Flashnews
C'est l'été !! Regardez une dernière fois votre Yearbook 2019 et venez chanter danser profiter tout l'été dans un festival de folie ! Et n'oubliez pas votre nouveau MAG SOS ♥️

Fiches de liens

Saoirse, Mercy, Riley et Lily ont besoin de vous alors n'hésitez pas à aller leur proposer des liens !
Samuel, Isaac, Thomas et Gabriel veulent des amis alors allez jeter un coup d'oeil à leurs recherches ♥️




 
Newsletter numéro 44
Venez découvrir toutes les nouveautés du forum dans ce sujet et n'hésitez pas à laisser un petit commentaire love2
Un vote toutes les deux heures, ICI & ICI & ICI & ICI !
Une fois que c'est fait, venez poster dans ce sujet pour gagner 15$ You've always been the strong one | ft. Anastasia  - Page 2 1529876038
GMA recrute un animateur !
Si vous êtes intéressé, rendez-vous dans ce sujet love2
Scent of Scandals #35
SOS fait peau neuve ! Allez voir le nouveau Mag !
Intrigues de l'été
La nouvelle intrigue vous attend par icilove2

Partagez

You've always been the strong one | ft. Anastasia

GOOD MORNING AMERICA :: New York City
 :: Staten Island :: Port Richmond
Voir le profil de l'utilisateur
Bedelia L. Bellevue
général
J'ai posté : 196 messages et j'ai : 119 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Gillian Anderson et pour finir je crédite : carole71 (ava) / FRIMELDA (sign) / akiplo (sign/profil)

Dim 7 Juil - 16:52
You've always been the strong one | ft. Anastasia  - Page 2 Gnq9

Toujours choquée par le fait d’avoir retrouvé sa fille complètement par hasard, Bedelia eut du mal à contenir ses émotions lorsqu’elle entendit cette dernière lui dire qu’elle savait combien les choix qui avaient dû être fait par le passé avaient été difficiles pour elle. Jamais Bedelia n’avait-elle eut la possibilité d’entendre cela de la bouche de quiconque et ce, pour deux raisons. Tout d’abord, il avait été évident pour Vladimir que leur fille devait rester en Russie pour qu’il puisse veiller à sa sécurité. Ensuite, parce que la relation entre le Russe et l’Anglaise étant impossible, Bedelia avait été obligée de taire son idylle avec l’agent du FSB. Quelle n’aurait pas été la réaction de son entourage en la voyant revenir avec un enfant sous le bras…

- Ana… dit-elle dans un murmure presque honteux, de nouveau en russe, de peur que le conducteur les écoute. « Ce choix que j’ai fait… Celui de te laisser avec ton père… Je savais ce que je faisais. Je ne voulais juste pas- Je ne voulais pas te rendre la vie encore plus compliquée. Je sais que dans les deux cas, tu te retrouvais privée d’un de tes deux parents et ce n’était pas juste. Mais il m’était impossible de rester. Mon russe était bon mais loin d’être extraordinaire et les gens auraient fini par comprendre mes origines. La fin de la Guerre Froide avait beau avoir été signée, elle n’apparaissait que sur le papier. La chute de l’URSS ne changeait rien, c’était- »

Elle n’osa continuer. Que dire que la jeune femme ne sache déjà ? Elle avait grandi dans cet environnement lugubre qu’avait pu être la Russie post-URSS. Tout avait été tout de suite beaucoup plus difficile, beaucoup plus lourd pour les habitants du grand pays froid.

- Ton père et moi avons joué à un jeu tellement dangereux pendant si longtemps…

Qu’il en aura finalement perdu la vie, pensa-t-elle sans pour autant s’exprimer à haute voix.

La blonde ferma les yeux en entendant sa fille lui demander de cesser de se lancer la pierre. Elle aurait tant aimé en être capable, malheureusement, Bedelia ne pouvait que reconnaître son pire tort : celui d’avoir été une mauvaise mère peu présente et certainement pas assez à l’écoute des besoins de sa propre chair.

Quand Ana lui demande brusquement si elle avait quelqu’un dans sa vie, Bedelia ne put retenir un bref rire amusé. Elle, avoir quelqu’un…

- Non, on ne peut pas dire ça. Je- Tu sais, tu n’as pas la mère la plus orthodoxe au monde, osa-t-elle dire bien que craignant quelque peu la réaction de sa fille en osant parler de « mère ». Méritait-elle seulement ce titre ? Probablement pas, non.


And she never wanted to leave...
- spun away all her sorrow and pain.
En ligne
Voir le profil de l'utilisateur
Anastasia S. Ruskova
général
J'ai posté : 110 messages et j'ai : 249 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Ana de Armas et pour finir je crédite : ava' (c) liloo_59 ; sign' (c) FRIMELDA

Dim 7 Juil - 21:54

Anastasia en avait voulu à sa mère – lorsqu’elle avait été enfant – de ne pas être plus présente. Il lui était même arrivé de croire que sa mère préférait être à l’autre bout du monde qu’avec eux. Son père avait rempli son rôle à la perfection, faisant taire ses doutes et lui assurant que sa mère l’aimait plus que tout au monde. La jeune femme avait grandi, elle avait été kidnappée et elle avait été obligée de vivre une vie qui n’était pas la sienne, une vie qu’elle ne cautionnait pas. C’était à cette période qu’elle avait fini par être convaincu qu’on se retrouvait tous à faire des choix difficiles pour le bien-être de tous. Lui en vouloir, il n’en était pas question. Qui était-elle pour la juger ? Elle-même avait pris des décisions que beaucoup auraient condamnées. « Je sais, c’était dangereux pour tout le monde…Vous deviez faire un choix, je peux le comprendre mais, j’avoue que ça n’a pas toujours été facile.. » Quoi qu’on puisse en dire, une fille avait toujours besoin de sa mère. Elle se souvenait de la première fois qu’elle avait présenté un garçon à son père, l’agent du FSB l’avait tellement bien reçu que le garçon ne lui avait plus jamais adressé la parole après ça. Son père était très protecteur, parfois un peu trop au goût de sa fille. C’était là l’un des rares sujets de discorde entre le père et la fille. Elle n’avait compris le point de vue de son père qu’après son enlèvement mais, il était trop tard. « N’empêche, il n’était vraiment heureux que lorsque tu étais là avec nous…Ca se voyait à la façon qu’il avait de sourire quand tu étais dans les parages… » Comment aurait-il pu en être autrement. Lorsque la petite famille se retrouvait seule, loin de tous les problèmes du travail, loin des tracas du quotidien, tout était si parfait. Pas d’interdit, pas de danger, juste de l’amour. Anastasia aurait tout donné pour avoir la chance de revivre ces moments-là et qui sait, tout n’était peut-être pas perdu. « Vous n’avez jamais pensé à tout plaquer et refaire votre vie loin de tout ? » Sa question était idiote. Ce n’était pas aussi simple que ça mais, après tout, la vie en elle-même était un perpétuel risque. On pouvait perdre ce qu’on aimait à tout moment, certains à cause d’une vengeance et d’autre à cause d’un simple accident. Il valait bien mieux vivre sa vie à fond pour ne rien regretter. Mais, peut-être était-ce trop demandé.

La jeune Ruskova eut un franc sourire lorsqu’elle entendit le rire amusé de sa mère, ça lui faisait du bien de la voir ainsi. Elle préférait d’ailleurs la voir souriante et heureuse que triste. « Je suis sûre que tu exagères maman et puis, à mon avis, soit on t’aime pour ce que tu es soit, on passe son chemin… » Anastasia apprécia cet échange qu’elle avait avec sa mère, depuis le temps qu’elle en rêvait. Pour sa part, elle n’avait jamais eu l’occasion de tomber amoureuse, en tout cas pas de cet amour qui vous coupait le souffle, celui qui vous faisait oublier le monde entier. Elle avait épousé Ivan par nécessité, si on pouvait appeler les choses ainsi. Elle avait dû prendre une décision et elle avait appris à l’apprécier mais, elle espérait secrètement de trouver LA bonne personne.


