9 Juin - 21:46
doucement, ok, t'es doux mais doucement

sidney & solal

Un cintre qui claque un autre cintre, puis un autre et encore dans un autre dans la penderie. Voilà le seul bruit qui fait de la concurrence aux longs soupire de l’anglaise qui s’exaspère en voyant les minutes filés si vite à chaque fois qu’elle jette un nouveau coup d’œil à son portable alors qu’elle est toujours en petite lingerie devant son dressing plein à craquer qui pourtant, ne lui inspire rien. Elle ne sait pas quoi mettre Sidney, ne sait pas s’il faut qu’elle sorte le grand jeu pour ce soir ou bien, si elle doit adopter un look plutôt détendu. Plutôt robe ou Jean ? Cheveux ondulé ou lisse ? Des questions bêtes, car honnêtement est-ce que Solal remarquera ce genre de détail ? Sera-t-il déçu de la voir en jupe plutôt qu’en robe ? Elle ne pense pas, mais pourtant le choix de la tenue lui semble important pour ce rendez-vous, car elle voudrait voir des flammes danser dans ses yeux lorsqu’il ouvrira sa porte. Dans un monde idéal, elle voudrait le faire chavirer, qu’il pense qu’elle est la fille la plus jolie qu’il ait pu connaitre. La plus bonne, bonne de toutes ses copines. Mais ça, il n’y a que Jacob pour le penser, faut peut-être pas en attendre autant d’un garçon comme Solal qui a dû connaitre durant son tour du monde des filles bien plus belle, plus exotique qu’elle.

La simple pensée qui lui tord l’estomac, lui donnerait presque envie d’annuler pour ne pas qu’il ait à la comparer avec ses ex qui lui traverse bien évidemment l’esprit. Car elle est jamais sûre d’elle, se compare elle-même à tout le monde dans sa tête au point de se rendre dingue. Et pourtant, elle se force à chasser d’un bref mouvement de tête ce genre de penser qui la ronge, se remet à chercher dans ses portants blindés de quoi se vêtir plutôt que de se rabaisser face à des filles dont elle ne connait rien, n’a jamais rien vue d’elles. Elle ne peut pas se permettre de tout gacher pour des inquiétudes à la con, ne peut pas gâcher son premier rendez-vous « officiel » avec Solal car elle se compare à ses anciennes copines. En plus, tout ce passe bien depuis qu’ils ont officialisé les choses, ça doit surement dire quelque chose… Elle suppose.

Cheveux coiffés, visage maquillé et surtout… Tenue enfin choisie au bout de dix-huit siècles et une douzaine de robe et autres vêtements essayés –  qui pour ce soir, stagneront sur son lit dans un bordel monstre avant d’être réellement rangé à leur place quand elle rentrera  –  la charmante assistante aura finalement opté pour la si classique mais si indémodable petite robe noire, model moulant et fine bretelle car tout doucement, le temps s’adoucit à New York et qu’avec un petit blouson en cuir par-dessus et une paire de talon ça fera largement l’affaire pour faire le trajet jusqu’à chez Solal puisque ce soir, les festivités se font chez lui et non pas chez elle pour une fois.
Cette soirée qui s’annonce différente, ce soir c’est LE SOIR. Le fameux rendez-vous officiel, la fameuse soirée qu’il lui a promis le jour où ils ont officialisé les choses. Ça a un peu traîné, ils ont eu beaucoup de taffes et clairement pas le temps de préparer des trucs de fous mais enfin, Solal a fixé une date et lui a promis un bon repas. Ce soir, elle va découvrir l’appartement si « mystérieux » du beau norvégien qui jusqu’à présent trouvait toujours une excuse pour l’empêcher d’y mettre les pieds. En soi, ça ne l’a jamais trop gênée Sidney, au contraire. Qui a envie de se taper un si long trajet pour aller chez quelqu’un pour une coucherie ? Puis chez elle au moins, elle avait le privilège de pouvoir le dégager une fois que leur petite affaire était terminée. Mais maintenant c’est différent, ils sont en couple. Maintenant, elle veut savoir à quoi ressemble l’appartement dans lequel Solal évolue depuis un an et demi. Ça l’intrigue, se demande à quoi s’en tiennent ses gouts en décorations, si il est du genre à vivre dans le bordel ou dans un appartement clean comme le sien. Est-ce qu’il entasse les bibelots de ses aventures précédentes ou s’en tient au strict nécessaire ? Tant de questions qu’elle se pose en sachant que ce soir, elle aura surement toutes les réponses. C’est ainsi, avec un sentiment de satisfaction qu’elle quitte son appartement.

