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First words (Dominic / Samuel)

GOOD MORNING AMERICA :: New York City
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Samuel Shaffer
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J'ai posté : 340 messages et j'ai : 2502 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Paul Fontanier et pour finir je crédite : Lo

Mer 19 Juin - 16:56
Il a travaillé d’arrache-pied, comme à son habitude. L’épais dossier qu’il a constitué pour son client en est la preuve. Cela constitue des heures le nez dans les journaux, à glaner des informations dans certains endroits fréquentés par d’autres banquiers ou des traders. Tout un réseau qui distille des renseignements à demi-mot.  La famille O’Donnell lui a donné un portefeuille à gérer, ce qui constitue une certaine somme afin qu’il trouve le bon investissement et c’est ce qu’il a fait, du moins il l’espère. Pour le moment, il a besoin de sortir de son bureau et d’aller s’aérer la tête. De mettre à plat ses idées pour être sûr qu’elles sont viables. Car, même si son travail est très prenant, il a aussi une grande indépendance et il peut s’organiser quasiment comme bon lui semble. Samuel tient beaucoup à cette liberté. Liberté retrouvée depuis que le parvenu, alias Drystan, petit-fils du fondateur de la banque a quitté son statut de stagiaire dont il a eu la lourde tache de former pour devenir un employé de l’entreprise. Employé, ce mot lui écorche la bouche tant il trouve cela injuste. Une espèce de fat avec son petit sourire narquois collé sur les lèvres. Combien de fois Samuel a eu envie de le lui ôter en lui filant une bonne gifle. Il n’est pas d’un naturel violent, cependant ce type a le don de l’horripiler. Rien que son évocation lui donne des palpitations et l’agace. Il est temps qu’il aille prendre l’air. Marcher ou simplement se poser sur un banc. Travailler au grand air en fait. Avant de quitter son bureau, il vérifie que tous ses dossiers sont bien rangés dans ses armoires et que celles-ci sont fermées à clés. Une précaution qui peut paraître excessive mais que Samuel préfère prendre. Il passe trop d’heures à bosser pour laisser son travail à un collègue qui aurait peu de scrupules. Lorsqu’il referme la porte, hormis son nom sur celle-ci, on peut se demander si le bureau a un occupant. Son dossier est dans son sac à dos. Pas un sac à dos de sport en nylon, non. Un sac en cuir noir, sobre et chic. Il convient parfaitement à sa fonction et à sa position dans la banque. Avant de quitter l’endroit, il se dirige vers la réceptionniste et la prévient qu’il se rend sur le terrain. Soit, elle prend ses appels, soit, elle les lui transfère sur son portable si elle les juge importants. Après un sourire et les politesses d’usage, il quitte son lieu de travail pour en rejoindre un autre, au grand air. Après un voyage interminable pour rejoindre son deuxième bureau, il arrive enfin. Il sait qu’il va pouvoir déboutonner sa chemise et retirer enfin sa veste. Il se dirige vers son endroit de prédilection où il pourra penser tranquillement.
Tandis qu’il marche dans les larges allées, il se détend graduellement. Toute cette verdure lui donne le sourire. Il a l’impression de ne plus être dans une mégapole mais à la campagne. Après quelques minutes d’une promenade paisible, il arrive à son endroit préféré. Des arbres, des allées et des bancs. Simplement ce dont il a besoin. Quelques notes de musique lui arrache un sourire. Ses pas l’amènent directement vers le musicien et son sourire s’agrandit. Ce n’est pas la première fois qu’il le voit, ni qu’il travaille avec ses mélodies comme fond sonore. Il trouve cela relaxant. Il aime aussi le silence même si dans cette ville, le silence n’existe pas vraiment. Cela fait quelque temps qu’ils cohabitent dans ce coin du parc. Chacun occupé par ses activités. Lui, avec ses dossiers, ses costumes et sa position toujours un peu rigide, avec ce pli qui lui barre le front si les choses n’avancent pas comme il le souhaite. Son stylo qu’il brandit ou qu’il agite comme si cela peut faire venir les idées plus rapidement. Et l’autre, qui est tout son opposé. Avec ses cheveux longs. Très longs même. Samuel l’avait pris pour une fille la première fois qu’il l’avait vu, sa chevelure retombant sur son visage avant qu’il ne s’attarde un peu plus sur le personnage et constate que c’était un jeune homme. Ils ont juste échangé quelques signes de tête en guise de salut mais aucun son n'est jamais sorti de leurs lèvres. Avant de s’installer sur le banc, il vérifie qu’aucune saleté ne viendra salir son pantalon, puis, il place sa veste repliée à l’envers sur l’assise en bois. Enfin, il enlève son sac à dos et le dépose sur la veste. Il a besoin de ce petit rituel qui lui sert de transition entre le Samuel du bureau et celui qui travaille en pleine nature. Comme une peau qu’il enlèverait et qui révélerait un autre lui.
Le dossier O’Donnell sur les genoux, il peut se plonger dans le travail.
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Dominic Gallant
général
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Mer 19 Juin - 18:48
Il a travaillé d’arrache-pied, comme à son habitude. L'Université Columbia réserve bien des surprises à ces gens qui y arrivent en touriste en se disant qu'ils ont le calibre pour réussir les cours qu'on y donne. Y faire un retour à l'école n'est pas chose facile, mais c'est un défi qu'il a décidé à sa hauteur et étrangement, il y parvient très bien. Comment? En n'ayant pas peur de le faire, surtout.

Dominic sors donc de son cours avec ce sentiment du travail bien fait. Sans arborer de sourire particulièrement frappant, un feu agite ses entrailles et sa tête qui explose d'idées, de mélodies, une ambiance prend naissance au fond de lui, le rêve d'une chanson fait surface. Comme il a pris de l'avance dans presque tous ses cours, il prend sa guitare, laissée dans le local de musique le matin, la met simplement sur son dos en bandoulière, s'allume une cigarette aussitôt sorti et prend la direction de Central Park à pieds. En chemin, il se recueille dans sa tête : ses lèvres bougent et forment quelques idées de paroles, il sors un calepin pour les noter en marchant, les mélodies qu'il murmure font se tourner les gens sur son passage, parmi lesquels il se sent bien. Il aime ces regards, étrangement. Ils ne le dérangent pas du tout.

Arrivé dans le parc, c'est comme si la chaleur sèche du béton new-yorkais avait laissé place à une humidité aux fragrances terreuses et chlorophyllées, florales à l'occasion, qui lui rappelent sa New Orleans, qu'il regrette encore d'appeler "home". Il retire aussitôt ses sandales, n'ayant plus pour habiller ses pieds que ce bracelet de cheville auquel il tient tant. Il sait précisément où il s'en va, où la vue et l'ambiance sont parfaits pour la création. Il l'appelle son banc, bien qu'il soit marqué du nom de quelqu'un d'autre par sa famille endeuillée, d'une petite plaque de cuivre verdie. Poétiquement, il aime croire qu'il va rejoindre l'âme d'un ami et demande la permission à ce Monsieur Franz à chaque fois qu'il s'y pose pour composer, croyant même que ce dernier l'aide, à ses heures.  

Sa chanson, aujourd'hui, est en français. Il l'a commencé il y a deux semaines, sans trouver le umph à lui donner, celui par lequel elle se métamorphoserait de "quelques paroles dans un carnet froissé" à "chanson". Il arrive à son banc, le dessous des pieds déjà noir, salut d'abord Franz, s'assoit en indien sur le bois à la peinture légèrement écaillée, installe sa guitare sur ses genoux et ses doigts se mettent tout de suite à créer, comme possédés par une force qu'il n'arrête pas. Il la laisse couler en lui, circuler, il se délecte de la magie d'une pensée qui se transforme en musique, comme si elles devenaient enfin palpable.

Ses songes, aujourd'hui, sont doux et légèrement timides. Un doigté agile traduit une sensibilité à fleur de peau. Sa chanson parle d'un amour vulnérable.

De temps en temps, on s'arrête pour l'écouter. À force de venir s'asseoir sur le même banc, il a fini par reconnaître certains visages et il ne peut à chaque fois que s'émerveiller devant l'éventail de gens différents qui foulent le jardin pour toute sorte de raisons différentes, mais qui au final, les convergent tous vers le même lieu afin d'y renouer avec la nature.

Devant lui, après une dizaine de minutes, apparaît un homme de son âge. Il aime dire qu'il le connaît bien, comme lui aussi aime ce même endroit qu'il partage cependant avec Anita, la voisine de Franz. Elle lui donne ce qui semble être de l'endurance, comme il le voit souvent concentré pendant de longues périodes de temps. Toujours élégant, il regarde si le banc est propre à chaque fois qu'il vient pour s'y asseoir afin de ne pas tacher ses beaux vêtements. Ses chaussures toujours bien cirées contrastent fort avec ses propres pieds nus noicis par le chemin et il trouve un certain charme dans leur accord, s'arrêtant quelque fois pour y penser.  

Sans interrompre le jeu de ses doigts, le musicien salut son ami silencieux d'un sourire et d'un signe de tête. Le temps lui a fait remarquer qu'un sourire viens tirer les lèvres de l'homme, quand il s'approche de lui. Aujourd'hui, c'est encore vrai : il ne dit rien, mais admire la beauté de son non-verbal qui lui dit qu'il est heureux de le retrouver ici. C'est d'ailleurs une joie réciproque, car il a appris à adorer partager ses moments-là avec lui.

Pendant ce qui lui semble un court moment, mais qui en vérité dépasse la demi-heure, Dominic continue à jouer de son instrument. Il chante, son accent cajun fait s'interroger les gens qui passent devant son banc sur la langue dans laquelle il s'exprime, y compris certains gens qui parlent eux-même le français. Il change ses choix, appuie ses émotions autrement, trouve son confort, continue. Puis ses pensées finissent par aller et venir entre son banc et celui d'Anita. Il s'arrête de jouer éventuellement, puis ses yeux tombent sur son ami. Naïvement peut-être, il se demande s'il le resterait, advenant qu'il décide d'aller lui parler, aujourd'hui. Probablement pas. Comme le dit sa chanson, il était mieux parfois de ne rien dire, car les mots brisent les sentiments. La proximité est souvent menacée par un "je t'aime", un "comment t'appelles-tu?", même un "merci".

Malgré ses pensées, Dominic n'a pas lâché son ami des yeux, même si une certaine gêne s'empare de lui de par l'impolitesse avec laquelle il le fixe - ou du moins, cela peut être interprété comme étant impoli et il le sait, même si les intentions sont pures- ainsi qu'une curiosité brûlante. Les mots pourraient-ils signer un début, plutôt qu'une fin, ici?

Dominic, toujours assis en indien, prend une décision.

"Je sais pas dans quoi tu travailles, mais ça a l'air sérieux. Tu vas rider avec un pli, ici. " dit-il en se pointant le front, là où une ligne se dessine quand l'homme est concentré.

Le changement est instantané : même s'il a entendu sa voix par le passé et malgré tout ce temps qu'ils ont passés l'un en la compagnie de l'autre, son ami à l'instant est redevenu un étranger.
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Samuel Shaffer
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Jeu 20 Juin - 14:24
Samuel sent la présence de l’Autre et il sait qu’il peut commencer à travailler. C’est comme un accord tacite. Chacun de son côté tout en étant ensemble. La mélodie des notes, même s’il n’apprécie pas toujours tout il doit bien l’avouer, ou bien les paroles d’une chanson  forment une barrière sonore mais aucun échange entre eux. Il se demande parfois dans quelle langue il s’exprime, mais le fait de ne rien comprendre aux mots lui évite d’être distrait et il adore ça. Pouvoir se concentrer sans que rien ne le sorte de sa bulle de chiffres. Il vérifie les colonnes, se demande si les estimations sont exactes et non gonflées, ce qui fausserait bien sûr la rentabilité. Il porte son stylo à la bouche, est tenté de le mâchouiller mais il fait simplement claquer ses dents dessus. Une sale manie qui le détend. Avant il aurait eu une cigarette à la bouche, puis une autre et cela tant qu’il serait resté la tête dans ses dossiers, remplissant un cendrier d’un côté et vidant son paquet de l’autre. Exit cette mauvaise habitude, surtout que les derniers temps, il ne fumait pas que du tabac. Les conséquences se lisent toujours sur son visage. Deux fines lignes blanches qui lui rappellent ses excès. La voix le ramène sur le banc. Au présent. Il connaît la voix pour l’avoir entendu lorsqu’il chante ou marmonne, mais là, la voix lui parle et il met quelques secondes à réaliser qu’elle s’adresse bien à lui. Son regard se détache des graphiques et des courbes de rentabilité pour se poser sur l’Autre. Étonné dans un premier temps puis surprit. Le son qui s’élève entre eux semble irréel et Samuel plisse les sourcils avant de les hausser. Machinalement, sa main droite se porte à son front et tandis qu’il fait quelques mimiques, il tente de trouver la fameuse ride qui fait un pli « ici ». Un sourire en coin étire ses lèvres, lorsque l’Autre évoque le sérieux de son travail qui pourrait être la cause de cette ride prématurée. Il est vrai que lorsqu’on a la responsabilité d’investir des milliers, voir des millions de dollars, forcément, c’est du sérieux. Il pointe son index sur son front et alors qu’il fixe l’Autre, il demande « Là ? » tout en affichant une moue dubitative. Il se demande si cela est un conseil pour investir dans une crème antirides ou simplement une boutade. En fait, si une ride barre son front, cela n’a rien à voir avec son travail qu’il aime malgré la charge de labeur que cela lui donne. Il ne peut pas incriminer son activité, non, car il connaît le responsable de ça, c’est ce maudit Drystan qui lui gâche la vie, fait apparaître des rides et sûrement aussi quelques cheveux blancs. Voilà le responsable. Son ancien stagiaire. Sa main retombe sur son dossier. Il hésite à vider son sac mais après tout, il y a peu de chance que l’Autre connaisse Pickwick Junior, et quand bien même ce serait le cas, il n’en a rien à faire. « Je crois que c’est à cause du stagiaire qu’on m’a collé. » Il hoche la tête pour appuyer ses propos « En plus de mon boulot qui est sérieux, comme tu l’as si bien dit, j’ai dû gérer le petit-fils du patron… un sacré cadeau, tu peux me croire » Rien que de repenser à ces longs mois, ses épaules se voûtent sous le poids d’un fardeau imaginaire. D’un geste de la main, il efface tout ça avant de murmurer « Désolé » et sa main repart battre l’air. Penser au parvenu l’agace au plus haut point, et s’il vient ici, c’est justement pour s’éloigner de lui et se vider l’esprit. Travailler dans le calme et la tranquillité, sans avoir à craindre de le voir débarquer dans son bureau. C’est la première fois depuis bien longtemps que Samuel n’a pas parlé aussi longuement à un inconnu et encore moins en évoquant sa vie. Il suppose que c’est dû à cette proximité qui s’est créée. Depuis sa rupture avec Olivia, il s’est renfermé sur lui-même, a dressé des barrières avec le monde extérieur. Son travail est devenu sa priorité. Il a effacé de son existence les sentiments en se disant que s’il s’en protégeait, ceux-ci ne pourraient ni l’atteindre, ni le faire souffrir. Il n’échange que dans le cadre de son activité et cela lui a plutôt bien réussi ses deux dernières années. Il hésite à continuer l’échange tout en reconnaissant que cela fait du bien de parler. Pas forcément de soi mais de parler même si là, il s’est épanché auprès de l’Autre. De ne pas se sentir seul pendant un court moment dans la journée. De se sentir normal. D’effacer à jamais ses regrets. Ce n’est pas le monde qui l'a rejeté, c’est lui qui s’en est coupé. Pour sa sécurité et celle des autres.  Il se demande ce qui lui est passé par la tête de raconter ça. Il est si réservé d’habitude. Le dossier O’Donnell repose toujours sur ses genoux. Il s’en saisit et le pose avec précaution sur son sac à dos avant de se soulever légèrement afin de saluer l’Autre tout en se présentant « Samuel » Il accompagne sa déclaration d’un grand sourire.
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Dominic Gallant
général
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Jeu 20 Juin - 19:12
La réaction de l'homme le fait sourire, cette façon de porter sa main au front à la recherche du pli dont il est question lui rappelait sa grand-mère qui, en bonne ménagère perfectionniste, ne pouvait pas laisser d'imperfection à ces draps qu'elle repassait minutieusement à chaque brassants. Ce n'est pas Dominic qui l'arrête, bien trop occupé à se délecter de ses manières, une lueur d'amusement pure, sans méchanceté au visage.

Quand le brun lui demande s'il s'agit bien du pli qu'il a trouvé, Dominic acquiesce d'un petit hochement de tête qui déplace ses boucles légères jusque dans son visage, qu'il va immédiatement replacer d'une main machinale, habitué aux écarts de de sa tête frisée.

L'explication donnée l'aide à mieux comprendre qui il est. Il comprend mieux ses expressions, sa posture, tout ce qu'il a observé de lui finalement durant les derniers temps de leur partenariat silencieux. Le poids qui courbait ses épaules, comme présentement, alors qu'il lui donne noir sur blanc la raison du pourquoi. Elle l'aide à mieux comprendre son besoin de nature et d'un brin de musique, son rôle dans toute l'histoire, comme si la réciprocité déjà établie de leur plaisir à partager ces moments était à présent doublement confirmée. Le silence brisé, dans ce cas-ci, n'a rien détruit, il a bonifié leur amitié. Le temps a rendu le citron plus sucré.

Le petit-fils du patron lui pourrit la vie, donc. L'image qui lui vient en tête en pensant au spécimen est peu flatteuse et plutôt clichée.    

"Aaaaah. Ouais, je vois mieux. Il sait faire du café, au moins? "

Un petit rire ponctue ses mots.

Il regarde sans plus aucune gêne l'homme mettre ses livres sur son superbe sac de cuir. Quelque chose de spontané dans son geste lui plaît beaucoup et Dominic fait de même avec sa guitare qu'il pose à l'écart, se libérant de sa bandoulière colorée. Il se rapproche, toujours restant dans le cadre de son propre banc, lui tend la main pour une poignée chaleureuse.

"Enchanté, Samuel. Moi c'est Dominic. Tu peux m'appeler Dom."

Si d'habitude il n'est pas porté à parler aux gens à moins que cela ne soit nécessaire, de peur de bien des choses, de peur de se faire poser des questions, de se retrouver dans une situation déplaisante ou juste de se faire rejeter, l’anonymat relatif entre eux ajoute une dimension qui brave bien des barrières, quelque chose de rassurant. C'est comme si Samuel lui renvoi son propre reflet, en fait. Si bien habillé, si sérieux, travaillant... mais semblerait-il heureux, lui aussi, de cette petite flammèche entre eux.

"Je vais pas te mentir, j'ai vu ton attitude changer, tout comme tu dois remarquer les changements dans ma musique avec mon mood, depuis le temps. En tout cas, mec, courage, je vais te souhaiter que ton prochain stagiaire d'abord en soit une, puis qu'elle soit sexy pour t'aider à leur pardonner le petit fils du grand manitou. "

Presque machinalement, le sourire aux lèvres à sa propre vanne, il tend la main vers la poche avant de son sac d'école, d'où il sors son paquet de clopes. Il l'ouvre, regarde ce qui lui reste... cinq cigarettes et trois rouleaux un peu plus petit au papier organique grisâtre contenant des fleurs séchées broyées finement, au bout duquel il a pris le soin de mettre un petit filtre roulé en papier. Dominic prend un des joints, le place entre ses lèvres, range le paquet et se l'allume comme de toute façon, Samuel a dû sentir à plusieurs reprises qu'il ne fume pas que la cigarette quand il vient au parc. Une fumée presque sucrée aux arômes florales empli ses poumons, les agressent, il grimace pour ne pas tousser et expire finalement tout d'un seul coup, par dessus son épaule, du côté opposé à Samuel pour ne pas l'incommoder. Il allonge ensuite le bras vers le banc voisin pour lui tendre le joint.