Russian Princess


Ne vous demandez pas pourquoi les gens deviennent fous. Demandez-vous pourquoi ils ne le deviennent pas. Devant tout ce qu’on peut perdre en un jour, en un instant. Demandez-vous ce qui fait qu’on tienne le coup.| FRIMELDA

Voir le profil de l'utilisateur
Bedelia L. Bellevue
général
J'ai posté : 196 messages et j'ai : 119 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Gillian Anderson et pour finir je crédite : carole71 (ava) / FRIMELDA (sign) / akiplo (sign/profil)

Lun 8 Juil - 9:50
You've always been the strong one | ft. Anastasia  - Page 2 Gnq9

Entendre Anastasia dire de Vladimir qu’il n’était véritablement heureux que lorsqu’elle était à leurs côtés lui fit l’effet d’un poignard dans le cœur. Combien de temps tiendrait-elle avant de révéler la vérité à sa fille ? Y aurait-il seulement un bon moment ? Comment amènerait-elle la nouvelle sans prendre le risque de perdre Ana une deuxième fois ?

Préférant éviter toute phrase malencontreuse, Bedelia ne répondit rien suite aux propos de sa fille. Mieux valait-il garder le silence pour l’instant, du moins juste encore un petit peu.  Malheureusement pour la psychologue, la jeune femme poursuivit et posa une question que Bedelia ne put simplement se contenter d’ignorer. Avaient-ils déjà songé à tout plaquer et partir à l’autre bout du monde ? Aussi surprenant que cela puisse paraître : non. Bien trop fidèle à son pays, Vladimir ne se voyait pas faire autre chose que défendre les intérêts de celui-ci tandis que Bedelia rêvait d’une grande carrière dans le médical. L’un comme l’autre avaient été poussés par leurs désirs respectifs et les avaient littéralement cloués sur place.

- Ton père et moi n’étions pas exactement du genre à jouer les amoureux maudits prêts à échapper au Monde, tu sais, avoua-t-elle finalement, peu sûre de la réaction que pourrait avoir Anastasia en entendant cela. « Il avait sa carrière et je voulais créer la mienne… »

Quel ne fut pas le désir de Bedelia d’ajouter qu’elle n’était qu’une enfant à l’époque, mais elle n’en fit rien. Elle était déjà maman à l’âge où est aujourd’hui Anastasia. Cela lui fit d’ailleurs réaliser que certaines questions devaient être posées mais là encore, la blonde hésita. Où était la juste limite ? Ne voulant pas offusquer Anastasia, Bedelia se demanda ce qu’elle avait ou non le droit de savoir de sa propre fille.

Bedelia réalisa (sans doute trop tard) que la jeune femme s’était créée une idée bien particulière de sa mère. Pensait-elle de la psychologue qu’elle était une femme rangée, prête à retrouver mari et enfants le soir après le travail ? Non, loin d’être ce genre de personne, Bedelia ne retrouvait que sa conscience et ses regrets le soir en rentrant. C’est alors que la blonde réalisa ce que venait de dire Ana. « Maman ». Elle venait de l’appeler maman d’une façon si naturelle que cela ne choqua pas la psychologue sur le champ. Comment tout cela pouvait-il venir aussi facilement ? Comment Anastasia parvenait-elle à gérer ces retrouvailles avec autant d’assurance ?

Par chance, la voiture s’immobilisa, empêchant Bedelia de poursuivre leur conversation. Elle paya le chauffeur en le remerciant avant de sortir du véhicule tout en invitant sa fille à faire de même. Arrivées juste devant l’immeuble où séjournait depuis maintenant plus de six mois Bedelia, cette dernière ouvrit la voie à sa fille tout en ouvrant la porte du bâtiment.

- Je suis située au dernier étage, dit-elle sobrement tout en marchant vers l’ascenseur.

Une fois là-haut, Bedelia hésita le temps d’une seconde lorsqu’il fut temps pour elle d’ouvrir la porte de son appartement de location. Cet intérieur ne la représentait qu’à moitié, elle le savait. Que penserait Ana de cela ?

- Fais comme chez toi, lâcha Bedelia en laissant entrer la plus jeune.  


And she never wanted to leave...
- spun away all her sorrow and pain.
En ligne
Voir le profil de l'utilisateur
Anastasia S. Ruskova
général
J'ai posté : 110 messages et j'ai : 249 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Ana de Armas et pour finir je crédite : ava' (c) liloo_59 ; sign' (c) FRIMELDA

Lun 8 Juil - 16:41

A aucun moment en quittant Chicago, quelques mois plus tôt, Anastasia avait pensé retrouver sa mère aussi rapidement. Elle s’était imaginée passer les prochaines années perdues corps et âme dans des recherches qui n’aboutiraient surement pas. Lorsqu’elle avait compris que c’était bel et bien sa mère qui se tenait devant elle dans le cabinet du Docteur Bernard, elle ne put contenir sa joie et le reste avait suivi. Malgré la petite voix, dans sa tête, qui se rappelait à elle comme un bourreau lui indiquant qu’elle devra – à un moment ou à un autre – répondre à des questions qui ne lui plairaient guère.

Elle eut un sourire triste aux aveux de sa mère. « Je sais. » Répondit-elle simplement, détournant le regard quelques secondes vers le paysage qui défilait de l’autre côté de la vitre. Sur ce point-là, elle ne ressemblait pas à ses parents ou peut-être était-ce les années de captivité qui avait changé son point de vue sur les priorités qui étaient les siennes. « De toute façon, on ne peut pas changer le passé, pas vrai ! » Pour sa part, une chose était sûre, si elle venait un jour à fonder une famille, elle voudrait profiter de chaque seconde passée à leurs côtés. Il n’était pas question de mettre des distances avec les êtres aimés, c’était tout simplement impensable pour la jeune femme. Elle avait été arrachée si jeune de sa famille, éloignée de tout et de tout le monde. Elle s’était retrouvée – malgré elle – piégée dans une vie qui n’était pas la sienne. Elle avait commencé des études d’infirmière alors qu’elle avait toujours rêvé de devenir architecte mais, les hommes qui la retenaient contre son gré avaient besoin de quelqu’un qui soigne leur blessure alors, le choix avait été fait. Parfois, quand le sommeil lui faisait défaut et qu’elle faisait le bilan des dernières années, elle n’arrivait qu’à une seule et même conclusion : elle était en vie que parce qu’elle leur avait été utile. C’était déprimant mais, c’était la vérité.

Une fois la voiture arrêtée à destination, mère et fille quittèrent l’habitacle pour se retrouver devant l’immeuble où vivait la psychologue. A cet instant, Anastasia se mit à douter. Elle ne s’était posé aucune question jusqu’à présent, appréciant seulement les retrouvailles avec sa mère et ne souhaitant rien de plus que de profiter le plus possible de sa présence. Cependant, maintenant qu’elles allaient se retrouver seules dans l’appartement de l’aînée, l’appréhension avait pris la place de la joie. Suivant sa mère à l’intérieure, elle ne put s’empêcher de regarder tout autour d’elle comme pour s’imprégner des lieux. Et au-delà des apparences, elle espérait secrètement en connaitre un peu plus sur celle qui lui avait donné la vie. Notre personnalité ne se reflétait-elle pas sur la façon que nous avions de décorer son chez soi ? Et puis, elle se souvint qu’elle n’était là que pour le travail et que sa vraie résidence était à Washington alors, elle reporta son attention sur la propriétaire des lieux. « Je peux te poser une question ? » Commença-t-elle pour être sûre d’avoir l’attention de sa mère. « Tu n’as jamais pensé à refaire ta vie…Je veux dire…après ce qu’il s’est passé ? » Ses doigts retrouvèrent naturellement le chemin de son pendentif porte-bonheur –cadeau de son père – qui ne la quittait jamais. Ce n’était pas vraiment la question qu’elle voulait poser, elle voulait des nouvelles de son père, elle voulait savoir comment il allait. Mais, elle se rétracta à la dernière seconde, pas sûr d’avoir le droit de lui poser cette question. Après tout, elle n’avait aucune idée de ce qu’étaient devenues leurs vies après elle. Avaient-ils seulement gardé le contact après l’annonce de sa mort ? « Ne me comprends pas mal…Ça doit être pesant d’être seule à longueur de temps, de ne pas avoir quelqu’un sur qui… » Stoooop, pensa-t-elle tandis qu’elle laissa sa phrase en suspens. « Je suis désolée, oublie ce que je viens de dire. Je me mêle de ce qui ne me regarde pas. » Reprit-elle aussitôt, craignant tout à coup d’avoir tout gâché. . Elle était parfois impulsive, un peu trop, aurait dit son père. Il lui avait si souvent reproché par le passé. Elle comprenait enfin pourquoi.


