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Donnes moi ton coeur que j'y écrase ma clope | Kostas

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Kostas G. Angelis
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Jeu 20 Juin - 21:51

Kostas Guilio Angelis

Oh don’t become a ghost without no colors, ‘cause you’re the best paint life ever made -------------- ✹

Informations personnage


Nom : Angelis.
Prénoms : Kostas, Guilio.
Date et lieu de naissance : 5 février 1990 à Santorin, en Grèce.
Age : 29 ans.
Nationalité : Américaine et Grecque.
Origines : Grecques.
Orientation sexuelle : Au début il ne savait pas, il était perdu Kostas. Mais désormais, c’est sans une once de doute qu’il se considère et s’assume comme bisexuel.
Statut civil : Célibataire.
Vie sexuelle : Pour Kostas, l’amour et l’attachement n’existent plus lorsqu’un coeur est brisé. Il a essayé, à plusieurs reprises, de se replonger dans des relations sérieuses. Mais sans succès. Alors il s’est mis à enchaîner les coups d’un soir et les relations sans lendemain, n’ayant plus que ça en tête pendant un certain temps. À présent, on peut dire qu’il s’est calmé. Et Dieu seul sait pourquoi.
Statut social : Kostas n’est ni pauvre, ni riche. Il peut se permettre de vivre confortablement et comme bon lui semble.
Profession(s) : Artiste-peintre et propriétaire de sa propre galerie d’art, « Utopia Gallery » qu’il a ouvert en Janvier 2018 à Brooklyn dans le quartier de Midwood.
Diplôme(s) : Ayant arrêté l’école à 16 ans, Kostas n’a aucun diplôme.
Année de fin d'études : 2006. Cette fameuse année où il a décidé de tout claqué.
Quartier de résidence : Dans le sympathique quartier de Williamsburg à Brooklyn.
Type de logement : Un petit appartement où dans la chambre de Kostas, le lit se bat en duel avec de nombreuses toiles et autre matériel d’art, les armoires, censées contenir des vêtements et autres effets personnels, servent plutôt à ranger les différents accessoires en tout genre de peinture et des produits consommables de nature illicite.
Avec qui vis-tu ? : Lui-même et son art. Et c'est suffisant.
Date d'arrivée à NY : Kostas est arrivé en Septembre 2007, à 17 ans.
Dans quelles villes as-tu déjà vécu ? : À Santorin en Grèce, à Phoenix en Arizona et à Memphis dans le Tennessee.
As-tu de la famille à NY ? : Seulement la sœur de Kostas, dont il ignore complètement la présence. Mais encore faut-il qu’ils se considèrent toujours comme frère et sœur.

Cinq défauts et cinq qualités

- Qualités : Appliqué, sensible, indépendant, taquin, protecteur.
- Défauts : Désordonné, rêveur, solitaire, sans filtre, un poil mélancolique.

Autres signes particuliers

Ses mains sont toujours pleines de peinture | Ses cheveux, généralement peu coiffés, sont souvent recouverts de sa casquette noire | Un petit crayon à papier et un carnet traînent toujours dans l’une de ses poches | Grand fumeur de tabac | Consommateur occasionnel de cannabis et parfois même cocaïne.


❝ Ma vie, mes choix

❝ Derrière mon écran


Prénom : Domitille
Pseudo : Domit'
Age : 19 ans mais pas toutes mes dents...
Pays /région : De ch'nord  
Etudes/Travail :  Je me dirige vers une L2 de Droit en Septembre
Avatar choisi : bébé Nekfeu  
Type de personnage : Inventé
Staff référent (si multicompte ou changement) : Avant mon départ j'étais chez Eya, mais sinon je n'en ai aucun
Comment es-tu arrivé là ? : Il me semble que je me baladais sur les Top-Sites, ensuite au bout d’une année j’ai fait ma petite pause et now me revoilà !
Avis sur le forum :  Toujours aussi beau, toujours aussi agréable, toujours aussi bien peuplé… Il m’avait énormément manqué ce petit forum  
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[b]NOM[/b] : Angelis
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Listing anniversaire (vous trouverez les codes couleurs dans ce sujet)
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5 février : <broad>Kostas G. Angelis</broad> (1990)
Listing des métiers (le listing se trouve par ici)
Si le lieu existe déjà
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Lieu d'habitation ; il faudrait préciser (en regardant ce sujet )
Code:
+ <broad>Kostas G. Angelis</broad>


Il est maintenant temps pour vous de choisir un groupe. Nous vous donnons rendez-vous sur l'annexe des groupes  pour en apprendre plus sur les groupes disponible sur GMA.