Une bouteille de vin avec un nom qui sonne français – d’après le vendeur louche de l’épicerie du coin hein, car elle n’a bien évidemment pas eu le temps d’aller chez un caviste ou un vrai magasin – fraichement acheté, entre les mains et la voilà qui embarque dans l’uber qu’elle a commandé cinq minutes avant. Le chemin qui se fait rapidement jusqu’au quartier d’habitation de Pettersen, le stress qui monte légèrement, vient lui picoter le bout des doigts, s’insinuer dans son ventre car elle espère que les choses vont bien se passer. Et d’ailleurs, voilà que le chauffeur se met à ralentir, lui informe qu’ils arrivent à l’adresse qu’elle a indiquée. Elle hoche la tête, lui pointe du doigt l’immeuble qu’elle semble reconnaître puisqu’elle est déjà passé par là ; s’est déjà présenté devant l’immeuble de son collègue pour lui ramener une ou deux fois des affaires qu’il avait pu oublier chez elle.

Ainsi, la voiture totalement à l’arrêt et les politesses échangés avec le chauffeur elle sort de l’habitacle la jolie blonde, à peine la porte claqué, deux pas de fait qu’elle vient coincer son pied dans une plaque de bouche d’égout, lui accaparant bien évidemment toute son attention, ne se rendant même pas compte qu’elle vient d’oublier sa bouteille de vin dans la voiture… Non non, pour le moment elle remarque juste qu’elle galère à tirer sur son pied pour faire sortir son talon aiguille du tout petit trou où il s’est coincé. C’est après une bagarre acharnée contre la plaque qu’elle réussit enfin à s’échapper de cette galère, souffle un grand coup et monte doucement les marches du perron pour arriver au sonnette avec l’impression que sa chaussure ne tiendra pas longtemps et la folle impression d’avoir oublié quelque chose…. Ouais, bon. Elle voit pas, tant pis, sans hésitation elle appuie sur le nom de famille du beau norvégien qu’elle doit rejoindre et attend sagement qu’il lui indique l’étage. Et justement, il répond Solal, lui demande qui est là… En mode il attendait dix-huit personnes, le bougre.

« C’est moi, Sidney tu peux m’ouvrir ? Quoi ? Erreur ? Mais arrête Solal j’suis pas folle je viens d’appuyer sur ton nom de famille… »

Les prunelles qui se rivent sur la plaque en face d’elle, les sonnettes qu’elle fixe en se demandant si elle a réellement appuyé sur la bonne ou si son doigt a ripé sur la mauvaise par faute d’inattention. Elle y croirait presque à la blague du beau diable, se mettrait presque à bredouiller des excuses mais finalement elle l’entend prononcer ce vieux surnom à la con, ce sobriquet sorti tout droit de la tête de Specter et qui n’a pas manqué de marqué l’esprit de Solal qui depuis ne s’est jamais arrêté de l’utiliser.

« T’as entendu Sidney ? Non non, j’ai pourtant bien dit que j’étais Cindy, aller ouvre moi ! »

Qu’elle dit en riant, poussant déjà à l’aide de son petit corps la grosse porte pour entrer dans l’immeuble qu’il vient de lui ouvrir à l’aide du petit bouton qui doit se trouver sur son interphone. Sidney qui gagne alors rapidement la cage d’escalier, monte vivement les paliers jusqu’à l’étage de Solal, c’est le cœur battant qu’elle arrive au sien. Sourit en le voyant devant la porte à l’attendre. Soudainement, tout le stress accumulé des dernières heures s’envole juste en apercevant le beau brun vêtu d’une chemise blanche, ses cheveux coiffés alors que d’habitude ils sont dans un beau bordel qui lui donne un certain charme, totalement différent. Un effort qu’elle remarque et qui l’oblige à remercier mentalement le bon dieu d’avoir fait le choix d’enfiler une robe plutôt qu’un jean noir. Sidney qui diminue à chaque pas qu’elle fait la distance entre eux, s’approche de sa porte tout sourire et vient passer ses bras autour de lui pour juxtaposer ses lèvres contre les siennes. C’est un tendre baiser qu’ils s’échangent, le contact qui semble si naturel mais qui pourtant, lui broie les entrailles à chaque fois qu’ils s’y adonnent. Elle a du mal à s’y faire à cette proximité, au fait que ça ne soit pas une blague et que Solal et elle soit un réel couple. La poupée qui se recule d’à peine quelques millimètre, se mordille la lèvre en entendant les bêtises de Solal … ça par contre, ça ne change pas et ça lui plait bien qu’ils ne changent pas leur façon d’être.