Russian Princess


Ne vous demandez pas pourquoi les gens deviennent fous. Demandez-vous pourquoi ils ne le deviennent pas. Devant tout ce qu’on peut perdre en un jour, en un instant. Demandez-vous ce qui fait qu’on tienne le coup.| FRIMELDA

Voir le profil de l'utilisateur
Bedelia L. Bellevue
général
J'ai posté : 196 messages et j'ai : 119 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Gillian Anderson et pour finir je crédite : carole71 (ava) / FRIMELDA (sign) / akiplo (sign/profil)

Lun 8 Juil - 18:28
You've always been the strong one | ft. Anastasia  - Page 2 Gnq9

- Bien-sûr, répondit naturellement Bedelia lorsqu’elle sa fille lui demanda la permission de poser une question. Jamais n’oserait-elle refuser un tel droit à quiconque, surtout en étant psychologue. Bien qu’habituée à les poser, la Britannique acceptait toujours sans mal les questions que l’on pouvait avoir pour elle.

Refaire ma vie, pensa la blonde. Comment aurai-je pu ?

- Non. Ton père et moi avons continué à nous voir, tu sais. J’ai d’abord voulu arrêter de me rendre en Russie pour le voir mais j’en ai tout simplement été incapable. Alors j’y suis retournée, encore et encore, jusqu’à ce qu’il décide de mettre un terme à sa carrière. Il a fini par prendre sa retraite.


Se rendant compte qu’elle avait trop dit, Bedelia ferma les yeux en priant n’importe quels cieux pour que sa fille ne veuille pas en savoir plus. Bien entendu, ce fut peine perdue et la blonde le sut pertinemment. Maintenant que le sujet était lancé, Bedelia se rendit compte qu’elle ne pourrait plus reculer. Il lui faudrait l’annoncer à un moment ou à un autre de toutes les façons.

- Tu as le droit de me poser ce genre de questions, Ana. A vrai dire, tu as le droit de me demander ce que tu veux. Mais…avant ça, j’ai quelque chose à te dire. Et je pense qu’il serait plus judicieux que tu t’asseyes, d’accord ?

Bedelia se passa une main presque tremblante dans la nuque avant de finalement oser regarder sa fille. Il faut ce qu’il faut, pensa-t-elle tout en essayant de se donner un courage dont elle douta qu’elle l’eut.

- Ana… Ton père… Sa voix se mit à trembler et pour la première fois depuis des semaines, la blonde sentit de nouveau les larmes venir. « Ana, Vladimir est mort. »

Sans crier gare, Bedelia osa tout expliquer à sa fille. Comment elle était arrivée à New York à cause de cette enquête sur la Tueuse de Williamsburg, comment Vladimir avait senti le danger et avait engagé quelqu’un pour la protéger et, malheureusement, comment le Russe avait fini entre les mains de cette bouchère dont Bedelia comptait bien régler son affaire sans faire appel à la justice.


And she never wanted to leave...
- spun away all her sorrow and pain.
En ligne
Voir le profil de l'utilisateur
Anastasia S. Ruskova
général
J'ai posté : 110 messages et j'ai : 249 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Ana de Armas et pour finir je crédite : ava' (c) liloo_59 ; sign' (c) FRIMELDA

Lun 8 Juil - 21:14

Sans qu’elle n’en comprenne réellement la raison, Anastasia se sentit soulagée de savoir que ses parents avaient continué à se voir, même après sa disparition. Ils n’avaient pas été seuls pour surmonter une telle épreuve. Elle n’avait jamais douté que son enlèvement les avaient affectés tous les deux et elle avait craint qu’ils tenteraient – chacun de leur côté – de faire face à leur malheur en se refermant sur eux-mêmes. Elle esquissa un léger sourire lorsque sa mère évoqua la retraite de son père. Par quel miracle cela c’était produit ? Vladimir Ruskov était patriote jusqu’aux bouts des ongles et la Russe avait toujours pensé qu’il ne quitterait le FSB que sur un brancard. Il aimait bien trop ce qu’il faisait pour prendre sa retraite. Comme quoi, elle avait eu tort. Et alors qu’elle s’apprêtait à demander à sa mère comment un tel miracle avait pu arriver, cette dernière reprit la parole et lui conseilla de s’asseoir. Elle s’exécuta sans poser de question, un pincement au cœur comme si elle avait un pressentiment. Elle venait tout juste de retrouver sa mère, elle ne savait presque rien d’elle mais, son corps tout entier lui criait qu’il y avait un problème.