"Be my guest...? "

Toujours en gardant le regard vers lui, il ne peut retenir sa toux plus longtemps et son autre main devant sa bouche, il prend une grande bouffée d'air qu'il tousse bruyamment.
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Samuel Shaffer
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Sam 22 Juin - 9:37
Sa main est revenue machinalement sur son front et lorsqu’il en prend conscience, il se rend compte du ridicule de la situation et il a l’impression que son visage s’empourpre tant il se sent bête. Aussi naturellement que possible, il remet sa main sagement à plat sur sa cuisse. La position est un peu compassée mais, ainsi, il ne partira plus à la recherche de la ride. Intérieurement, il râle de ne pas pouvoir se détendre comme Dominic. D’être toujours raide. Il s’est tellement laissé aller lorsqu’il était plus jeune qu’il connaît ses limites et il sait ce dont il est capable.
À l’évocation d’une future stagiaire, Samuel fait la moue puis, il sourit « Le grand patron m’avait collé son petit-fils pour que je le surveille et que je le fasse bosser et crois-moi, j’ai pris un malin plaisir à le faire crouler sous le travail » à ce souvenir son visage s’éclaire et il se met même à rire. « Pas question qu’il fasse le café … il n’avait pas le temps… à peine celui d’aller pisser » et là, il éclate franchement de rire « Comment veux-tu qu’il ne me déteste pas maintenant » En y réfléchissant bien, il se dit que Drystan à tout de même quelques raisons valables de le détester mais, il n’a fait que suivre les instructions du Big Boss. Si Pickwick Junior doit se plaindre, qu’il aille voir son grand-père. L’évocation du parvenu lui fait instantanément monter la tension. Vite chasser cet intrus de sa tête pour revenir sur le banc, dans le parc. «  Quant à avoir une nana sexy comme stagiaire, je dois avouer que l’idée est plaisante mais non » Il sourit toujours tout en secouant la tête de gauche à droite « J’ai trop de boulot pour ses conneries » Il tend le bras et tapote du bout des doigts sur le dossier O’Donnell « Alors, j’espère qu’ils vont m’oublier une bonne fois pour toutes avec les stagiaires car hommes ou femmes, c’est  la même galère» Il pourrait rajouter « idem dans la vie » mais il préfère se taire. Sa vie personnelle et sentimentale est un vrai désert qu’il entretient avec une certaine ardeur, il faut l’avouer. Son travail prenant l’aide à maintenir ce vide autour de lui. Il côtoie beaucoup de monde tout en restant immuablement seul. Il n’est pas encore prêt ou il n’a tout simplement pas envie. « Tu sais, finalement, en y réfléchissant bien, ton idée de stagiaire sexy, c’est une excellente suggestion » et il éclate de rire « Faudrait que je demande au patron s’il n’a pas une petite-fille que je devrais surveiller et former » et il rit d’autant plus que l’image de Drystan en jupette et chemisier blanc s’impose à lui. Ses mains ont quitté ses genoux et il a étendu ses bras de chaque côté, les laissant reposer sur le dosseret du banc dans une attitude plus naturelle. Il commence à se détendre et il ne s’en rend pas forcément compte mais par contre, il est bien conscient qu’il déballe sa vie à Dom. Un petit sourire gêné se dessine sur ses lèvres et il se replie légèrement sur lui « Désolé, je dois te saouler avec mes stagiaires » mais son sourire revient lorsqu’il voit le jeune homme fouiller dans son sac d’école. Il s’est parfois demandé ce qu’il faisait. S’il étudiait la musique comme sa sœur ou s’il jouait pour le plaisir comme certaines personnes qui hantent le parc. Il décline poliment l’offre de Dominic d’un « Merci, c’est gentil mais je ne fume pas ». Au début, l’odeur du tabac ou de l’herbe lui titillait les narines et il fallait qu’il quitte l’endroit où il se trouvait pour arriver à se maîtriser. Depuis le temps, cela ne le dérange plus et s’il était tenté de replonger, il lui suffit de passer son index sur le haut de la pommette droite, près de l’arrête du nez et de sentir la fine ligne blanche qui se dessine. Pas assez voyante pour le défigurer mais assez présente pour qu’il n’oublie pas. Ce n’est pas la seule cicatrice qui orne son visage. Ces marques le cartographient comme des lignes de vie. Un parcours indélébile. Douloureux.
La toux qui secoue Dom fait légèrement se redresser Samuel. « ça va ? » Il n’ose pas poser trop de questions. Lui qui enquête à longueur de journée pour les investissements de ses clients, fouillant sans relâche pour dénicher toutes les informations exploitables, est d’une retenue presque maladive lorsqu’il s’agit de conversations privées même si aujourd’hui, il a fait preuve d’une véritable ouverture avec un flot de paroles. Il a toujours peur d’être indiscret et d’aller trop loin. Il s’est toutefois rapproché du jeune homme, une lueur inquiète danse dans ses iris verts. Au-dessus de leurs têtes, filtrant à travers les branches et les feuilles, des raies de soleil semblent découper la scène de leurs lames de lumière blanche.
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Dominic Gallant
général
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Jeu 27 Juin - 14:22
Ah! Le weed. La belle Marie-Jeanne. Son esprit s'imagine souvent une belle française recouverte de cocottes sur laquelle il va directement prélever celle qui portera sa tête vers de nouveaux horizons. Celle qu'il fume maintenant, il s'est imaginé un peu plus tôt l'avoir prélevé près de sa cerise, au creux même de ses jambes qu'elle a entre-ouverte pour lui, timide et consentante. Bercé par ses arômes fruités, bien que sa fumée lui ait agressé quelques instant les poumons, il est heureux et se considère choyé de pouvoir déguster un tel nectar. Pour Dominic, le weed est loin d'être un danger, loin d'être une drogue, c'est un don de Dieu.

Sa toux se place rapidement, un léger hochement de tête lui sert de réponse devant l'inquiétude de Samuel. Loin d'être offusqué devant le refus de partager son joint, il ne fait que reprendre une posture droite sur son banc, remettant ses jambes en indien sous lui. Son joint s'éteint de lui-même.