« Je suis ravie aussi d’être là ce soir Sylvain et d’ailleurs t… »

Elle voudrait bien lui tendre quelque chose Sidney, sauf que sauf son sac à main elle n’a absolument rien à donner. Et c’est là qu’elle se revoit descendre de la voiture, se revoit bloquer sa chaussure dans cette satanée de bouche d’égout et oublier par la même occasion la bouteille de vin acheter in extremis sur le siège à coté celui qu’elle avait occupé dans la voiture. Elle vient se taper le front de la paume de la main l’anglaise, soupirer en disant à son petit-ami :

« Putaaaain Solal, j’ai oublié la bouteille de vin que j’ai acheté dans la voiture du Uber …… Je suis trop trop nulle …. »


Et enfin, elle entre dans l’appartement la petite assistante, les prunelles qui instinctivement se portent sur la petite table faites à son honneur. Une rose, un chandelier et des assiettes posée sur une nappe blanche. Elle tourne alors la tête vers Solal, des étoiles pleins les yeux.

« D’abord la chemise, les cheveux coiffés et t’as même mis une nappe et un chandelier … ? Tu comptes me faire ta demande … ? Tu sais on est déjà marié Pettersen … »

Les prunelles qui roulent, un éclat de rire qui s’échappe d’entre ses lippes et déjà elle tourne sur elle-même lentement, le regard se posant sur chaque petite chose dans la pièce. C’est agréable, cosy comme décoration. Un peu masculin bien évidemment, mais pas horrible pour autant. C’est simple, c’est Solal.

« T’as réussi à dissimuler les corps que tu voulais tant me cacher depuis tous ces mois … ? »

Qu’elle dit pour rire, faisant bien évidemment remarquer le fait que Solal n’a jamais voulu qu’elle vienne ici avant aujourd’hui. L’anglaise qui vient attraper la rose posée sur la table, la porte à son nez tout sourire en le regardant.

Made by Neon Demon


Is it desire, or is it love that I feel in for you? I want desire, 'cause your love only gets me abused.
Voir le profil de l'utilisateur
Solal Pettersen
général
J'ai posté : 1373 messages et j'ai : 539 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : daniel bederov et pour finir je crédite : morrigan, élissan, pinterest.

Mer 12 Juin - 0:31
devant elle, j'ai bégayé

sidney & solal

Une tonalité électronique, distincte, qui résonne dans l’entrée grande comme un mouchoir de poche de l’appartement ; la sonnerie de l’interphone, signal tangible de l’arrivée de Sidney – du moins, les chances que ce soit quelqu’un d’autre qu’elle qui vienne de sonner sont plus que minces –, et l’ombre d’un sourire qui se dessine sur ses lèvres à cette pensée, Solal déjà s’avance vers le combiné, à peine décroché qu’il déblatère des conneries. Eh, on parle de Solal Pettersen tout de même, c’eut été trop simple qu’il se contente de lâcher un « oh ma chérie, laisse-moi juste le temps de descendre je viens t’ouvrir », Sidney qui semble à deux doigts d’entrer dans son jeu, le doute perceptible dans sa voix qui lui arrache un sourire, car pour changer il est fier de lui le Norvégien, fier de toujours réussir à faire marcher les gens, fier de ses blagues qu’il est bien généralement le seul à trouver ne serait-ce que drôle. Et une perche qu’il finit par lui tendre en prétendant qu’à défaut d’attendre Sidney il attend Cindy, la jeune femme qui en profite pour lui raconter que depuis le début elle se présente sous le jour de Cindy enfin, que c’est lui qui a dû se tromper tout compte fait.