Vous avez le choix entre deux groupes.


Choix n°1 : Broadway.
Pourquoi pensez-vous que votre personnage correspond à ce groupe ? Kostas a développé sa passion pour la peinture et l’art dès son plus jeune âge avec sa grand-mère et, lorsqu’il était un peu plus âgé déjà, il savait déjà qu’il voulait en faire son métier, qu’il voulait vivre de sa passion. Bien qu’il y ait eu des échecs au début, le jeune peintre n’a jamais abandonné et a continué de persévérer et désormais ses efforts payent. Depuis l’ouverture de sa galerie au début de 2018, son art est de plus en plus apprécié et la notoriété de Kostas ne cesse de grandir. Il s’est fait un nom dans New-York et à Brooklyn, tout le monde connaît son nom.

Choix n°2 : Outsiders.
Pourquoi pensez-vous que votre personnage correspond à ce groupe ? Kostas a toujours eu du mal à s’intégrer. Que ce soit dans la cour de l’école ou dans son quartier, il était toujours ce gamin solitaire et timide au premier abord, qui ne voulait pas trop se mélanger aux autres. En grandissant il n’a pas changé ses habitudes mais la perte de soutien de sa famille et le départ de son ex petite-amie ont anéanti le peu d’estime de soi et de confiance en lui qu’il avait. Désormais il va mieux mais il se cherche encore parfois, il passe outre les obstacles pour se reconstruire mais il reste encore méfiant et à l’écart de la société.



Όλα θα είναι καλύτερα
Pas de vengeance, pas de sourire forcés.
Yeux disent le contraire, yeux disent le contraire.
J'ai craché des mots tranchants, fille n'a pas été blessée.
Yeux disent le contraire, yeux disent le contraire.
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Kostas G. Angelis
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Jeu 20 Juin - 21:51


❝ Bref, vie de merde.

Brooklyn – 02 Juillet 2019

Il est un peu plus de minuit lorsque Kostas entre dans le petit atelier attenant sa galerie d’art sur Brooklyn. Pris d’une soudaine et forte inspiration pour sa prochain exposition, il avait préféré écourter une soirée à laquelle il se trouvait non loin de là pour revenir sur son lieu de travail et peindre. Il en avait envie et devait peindre ce soir avant que tout cela ne lui file entre ses doigts.
Alors jetant négligemment sa veste sur le petit sofa usé dans le coin de la pièce, il troque par la suite son t-shirt contre son vieux sweat usé et tâché de mille couleurs de peinture. Puis il prépare tout le matériel nécessaire, installe trois toiles assez grandes sur son chevalet et prend même la peine de diffuser une huile essentielle de Ylang-Ylang qu’une amie lui avait recommandé il y a quelques temps pour être plus relax. Honnêtement, il n’en a encore jamais ressenti les effets, mais il continue d’en utiliser. Ne sait-on jamais.
Puis vient le moment le plus important. Celui où, installé sur son petit tabouret grinçant, l’artiste-peintre ferme les yeux et se concentre. Bien que chaque trait composant une œuvre soit important, le premier trait est le plus important de tous. C’est le point de départ de toute création, c’est l’armature d’une œuvre et cette dernière ne peut être réussi si l’on prend un mauvais départ. Mais bien que Kostas sache parfaitement ce qu’il souhaite faire, où il souhaite aller, tout repose sur ce premier geste. Et c’est ce premier trait qui le dirigera, lui indiquera comment parvenir au résultat qu’il souhaite.
Alors, se devant d’être concentré, le peintre prend de longues et profondes inspirations. Il devait se concentrer sur chaque émotion et sensation qui l’habitent présentement et pouvoir ainsi les retranscrire le plus fidèlement possible dans ses gestes pour donner vie à sa toile et transmettre le message qu’il souhaitait transmettre au travers de sa peinture.

Puis Kostas ouvre à nouveau les yeux, trempe son pinceau dans la peinture noire et, en retenant son souffle, esquisse une large ligne. Le premier trait. Traversant les trois toiles de gauche à droite, il est exactement comme le voulait le peintre. Imparfait, précipité et parfois hésitant avec quelques petites ratures mais reste pourtant fluide et continu, sans s’arrêter. Parce que finalement, ce trait est exactement comme sa vie. Imparfaite, truffée de mauvais choix et de décisions prises trop à la légère. Et quand bien même il en a la possibilité, Kostas ne retravaille pas son trait. D’une part parce que sa vie, elle, ne peut être changée et les défauts ne peuvent être effacés. Et d’autre part parce qu’embellir le trait et cacher les ratures lui ferait perdre l’authenticité qu’il cherche tant à appliquer à ses tableaux et ils ne seraient donc pas vrais.

