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All the world is a stage - Asuka

GOOD MORNING AMERICA :: Columbia University
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Gideon L. Bentley
général
J'ai posté : 544 messages et j'ai : 117 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Don Benjamin et pour finir je crédite : H0neyy (avatar) et Ilona (signature).

Ven 14 Juin - 22:13

       
Asuka Shigure & Gideon L. Bentley
       

       
All the world is a stage

       
Je me demande encore ce qui m'a poussé à rejoindre ce foutu club de théâtre. L'envie ? La passion ? La curiosité ? Non, rien de tout ça. En fait, c'était l'ennui. L'ennui de tourner en rond comme un fauve en cage dans ma chambre d'étudiant. L'ennui de cette vie vide de sens depuis que j'ai dû ranger mes patins pour renoncer définitivement au patinage. L'ennui de cette existence que je dois passer à boiter éternellement, traînant cette prothèse derrière moi comme un prisonnier traînerait son boulet. Le premier cours de théâtre, qui s'apparente davantage à une initiation pour les étudiants qui hésitent encore à fouler les planches au milieu de tous ces acteurs expérimentés, peut-être futurs stars hollywoodiennes, avait pourtant eu l'effet d'un électrochoc chez moi. À défaut de pouvoir exprimer mon talent artistique sur la glace, je pouvais désormais le faire sur la scène. Autrefois, lors des compétitions, on m'avait souvent reproché de bâcler la technique au profit de l'émotionnel. Au théâtre, c'est un inconvénient qui ne se présente pas. Jouer un rôle, ça m'avait permis de m'occuper l'esprit pour oublier ce qui me faisait du mal. C'est comme ça que j'avais fini par rejoindre le club. En râlant, évidemment, mais le premier pas était là. Bien sûr, je n'aurais jamais avoué à quiconque que cette activité puisse m'apporter quoi que ce soit de positif dans mon existence. D'ailleurs, à m'écouter parler, les autres avaient davantage l'impression que j'étais là parce qu'on m'y avait obligé, plutôt que par choix.

Quelques feuilles de papier entre les doigts, sur lesquelles se trouvent les répliques que je suis censé prononcer en incarnant mon personnage, je fais des allers et retours sur la scène en tentant de mémoriser les mots imprimés en noir ébène. J'ai beau les répéter à plusieurs reprises, rien ne finit par entrer dans ma caboche trop vide. Une autre étudiante me demande si je suis prêt à lui donner la réplique. « 'Faudra bien... » soupiré-je en haussant les épaules, complètement agacé par la situation, par ce défaut de mémoire qui me prend soudainement au moment où il est le moins le bienvenu. Devant l'aisance de ma partenaire, qui récite déjà son texte sans la moindre difficulté, se séparant de son script avec une facilité inouïe, je perds tous mes moyens. Sa bouche se ferme et ses yeux se posent sur moi, tandis qu'elle attend que je lui réponde, que je récite les paroles qui doivent être prononcées par mon personnage. Un trou de mémoire me contraint à baisser les yeux vers ma feuille, et ils atterrissent directement sur ces quelques mots qui provoquent, en moi, un électrochoc : s'il est mort, c'est de ta faute. Soudainement, j'ai la tête qui tourne et les images de l'accident apparaissent de nouveau devant moi. La sortie de route. Les tonneaux qui ont conduit la voiture devenue carcasse dans le ravin. L'odeur d'essence et de brûlé dans l'habitacle. « J'y arrive pas, ça m'fait juste chier, cette pièce de merde ! » bougonné-je en jetant mon script par dessus mon épaule, sortant de scène de la façon la plus dramatique qui soit. Je traverse les gradins où sont disposés les sièges réservés au public, rejoignant la grande porte de sortie. « T'façon, j'retiens rien. » pesté-je en poussant les portes battantes, me retrouvant bientôt dans le hall d'entrée où l'on accueille habituellement les futurs spectateurs, afin que de les guider jusqu'à leur place, ou pour leur vendre des tickets. L'isolement m'apporte une bouffée d'air frais, mais me transperce le cœur aussi. Ça me rappelle les premiers jours à l'hôpital, que j'avais dû passer seul, quand mon entourage avait appris que j'étais la cause de l'accident qui avait tué Malcolm. Je passe une main sur mon front sur lequel perlent quelques gouttes de transpiration. Derrière moi, j'entends quelques bruits de pas léger. Je ne pensais pas avoir été suivi. Je pivote sur mes talons, afin de pouvoir faire face à la personne qui croit m'avoir pisté avec la plus grande des discrétions. Qui qu'elle soit, elle se met le doigt dans l’œil, et bien profond. Mes yeux se posent alors sur le doux visage d'Asuka, poupée de porcelaine aux airs si angéliques qu'on ne doit jamais avoir envie de lui gueuler dessus, celle-là, même si elle avait été la plus infecte des personnes. « Qu'est-ce que tu m'veux ? » lui sifflé-je avec toute l'agressivité du monde dans la voix, maudissant sa présence, et la bénissant aussi d'une certaine manière sans qu'elle le sache.
       
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Asuka Shigure
général
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Lun 17 Juin - 14:25
All the world is a stage

« Non mais- T’es pas sérieux là ?! » La voix indignée de Sonia résonna sur la scène, sans que Gideon ne daigne se retourner, quittant le théâtre sous le silence des membres, finalement brisé par un soupir de Mark, le scénariste de la pièce. Ils étaient habitués à son comportement, alors personne n’avait vraiment relevé en le voyant quitter la scène en plein milieu d’une répétition. Le pauvre Mark avait l’air de soudainement réaliser la charge de travail que représentait Gideon en tant que rôle principal, lui qui était déjà plus que stressé de nature. Enfin, malgré les caprices dont il avait l’habitude de faire preuve, quitter le théâtre parce qu’il n’arrivait pas à mémoriser son texte semblait un peu radical, même pour lui. Peut-être était-il dans un mauvais jour, ou une toute autre raison.
Asuka intervint rapidement afin de calmer les protestations de Sonia, qui était probablement déjà sur les nerfs de ne pas avoir obtenu le rôle qu’elle voulait. Gideon n’avait rien arrangé en partant, mais en tant que présidente, elle devait faire en sorte de conserver une bonne ambiance, et pour cela, il valait mieux tuer dans l’œuf les plaintes et futures revendications de Sonia. Cette dernière n’hésiterait pas à exiger un changement de rôle pour la pièce, ou d’en exclure Gideon, et elle le leur rabâcherait pendant des semaines, comme elle l’avait fait sur son obtention certaine du rôle principal. Et au final, Asuka était celle qui l’avait obtenu. Avait-elle auditionné pour ce rôle juste pour lui fermer le clapet ? Oui. Elle avait beau être patiente et prudente, titiller sa fierté dans ses domaines de prédilections avait la fâcheuse manie de la rendre légèrement impulsive. Mais ce n'était pas le cas à ce moment, et elle donna les instructions à suivre aux restes des membres. « Mark va se charger du déroulement des scènes suivantes. De mon côté, je vais voir si j’arrive à convaincre Gideon de revenir, continuez sans nous en attendant. » Le groupe d’étudiants hocha la tête sans protester et le scénariste commençait à donner de nouvelles directives, tandis qu’Asuka empruntait le même chemin que Gideon, en espérant qu’il ne soit pas parti très loin. En pénétrant dans le hall d’entrée, elle n’eut aucun mal à le repérer, lui qui lui faisait déjà face. Elle referma doucement la porte derrière elle pendant qu’il l’interrogeait sur la raison de sa présence. Son sourire était aussi doux que d’habitude quand elle se retourna finalement vers lui, se doutant qu’il devait être encore plus susceptible que d’ordinaire. Le rappeler à l’ordre en tant que dirigeante du club n’aurait eu pour effet que de le faire se renfermer davantage sur lui-même, voir de l’énerver, et l’autorité brutale n’était pas sa marque de fabrique, loin de là. Réfléchissant quelques secondes avant de parler, elle décida d’essayer de briser un peu la glace avant de parler du vrai sujet, pour éviter de le brusquer. « Puisque je ne connais pas mes répliques, moi non plus, j’ai profité de ta sortie théâtrale pour m’éclipser à mon tour, sans me faire remarquer. » Il s’agissait là d’un mensonge éhonté, évident à détecter que ce soit par le ton de sa voix ou par son attitude habituelle. Elle était bien trop studieuse pour venir au club sans avoir déjà répéter, et ça, n’importe quel membre du club le savait.

Elle vint s’asseoir sur l’un des sièges, mis à disposition pour faire patienter les spectateurs, avant de regarder à nouveau Gideon. « Plus sérieusement, je pense que tu le sais très bien. Je ne peux tout de même pas laisser filer l’un des comédiens principaux de la pièce sans rien faire. Et je ne pense pas que quelqu’un d’autre se serait porté volontaire pour essayer de te convaincre de revenir, puisqu’ils pensent que tu n’en as pas grand-chose à faire du théâtre. » Asuka esquissa brièvement un sourire complice. Il avait beau se plaindre très souvent, elle était capable de reconnaître ceux qui aimaient jouer sur scène, ceux pour qui il s’agissait d’une libération, comme pour elle. Enfin, elle ne cachait pas sa passion pour le théâtre en revanche. Mais puisqu’il avait dû abandonner le patinage, ce n’était pas si étrange qu’il refuse d’admettre aimer autre chose à présent. Renoncer à une passion n'était pas évident.. Cela lui rappelait l’époque où elle avait abandonné l’idée d’aller au-delà des compétitions scolaires en ballet, bien qu’elle n’ait pas eu la même réaction vis-à-vis du théâtre. Elle s’y était tellement accrochée, presque désespérée de se donner à fond dans autre chose, et elle n’en avait rien caché. C’était probablement pour cela que cet étudiant restait en parti un mystère pour elle. « Alors.. tu avais besoin d’une pause, ou tu as vraiment envie de partir ? » Elle préférerait la première proposition cela va sans dire, ce n’était pas un trou de mémoire qui le ferait déguerpir de la séance, non ? Bien que partir tout court, même pour une pause, soit un peu extrême aussi. Mais difficile de dire si c’était juste un de ses caprices habituels, ou si il y avait plus que ça cette fois. Asuka réfléchit prudemment à la manière dont elle allait essayer de creuser sur ce sujet. Il le prendrai peut-être mal si elle lui demandait directement s’il avait besoin d’aide, ou si elle se montrait trop compatissante.. il valait mieux jouer la carte de la subtilité pour le moment, et heureusement, elle la maîtrisait à la perfection. L’expression un peu plus sérieuse mais toujours doucereuse, Asuka lui lança un regard interrogateur tout en lui posant quelques questions pour tâcher de tirer la situation un peu plus au clair. « J’ai cru comprendre que tu avais du mal à retenir ton texte pour cette scène ? Il y a une raison particulière, comme quelque chose qui te gênes dedans, ou qui t’empêche de te mettre dans la peau de ton personnage ? »

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Gideon L. Bentley
général
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Lun 8 Juil - 2:17

       
Asuka Shigure & Gideon L. Bentley
       

       
All the world is a stage

       
Un énième caprice de diva, comme si j’étais en droit d’infliger mes sautes d’humeur à qui que ce soit, alors que je ne suis jamais qu’un simple comédien, un étudiant du club de théâtre parmi tant d’autres. Je ne suis pas le futur Leonardo Di Caprio, ni le prochain Brad Pitt, mais c’est plus fort que moi. Dès que quelque chose me contrarie, je suis incapable de garder cette frustration au fond de moi et, comme n’importe quel adulte responsable, je ne parviens tout simplement pas à prendre sur moi pour pouvoir évoluer en communauté. Non, quand mon esprit bouillonne, il faut que tout le monde le sache et subisse ma colère. Ça énerve toutes les personnes présentes dans la salle mais ça, j’en ai strictement rien à faire. Tout ce qui compte, pour moi, à cet instant précis, c’est la souffrance que je peux ressentir et les remords qui me torturent. Je ne prête même pas attention aux remarques qui peuvent fuser de part et d’autre concernant mon comportement puérile. Je préfère fuir, les yeux rivés sur le sol et la tête baissée, traçant jusqu’à la sortie pour échapper aux commentaires des autres. Au loin, j’entends la voix d’Asuka, qui échange quelques paroles avec d’autres étudiants. Elle doit m’avoir blacklisté depuis longtemps, celle-là, vu le fil que je lui donne à retordre à chaque répétition. Elle doit rêver de pouvoir m’encastrer dans le mur afin de me remettre les idées en place et de me rappeler que c’est fini le temps des paillettes qui scintillaient quand j’étais encore un patineur professionnel. Désormais, je peux juste me contenter des quelques miettes que peut m’offrir le théâtre, puisqu’il n’est pas nécessaire de disposer de ses deux jambes pour jouer la comédie. Et ce n’est pas avec cette jambe en toc que je vais pouvoir m’enfuir bien loin. Mes pas s’arrêtent au beau milieu du hall d’entrée, au sein duquel je vais tenter de me ressaisir, même si ce n’est clairement pas gagné. Lorsque je me retourne, j’aperçois au loin la silhouette d’Asuka, qui affiche déjà un sourire plein de bienveillance. Je ne sais pas comment fait cette fille pour être toujours de bonne humeur et radieuse. J’aimerais qu’elle me confie son secret, mais si elle le fait, ce ne sera plus vraiment un secret, alors à quoi bon ? « Toi ? Tu connais pas tes répliques ? Ça m’étonne. Je croyais que les présidents des clubs de théâtre récitaient tous les soirs leurs monologues avant d’aller dormir. » Rien de méprisant dans mes propos, juste une pointe de sarcasme, parce que je m’attends déjà à la leçon de morale tant attendue, mais à laquelle je n’ai pas envie d’assister. Mais quand même, une présidente du club qui ne connaîtrait pas ses répliques, ça fait quand même sacrément mauvais genre !

Quand Asuka vient prendre place sur l’un des strapontins disposés dans le hall, je comprends immédiatement qu’elle ne compte pas me passer un savon bref et précis pour rejoindre les autres une minute plus tard, ne permettant ainsi à personne de remarquer son absence. Non, la discussion va être plus longue et sincèrement, ça ne me rassure pas le moins du monde. « C’est pas moi qui vais leur donner tort. Plus j’y pense, et plus j’me dis que j’ai décidément rien à foutre ici. » pesté-je en haussant les épaules. Je savais que les autres comédiens ne me portaient pas dans leur cœur, et se demandaient clairement pourquoi je m’entêtais à continuer, mais l’entendre de la bouche de quelqu’un d’autre, et prononcé à voix haute, ça a un tout autre impact sur moi. En fait, je me rends compte que ça me touche plus que je ne l’aurais imaginé, alors que j’avais toujours pensé être complètement perméable aux propos des autres. Je détourne le regard en poussant un long soupir. « J’sais pas. Là, j’t’avoue que j’pensais pas que ce serait aussi difficile donc ça remet tout en question. À la base, j’ai rejoint le club parce que j’reconnais que ça m’éclatait, mais sans plus, quoi. Mais au final, si ça m’fait plus chier qu’autre chose. D'ailleurs, j’me demande bien c’que j’fais encore là. » Depuis que j’ai dû arrêter le patinage, je me rends compte que plus rien, dans ma vie, n’a pu remplacer cette sensation de liberté et de bien-être. Glisser sur la glace, voler dans les airs, tournoyer pendant de longues minutes en entendant le public m’acclamer,… Non, décidément, rien ne pourra jamais remplacer ces sensations, même pas le théâtre. « Nan, j’ai aucun problème avec cette scène. » rétorqué-je presque sèchement, Asuka étant parvenue à mettre le doigt sur la plaie douloureuse, celle qui ne s’est jamais véritablement refermée depuis qu’elle a été ouverte. « Mais on ne va pas se mentir : elle est à mourir d’ennui, cette pièce. Tout le monde chiale, du début à la fin. J’te cache pas que cet excès de pathos, ça me donne juste envie de vomir. » mens-je en haussant les épaules avec cet air détaché qui sonne tellement faux. Il suffit de regarder dans le fond de mes rétines pour deviner que je cache la vérité, et c’est sans doute la raison pour laquelle je prends un immense soin à scruter le sol, comme si le plus intéressant des spectacles s’y déroulait. En traînant ma prothèse et boitillant, je m’approche d’Asuka pour venir m’asseoir à côté d’elle. « J’me posais une question. » commencé-je en me tournant vers la présidente du club. « Pourquoi tu m’as pas déjà viré de la pièce ? Tu vas finir par choper des rides avant l’âge si tu te débarrasses pas de moi. »
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Ven 12 Juil - 16:06
All the world is a stage

« Est-ce que cela fait de moi une piètre présidente si je brise tes rêves sur ta représentation du quotidien d’un président du club de théâtre ? » Un sourire fleurit sur ses lèvres tandis qu’elle prend place sur un siège. Ces quelques secondes de légèreté laissent place à la réelle raison de sa venue, devoirs dû à son rôle qu’elle est obligée d’endosser, même si ce n’est agréable pour personne. Elle reste silencieuse devant sa constatation, interrogation partagée par bon nombre de membres ce n’est pas un secret. « Parce que tu n’arrives pas à gérer tes émotions ? » Ses difficultés sociales sont flagrantes, et cela est bien le réel problème ici. Aimer le théâtre n’est pas suffisant pour compenser cela, il est nécessaire de travailler dessus. Mais là, Asuka doit surtout savoir ce qu’il ressent. S’il a besoin d’une simple pause, ou s’il souhaite partir.

Que faisait-il encore là ? Elle réfléchit à cette question à laquelle il pouvait y avoir plusieurs réponses. Par habitude, parce qu’il apprécie le théâtre.. Elle hésite avant de finalement reprendre la parole d’une voix douce. « Je n’ai pas la réponse mais.. si tu ne l’as pas non plus, c’est peut-être de là que vient le problème. Qu’est-ce qui te pousse à revenir si ça t’ennuies à ce point ? Ta fierté ? Pouvoir exprimer ta frustration sous de faux prétextes ? » Asuka se tût quelques instants, ses paroles pouvant être perçues comme des reproches si elle n’était pas si douce en les prononçant, si son regard n’était pas dépourvu de jugement. Peut-être allait-elle trop loin, lui donnerait trop l’impression de prétendre le comprendre alors qu’elle ne le connait pas tant que ça, n’ayant jamais fait que supposer. Elle souffle un léger soupir, observant le plafond pour se redonner contenance, étant de toute manière aller trop loin. « Tu peux juste aimer le théâtre, tu sais. Même si ça semble peu par rapport aux aspects négatifs, apprécier quelque chose est parfois assez pour qu’on supporte le reste. » L’ironie de la condition humaine, autant une force qu’une faiblesse. Peut-être que les explications qui lui étaient venues en tête ne sont pas les bonnes, mais elle ne pouvait pas simplement hocher la tête face à ses constatations. Elle désire comprendre, savoir si son intuition l’avait induite en erreur depuis le début.. ou si elle avait été justifiée. Revenant sur la scène qu’il était sensé jouer plus tôt, elle lui pose quelques questions, dans le but de connaître la raison de son blocage, si la scène était en cause ou si c’est une raison plus profonde. Le rejet immédiat de cette hypothèse, si rapidement que cela ne peut qu’attirer la suspicion, encore plus quand il se justifie par le genre de la pièce : une tragédie dans toute sa splendeur. Retenant un sourire satisfait qui aurait probablement été considéré comme déplacé, elle semble néanmoins sur la bonne voie. « Étonnant que tu ne t’en rendes compte que maintenant. Je suis quasi sûre que pour avoir eu le rôle principal tu as dû jeter un coup d’œil à cette pièce, et même lire le script de ton personnage pour ton audition. » Si l’excès de pathos est quelque chose qui l’ennuie, il n’aurait pas auditionné pour un des rôles principales. Asuka regrette alors de ne pas connaître la pièce par cœur, elle n’a pas le script sous les yeux ; impossible d’y jeter un œil pour essayer de trouver ce qui aurait pu provoquer une telle réaction de sa part. C’est une scène de dispute, les reproches fusent. Mais elle ne se souvient pas de chacune d’entre elles.. Le regard cherchant à accrocher le sien rivé au sol, elle se doute à présent que la scène a quelque chose à voir avec son départ précipité. Gideon vint prendre place à côté d’elle, qui abandonne l’idée de lui poser directement la question pour l’instant. Au lieu de quoi, c’est lui qui a une question pour elle cette fois.

Asuka rit, le masque poli prenant le devant sur le trouble que provoque sa question. « Merci de t’inquiéter pour le futur de ma peau, je suis certaine que c’est un sujet qui te préoccupe énormément. » Le rire s’éteint, le sourire reste, tandis que la réponse est formée, altérée par le besoin de conserver une bonne impression, de coller à une image angélique. « Je ne peux pas dire que tu sois un membre facile à vivre, mais tu es bon comédien, et tu as toujours eu l’air d’apprécier le théâtre malgré tes plaintes.. et.. » Une ombre passe sur le sourire pendant un instant, la pensée de ne rien ajouter la traverse. Ne rien laisser paraître, ni sincérité ni la compassion qu’elle peut ressentir. Mais.. la véritable raison pour laquelle elle n’a pas pu se résoudre à le renvoyer, elle la connaît très bien, et elle lui brûle les lèvres, désireuse d’être exprimée, de réveiller les démons enfouis depuis trop longtemps. La phrase laissée en suspend finit par être complétée, malgré ses instincts lui criant de ne pas en dire plus. « ..je m’identifie un peu à toi, j’imagine. » Doucereux favoritisme peut-être, elle n’aurait simplement pas pu le renvoyer, pas alors qu’il la renvoyait à sa propre condition après la mort de Sunny. Frustration, colère, regrets, craquelés en elle jusqu’à finir par exploser à la remarque de trop, entraînant de sinistres conséquences. Quelque part, elle admire qu’il exprime sa frustration aussi aisément, sans se soucier des conséquences. Un comportement qu’elle ne peut pas reproduire, qu'elle n'a jamais pu.

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