Son père était mort, c’était tout simplement impossible. Ces deux mots ne pouvaient pas être dans une seule et même phrase. « Tu mens…Ce n’est pas vrai… » Murmura-t-elle après de longues minutes. Son cerveau refusait de croire à cet aveu. Pas lui. Se levant d’un bond, elle se mit à faire les cent pas tandis que les larmes coulaient le long de ses joues. « Il ne m’aurait pas fait ça…Il ne m’aurait jamais laissé seule… » En une fraction de seconde, son monde venait de s’écrouler. Une fois de plus. Et une fois de plus, elle venait de perdre son père qu’elle chérissait plus que tout. « Il m’avait promis qu’on irait dîner ensemble et il…il tient toujours ses promesses…Non…Je n’y crois pas… » Anastasia faisait référence à la soirée qu’elle aurait dû passer avec son père le jour où on l’avait kidnappé. Comment la vie pouvait-elle être si cruelle avec elle ? Ne pouvait-elle pas avoir ses deux parents, à ses côtés, au même moment ? Etait-ce trop demander ? Puis, un déclic se fit dans son esprit, et si tout ceci n’était qu’une mascarade, un subterfuge qui avait pour but de les éloigner de lui. Essuyant ses larmes d’un revers de main, elle s’approcha à nouveau de sa mère, une lueur d’espoir dans les yeux. « Tu te trompes surement…Ça doit être un malentendu… »  Elle ne voulait pas croire qu’elle avait retrouvé sa famille pour mieux la perdre. « Si ça trouve papa est vivant quelque part et on veut nous faire croire le contraire comme avec moi…Il doit surement compter sur nous pour le retrouver… » Continua-t-elle sur la même lancée, persuadée que même la mort ne pouvait vaincre son père, son héros.


Russian Princess


Ne vous demandez pas pourquoi les gens deviennent fous. Demandez-vous pourquoi ils ne le deviennent pas. Devant tout ce qu’on peut perdre en un jour, en un instant. Demandez-vous ce qui fait qu’on tienne le coup.| FRIMELDA

Voir le profil de l'utilisateur
Bedelia L. Bellevue
général
J'ai posté : 196 messages et j'ai : 119 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Gillian Anderson et pour finir je crédite : carole71 (ava) / FRIMELDA (sign) / akiplo (sign/profil)

Dim 14 Juil - 16:05
You've always been the strong one | ft. Anastasia  - Page 2 Gnq9

- J’aimerai tant pouvoir te mentir. Malheureusement, ce n’est pas le cas, Anastasia.

L’usage du prénom complet de sa fille lui fit l’effet d’un électrochoc lui rappelant avec brutalité la rapidité de leurs retrouvailles et l’effet sans doute dévastateur de l’annonce venant d’être faite. Les larmes sur les joues de la jeune femme brisent encore un peu plus un cœur pourtant déjà salement amoché par la vie. Anastasia acceptera-t-elle encore seulement de regarder celle qui fut un jour sa mère ? Fut, oui. Bedelia dut se rendre à l’évidence ; tant d’années s’étaient, il était difficilement imaginable qu’elles puissent retrouver ce qu’elles avaient eu par le passé. Construire quelque chose de nouveau était encore possible mais Bedelia se refusait à croire que revenir en arrière le fut. Revenir en arrière sous-entendrait retrouver Vladimir, ce qui était de l’ordre de l’impossible, de l’impensable.

Si seulement, lui murmura sa conscience. Une conscience aujourd’hui encore bien sombre.

Se sentant responsable de la mort du père de sa fille, Bedelia ne parvenait de très rarement à fermer l’œil de manière à véritablement se reposer. Comment accueillir le repos après un tel drame ? Comment accepter de se reposer alors qu’elle se considérait coupable de la mort d’un homme qu’elle avait pourtant tant aimé pendant de longues nuits d’hiver glaçant ?

- Pourras-tu seulement me pardonner ?

La question lui brûla les lèvres tandis que les mots quittaient sa bouche. Malheureusement forcée de le demander, la blonde n’eut guère craint une réponse comme celle de sa fille encore en suspens. Et si la jeune femme décrétait qu’il était préférable qu’elles ne se revoient pas ? Et si Anastasia considérait dorénavant sa mère comme un monstre, une meurtrière ?