Après quelques secondes encore à scruter ce long trait, Kostas finit par poser son assiette en plastique sur le plan de travail pour en prendre une nouvelle qu’il garnit avec de vives couleurs claires et joyeuses. Parce qu’il en aura besoin, de ces couleurs, pour sa première toile.
Retournant auprès de cette dernière, il attrapa un pinceau un peu plus fin que le précédent. Puis, passant par réflexe sa langue entre ses lèvres pour se concentrer, Kostas commence à ajouter des petits coups de pinceau de part et d’autre du trait noir initial sans trop réfléchir, de manière aléatoire. Un peu comme un jeune enfant pourrait le faire.

De longues minutes après, l’artiste-peintre finit par s’éloigner et observer le rendu de cette première partie. Les traits sont fluides et quelque peu désordonnés, les couleurs claires et vives donnent quant à elles un côté léger et agréable. C’est frais et plein d’énergie. Sans perdre trop de temps, Kostas se rapproche pour continuer la seconde partie de cette toile. Dans sa petite assiette de plastique, il choisit de nouvelles couleurs. Dans les mêmes tons que les précédentes mais un peu moins claires, comme si elles se seraient fanées. Il rajoute même quelques touches de noirs, ça et là. Les traits aussi changent. Ils sont plus rudes, plus hésitants et donnent une impression de nervosité. La transition entre les deux ambiances est également rude et inattendue, pourtant, elle ne choque pas.


Kostas est né sur l’île de Santorin en Grèce ce 5 février 1990, trois mois avant le terme. C’était un frêle bébé, mais en grandissant il s’est bien ragaillardi et est devenu le genre de bambin plein de vie, curieux, qui ne tient jamais en place plus de deux secondes. Dès que Kostas eut l’usage de la parole, il n’arrêtait plus de parler et posait des questions sur tout, tout le temps. Il s’émerveillait de tout le gamin, surtout de Santorin. Cette belle île presque paradisiaque. C’est probablement le meilleur endroit où Kostas a pu grandir. Il a passé beaucoup de temps avec son père, presque tous les samedis après-midi ils partaient ensemble se balader. De la mer, aux petites ruelles de la ville en passant pas les coins plus sauvages comme les falaises. Il enregistrait tout, mémorisait chaque détail de chaque paysage.
Et puis il y avait cette vieille femme qui vivait avec eux, sa grand-mère paternelle. Il l’aimait beaucoup sa grand-mère. Très tôt il avait été attiré par le dessin, mais il devait surtout son talent à sa Yaya. Elle lui avait appris à contrôler ses gestes, à reproduire les ombres et couleurs, en somme elle lui avait transmis son talent à elle et sa passion. Il devait beaucoup à sa grand-mère.
Alors quand elle ne fut plus là, Kostas était perdu. Il avait même demandé à sa mère si un jour elle pourrait revenir pour qu’il puisse continuer à aller la voir et dessiner avec elle. Sa mère était troublée et ne savait pas trop quoi lui répondre. Elle ne savait pas comment expliquer à Kostas que sa grand-mère, l’une des seules personnes auxquelles il était très attaché venait de mourir. Il n’avait que cinq ans. Alors bien sûr, c’était jeune pour que le gamin puisse garder en grandissant un souvenir net des traits fatigués du visage et des cheveux gris toujours tirés en arrière de sa Yaya. Du moins, il y aura toujours les photos. Ces clichés qui lui rappelleront toutes ces après-midis qu’il passait avec elle.
Alors depuis le décès de la grand-mère, ce fut un peu la décadence. Le père avait perdu sa gaieté, il ne sortait plus avec son fils, ne riait plus. Il n’était presque plus là en somme. Même si sa femme venait de tomber enceinte de la petite sœur de Kostas, il n’éprouvait plus aucune joie. Jusqu’à un soir d’été 1996, où il était rentré du travail le sourire aux lèvres. Il avait eu une promotion qui lui permettait de quitter cette fichue île où tout lui rappelait sa mère, plus rien ne le retenait désormais.
Le bébé était né, alors les seules conditions de la mère étaient de passer un dernier été à Santorin pour prendre le temps de dire au revoir à tout le monde et ensuite ils pourraient tous décoller pour les États-Unis. Bien sûr Kostas n’avait pas très bien suivi l’histoire. Tout ce qu’il avait compris c’est qu’il fallait apprendre l’anglais et que ce serait un environnement totalement nouveau pour lui, une culture totalement différente. Mais il était tout de même excité de découvrir un autre monde. L’inconnu ne lui faisait pas peur.

Bien que la famille s’était bien installée sur le sol américain et que leur nouvelle maison était très confortable, l’environnement perturbait Kostas. Quelque clochait à Phoenix, quelque chose manquait au gamin pour être parfaitement à l’aise ici. Il ne saurait dire si c’est le manque de sa Yaya, le changement plus que brutal entre une grande ville bétonnée et une île presque sauvage. C’était deux ambiances totalement différentes. Il ne s’attendait vraiment pas à cela, après tout personne ne lui avait expliqué comment serait son nouveau pays. Avec le temps il s’habituerait et s’y plairait sûrement.

Puis il n’y avait pas que le changement de milieu qui gênait Kostas, il y avait aussi le changement de langue. Il était curieux et avait une bonne mémoire, ce qui facilitait beaucoup l’apprentissage, mais son cerveau de 6 ans fusait et réfléchissais toujours en grec. Il se souviendra toujours de ses premiers jours d’école à Phoenix, il était seul et bien souvent les autres gamins riaient de lui quand il essayait de parler, ils se moquaient de ses difficultés et le lynchaient quand il parlait grec sans s’en rendre compte. Kostas regrettait fort Santorin quand il se retrouvait seul dans la cour de récréation ou dans le réfectoire. La vie aux États-Unis n’avait pas de saveur, tout était fade et gris. Sa vie devenait fade, comme les couleurs de la toile. Du moins, jusqu’à un jour, au début de mois de novembre. La chevelure flamboyante volant au gré du vent, elle était entrée dans sa vie. Bien qu’elle lui répétait sans cesse vouloir être son amie, vouloir jouer avec lui et partager ses goûters avec lui, il était persuadé qu’elle partirait au bout de quelques heures tout au plus.
Bien évidemment il se trompait, la rouquine était restée collée à ses basques. Et bizarrement ça ne lui déplaisait pas. Elle l’aidait à comprendre les autres, à se faire comprendre et à progresser. En somme elle le tirait vers le haut. Ils avaient fini par très bien s’entendre, les deux gamins. Et petit à petit, les après-midis que Kostas avait l’habitude de passer avec sa Yaya, il les passait avec elle désormais. Elle rendait la vie à Phoenix un peu plus agréable à supporter. C’était d’ailleurs la seule amie de Kostas, il n’en a jamais eu d’autres à l’époque. Il ne cherchait pas plus que ça à s’intégrer au reste des enfants, préférant être seul plutôt que d’essayer de faire ami-ami avec des gosses bien trop différents de lui et qui ne voyait qu’un simple étranger qui galère en Kostas.
Au fils des années, ils ont grandis et ne se sont pour autant pas éloignés, bien au contraire, ils étaient même plus soudés que jamais et faisaient les quatre cents coups ensemble. Puis vint la pré-adolescence, les premiers émois amoureux, les premiers baisers, les premiers petits copains et les premières petites copines. Mais il ne leur fallut pas tant de temps que ça pour se rendre compte que c’était à deux qu’ils préféraient être. La jolie rouquine était le pilier de Kostas, c’était elle qui l’avait poussé à s’inscrire au club de d’art de la petite école. Le week-end ils se retrouvaient toujours au parc entre leurs maisons. Lui était toujours assis dans l’herbe à griffonner et elle, se balançait sur la balançoire. C’étaient leurs habitudes.



Pourtant, lorsque Kostas enchaîne la seconde toile de sa peinture, l’énergie est tout autre. La peinture y est beaucoup plus sombre, et seules quelques petites pointes de couleurs résistent et viennent contrer la noirceur de la toile.
Une clope fraîchement allumée et coincée aux coins des lèvres de Kostas, celui-ci enchaîne les coups de peinture à une allure folle. Des traits, des bavures et de longues coulures de peinture noire. L’artiste-peintre, absorbé par son travail, n’est pas prêt de s’arrêter et ne remarque même pas les nombreuses tâches de peinture qui tombent au sol tant ses gestes sont précipités et peu appliqués.
Sur cette toile, les traits sont fragilisés et même perdus. Ils se brisent, se trompent de chemins et s’entrechoquent même. Ils finissent par tous s’effondrer un à un et, déjà bien sombre, l’ambiance ne cesse de gagner en noirceur. L’ensemble est sinistre, douloureux, ravagé et décadencé. De la désolation sur toile.


Les années avaient passées à une vitesse folle pour les deux gamins qui étaient maintenant ados. La passion de Kostas pour le dessin, la peinture, l’art, n’avait cessé d’être de plus en plus importante pour lui. Il avait la ferme conviction que c’était ce qu’il ferait de sa vie, c’était une évidence. Il serait un artiste qui vouerait sa vie à peindre des toiles et des toiles, à exprimer ses sentiments et émotions en créant quelque chose de beau.
Il restait un an et demi avant que le lycée ne se termine pour Kostas, et déjà il rabachait à ses parents qu’il souhaitait intégrer une université d’art. Mais chaque fois qu’il abordait le sujet, son père l’insultait et lui disait qu’artiste, ce n’était pas un métier. Il lui rabâchait qu’il se trouvait aux États-Unis, qu’une multitude d’universités l’attendait pour de grandes et vraies études qui déboucherait sur un vrai métier, quelque chose de stable et réel. À chaque fois que cette discussion revenait sur le tapis, l’échange était plus houleux que le précèdent, Kostas s’éloignait de plus en plus de ses parents. Jusqu’au point de non-retour. Il ne se sentait plus chez lui, il avait l’impression de ne plus faire partie de cette famille. Il avait envie de quitter le foyer familial, de tous les lâcher pour se prendre en main et décider lui-même de son avenir. Mais entre ses parents et sa petite-amie, il était perdu. Il avait besoin d’elle, elle était son moteur mais d’un autre côté, il avait l’impression de laisser mourir sa passion en restant chez lui. Il ne savait décidément pas quelle décision prendre. Mais la jolie rousse, toujours optimiste, lui répétait qu’il devait le faire s’il en avait besoin. Elle souhaitait même l’accompagner. Kostas s’était d’abord montré réticent face à la demande de sa copine, il trouvait ça égoïste de sa part d’accepter une telle chose. Comment pouvait-il accepter le fait qu’elle plaquerait tout pour lui ? Mais la jeune femme avait été très persuasive, elle avait confiance en lui et savait qu’il y arriverait. Et par-dessus tout elle l’aimait, elle le suivrait partout. Alors ni une ni deux, ils avaient rassemblé un maximum d’affaires et d’argent pour quitter Phoenix dans la nuit. Kostas voulait rejoindre New-York, il savait que là-bas il y arriverait. Il savait que la Grande Pomme était une grande ville prometteuse, qu’il y avait toujours une porte qui s’ouvrait à vous.
Cela faisait presque trois jours que les deux adolescents roulaient vers New-York, mais le voyage était éprouvant. Les ravitaillements de nourriture et pleins d’essences coûtaient chers, les pneus crevés aussi… Kostas n’avait pas vu assez large et ne s’attendait pas à voir leurs économies fondre aussi vite. Mais le coup de grâce fut donné par un radiateur fumant à quelques kilomètres de Memphis, soit plus de la moitié de la route. Cet après-midi-là, il s’était rendu compte que cette décision était totalement inconsciente et il voyait New-York s’éloigner, quelqu’un ne voulait vraiment pas le voir réaliser son rêve. Les deux adolescents furent contraints de trouver un motel par trop cher le temps de trouver une solution pour reprendre la route. Mais remplacer un radiateur ou acheter une voiture d’occasion ne se fait pas en claquant des doigts, leurs économies ne permettaient plus de faire une telle dépense. Mais la rouquine n’était pas prête à abandonner, contrairement à Kostas qui semblait déjà baisser les bras. Elle répétait que ce n’était qu’une simple épreuve avant d’atteindre son but. Le jeune grec se demandait comment elle pouvait toujours être aussi optimiste. Alors à deux, ils décidèrent de ne rien lâcher. Ils resteraient quelques temps dans cette chambre et trouveraient du travail pour regonfler leurs réserves…
Mais là aussi la situation s’enlisait. Certes ils réussissaient à gagner assez d’argent pour vivre et payer leurs factures par-ci par-là, mais sans diplôme ce n’était pas glorieux et ça faisait déjà un an que ce manège durait. Kostas s’était bien rendu compte du ridicule de la situation, jamais ils ne réussiraient à quitter ce trou et il s’était fait une raison. Il aurait pu rappeler sa famille, s’excuser et rentrer chez lui, mais le jeune grec était bien trop fier et préférait galérer à Memphis plutôt que de devoir affronter son père. Kostas se rendait aussi compte de l’attitude de sa rouquine. Il se demandait pourquoi il avait accepté qu’elle vienne avec lui. Elle avait confiance en lui et tout ce qu’il lui donne aujourd’hui ne suffit pas à la remercier de son sacrifice pour lui, il s’en voulait. Le jeune grec l’aimait, tellement fort, mais il la voyait s’éloigner et ça lui faisait mal. Alors pour pallier cela, il s’investissait encore plus dans son projet.
Quelques semaines plus tard, en plein été 2007, il avait décroché un bon boulot grâce à des amis qu’il avait rencontrés à Memphis. Ce n’était pas grand-chose, mais ce job pouvait enfin les sortir de là. Mais c’était trop tard, un soir il su qu’il ferait le reste de la route seul, que sa rouquine ne le suivrait plus. Elle avait fait un choix et avait décidé de rester à Memphis. Avec un autre. Le jeune grec se sentait trahi, blessé et brisé, complètement déchiré de l’intérieur. Il n’avait pas vu le coup arriver. Bien sûr qu’il avait remarqué qu’elle s’était éloignée, mais il ne s’était pas douté que ça serait au point d’oublier ce qu’ils avaient vécu en sept ans et de le tromper. Le petit pincement qu’il ressentait auparavant avait été remplacer par une douleur sourde, immense et insoutenable. Kostas devait partir, il n’acceptait plus le fait de parcourir les rues qu’il avait maintes fois arpenter avec elle, de fréquenter les lieux où ils s’étaient rendus ensemble. Il savait qu’il ne la récupérerait pas. Alors le jeune homme pris quelques affaires et suffisamment d’argent pour se payer un voyage en bus et de quoi manger quelque chose. Il allait enfin à New-York, mais seul avec le cœur brisé.

Mais là aussi, la situation n’était pas plus glorieuse que la précédente. Arrivé à New-York, Kostas n’avait plus d’argent, pas de logement et parfois même il devait passer deux à trois jours sans avaler quoi que ce soit. Mais il était à New-York et ça lui suffisait. Il préférait passer ses journées et ses nuits à la rue plutôt que de demander de l’aide. Et quand bien même il recevait un peu d’aide, ce n’était jamais suffisant pour se sortir de cette galère. Alors Kostas passait ses journées, ses semaines à arpenter les rues de New-York et à visiter chaque quartier. Il se rendait dans les moindres recoins, s’inspirait de la ville et de son énergie. Mais c’était peine perdue, depuis Memphis il n’arrivait plus à peindre et avait perdu toute envie et inspiration de créer quoi que ce soit. Il était malheureux et pensait trop à la jolie rousse, parfois même il avait l’impression d’apercevoir sa chevelure flamboyante sur le trottoir d’en face ou de croiser son regard sombre au coin d’une rue. À chaque fois que ça lui arrivait, il espérait qu’un jour ce soir réel et qu’il puisse aller la voir et lui reparler. Cette idée le détruisait.
Et les mois passaient, l’hiver avait fait place au printemps et la ville sortait peu à peu de sa torpeur hivernale. Kostas, lui, était toujours dehors. Au fils du temps, il s’était habitué à la ville et à sa vie particulière, il bougeait régulièrement pour éviter les services d’aides et s’était lié d’amitié avec des types douteux qui partageaient son mode de vie. Peu à peu, en leur compagnie, il commençait à toucher à l’alcool, commençait à fumer un peu tout et n’importe quoi. Il voulait oublier tout se mauvais choix, il voulait oublier la galère dans laquelle il se trouvait à 18 ans, il voulait oublier les regards des gens qui le voyaient endormis sur un banc ou au pied d’un immeuble, il voulait oublier simplement mais par-dessus tout, il voulait l’oublier elle. Puis les relations nocives s’enchaînaient, la délinquance et la drogue firent leur apparition. Bien qu’il était au plus bas déjà, il trouvait toujours le moyens d’aller encore plus bas. C’était la décadence.



Et vient enfin la troisième et dernière toile. Mais, trop touché et épris par la réalisation de la toile précédente, Kostas attrape une seconde clope et sort de la galerie avec précipitation.
Au dehors, l’air frais se mélange parfaitement avec la nicotine et apaise l’artiste-peintre qui tente de prendre de grandes inspirations.
Jurant entre ses lèvres, Kostas finit par jeter sa cigarette à moitié consumée sur le bitume et retourne dans son atelier. Il ne doit pas faire de pause, il ne peut pas s’arrêter en si bon chemin et risquer de tout jeter une fois l’inspiration et l’énergie redescendues.
Il rajoute un peu plus d’huile de Ylang-Ylang et, choisissant de nouvelles couleurs encore avec un autre pinceau, il reprend son travail.
La même ambiance vient débuter cette toile. Tout aussi sombre, chaotique et douloureuse. Seulement, une petit étincelle, un éclat de lumière vient déséquilibrer toute cette misère. Une lueur d’espoir, une main tendue. Puis s’en vient une bataille. Une lutte entre deux couleurs que Kostas se plaît à faire durer. Une lutte entre la lumière et les ténèbres.
Et cette lueur s’intensifie, prends différents aspects, les traits s’affranchissent et se colorent. Mais bien que certains mauvais choix, certaines mauvaises fréquentations et habitudes subsistent, la lumière triomphe et la vie revient peu à peu habiller le tableau. Et quand bien même on a l’impression de retrouver la vivacité et l’éclat au début de cette trilogie, les couleurs ne sont pourtant pas tout à fait les mêmes. Affectées par ce passage de déchéance, elles sont comme abîmées et il faudrait sûrement d’autres toiles pour voir leurs séquelles disparaître.


Kostas allait entamer son deuxième hiver, et il n’était vraiment pas prêt pour ça. Les températures étaient bien plus fraîches dès le mois de novembre et il n’avait que quelques couvertures pour passer ses nuits. Il n’acceptait toujours aucune aide, estimant que s’il devait sortir de cette merde, ce serait par ses propres moyens et non pas par l’aide d’autrui. Il ne voulait en aucun cas se sentir redevable et préférait passer ses nuits emmitoufler dans ses couvertures pelucheuses avec pour seules compagnies sa solitude et sa mauvaise âme, grelottant jusqu’au petit matin où le soleil le réchaufferait à peine.
Puis vint la première main tendue. Deux types qui passaient par là et qui s’étaient battus becs et ongles pour l’aider. Ils l’avaient accueilli chez eux, le nourrissaient et blanchissaient. Bien qu’au début ce n’était que provisoire, le temps que l’hiver passe, les trois compères s’étaient liés d’amitié et Kostas prit finalement une place à part entière dans leur colocation. C’était le début de la renaissance pour le jeune grec. Ayant désormais un toit au-dessus de sa tête chaque soir, il pouvait réellement se reprendre en main et tenter de corriger les erreurs commises qui peuvent encore être corrigées. Le chemin était long, périlleux et Kostas n’était pas encore assez fort et déterminé pour arriver au bout sans encombres. Il rechutait, souvent même. Mais il gardait espoir, ses compères aussi, et se relevait pour continuer.
Tout le long du chemin, d’autres mains tendues apparaissaient et l’aidaient. Des amis, des relations qui l’apaisaient le temps d’un soir, des petits boulots simples mais bénéfiques… Plus il avançait, plus s’était facile pour lui d’avancer, de progresser et de finalement atteindre le but ultime. Ce dont il rêvait depuis qu’il était jeune garçon. Vivre de son art. Bien souvent laissés de côté, Kostas n’avait jamais oublié sa passion, son rêve. En revivant, il avait également retrouvé goût à peindre, à créer des petites toiles. Poussé par ses colocataires, il était descendu dans la rue pour peindre, faisant découvrir à qui voulait le voir son art. Mais il n’était jamais à l’aise, après tout, la rue n’était que mauvais souvenirs pour lui.
Mais petit à petit, petit bout par petit bout, Kostas a finalement fini par ouvrir sa propre galerie d’art. À son nom, avec ses créations et œuvres. Il était comblé.
De ce côté aujourd’hui, tout lui sourit. Sa notoriété ne fait que grandir, son nom est connu dans la Grosse Pomme et on commence même à lui accorder des interviews dans des revues d’art très prisées du monde new-yorkais. Et bien qu’il continue de tout mettre en œuvre pour s’élever encore plus haut chaque jour, Kostas restera à jamais ce petit garçon solitaire abîmé par la vie.



Glissant le pinceau entre ses lèvres, Kostas se recule de sa création pour l’observer. De temps à autre il s’avance à nouveau pour perfectionner certains traits, accentuer leurs couleurs ou faire ressortir leurs formes pour les rapprocher encore un peu plus de la réalité qui se cache derrière toute cette œuvre.
Cela faisait des années qu’il voulait réaliser un tableau, une trilogie de tableaux, de cette ampleur et enfin il y arrive. Si ce tableau ne plaît pas, si personne n’arrive à comprendre la réalité cachée derrière toute cette peinture, il s’en fiche. C’est l’aboutissement de toute une vie, semée d’embûches, menée pour un rêve. Mais d’ailleurs, qui peut réellement comprendre ce que représente l’art abstrait ?



Όλα θα είναι καλύτερα
Pas de vengeance, pas de sourire forcés.
Yeux disent le contraire, yeux disent le contraire.
J'ai craché des mots tranchants, fille n'a pas été blessée.
Yeux disent le contraire, yeux disent le contraire.
En ligne
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Nikolaus Krämer
Wall
J'ai posté : 207 messages et j'ai : 10 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Charlie Hunnam et pour finir je crédite : coffee time

Jeu 20 Juin - 21:58
Officiellement bienvenue jeune homme Donnes moi ton coeur que j'y écrase ma clope | Kostas 3599277392 J'aime bien ton perso déjà Donnes moi ton coeur que j'y écrase ma clope | Kostas 1994072227 Hate de voir ta couleur pour aller t'enquiquiner avec un lien Donnes moi ton coeur que j'y écrase ma clope | Kostas 1938683332

Courage pour l'histoire !
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Jayden Moore
wall admin
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Jeu 20 Juin - 22:09
Rebienvenue, toi love2
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Kostas G. Angelis
voteur
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Jeu 20 Juin - 22:24
@Nikolaus Krämer Je suis ravie alors que mon personnage te plaise love et bien évidemment, un petit lien me ferait très plaisir Donnes moi ton coeur que j'y écrase ma clope | Kostas 1994072227

@Jayden Moore Coucou toi Donnes moi ton coeur que j'y écrase ma clope | Kostas 1755252224 ça me fait très plaisir de revenir par ici en effet hola


Όλα θα είναι καλύτερα
Pas de vengeance, pas de sourire forcés.
Yeux disent le contraire, yeux disent le contraire.
J'ai craché des mots tranchants, fille n'a pas été blessée.
Yeux disent le contraire, yeux disent le contraire.
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Sameen M. Fawkes
Psi
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Jeu 20 Juin - 23:41
KOOOOOOOOOOOOOKKKKKKKKKOOOOOOOOOOOOOOOOOOO

OH BON DIEU MAIS MAIS MAIS REBIENVENUE **
Donnes moi ton coeur que j'y écrase ma clope | Kostas 1755252224 Donnes moi ton coeur que j'y écrase ma clope | Kostas 1755252224


And after all God can
keep my soul
But don't ever give me up


Donnes moi ton coeur que j'y écrase ma clope | Kostas Ladw
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Mia L. Kingsley
Broad
J'ai posté : 1556 messages et j'ai : 0 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Leighton Meester et pour finir je crédite : Eilyam (av) | crack in time (sign)

Ven 21 Juin - 0:38
re-bienvenue sur le forum :)


Sometimes I'm happy
Sometimes I'm quite mad
© crack in time
Anonymous
Invité
Ven 21 Juin - 9:28
Choix original d'avatar mais excellent choix Donnes moi ton coeur que j'y écrase ma clope | Kostas 627785219
Bienvenue parmi nous et bon courage pour ta fiche Donnes moi ton coeur que j'y écrase ma clope | Kostas 18529479
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Ian Foster-Miller
Wall
J'ai posté : 698 messages et j'ai : 0 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Christopher Mason et pour finir je crédite : Moi-même

Ven 21 Juin - 11:48
καλωσόρισμα Donnes moi ton coeur que j'y écrase ma clope | Kostas 3562496689
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Svetlana Maxwell
Beta
J'ai posté : 898 messages et j'ai : 13 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Lindsey Morgan et pour finir je crédite : BATTERY FOX (ava) + bat phanie (signa).

Ven 21 Juin - 12:13
Re-bienvenue ! I missed you, darling love2


smoke and mirrors
Your bottle’s almost empty, you know this can’t go on. The needle’s breaking your skin, the scar is sinking in. And now your trip begins. But it’s all over for you.  ▬ When you’re on the edge and falling off, it’s all over for you.
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