Dominic se reporte aussitôt aux histoires de stagiaires desquels Samuel vient de s'excuser et dans la foulée, comme si sa toux ne s'était pas réellement placée, il se met à rigoler. Cette façon de tout de suite brush off le sujet, de dire que ce serait beaucoup de travail et ci, et ça, qu'il n'avait pas le temps pour ça le font bien rire, l'image d'un stagiaire qui n'a pas le temps d'aller pisser aussi, puis cette pause et ce "Tu sais, finalement, en y réfléchissant bien..." vient étrangement de lui en dire long sur lui. Il y a de ces phrases qui définissent bien quelqu'un, sa façon d'être et d'agir, qui se ressentent d'un battement de coeur et d'une oreille bien tendue comme étant merveilleusement récapitulatives d'un tout qui semble difficile à définir. Celui qui sait écouter s'en satisfera à l'occasion. Bien que ce ne soit probablement qu'une impression, Dominic a la certitude d'avoir réussi à se saisir d'un de ces moments.

Non, ses stagiaires ne le tannent pas, loin de là.

"Me saouler? Faudra que tu essaies plus fort car au contraire, j'ai pas d'histoires de stagiaires, moi. Dans mon univers, c'est pas comme ça que les gens performent, alors ton banal devient mon divertissant. J'ai en tête les mythes du travail de bureau - que tu pourrais me démentir, sans doute - en tête, cette machine à café autour de laquelle tout le monde gravite qui... est considéré comme une sorte de divinité, comme si vous étiez pris dans un régime totalitariste où la royauté est l'argent, il faut faire plus d'argent, faire plaisir au capitalisme et que le clergé est la machine à café, représentée avec un auréole lumineux derrière elle. Je suis sur que la réalité est différente, que la vraie vie n'est pas comme dans "The Office", que tu as étudié beaucoup pour faire des trucs qui me donneraient mal à la tête et que tu fais beaucoup d'argent à le faire."

Il prend une pause, rallume son joint et en tire une autre bouffée, plus longue cette fois, il ne la tousse pas et expire la riche fumée droit devant lui, lentement, il prend le temps d'apprécier ses arômes et fais quelques ronds avec sa bouche, comme la savante chenille.

"Et maintenant tu viens de m'ajouter l'image d'un bébé gâté qui descend de son trône, qui se fait entraîner par l'élite d'une façon presque militaire par un gars en costard. Ça n'a pas de prix. Je vis pour ce genre de visions."

Un léger rire se fait entendre, puis Dominic reprend sa guitare sur ses genoux, reprend son joint entre ses lèvres et commence à jouer une douce mélodie, quelque chose de délicat qu'il a composé des années auparavant et que ses doigts savent conduire par coeur, le genre qu'il peut presque oublier tout en continuant de parler s'il le désire. Son attention se reporte vers Samuel. En fond, deux canards s'engueulent et battent des ailes dans l'étang non loin d'eux.

"Donc, j'en déduis que l'air frais d'ici et les p'tits canards active mieux tes neurones que le bâtiment trop chic où tu travail plein de stagiaires pas assez sexys? "


D'un hairflip nécessaire, il repousse ses boucles dans son dos sans les brûler avec ce joint que ses lèvres tiennent toujours.
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Samuel Shaffer
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Sam 29 Juin - 15:45
Samuel ne peut s’empêcher de rire à la description que fait Dom du monde dans lequel il évolue. Cela ressemble si peu à l’endroit où il travaille même si l’argent est roi. C’est avec ses primes qu’il s’est offert son appartement à Brooklyn, avec vue sur Manhattan. Il n’aime pas l’argent en tant que tel, mais il aime ce que cela lui procure. Il aime sa vie, c’est indéniable. Il évite les regrets, ça ne sert à rien même si quelques fois il ne peut empêcher le remord de le ronger. Mais pour l’instant, Samuel ne sait même pas de quoi parle Dom lorsqu’il  évoque  The office. Il se doute un peu de quoi il peut bien s’agir mais il n’a pas le temps de regarder des séries à la télé. Il a longtemps hésité avant d’en acheter une. Il sait qu’elle fonctionne car il a dû l’allumer quelques fois mais, il n’a que peu de temps pour se poser lorsqu’il est chez lui et il évite de rester devant cet écran. En fait, s’occuper de ses plantes le calme et lui procure une certaine sérénité. Détourner son esprit d’un dossier lui permet souvent de se régénérer et d’avoir, dans la plupart des cas, de meilleures idées. « Ils ne devraient pas passer ce genre de trucs à la télé même si je suis convaincu que certaines personnes peuvent se reconnaître dans les personnages et les situations. Il y a des stagiaires qui font le café ? » Il rit toujours « mais en vérité, je ne sais même pas de quoi tu me parles » et il éclate franchement de rire cette fois tout en secouant la tête après l’aveu de son ignorance « Je n’ai jamais vu The office. Je bosse tellement que je suis totalement coupé de certains médias. Il m’arrive par contre d’aller voir des spectacles, enfin, d’emmener certains de nos clients voir des spectacles, les plus gros clients bien sûr, ceux qui vont lâcher des millions de dollars à la Pickwick, pour eux, il y a des loges VIP dans les stades, les meilleures places lors des concerts ou événements artistiques. En fonction de leurs goûts, on s’adapte.  »  À travers le tissu de sa chemise, il sent les aspérités du dosseret en bois qui telles de minuscules griffes, semblent s’agripper à son vêtement. Il rejette légèrement la tête en arrière et plonge dans un océan de verdure. Il se noie dans l’épaisseur des frondaisons. Son rire s’est calmé. Seul un sourire reste collé sur son visage, comme preuve de sa bonne humeur. Il ferme les yeux quelques secondes avant de les rouvrir sur le monde qui l’entoure. « Je n’ai pas toujours était un mec en costard, tu sais. »  Sans quitter sa position, il tourne légèrement la tête vers Dominic « Je n’irai pas jusqu’à dire que j’avais les cheveux aussi longs que toi ... » Il étire le cou pour mieux se rendre compte de la tignasse disciplinée du jeune homme avant de demander, un haussement de sourcils interrogatif accompagne sa question «  Cela fait combien de temps que tu ne les as pas coupés ? » Depuis qu’il vient s’asseoir sur le banc, il s’est toujours posé la question. L’imaginant parfois comme un Samson moderne, puisant sa force de son incroyable chevelure.  Il sait très bien que dans son métier, l’habit fait la personne et qu’il est obligé d’être toujours tiré à quatre épingles. Heureusement pour lui, cela correspond à la discipline qu’il s’impose chaque jour pour que tout soit à sa place et aille dans le sens qu’il a décidé. Les rendez-vous chez le coiffeur sont un incontournable auquel il se plie de bonne grâce, trouvant toujours une mine d’informations sur les commerces alentours. Ramenant finalement,  toujours tout à son travail « Il n’y a pas si longtemps, j’avais la main verte. » Il reste quelques secondes silencieux au souvenir de cette période. Sa nuque est revenue se caler contre l’appui en bois, ses paupières mi-closes filtrent la lumière qui se faufile pour créer une géométrie mouvante sur tout ce qu’elle rencontre.  Il remue légèrement afin de faire onduler la lumière sur son corps et sourit. «  Très verte même… avec le recul, je dirais même trop... mais c’est fini tout ça, je ne fais plus dans les plantes du bonheur éphémère et j’avoue que parfois, lorsque tu fumes, cette senteur me tire autant vers le paradis que dans mon propre enfer » Les notes qui s’élèvent de l’instrument comblent les vides. Remplissent l’espace. Tout comme l’odeur qui tisse délicatement un cocon autour d’eux. Il a l’impression d’avoir mille ans. D’être plus vieux et moins sage que tous les arbres qui l’entourent. Il a l’impression d’être usé et fatigué. De se battre sans arrêt contre lui-même et un peu contre les autres. Toutefois, il sourit à Dominic et ajoute dans un murmure « J’aime bien ta musique, je ne comprends pas toujours les paroles, mais ... j’aime bien malgré tout ».
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Dominic Gallant
général
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Mar 2 Juil - 23:23
C'est un sourcil relevé, curieux plutôt, que Dominic écoute Samuel parler de son milieu de travail, qu'il évoque davantage comme étant pour lui un milieu de vie. Qui donc, sors avec ses clients? Qui va voir des concerts avec eux dans des loges de luxe? Ah oui. Les employés de la Pickwick. Bien sûr. Les maîtres du monde connaissent cet établissement. Il hoche la tête à Samuel, afin de lui faire comprendre qu'il voit de quoi il veut parler. Dominic, lui, le connait pour avoir passé devant et en avoir entendu parler à l'Uni. Étudier à Columbia a cela de bon qu'aucun détour n'est pris en direction de la grandeur : elle est énoncée, on veut travailler à la Pickwick, y placer ses millions dans les mains agiles de gars comme Samuel et son stagiaire pas sexy. Dans les corridors, il entend parler de la vie des Grands, du succès de ceux qui étaient avant lui étudiant sur ces mêmes bancs, maintenant parents d'une marmaille qui suivait les mêmes traces, insouciante de ce qui se tramait vraiment dans les rues de la New-York que lui a vu en arrivant, quand il était fauché.

Le premier kick de Marie-Jeanne commence à se faire sentir. Ses doigts jouent avec la même douce ferveur, mais il sent son corps qui commence à se détendre. Fort heureusement, il est fonctionnel quand il fume des quantités raisonnables, lui, contrairement à certains autres individus qui deviennent instantanément inutiles au contact de la moindre quantité de weed.

Son commentaire concernant The Office le fait bien sourire, tout en lui ramenant les souvenirs de son père qui se marrait tout seul devant la télé dans son sofa tout défoncé, sa bière à la main pendant que sa mère faisait ses sudokus à côté.

En fait, c'est tout ce qu'il aimait de The Office : il a rarement entendu rire son père autant et ça lui parlait. Ça énonçait pour lui un sentiment qui s'appelle "home".  

" Ben écoute, mon Sam, tu ne perds pas grand chose à ne pas connaître The Office. Je ne te conseille pas vraiment de l'écouter, si tu ne connais pas déjà. Vraiment, c'est pas si bon que ça. "

Son joint s'est rééteint et il décide de ne pas le rallumer tout de suite. Il entre-ouvre les lèvres et le laisse tomber sur le banc, juste à côté de lui. Le ramasser sera pour plus tard.

À la mention du lui d'avant la Pickwick, Dominic ne peut retenir un sourire plein de dents. L'idée de Samuel avec les cheveux longs le fait l'observer de la tête aux pieds. Il l'imagine bien autrement, en fait, même s'il doit avouer que son look actuel a ce "je ne sais quoi", un petit quelque chose à en rendre Mars jaloux. C'est dans son regard que tout se joue, sa droiture, Dominic n'a aucun mal à l'imaginer à aider le puissant à gérer tout son pouvoir. Sans être un Dieu grec, dans un monde où la force ne passe plus depuis longtemps par les poings et les combats, Samuel est, à la lumière de ce qu'il en comprend pour l'instant, une sorte de Patrocle, silencieux dans l'ombre d'Achille, mais pas moins redoutable de par son influence sur ce dernier et sa force de frappe. Un acteur silencieux du succès, en quelque sorte.

"Je les coupe quand ils sont trop longs, j'ai jamais vraiment observé à quelle fréquence. Je te dirais par contre que ça fait environ dix ans que je les tiens à cette longueur-là. Ça m'évite d'avoir l'air d'un mouton."

À quelqu'un qu'il connait, il aurait ajouté qu'au moins, il n'est pas un mouton roux comme son frère. Toutefois, la seule idée de le mentionner ouvre des questions sur sa famille, ce qu'il n'a pas envie d'affronter dans le moment.

La conversation, jusqu'alors regardant les activités plus lucratives de Samuel, tourne vers quelque chose de plus léger, au grand bonheur du musicien. Son amour des plantes se sent aussitôt dans sa voix, puis un quelque chose dans sa façon de formuler son expérience se met à lui parler, allume son visage d'une flamme amusée, très très amusée. Un cultivateur qui travaille maintenant à la Pickwick. Son visage parle avant lui, dénotant de son amusement sincère, aucunement malicieux, tiré du simple fait qu'il a l'impression d'avoir davantage en commun qu'il ne le croyait avec Samuel.  

Les gens ont de ces façons de payer leurs études, ici.

"Aaaah, ouais ok. Une connerie de jeunesse pour payer tes études, quoi?"
Un petit silence. "Promis si on me demande, je dirai que t'aimes les violettes africaines et que t'as rien cultivé de bon, en fait. Man, jte jure... " Un petit rire. "Je te vois mal cultiver des violettes africaines. "

À la mention de sa musique, le coeur de Dominic s'égaye davantage. Il reprend une posture plus droite, fier. Ses doigts sur sa guitare, sous le poids des émotions, jouent quelques fois les mêmes notes en boucle, comme si sa tête n'est plus capable de gérer tout en même temps, puis ils reprennent aussitôt qu'il s'en rend compte. La mélodie n'est plus la sienne, mais un truc qu'il a appris d'une chanteuse britannique qu'il aime bien, une chanson du titre de Midnight par Lianne la Havas, à laquelle il ajoute un petit beat frappé sur sa guitare, comme s'il avait été encouragé par Samuel.

"Je suis vraiment content de la partager avec toi, en tout cas. T'es un bon publique, un des meilleurs que j'ai eu. T'es silencieux, mais t'es toujours là, tu reviens. Et ça me fait toujours plaisir de t'en donner un peu plus. Et la langue, c'est du français. Je suis cajun, j'ai appris l'anglais autant que le français à la maison, j'espère un jour que mes compositions soient reconnues dans les deux langues, même si les francophones ont du mal à me comprendre la moitié du temps..! "


Il ne s'arrête pas de jouer, mais quelque chose discuté un peu plus tôt lui revient en tête. La question lui brûle les lèvres, il décide d'y succomber.    

"Et dis, je repense à comment tu parlais de toi et tes cheveux longs.. tu aimes le Samuel de maintenant? "

Il tilt la tête un peu sur le côté, curieux d'en apprendre davantage sur son nouvel ami.
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Samuel Shaffer
voteur
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Sam 6 Juil - 16:50
En fait la musique est secondaire. Elle ne véhicule par forcément des émotions pour Samuel même si cela ne l’empêche pas d’apprécier le moment et le musicien. Jour après jour, après mois. Sans rien dire. Juste être là. C’est plutôt cela qui fait son ADN. Une présence. De celle qui n’a pas besoin de se justifier. Il remue un peu car sa position n’est pas des plus confortable et sa nuque s’ankylose contre le montant du bois. Ses iris verts se perdent dans la chlorophylle des feuilles. Se noient et replongent dans son passé. Pas si lointain non plus. Pour lui, il n’y a aucun doute possible, il est toujours cette même personne qu’il était mais il fait des efforts pour s’améliorer, pour ne plus laisser resurgir ces aspects de lui qu’il n’aime pas. Qui le conduisent à des comportements qui ne correspondent pas au costume qu’il a sur le dos. Il finit par s’arracher à la contemplation du feuillage pour se redresser tout en se tournant vers Dominic. Le jeune homme est tout son opposé et pourtant, ils discutent depuis un moment et il le trouve sympathique. Un sourire étire ses lèvres. Il regarde ses pieds nus et sa position, assis en tailleur. Il lui fait penser à un guru. Il ne lui manque plus que de la couleur ocre sur le visage. Chacun sa façon d’être. Il a choisi la sienne et il s’en accommode. Son sourire s’agrandit et soudainement il se baisse jusqu’à se plier en deux et défait ses lacets puis, il retire ses chaussures d’une manière peut charitable pour le cuir de ses richelieu. Il les fait glisser en dégageant le talon de l’une avec l’avant de l’autre. Il regrettera peut-être son geste lorsqu’il verra les dégâts mais pour l’instant, il agit sans vraiment réfléchir. Ses chaussures tombent mollement sur l’herbe avant d’être rejointes par ses chaussettes. Il retrousse rapidement son pantalon de quelques revers qui laissent apparaître ses chevilles et le bas des mollets. Il regarde ses pieds et se redresse pour faire quelques pas sur la pelouse et le contact de l’herbe sous sa voûte plantaire ne lui plaît pas vraiment. Il trouve que ça pique et que ça fait mal. Il préfère de loin le sable. Samuel ne marche jamais pieds nus, même pas dans son appartement. Il a horreur de ça.  Il en profite pour remonter un peu plus ses manches, dévoilant une peau d’une blancheur maladive. Une fois sa tenue réorganisée, il revient prendre place sur le banc. Il ne tente pas la position de Dom, sachant qu’il ne tiendra en place que quelques secondes. Leur duo doit avoir l’air étonnant pour les personnes qui se promènent. Samuel sourit un peu plus et pivote à moitié vers son compagnon de banc. Il a finalement ramené sa jambe à demi plié sur le banc, tandis que l’un de ses bras est étendu vers Dominic. S’il étirait légèrement les doigts, il est certain qu’il toucherait ses cheveux. Mais ses doigts restent gentiment à leurs places. « Tu as vu juste pour les violettes africaines, je les fais toutes mourir » Et il explose de rire, pas pour les malheureuses mais simplement parce que c’est la vérité.  « Je me suis recyclé dans les plantes vertes, celles qui sont faciles d’entretien et les plantes grasses, celles qui ne nécessitent pas un grand nombre d’arrosages. J’avoue que j’en ai mis dans toutes les pièces, c’est un peu la jungle chez moi  » Certaines boutures qu’il a fait prospérer viennent de chez sa grand-mère qui a la main verte. Pas vraiment un don familial lorsqu’il voit les pauvres plantes qui tentent de résister chez ses parents. Parfois, il les ramène en cachette chez lui, leur refait une santé avant de les rendre à leur milieu hostile qu’est la demeure familiale. Un silence s’installe entre eux pendant lequel, seules les notes de la guitare s’égrènent, tantôt répétitives, tantôt différentes. Il pense à la Louisiane, les images que cela lui évoquent comme les écrevisses, le bayou, la musique et le vaudou. Il répète « cajun » pour bien l’assimiler. « Tu es le premier cajun que je rencontre » Et à cette pensée vient se superposer les grandes plantations de coton et d’esclaves et il ne peut s’empêcher de froncer les sourcils à cette évocation. Avec un petit rire qui chasse ses sombres pensées, il demande  «  Alors, que penses-tu du nouveau Samuel ? Celui-ci a l’air indéniablement plus cool. Sa ride d’ici » Il pointe son index sur le front «  J’en suis sûr, a disparu comme ses chaussures » Un sourire barre toujours son visage, lui donnant un air encore plus  juvénile. Même ses yeux pétillent de malice comme s’il venait de faire une bonne farce à son camarade mais un voile de sérieux reprend possession de ses traits, comme si cette désinvolture n’était plus pour lui. « Quand je disais, cheveux longs, cela n’a rien à voir avec les tiens, je voulais simplement dire, plus long que ce que je les porte en ce moment. Je n’aurai jamais pu les attacher.  » Il n’aurait surtout pas supporté d’avoir une telle tignasse à entretenir. « Quant au Samuel de maintenant, je le préfère, c’est indéniable » Un soupir filtre au travers de ses lèvres. « En soi, je suis toujours moi sauf que maintenant, je ne me laisse plus aller. Je sais ce dont je suis capable, surtout en ce qui concerne le pire, et j’ai juré de ne plus jamais aller me vautrer dans la fange. Je veux pouvoir me regarder dans les yeux touts les matins. Ne pas avoir honte de mes actes. » Au fur et à mesure que les mots s’échappent, il se raidit. Il a tellement de choses à se faire pardonner. Il a encore tellement de honte en lui. De remords. De regrets. De dégoût. Il se penche vers le jeune homme et lâche dans un murmure « Les plantes du bonheur, ce n’était même pas pour payer mes études, je ne peux pas invoquer cette excuse » Il secoue doucement la tête avec résignation « Non, c’était juste parce que ... J’aimais ça. » Rapidement, sa main se porte sur son visage et ses doigts effleurent ses lignes de vie avant de retomber sur sa cuisse. Un petit sourire d’excuse se dessine sur ses lèvres tandis qu’un haussement d’épaules veut effacer les mots qui résonnent encore dans sa tête.
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Dominic Gallant
général
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Mer 10 Juil - 19:42
Parler à Samuel aujourd'hui après tant de temps à le côtoyer silencieusement n'a fait que lui donner l'impression de le connaître depuis vingt ans. Le sentiment est le même que celui du retrouver un vieux frère perdu depuis longtemps, il est à l'aise avec lui et sent que c'est assez réciproque. Dominic a la chance de le voir sous un jour nouveau, le sérieux carriériste a une voix, une vie, a fait des conneries, des bons coups, il est plus humain. Ses traits sont animés d'autre chose. D'une étincelle qui donne à Dominic l'impression que derrière tous ces gens en costard sur Wall Street, que tous ces hommes et femmes impénétrables du monde des finances, il y a en réalité des humains. Pour un p'tit gars de la Louisiane, c'est une grande réalisation que voilà.  

Samuel relève ses manches, retire ses chaussures et s'installe près de lui. Une grande joie s'élève en lui, des papillons apparaissent dans le ventre de Dominic, mais ils ne sont pas de la race de ceux qui te tordent les entrailles quand un crush s'approche de toi, ils sont plutôt apparentés à ceux qui s'élèvent quand à l'école, une superbe note te tombe sur le visage alors que tout le groupe a coulé le test. Tout de même furieux en lui, ils ne lui donnent pas envie de flirter, juste de savourer sa victoire d'avoir à côté de lui ce qui a le potentiel d'être un nouveau pote maintenant à l'aise et à son niveau. Peut-être qu'après aujourd'hui, plus rien ne se passerait entre lui et Samuel, c'était bien-sûr à envisager car le mystère des relations interpersonnelles est grand, mais le feeling était jusqu'à présent excellent. Puis si c'était le cas, il emporterait quand-même le souvenir d'une belle journée où, sur un banc, il a discuté avec un vieux frère.

Son rire se joint à celui de Samuel quand il se met à parler de ses plantes, avouant d'abord qu'il n'a, mais alors aucun talent avec les violettes africaines. N'empêche, Dominic l'imagine bien dans un appartement ou un condo plein de plantes, même que la pensée l'émerveille. Il y a certainement quelque chose de romantique à se l'imaginer seul, simplement vêtu avec les cheveux en bataille, les mains pleines de terre, un balais à ses côtés en cas-où, en train de rempoter une plante ou deux. Il se dégage de cette vision une odeur humide de substrat ainsi qu'une affection toute particulière de par sa simplicité, pour Samuel.

L'énoncé de ses origines lui font baisser le regard, il n'y ajoute rien, n'ayant en fait rien de plus à dire. Il aurait pu lui parler de ses souvenirs, de ce qu'il a vécu chez lui, parler de sa famille, ses amis, ses premiers amours et sa première voiture, Katrina et sa première guitare, mais il n'en fait rien. Il ne sait pas par où commencer, quoi dire pour ne pas évoquer ce qu'il a vécu là-bas. Sa famille? Il n'en parle plus. Ses amis? Quels amis? Sa guitare... oh, elle par contre, il la laisserait parler d'elle-même. Sa guitare n'a pas besoin de lui pour s'exprimer.

C'est d'ailleurs pourquoi ses doigts se mettent à jouer un truc plus jazzy, un solo qu'il a composé et pourrait jouer endormi tant il le connait par coeur. Le genre de jazz qui se déguste avec un délicieux bourbon et un cigare, un vendredi soir de canicule humide sur une terrasse à New Orleans. C'est d'ailleurs la dernière fois qu'il l'y avait joué, dans un petit jazz café fleuri, quand il faisait de l'argent en amassant les petits contrats à gauche, à droite.

Pour lui, elle n'est qu'une pièce qu'il a joué quelques fois devant publique. La réalité veut qu'il s'agit d'une pièce qui peut le rendre célèbre du jour au lendemain. Mais ça, il n'en sait rien encore. Peut-être n'en saura-il jamais rien, en fait.

Dominic l'écoute parler de lui, de ses cheveux, son train de vie et surtout, de son ancienne vie. "La fange". Voilà comment il défini l'univers dans lequel il baignait quand il cultivait. En soi, il ne peut pas le blâmer, loin de là, car il connaît trop bien ces gens-là, ces réseaux qui vivent dans le luxe, certes, mais qui risquent gros à chaque jours. Il y a la police, la concurrence, l'argent mal géré, les dettes, les gangs... c'est beaucoup à gérer pour un peu de tune. Non... beaucoup de tune. Plus que ce qu'il gagne à la Pickwick? Peut-être, peut-être pas.

Ses doigts ne sont toujours pas fatigués. Il remarque le ton de Samuel quand il lui dit qu'il aimait ça, cultiver, comme si une enclume vient de tomber de ses épaules.

" Tant que le Samuel de maintenant te plaît, c'est ce qui est important. Mais oublie pas un truc, man : C'est important de relever ses manches et d'enlever ses chaussures comme tu le fais maintenant, ici. Parce que la vie est pas juste noire, ni blanche, elle est super nuancée et à trop aller jouer dans un extrême, comme quand t'étais que dans les plantes et que tu baignais dans la "fange", tu pouvais pas voir le reste. Faut te lâcher, des fois aussi. C'est pas obligé d'être grand chose, juste d'acheter une barbe à papa en passant près d'un stand, de parler à un musicien dans un parc et de retirer tes souliers, mais faut pas que ta vie au complet soit un costard. Je sais pas si je fais bien passer ce que je veux te dire, mais je pense que tu vois le portrait, quoi."

Ses mots sont embrouillés par le weed, pour toute les fois où ils sortent bien et lui donnent de belles compositions. Comme quoi, il faut que le balancier revienne de temps en temps.  

" Ouais... tout est une question d'équilibre. Tout. "


Comme toi et moi, mon frère.

Un petit silence. Une idée de génie illumine son visage.

" Eh, mais mon Sam, t'as pas pensé cultiver dans le médical, si t'aimes ça, cultiver? Tu te ferais pas agacer par les autorités, c'est légal dans l'état de New-York, c'est sur que c'est de la paperasse pour être en normes, faut investir pour démarrer, mais tu connais l'argent et comment en avoir, puis si ça marche comme truc, tu pourrais littéralement te tenir assis sur une mine d'or? Puis pense-y, combien ça a de la gueule... "

Un rire, une fausse note qu'il reprend avec brio.

" En plus tu aiderais plein de gens à combattre des douleurs chroniques, leur épilepsie, tu leurs ferait du bien! Il y a plus à cette plante-là que des gars comme moi qui en prennent pour créer ou que les stoners que tes plantes fournissaient, aujourd'hui. "

Sûrement y avait-il déjà pensé, en même temps.
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First words (Dominic / Samuel)
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