And she never wanted to leave...
- spun away all her sorrow and pain.
En ligne
Voir le profil de l'utilisateur
Anastasia S. Ruskova
général
J'ai posté : 110 messages et j'ai : 249 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Ana de Armas et pour finir je crédite : ava' (c) liloo_59 ; sign' (c) FRIMELDA

Hier à 23:20

Anastasia. Sa mère n’utilisait que très rarement son prénom lui préférant son diminutif et lorsqu’elle le faisait cela n’avait qu’une seule signification : le sujet en question était des plus sérieux. Alors, la jeune femme comprit que ce qu’elle pensait ou plutôt espérait être un mensonge n’était, en réalité, que la pure vérité. Son regard, toujours, plongé dans celui de sa mère, elle retira sa main qu’elle avait posée sur le bras de sa mère sans même s’en rendre compte lorsqu’elle s’était approchée d’elle.  Elle resta encore quelques secondes sans bouger, essayant du mieux qu’elle le pouvait d’assimiler les paroles de sa mère. Un pas en arrière puis un deuxième et encore un troisième. Elle avait besoin de mettre de la distance entre elles alors qu’elle avait eu besoin – à la seconde où elles s’étaient retrouvées – de se sentir en sécurité dans les bras de sa mère. « Tu aurais dû le protéger ! » Lança-t-elle enfin. Elle avait parlé si doucement qu’elle se demanda si la femme qui lui avait donné la vie l’avait seulement entendu. « Papa n’aurait jamais permis qu’on nous fasse du mal, à toi ou à moi… » Continua-t-elle, un peu plus haut tandis qu’elle relevait ses prunelles pour croiser celles de sa mère. Les larmes continuaient de couler sans qu’elle ne puisse les stopper, d’ailleurs, elle ne le voulait pas. Elle avait dû faire face à tellement de malheur ces dernières années en laissant la peine gagner son cœur et sans pouvoir se confier ou se laisser aller. Mais pas aujourd’hui, pas avec un sujet aussi délicat que ça. « Tu n’avais pas le droit de le laisser mourir…Tu… » Les mots s’étranglèrent dans sa gorge, c’était plus qu’elle ne pouvait supporter.  Elle se retourna pour chercher son sac qu’elle avait posé dès qu’elles avaient mis les pieds dans l’appartement. Il fallait qu’elle quitte cet endroit, elle avait besoin de s’éloigner le plus possible d’ici. Tout d’un coup, elle eut l’impression de suffoquer comme si elle était coincée dans une pièce exiguë  où l’air venait à lui manquer. « Je suis désolée… » Attrapant son sac qu’elle venait de trouver, elle se tourna une dernière fois vers sa mère. « Je ne peux pas…J’ai besoin…Je…Je dois partir… » Dit-elle alors que son cœur se brisait en mille morceaux dans sa poitrine. Elle aurait voulu se jeter dans les bras de sa mère et crier sa peine mais, elle ne le pouvait tout simplement pas. Anastasia avait passé les dernières années à penser, elle-même,  ses blessures sans l’aide et sans le réconfort de personne. Elle n’avait plus l’habitude de pleurer sur une l’épaule d’un ami ou mieux encore, d’une mère alors, elle fit ce qu’elle savait faire. Elle quitta l’appartement de sa mère sans se retourner, le cœur saignant et l’âme noircie par la tristesse. Elle avait besoin de temps pour digérer tout ce qui venait de se passer. Un trop plein d’émotions l’envahissait et seule la solitude pouvait l’aider à aller mieux. Du moins, elle le pensait.


Russian Princess


Ne vous demandez pas pourquoi les gens deviennent fous. Demandez-vous pourquoi ils ne le deviennent pas. Devant tout ce qu’on peut perdre en un jour, en un instant. Demandez-vous ce qui fait qu’on tienne le coup.| FRIMELDA

Contenu sponsorisé
You've always been the strong one | ft. Anastasia
Page 2 sur 2
Aller à la page : Précédent  1, 2

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
GOOD MORNING AMERICA :: New York City
 :: Staten Island :: Port Richmond
-
Sauter vers: