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You've always been the strong one | ft. Anastasia

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Bedelia L. Bellevue
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Mer 26 Juin - 9:43
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Mercredi 26 juin 2019

Seul le bruit de ses talons hauts claquant contre le sol se fit entendre lors de l’arrivée de Bedelia Bellevue au cabinet d’un confrère. Bien décidée à reprendre sa vie où elle l’avait laissée depuis cette fin d’année 2018, Bedelia Bellevue avait finalement recommencé à travailler à temps plein. Le départ précipité d’Ewain et le silence-radio de Harry avaient eu pour effet de rappeler à Bedelia pourquoi elle ne voulait plus s’attacher à quiconque. A quoi bon chercher à tisser des liens avec d’autres êtres humains si c’était pour les voir partir à un moment donné ?

Bedelia Bellevue redevenait petit à petit le monstre professionnel qu’elle était. Rien ne servait de renier sa véritable identité, son véritable soi. Bedelia Bellevue n’avait que son métier et un but très précis : retrouver la Tueuse de Williamsburg. La vengeance coulait dorénavant dans les veines de la Britannique et rien ne l’arrêterait. Pas même William O’Connor qui cherchait pourtant à lui faire entendre raison de mille et une façons. L’inspecteur ne voulait pas que Bedelia gâche sa vie. Ces mots avaient arraché un sourire narquois à la blonde. Quelle vie ? Que lui restait-elle, exactement ?

- У нас нет будущего (On a pas d'avenir.)
- Зачем ? (Pourquoi ?)
- Ты знаешь почему. (Tu sais pourquoi.)


Ouvrant la porte conduisant à la salle d’attente du cabinet du Docteur Bernard, Bedelia prit une profonde inspiration, déjà fatiguée de cet entretien. Elle savait pourtant que le rendez-vous ne durerait pas un long moment. Ils avaient décidé de se rencontrer pour discuter brièvement d’un futur colloque en psychologie qui aurait lieu à Washington dans une dizaine de jours. La seule idée de retourner dans sa ville aurait pourtant dû ravir Bedelia mais, au contraire, cela l’angoissait terriblement. Maintenant investie d’une mission dans la Grosse Pomme, la seule idée de la quitter ne faisait qu’aggraver l’inquiétude de la blonde quant à une possible disparition de la Tueuse de Williamsburg. Hors de question qu’elle lui file entre les doigts.

- Docteur Bellevue.

Une voix rauque fit sortir la blonde de ses rêveries tandis qu’elle se tenait encore à l’entrée de la salle d’attente. Levant les yeux vers la provenance de cette voix, Bellevue se força à sourire.

- Docteur Bernard, répondit-elle d’une voix calme, posée.

Remarquant à peine la personne assise dans un coin de la salle, la psychologue replaça convenablement la hanse de son sac à main contre son épaule et suivit son confrère. Sans trop savoir pourquoi, son regard dériva cependant sur la droite et vînt se poser sur la jeune femme attendant son rendez-vous.

- Rassurez-vous, votre rendez-vous n’est pas décalé. Je n’en ai que pour quelques minutes, dit Bedelia à la jeune femme dont l’air lui sembla brusquement familier. Ces yeux...elle eut l’impression de les avoir déjà croisé.

Reprends-toi, Bellevue, pensa-t-elle avant de suivre son confrère dans son cabinet.  
Spoiler:
 


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Anastasia S. Ruskova
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Mer 26 Juin - 22:40

Travail, études, thérapie. Trois mots qui résumaient bien la nouvelle vie de la jeune russe. Une vie qui lui convenait assez bien. Ce n’était pas tout rose, elle le savait et il y avait encore beaucoup à faire pour qu’elle aspire à ce qu’on pouvait appeler une vie normale mais, Anastasia s’en fichait. Reconstruire une vie détruite depuis tant d’années déjà était un travail quotidien. Comme lui répétait assez souvent le Docteur Bernard, ce sont les petites victoires de tous les jours qui l’aideraient à aller mieux, à avancer. Alors, elle prenait chaque jour à la fois, avec ses joies et se peines et elle faisait en sorte que ça aille mieux. Du moins, elle essayait de toutes ses forces.

C’était la dernière ligne droite pour son année universitaire. Elle était en pleine période d’examens, les révisions allaient bon train et son travail de serveuse ne lui laissait que très peu de temps libre mais, elle mettait un point d’honneur à venir à chacun de ses rendez-vous avec son psy. Qu’elle l’admette ou non, sa thérapie lui faisait un grand bien et si elle espérait aller mieux un jour, elle se devait de faire des efforts. Elle n’avait pas d’examens aujourd’hui, ça tombait bien. Anastasia avait parfois du mal à exprimer – avec des mots – ce qu’elle ressentait ou ce qu’elle pensait. Elle aimait prendre son temps et le Docteur Bernard ne la brusquait jamais. Elle n’aurait pas supporté de devoir jongler entre un examen et sa thérapie la même journée. Non pas qu’elle ne puisse pas tenir la pression mais, elle avait besoin de prendre son temps. Pour tout. Sa vie ces dernières années avait été un tel tourbillon qu’elle s’efforçait – aujourd’hui – d’aller à son rythme.

Arrivée à destination, elle salua la secrétaire du Docteur qui l’informa qui la recevra dès qu’il aura fini avec son autre patient. Elle la remercia d’un sourire avant de prendre place dans un coin de la salle d’attente. Elle sortit un livre de poche qu’elle trainait avec elle partout où elle allait. Lire la détendait, ça lui permettait de s’échapper du chaos dans lequel elle vivait. Elle ne fit pas attention à la personne qui pénétra dans le cabinet, concentrée sur le roman policier qu’elle dévorait. Ce n’est que lorsqu’elle entendit la voix du Docteur Bernard qu’elle reprit pied dans la réalité.

- Rassurez-vous, votre rendez-vous n’est pas décalé. Je n’en ai que pour quelques minutes.

Elle acquiesça simplement sans pour autant détacher son regard de la femme qui venait de lui parler. Ce n’était pas tant son regard qui l’avait troublé mais, c’était surtout cette voix : calme et douce. Anastasia resta là quelques secondes, comme figée sur place. Pourquoi avait-elle l’impression d’avoir déjà entendu cette voix quelque part ? Elle avait une impression de déjà-vu mais, son cerveau rejetait cette idée. Elle n’avait jamais mis les pieds à New York, c’était donc impossible qu’elle puisse la connaitre.

Les minutes qui suivirent lui parurent une éternité. Éternité pendant laquelle elle tenta de se remettre les idées en place, en vain. Elle attendit donc que la jolie blonde réapparaisse dans la salle pour se jeter à l’eau. Qu’avait-elle à perdre après tout ? « Excusez-moi Madame mais….On se connait ? » Après mûre réflexion, ce n’était peut-être pas la meilleure idée qu’elle avait eu. Cette femme faisait peut-être partie de son passé, un passé qu’elle tentait d’oublier. Elle connaissait peut-être son mari et l’aborder la mettait en danger. L’étudiante se gifla mentalement, elle devait faire plus attention. « Je suis désolée. Oubliez ce que je viens de dire ! » Ajouta-t-elle rapidement, un sourire forcé sur les lèvres avant de ramasser son livre et de le fourrer sans ménagement dans son sac. Elle n’avait qu’une envie disparaître là et maintenant.


Russian Princess


Ne vous demandez pas pourquoi les gens deviennent fous. Demandez-vous pourquoi ils ne le deviennent pas. Devant tout ce qu’on peut perdre en un jour, en un instant. Demandez-vous ce qui fait qu’on tienne le coup.| FRIMELDA

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Bedelia L. Bellevue
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Jeu 27 Juin - 13:08
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Je connais ces yeux, voilà ce que ne cessa de se dire la psychologue lors des quelques minutes en tête-à-tête avec le Docteur Bernard. Incapable de se concentrer sur ce qu’elle devait dire à son confrère, la blonde se racla la gorge avant d’oser poser une question dont elle sut qu’elle risquait de ne pas avoir de réponse.

- Je sais que ma question va vous sembler étrange et que vous n’avez pas le droit de divulguer quoique ce soit sur vos patients, Docteur Bernard. Cependant...vous serait-il possible de me donner le nom de la patiente que vous êtes sur le point de recevoir ?

L’homme face à elle sembla hésiter. Allait-elle seulement réussir à se débarrasser d’un doute flottant dans un recoin de son esprit tourmenté ? Jamais auparavant n’avait-elle croisé un regard comme celui de la jeune femme assise dans la salle d’attente. Ou...presque jamais. À vrai dire, seul un être humain avait eu ce regard-là. Et cet être humain s’appelait Vladimir. Voilà pourquoi la question se voyait nécessaire. Le doute maintenant installé dans l’esprit de la blonde la forçait à demander quelque chose qu’elle pensait pourtant impossible. C’était tout bonnement impossible.

- Vous connaissez nos règles mais je ne pense pas en enfreindre une en vous donnant son prénom. Mais vous comprendrez qu’il m’est impossible de vous révéler son nom de famille.
- Bien entendu, Docteur Bernard.
- Anastasia.

Le monde de Bedelia Bellevue s’effondra une nouvelle fois. Comme lors de cette froide nuit d’hiver.

- C’est impossible, murmura la blonde.

Ce mot revenait sans cesse dans son esprit.

- Je vous demande pardon ? Vous semblez bien pâle tout à coup, Docteur Bellevue. Est-ce que vous vous sentez bien ?
- Je-

Revenant à elle, Bedelia sentit ses yeux la brûler. Elle rêvait, ce n’était pas possible. Elle était morte depuis des années. Ils n’avaient jamais eu aucun doute sur le décès de leur fille. Impensable. Impossible.

- Ruskova.
- ...vous la connaissez ?

Maintenant habitée par le besoin vital de sortir de ce bureau, la blonde s’excusa une nouvelle fois auprès de son confrère et quitta les lieux. Une fois de retour dans la salle d’attente, Bedelia croisa de nouveau ce regard qui, malgré toutes ces années, n’avait guère changé.

- У нее твои глаза (Elle a tes yeux.)

- Но у нее твой нос (Mais elle a ton nez.)
- слава Богу (Dieu merci !)


La question posée fit l’effet d’un électrochoc à Bedelia Bellevue. Elle n’avait donc pas perdu l’esprit et la jeune femme devant elle se posait dorénavant les mêmes questions. Comment était-il seulement pensable qu’une telle situation se produise, ici à New York ? Après tant d’années à la penser morte... Même si l’identité de la jeune femme lui avait été révélée, Bedelia eut besoin d’une preuve. La preuve ultime.

- Анастасия? (Anastasia ?) chuchota-t-elle en russe, retenant aussi fort que possible l’envie de prendre celle qui ne fut qu’une enfant quand elle fut prise à son père. 


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Anastasia S. Ruskova
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Mer 3 Juil - 20:25
Anastasia ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Elle se sentait perdue, déboussolée, désemparée. Pourquoi ne pouvait-elle se sortir cette voix de l’esprit ? Pourquoi ressentait-elle ce besoin si pressant de savoir, de comprendre ? Elle était révolue l’époque où la jeune russe abordait des inconnus dans la rue. Cette époque où elle n’avait aucun mal à aller vers les autres. C’était avant son enlèvement, lorsque l’insouciance faisait encore partie de sa vie. Aujourd’hui, tout était différent et la jeune fille qui se jeter la tête la première dans n’importe quelle situation était morte depuis quelques années déjà. Alors, pourquoi cette femme lui faisait un tel effet ? A peine avait-elle posé sa question qu’elle le regretta aussitôt. Elle s’était rétractée aussitôt, ramassant toutes ses affaires et s’apprêtant à quitter le cabinet du psychologue. « Désolée Dr Bernard, je ne me sens pas très bien…Si ça ne vous dérange, pourrait-on reporter la séance à un autre jour ?! » Elle s’efforça de sourire au vieil homme, priant pour qu’il ne lui pose aucune question. Qu’aurait-elle pu lui répondre ? Elle ne comprenait rien elle-même. Sans attendre la moindre réponse, Anastasia se retourna pour aller vers la sortie mais, encore une fois, elle resta figée sur place. Son prénom à peine chuchoté par cette voix qui ne lui était pas inconnu. Et tout d’un coup, tout lui parut plus clair. Comment avait-elle pu oublier ? Se retournant lentement, la jeune étudiante tenta de retenir les larmes qui menaçaient – à présent – de couler. « Maman ! C’est bien toi ?! » Plongeant son regard dans celui qui appartenait à la femme qu’elle pensait être sa mère. Le doute subsistait encore et il le resterait jusqu’à ce qu’elle ait confirmation. Ou pas. Peut-être se trompait-elle, qui sait ? Elle avait néanmoins un petit espoir et si cette femme était bien sa mère, cela voulait dire qu’elle pourra également la conduire à son père qui lui manquait énormément, lui aussi. Anastasia resta clouée sur place comme une petite fille, attendant patiemment une réponse qui lui semblait mettre une éternité à venir. Si c’était vraiment sa mère cela voudrait dire que la vie lui souriait enfin. Du moins, elle l’espérait du plus profond de son cœur.

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Bedelia L. Bellevue
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Mer 3 Juil - 21:46
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- Tu m’avais dit qu’elle serait en sécurité ici ! Tu me l’avais promis !
- Je sais ! Tu crois que je pensais qu’une chose pareille arriverait ?!
- C’EST TON MÉTIER ! ILS ONT NOTRE ENFANT !


Cela avait été la seule et unique fois où Bedelia et Dimitri s’étaient disputés en employant la langue anglaise. Jamais n’avaient-ils osé se parler dans cette langue tout en restant sur le territoire russe. Cela représentait un trop gros risque que Bedelia avait su parfaitement ignorer après que Vladimir lui ai dit ce qu’on avait fait à leur fille : Anastasia. Enlevée par des trafiquants de drogue dont Vladimir avait arrêté la tête pensante, les sbires de ce dernier s’était vengé en prenant la seule chose, la seule vie à laquelle Vladimir tenait plus qu’à la sienne.

Voilà pourquoi aujourd’hui, il parut tout bonnement impensable à Bedelia de pouvoir se retrouver nez-à-nez avec sa fille, son sang. Une personne perdue depuis si longtemps que tout espoir n’avait pas été permis. Lorsque Vladimir lui avait annoncé la soit disant mort d’Ana, le monde de la psychologue criminelle s’était effondré. Elle n’avait rien eu le droit de montrer en étant en Grande Bretagne mais à peine avait-elle mis un pied sur le sol Russe qu’elle avait perdu le contrôle. Prête à tout pour venger son sang, c’était l’ancien membre du KGB qui l’en avait empêchée, prétextant ne pas vouloir la perdre aussi.

- Tu es tout ce qu’il me reste, Bedelia, lui avait-il murmuré en la prenant dans ses bras tandis que la fausse rousse s’était effondrée. « Il n’y a plus que nous. »


Se rapprochant à pas de loup vers la jeune femme, Bedelia n’osa croire en ce mirage qui s’imposait pourtant à elle. Une autre réalité, une autre manière de vivre. Un cœur de glace fondant comme neige au soleil. Malgré l’envie, la blonde n’osa guère toucher celle dont le sang coulant dans ses veines lui étant à 50% identique. C’était impensable, inenvisageable.

- Ana... murmura-t-elle juste assez fort pour que la jeune femme l’entende.

Il lui sembla que son cerveau s’était arrêté. Tout comme son coeur. Tout comme le reste de son être. Sa fille était bel et bien devant elle.


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Anastasia S. Ruskova
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Jeu 4 Juil - 21:19
La scène qui se jouait dans le cabinet du Docteur Bernard était digne d’un film. Les retrouvailles d’une fille et d’une mère qui semblaient quasi impossible mais, qui se produisaient tout de même. Si la jeune Ruskova ne vivait pas la scène elle-même et qu’on lui avait raconté une telle anecdote, elle n’y aurait jamais cru. Ce genre de chose n’arrivait pas dans la vraie vie, ça n’arrivait qu’au cinéma ou dans les livres. Alors, Anastasia resta là, analysant dans son esprit ce qui était en train de se passer. Elle retrouvait sa mère qu’elle n’avait que trop peu vu par le passé et dont l’absence ces neuf dernières années n’avait fait qu’accentuer ce manque qui subsistait déjà dans sa vie. Elle se souvenait d’avoir – un jour – posé la question à son père et la réponse avait été vague.

Flash-back.

« Papa, pourquoi maman ne vit-elle pas avec nous ? Mes copines ont toutes une maman et un papa à la maison ! » Demanda innocemment la petite fille du haut de ses sept ans. « Parce qu’elle ne le peut pas. » Répondit-il simplement après réflexion, que pouvait-il dire de plus ? Rien et il n’allait rien dire. Il se replongea dans le journal qu’il lisait, mettant ainsi terme aux questions de sa fille mais, c’était sans compter sur la ténacité de la fillette. « Tu n’aimes pas maman comme un papa aime une maman ? » Continua-t-elle sans vraiment comprendre ce qu’il se passait. A chaque fois que sa maman venait la voir, son père semblait plus heureux, plus serein alors, elle ne comprenait pas pourquoi elle ne restait pas vivre avec eux. Pliant son journal en deux, l’agent du FSB prit sa fille sur ses genoux et caressant tendrement ses cheveux, il prit une voix douce pour lui répondre. « Tu n’es qu’une enfant ma princesse, tu ne pourrais pas comprendre même si je te l’expliquais mais, quand tu seras plus grande, je te promets que je répondrais à toutes tes questions. » Cette réponse avait semblé convaincre la petite fille parce que jamais plu, elle n’avait reparlé de ce sujet.

Fin du flash-back.


Et puis les années avaient passé, la petite fille avait grandi et elle avait compris d’elle-même ce que son père n’osait pas lui dire pendant son enfance. Elle avait donc accepté la situation, appréciant et chérissant chaque visite de sa mère, aussi courte était-elle. Aujourd’hui, elle se retrouvait en face d’elle et tout ce qu’elle avait profondément enfuit en elle durant toutes ces années resurgissait. Oubliant tout : sa vie, son passé et ce qu’elle tentait de cacher au monde entier, elle se jeta dans les bras de sa mère et elle s’accrocha à elle comme à une bouée de sauvetage. « Tu m’as tellement manqué…Je pensais ne plus jamais te revoir... » Murmura-t-elle simplement alors qu’elle laissa ses larmes couler sans retenue sur ses joues, libérant par la même occasion toute la peine et la douleur qu’elle ressentait.


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Bedelia L. Bellevue
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Ven 5 Juil - 11:36
You've always been the strong one | ft. Anastasia  Gnq9

Quand Bedelia sentit sa fille lui tomber littéralement dans les bras, son premier réflexe fut de refermer ceux-ci autour de la jeune femme en fermant les yeux. Le temps de quelques secondes, la Terre lui sembla ne plus tourner. Tout se mit sur pause jusqu’à ce que son cerveau enregistre enfin l’information. Anastasia se trouvait bel et bien dans ses bras, en pleurs.
Embrassant sa tempe avec une tendresse que personne ne lui connaissait, Bedelia prit ensuite une profonde inspiration et tourna la tête pour demander d’un regard clair à son confrère de bien vouloir la laisser seule avec la jeune femme. Le médecin acquiesça et retourna dans son bureau sans un mot dit.

- Je suis tellement désolée ma puce, murmura la blonde.

Elle s’excusait de toutes ces années passées loin l’une de l’autre. Elle s’excusait de temps d’autres choses. Des choses dont elle n’aurait pas aisément le cœur à dévoiler, même quand le temps se présenterait à elle. Resserrant son étreinte, Bedelia voulut que ce moment ne s’arrête jamais. S’étant toujours refusée à croire qu’elle reverrait sa fille en vie un jour, Bedelia était devenu un monstre de glace lorsqu’il était question de sentiments, d’espoir ou de toute autre chose du même registre. Pourtant, aujourd’hui, la psychologue sentit la glace autour de son cœur fondre.

- погнали. (On s’en va.) dit-elle en russe, une habitude qu’elle reprit brutalement en retrouvant sa fille.

Incapable de prendre des risques inconsidérés lorsqu’elle était en Russie avec Vladimir et Anastasia, Bedelia s’était toujours forcée à parler russe à sa fille. Avec Vladimir, cela avait toujours été relativement facile mais lorsqu’il était question d’Ana, il avait fallu plus d’acharnement de la part de Bedelia pour user de la langue des tsars.

- Je ne veux pas qu’elle renie la moitié de ce qu’elle est, Vlad.
- Et je ne veux pas qu’elle finisse avec un Makarov sur la tempe, Bedelia. On sort à peine de la Guerre Froide, c’est trop risqué et tu le sais très bien.


Cet argument avait fini de la convaincre. Hors de question de mettre la vie de sa fille en danger, voilà pourquoi à partir de ce jour-là, Bedelia avait toujours parlé en russe à Anastasia.


Lorsqu’elles furent sorties du cabinet du Dr Bernard, Bedelia ne put s’empêcher de regarder autour d’elles. Comme si elles étaient en danger. Ce qu’elles n’étaient pas. Elles n’étaient à Moscou ni à Saint-Pétersbourg et elles n’étaient plus en 1995. 2019 représentait une menace bien moins grande pour Bedelia et Anastasia.

- Я знаю место. Мы будем в безопасности. (Je connais un endroit. On y sera tranquille.)

Bedelia ne demanda nullement son avis à sa fille. Elle appela une voiture privée qui arriva dans la minute. Elle fit entrer Ana dans le véhicule avant d’en faire de même. Une fois la voiture en route, Bedelia se rendit compte qu’elle agissait exactement comme Vladimir autre fois. Une chose qu’elle avait toujours détestée.

Confortablement installées dans la berline, Bedelia prit la main de sa fille dans la sienne et tourna la tête vers cette dernière.

- я не могу в это поверить (je n'en reviens pas), dit-elle, les yeux maintenant embués de larmes. Des larmes qu'elle n'autorisa cependant pas à couler. "я думал, ты умер," (Je te pensais morte.) osa-t-elle ajouter, sachant pertinemment que le chauffeur ne les comprendrait pas.


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Anastasia S. Ruskova
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Ven 5 Juil - 20:10
Les probabilités qu’elle retrouve sa mère à New York, chez son psy, était quasi nul. Leur rencontre relevait plus du miracle que d’autre chose. Anastasia en était consciente. Elle qui rêvait tous les soirs, depuis son enlèvement, de retrouver ses parents venait de voir son rêve devenir réalité. Elle apprécia la douce chaleur qui émanait de sa mère ou bien était-ce ce lien si spécial qui unissait une mère à son enfant. Elle l’ignorait et elle s’en foutait, tout ce qui importait – à cet instant bien précis – était qu’elle se trouvait là où n’importe quel enfant se sentait en sécurité. La voix de sa mère et son étreinte était tout ce dont elle avait besoin.

La jeune russe ne fit qu’acquiescer de la tête lorsque sa mère lui proposa de partir, elle ne tenait pas plus que ça de profiter de leurs retrouvailles ici, aux yeux de tous. Elles avaient besoin de se retrouver seules, loin des regards indiscrets. Suivant sa mère, Anastasia ne protesta pas lorsqu’elle fût poussée dans une voiture suivie de sa mère. Elle lui faisait confiance, elle savait qu’avec elle, elle ne courrait aucun danger. Elles avaient tant de choses à se dire, tant de temps à rattraper mais, la jeune fille se demandait si elles y arriveraient. Elle était heureuse de retrouver sa mère mais, d’un autre côté, elle avait peur. Peur de ne pas être à la hauteur, peur de ne plus être cette petite fille que ses parents chérissaient plus que tout. Cependant, sentir la main de sa mère dans la sienne lui fit oublier toutes ses appréhensions. Elle devait laisser le temps au temps. « C’était le but, que vous pensiez que je sois morte… » Répondit-elle automatiquement, en serrant la main qu’elle tenait. « Ils ne voulaient pas que vous me retrouviez.. » Continua-t-elle en relevant enfin le regard vers sa mère. Anastasia avait l’impression d’être revenue quelques années plus tôt, lorsque tout allait encore pour le mieux, lorsqu’elle était encore parmi les siens. Mais, il manquait son père, cet homme qu’elle aimait plus que tout. « Tu sais, j’avais perdu tout espoir de vous revoir un jour, toi et papa…Surtout quand j’ai compris que vous me pensiez morte ! » L’étudiante ferma les yeux pour empêcher ses larmes de couler, encore une fois. Elle devait rester forte, pour leur bien être à toutes les deux. « Où est-ce qu’on va ? » Demanda-t-elle subitement, plus pour se donner de la contenance que pour savoir. Elle avait besoin de s’assurer que tout ceci n’était pas un rêve, qu’elle n’allait pas se réveiller d’une minute à l’autre et se rendre compte que tout ceci n’était que le fruit de son imagination.


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Sam 6 Juil - 13:24
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Bedelia retînt toute possible expression faciale lorsqu’elle entendit Anastasia évoquer son père. Ne sachant pas encore comment amener le sujet, la blonde réalisa qu’il était bien trop tôt pour tout dire à la jeune femme. Sans doute était-ce la peur de perdre ce qu’elle venait à peine de retrouver, sans doute craignait-elle qu’Anastasia la considère comme responsable de la mort de Vladimir. Après tout, Bedelia était la première à le faire. Rares étaient les nuits calmes et paisibles depuis la fin d’année dernière. Ses rêves, pour le peu qu’elle vivait, se transformaient généralement en cauchemars, tous ne résultant que d’une seule et unique chose : sa culpabilité. Bedelia Bellevue avait été psychologue depuis suffisamment longtemps pour comprendre son propre état d’esprit. Si elle laissait la culpabilité la ronger indéfiniment, elle ne s’en sortirait pas.

Avoir retrouvé Anastasia était-il un moyen pour elle de remonter à la surface ? De respirer à nouveau ?

- Chez moi, répondit la blonde, en anglais cette fois. Certaines choses ne devaient pas être comprises par le chauffeur mais cette information n’en faisant pas partie, elle laissa sa langue maternelle reprendre le dessus. « Je vis à New York depuis quelques mois maintenant. Pour le travail. Mais en vérité, je vis à Washington. »

Qu’allait-elle faire à ce sujet, d’ailleurs ? Surtout maintenant. Oserait-elle retourner à DC en laissant sa fille derrière elle ? Lui demanderait-elle de l’accompagner ? Oserait-elle ne serait-ce qu’évoquer cette possibilité ?

Tant de questions s’entrechoquaient dans l’esprit de la psychologue que cette dernière eut du mal à contenir son émotion. Tout allait trop vite, tout à coup. Elle regarda Anastasia dans les yeux et esquissa un maigre sourire.

- Je...je crois que je ne réalise pas que tu es là, à mes côtés. J’ai tant espéré voir ce jour arriver tout en pensant cela impossible.  Tout est si différent. Tu ne m'as jamais connu avec ma couleur de cheveux naturelle, tu- Je n'étais pas là pour toi quand tu étais une enfant et-

Oui, la culpabilité rongeait la psychologue. Tant de choses auraient pu être différentes si elle avait pris d'autres décisions par le passé.


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Dim 7 Juil - 15:37

Ces retrouvailles tant attendues étaient tout aussi douloureuses pour l’une comme pour l’autre. Anastasia venait de le comprendre en croisant le regard de sa mère. Jusqu’à aujourd’hui, la jeune femme n’avait pensé qu’à sa propre douleur, à sa tristesse oubliant au passage celles de ses parents. Avant cet incident, quelques années plus tôt, ils avaient été son monde. Son père l’avait été plus que sa mère, elle devait bien l’admettre mais, il ne restait pas moins qu’elle adorait sa mère tout autant que son père. La vie ne les avait pas épargné, elles en avaient fait les frais toutes les deux et aujourd’hui, une deuxième chance s’offrait à elles. Anastasia s’étonna d’entendre que sa mère vivait à New York depuis quelques mois déjà. Dire qu’elle avait été si proche d’elle et si loin. « Si j’avais su que tu étais là, si près… » Elle laissa sa phrase en suspens. Comment aurait-elle pu savoir ? Elle avait bien eu l’intention d’entreprendre des recherches pour retrouver ses parents mais, elle n’avait eu ni le temps et encore moins les moyens de le faire. « J’étais à Chicago il y a quelques mois encore…J’essaye de m’habituer à ma nouvelle vie ici. » Elle évita sciemment de parler de son mari et de la vie qu’elle menait à Chicago. Elle ne se voyait pas expliquer à sa mère qu’elle avait fui son ancienne  vie et qu’elle vivait aujourd’hui – la peur au ventre – que ses démons passés ne reviennent que pour mieux la hanter. «  Arrête de t’en vouloir, s’il-te-plait. Tu n’as rien à te reprocher. » C’était simplement les aléas de la vie, la faute à pas de chance. « Je sais que ce n’était pas facile de prendre une telle décision…Ca a été dur pour nous trois et encore plus pour toi… » Elle ne voulait pas voir sa mère dans un tel état, elle ne voulait pas qu’elle se fasse des reproches. Après tout, cela n’y changerait rien. « Au moins, papa et moi, on était ensemble. Toi, tu étais seule pour faire face…Et puis, regardons le bon côté des choses : on est là toutes les deux, ensemble et c’est le plus important. Rien d’autre n’a d’importance maintenant. » Essuyant une larme qui avait échappé à sa vigilance, la jeune femme se rapprocha de sa mère, serrant sa main un  peu plus fort comme si elles avaient besoin de ce contact pour s’assurer que c’était bien réel. Tant de temps déjà perdu à cause d’une vengeance, Anastasia ne voulait pas encore en perdre avec des regrets. « Tu vis seule ou tu as quelqu’un dans ta vie ? » Elle était tellement heureuse de retrouver sa mère qu’elle voulait tout savoir sur elle, ce qu’était devenue sa vie après elle. Déjà qu’enfant, elle n’avait pu profiter de sa mère comme toutes les autres filles, elle comptait bien y remédier maintenant qu’elle en avait l’occasion.


Russian Princess


Ne vous demandez pas pourquoi les gens deviennent fous. Demandez-vous pourquoi ils ne le deviennent pas. Devant tout ce qu’on peut perdre en un jour, en un instant. Demandez-vous ce qui fait qu’on tienne le coup.| FRIMELDA

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