- Je vais prendre d’office rendez-vous chez l’ORL en attendant que tu montes alors, il semblerait que ce soit plus que nécessaire…

Y a un sourire perceptible dans sa voix sur ces mots, le couple passé maître en l’art de répondre aux bêtises de l’autre, entrer dans le jeu de l’autre. Et sans plus attendre son index enfonce le bouton ouvrant la porte, la porte de son appartement qu’il vient déjà ouvrir, cale sa grande carrure contre le cadre en bois en attendant que sa petite amie ait gravi les étages pour le rejoindre. Cela devrait aller vite lorsque l’on sait qu’il habite au deuxième étage de l’un de ces bâtiments pas bien hauts qui peuplent Staten Island à profusion, et en effet il ne tarde pas à apercevoir sa silhouette frêle moulée dans une petite robe noire lui seyant à ravir, perchée, comme bien souvent, sur de hauts talons. Les prunelles mordorées qui viennent se braquer dans les siennes, rencontrent son sourire éclatant, contemplent le sublime du visage avant de glisser sur son corps, le long de sa taille, de ses jambes, un sourire pour l’accueillir lorsqu’elle parvient à sa hauteur. Il aimerait lui dire qu’elle est belle, qu’il l’a jamais trouvée aussi jolie que ce soir et qu’il a bien de la chance de pouvoir partager les heures à venir avec elle ; mais on parle de Solal, et une nouvelle bêtise vient de naître au creux de ses méninges alors les compliments attendront car il a désormais mieux à dire. Un baiser échangé, le premier de la soirée et sa main qui déjà s’égare au creux de son dos, les lèvres à peine éloignées qu’il se présente comme Sylvain, arque un sourcil en entendant le « et d’ailleurs » de Sidney. La curiosité piquée, il se demande ce qu’elle peut bien avoir à lui dire ou à lui montrer, questionnements multiples dans sa tête lorsqu’elle s’interrompt dans sa phrase, regarde tout autour d’elle d’un air confus. Et son front lisse sur lequel il voit soudain s’abattre sa main manucurée, l’Anglaise qui s’écrie avoir oublié la bouteille de vin qu’elle a acheté dans le Uber, un éclat de rire franc qui échappe à Solal car curieusement, cela ne l’étonne même pas.

- Je vois que ta tête en l’air a encore frappé ! Mais je comprends, avoir rendez-vous avec un homme comme moi ne pouvait que te mettre la tête dans les nuages…

Regard en coin, le narcissisme toujours plus excessif lorsqu’il n’est qu’à moitié sérieux – oh, il l’est tout de même un minimum, on ne va pas se mentir –, un bras qu’il vient glisser autour de ses épaules comme pour la rassurer, l’invitant d’un même mouvement à pénétrer l’appartement.

- Allez, cela ne fait rien, on saura faire sans… Je n’ai rien acheté, comme tu avais dit que tu t’occuperais du vin, mais je dois avoir une demi-bouteille qui traîne dans le frigo depuis quelques jours, on saura se débrouiller avec cela.

Quelques jours… Ou plutôt quelques semaines, le goût de l’alcool fruité qui doit être devenu pour le moins particulier depuis le temps, mais bon. Il aime mieux faire croire à Sidney qu’ils ont un plan B concluant, se félicite de ne pas avoir vidé ce reste de vin dans l’évier un peu plus tôt dans l’après-midi, en espérant qu’il ne soit pas devenu infect. Et la porte qu’il referme dans leur dos, observe la jeune femme entrer dans le salon, découvrir de ses propres yeux les murs entre lesquels il évolue depuis plus d’un an désormais. Son regard qu’il voit être attiré par la petite table à laquelle ils devraient normalement passer ce début de soirée et la demoiselle qui le charrie rapidement en lui demandant s’il a l’intention de la demander en mariage ce soir alors même qu’ils sont déjà mariés, néanmoins il voit bien la joie luire au fond de ses rétines, elle doit être heureuse de cela alors tout va bien.

- Ah mince, ce détail m’avait échappé… Bon, eh bien tant pis, je suppose que je n’ai plus qu’à rapporter à la bijouterie cette bague à quatre millions d’euros.


Les épaules qu’il hausse d’un air contrit, mais déjà l’Anglaise étend son observation au reste du salon, un petit silence pas inconfortable qui s’installe dans ce laps de temps, jusqu’à ce qu’elle ne lui demande s’il a pu dissimuler les corps qu’il cherchait à lui cacher, lui arrachant un éclat de rire. C’est vrai qu’elle a dû commencer à se poser des questions depuis tout ce temps, au terme de cette lutte infernale pour ne pas qu’elle mette les pieds ici.

- Oui… Évites simplement d’ouvrir le placard de l’entrée et de regarder sous le canapé, je te prie.

La lueur malicieuse dans le regard, Solal toujours trop enthousiaste à l’idée de répondre aux sottises qu’elle peut formuler, et son regard qui s’égare sur son visage souriant, le bout de son nez perdu entre les pétales de rose, un doux sourire qui s’esquisse lorsqu’il lui dit :

- Au fait… Je n’ai pas eu le temps de te le dire plus tôt, mais tu es sublime ce soir. Non pas que tu ne le sois pas le reste du temps…

Les prunelles qui roulent vers le plafond, le caractère dragueur qui ressort bien évidemment en fin de phrase et le jeune homme qui se rapproche doucement d’elle, pose délicatement sa main sur son poignet pour lui faire abaisser son bras, dégager l’accès à son visage pour l’embrasser. Mais du coin de l’œil il distingue soudain quelque chose, quelque chose qui le pousse à remettre son projet à plus tard, sa petite main fine qu’il saisit entre la sienne pour l’entraîner dans son sillage.

- Viens, je connais quelqu’un qui sera heureux de te revoir !

Et ensemble ils s’arrêtent devant l’une des étagères de la pièce, sur laquelle est posée un petit terrarium chauffé, à l’intérieur duquel sommeille un gecko immobile. Salomon, souvenir de voyage imprévu, il était encore tout petit lorsqu’ils l’ont trouvé à la fin de leur séjour à Coachella, la décision rapidement prise de le ramener à New York en toute illégalité, le reptile qu’il a depuis lors confortablement installé, a suivi toutes les recommandations présentes sur Internet pour lui offrir le train de vie le plus adapté possible. Le Norvégien qui s’accroupit devant la vitre, penche un peu la tête en fixant l’animal pour s’assurer qu’il dorme bel et bien, finit par lâcher :

- Bon, là il dort, on ne va pas le déranger… Il dort toujours la journée de toute manière, mais je suis sûr qu’un peu plus tard, il sera ravi de te voir ! As-tu faim ?

Les sourcils qu’il arque, et suite à une réponse positive il se dirige vers la cuisine, récupère l’assiette de makis restée sur le plan de travail. Plus il les regarde et plus ils font misère à voir, mais bon… Il n’y a que cela de toute manière, aussi après avoir inspiré un grand coup il regagne le salon, pose l’assiette sur la petite table dressée en lâchant :

- Ils sont faits maison !

Sans blague, c’est sûr qu’à leur tête cela ne se voyait pas hein, s’il les avait achetés dans le commerce il se serait joliment fait avoir, aurait eu toutes les raisons de demander à se faire rembourser. Et le pire c’est qu’il a l’air fier en prononçant ces mots, comme pour mieux noyer le poisson, comme si cela allait suffire à convaincre Sidney qu’ils ont l’air bons, le jeune homme qui déjà tourne les talons pour ne pas affronter le regard déçu de sa petite amie, va plutôt récupérer la sauce soja salée – c’est un puriste, que voulez-vous – et le fond de vin dans le réfrigérateur. Les deux bouteilles qu’il vient poser sur la table, débouche l’alcool, retient une grimace en portant le goulot à son nez, et c’est avec un sourire trop confiant qu’il lâche :

- Eh bien il a l’air parfait ce vin, aussi bon que lorsque je l’ai ouvert ! Je te sers ?

Sauve les meubles Solal, sauve les meubles. Il faut, t’as plus d’autre choix à ce stade.

Made by Neon Demon


le cœur brûle, le cœur serre
et toi tu sauras jamais qui j'suis, moi-même j’aurais du mal toute ma vie.


merci vaut mieux faire doucement dans c'monde | sidney & solal 1133702776:
 
Contenu sponsorisé
vaut mieux faire doucement dans c'monde | sidney & solal
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
GOOD MORNING AMERICA :: New York City
 :: Staten Island :: Port Richmond
-
Sauter vers: