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On ne déjeune pas avec le diable, même avec une très longue cuillère. FT Calliopé Winshop

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Thomas Kray
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J'ai posté : 91 messages et j'ai : 333 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Tom Hardy et pour finir je crédite : Tumblr

Mar 2 Juil - 21:30






On ne déjeune pas avec le diable, même avec une très grande cuillère
ft. @Calliopé Winshop et Thomas Kray


(c) Nyyx | Never Utopia


Le monde entier aurait pu s’écrouler qu’il n’aurait pas bougé. Elle avait posé sa main sur son avant-bras et un serpent de frissons remonta le long de sa colonne vertébrale pour se nicher dans sa nuque et il n’eut même pas eu le temps de procéder l’information qu’il retrouva son visage à quelques centimètres du sien.



Sa remarque l’amusa et son geste l’excita terriblement mais il ne sourit pas. Il n’osait pas parler, comme s’il craignait que s’il ouvrait la bouche, elle allait disparaître et il allait se réveiller, dans le lit de son immense appartement, immense et immensément vide et qu’il allait devoir continuer à vivre sa vie d’antan, immensément seul.



De madame Kray ? Il n’avait jamais eu de madame Kray. Au fond, il n’y avait eu que Callie, pour toujours et à jamais. Et cette évidence commençait à peine à apparaître.



Cette soirée avait été magique, onirique, irréelle. Il manquait de qualificatif pour la définir. Si l’argent avait pu acheter le temps, il l’aurait étendu pour qu’elle ne s’arrête jamais, qu’il puisse passer l’éternité avec elle, à rire, à parler, à l’embrasser, à lui faire l’amour… Il avait envie de voir son sourire, de sentir sa peau contre ses lèvres, de goûter aux siennes, d’entendre ses gémissements, de s’enivrer de l’odeur de ses cheveux… Il avait envie d’elle, dans sa globalité.



Mais il fallait qu’il parle s’il voulait que ses désirs se concrétisent et il n’avait toujours pas trouvé de manière de le faire, et il ne savait toujours pas quoi dire comme si son cerveau avait jeté tout ce qu’il savait aux oubliettes pour ne stocker que des images d’elle. Il ouvrit la bouche pour lui répondre mais aucun son ne sortit, au lieu de ça, un nouveau frisson lui saisit l’échine tellement fort qu’il en trembla légèrement, presque imperceptiblement.



Puis, au bout d’un moment, il finit par murmurer



« Il n’y a que toi Calliopé… Il n’y a jamais eu que toi… »


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Calliopé Winshop
général
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Mar 2 Juil - 21:49
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Ses mots ont fini de me convaincre. Mes lèvres se posent volontairement sur les siennes tandis que mes deux bras viennent naturellement s’enrouler autour de la nuque de Thomas pour le rapprocher de moi. Jusqu’à ce soir, je croyais que ce genre de choses n’arrivaient que dans les films ou dans les romans d’amour que j’aime tant dévorer. Ce soir, il semblerait que ce soit moi la belle jeune femme désespérée sur qui l’amour décide finalement de tomber. Mes sentiments à l’égard de Thomas ne sont pas à être remis en question, lui et moi nous connaissons depuis si longtemps que le doute n’a pas lieu d’être. Si nos routes se sont à nouveau croisées après toutes ces années, c’est qu’il doit y avoir une bonne raison et il est temps pour moi de vivre. Oui, vivre. Vivre et non plus survivre.

La décision d’aller chez lui se fait naturellement. Même si je sais mon appartement vide ce soir, j’ai envie de découvrir là où Thomas vit, l’homme qu’il est. On dit souvent d’un intérieur qu’il en dit long sur la personne qui y réside. Voilà pourquoi j’ai d’autant plus envie d’aller chez lui. Sans compter que même si je suis de nature ordonnée, en vivant avec un enfant de sept ans, il y a des jours où mon appartement n’a pas forcément fière allure. Ce soir fait partie d’un de ceux-là.

Dans la voiture, ma main se perd involontairement (ou non) sur la cuisse de Thomas tandis que ce dernier s’acharne à conduire impeccablement. Je sais qu’il fait un effort, je le vois dans la façon qu’il a de plisser le front. Il a toujours fait ça, même quand nous n’étions que des enfants. Certaines habitudes ne nous quittent jamais vraiment.

Les rues défilent sous mes yeux. Je ne sais pas exactement où nous allons, tout ce dont je suis sûr c’est que nous allons chez lui et cette seule information me suffit. Il a carte blanche sur tout le reste. Il n’y a bien qu’avec lui que je peux m’autoriser un tel comportement. Moi, devenue si méfiante, voilà que je me laisse conduire par un homme dans des lieux inconnus.

Quand nous arrivons devant chez lui, mon cœur manque un battement. Je vais vraiment faire ça. Je n’en ai aucun doute. Je viens à peine de recroiser la route de Thomas que je m’apprête à passer la nuit chez lui. A ce sujet-là, j’appréhende quelque peu. Mon rapport aux hommes depuis mon agression est quelque peu particulière et je n’espère qu’une chose ce soir : être en mesure de laisser mes peurs de côté. 



For the night is dark and full of darkness.
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Thomas Kray
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Mar 2 Juil - 22:39






On ne déjeune pas avec le diable, même avec une très grande cuillère
ft. @Calliopé Winshop et Thomas Kray


(c) Nyyx | Never Utopia


La route était longue. Trop longue, beaucoup trop longue. Tellement que dès qu’ils furent arrivés, il reprit immédiatement possession de ses lèvres, comme si elles étaient devenues nécessaires.

Une de ses mains se perdit dans sa chevelure brune alors que la deuxième apprécia avec délicatesse les courbes de sa taille fine.
Il était totalement sous son charme, il était esclave de ses moindres désirs, pendu à ses yeux, ses lèvres, son verbe, ses ordres. Elle aurait pu faire ce qu’elle voulait de lui.



Il sentit le bouton de sa veste de costume sauter bien avant que l’ascenseur n’atteigne le dernier étage alors que la puissance de son torse (néanmoins encore dissimulé sous sa chemise) devenait de plus en plus visible et de plus en plus proche.


Ils ne parlaient pas, les mots étaient inutiles. Ses mains sur son corps se faisaient fermes, enivrées par le plaisir, mais elle ne dégageait que douceur et délicatesse. Calliopé savait pertinemment qu’il était à l’écoute de ses peurs autant que de ses désirs, qu’elle pouvait lui faire confiance et qu’il n’essaierait jamais de faire quelque chose contre sa volonté.




Ils arrivèrent bientôt chez lui. Thomas habitait un immense appartement au sommet d’un immeuble qui semblait être le toit du monde. Tout juste après l’entrée se trouvait un salon grandiose dont tout un mur était recouvert de baies vitrées qui donnaient une vue imprenable sur tout New-York. Un bar occupait l’autre côté du mur et au milieu de la pièce, un canapé, deux fauteuils hors de prix et une télé tout aussi chère.

Mais le salon n’était pas la pièce dans laquelle il comptait s’attarder. C’est néanmoins la pièce dans laquelle ses lèvres se détachèrent des siennes et une de ses mains passa derrière ses genoux alors que l’autre se posait sur son dos pour la soulever du sol et la porter dans ses bras puissants comme une princesse faite de cristal.


Il passa l’encadrement d’une porte et atterrit dans une chambre immense au centre de laquelle trônait un lit kingsize sur lequel il la déposa comme s’il tenait là l’objet le plus précieux et le plus fragile du monde.



Elle était là, sur le lit, lui au pied de ce dernier. Alors, toujours sans un mot, il entreprit de défaire les boutons de sa chemise, un à un, sans se presser, sans la quitter des yeux.


Le bout de tissus finit par tomber au sol, révélant un torse large, puissant, épais mais sec, musclé sans trop l’être.


Mais il ne lui laissa même pas le temps de l’admirer, s’agenouillant, il entreprit de lui ôter ses chaussures. Parlant enfin, il susurra, d’une voix chaude



« Tu as toujours été ma princesse Callie… Et tu mérites qu’on te traite comme telle. »


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Calliopé Winshop
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Mar 2 Juil - 23:08
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Tout avait été parfait jusque-là. Thomas s’était montré doux et attentionné à mon égard, il me traitait vraiment comme une femme précieuse. Mais ce fut sans compter sur ce mot, ce surnom qu’il me donna pour tout faire basculer. Princesse. Pourquoi avait-il fallu qu’il prononce ce mot-là, exactement ? Pourquoi pas un autre ? Alors que je me sentais prête à le laisser prendre possession de moi, un frisson d’horreur m’envahit, me laissant figée sur place. Bien entendu, Thomas s’en rend compte sur l’instant. Même si je fais tout mon possible pour me retenir, je sens mes mains qui se mettent à trembler et mes yeux s’humidifier. Non. Non pas ça, pas maintenant.

J’ai bien conscience que mon comportement mérite quelques réponses. Thomas les mérite mais je crains maintenant de me confronter à son regard qui, j’en suis sûr, est plein d’incompréhension et probablement de dégoût aussi. Après tout, comment pourrait-il me considérer autrement alors que je suis celle qui lui ai dit que je voulais rester avec lui cette nuit pour ensuite avoir un comportement d’effarouchée ?

- Tom, je-

Comment lui expliquer ? J’ai bien conscience que ce n’est pas du tout le moment et d’un autre côté, je me dis que c’est peut-être bien le moment adéquat pour lui parler de tout ce qu’il s’est passé. Mais là encore, j’ai peur. Peur de lui avouer une telle chose à mon sujet. Que pensera-t-il de moi après ça ?

- Ce n’est...ce n’est pas toi, c’est...c’est moi, parviens-je à dire non sans peine cependant.

Incapable de me confronter à son regard, je fixe mes yeux sur mes mains maintenant autour de mes genoux que j’ai rapproché de mon corps, comme une barrière de protection.

- Il...il s’est passé beaucoup de choses en quinze ans.


J’ai déjà prononcé ces mots plus tôt ce soir mais cette fois, ils ont une autre saveur, une autre signification. Si Thomas a déjà eu l’occasion de rencontrer une femme ayant subi des violences, il comprendra sans doute mon comportement. Mais cela ne voudra pas pour autant dire qu’il l’acceptera.



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Thomas Kray
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Mer 3 Juil - 17:18






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(c) Nyyx | Never Utopia


Thomas s’était légèrement reculé, bien conscient de ce qu’était le consentement et de l’importance qu’il avait. Il pensa d’abord qu’elle n’en avait juste pas envie, ce qu’il aurait complètement compris.


Mais en voyant qu’elle tremblait, cherchant ses mots sans oser le regarder, il changea complètement d’attitude, plissant le front pour une toute autre raison.

Il s’approcha doucement d’elle et s’assit sur le lit, sans pour autant la toucher. Il savait que dans ces moments, il était important que la « victime » garde son espace vital.


Il avait envie de la prendre dans ses bras, de lui dire qu’elle était en sécurité avec lui et que plus rien ne pouvait lui arriver. Il avait envie de savoir, de tout savoir dans les moindres détails sur la raison de cette attitude. Une petite pointe acide de rage lui chatouilla les tripes mais il fit son possible pour l’ignorer, elle avait certainement besoin de quelqu’un pour l’écouter, pas quelqu’un de violent, d’impulsif et de susceptible, d’agressif et de terriblement revanchard qui était capable de rester rancunier des faits très anciens. S’il n’en montrait rien, sauf bien-sûr l’éternelle lueur qui trahissait ses émotions au fin-fond de ses prunelles, quiconque lui avait fait du mal allait amèrement le regretter.


Mais ce n’était pas le moment. La voir dans cet état lui brise le cœur. Au bout d’un moment, il ose passer doucement son bras dans son dos, le caressant tendrement de la paume de sa main. Une main qui avait si souvent apporté la mort, qui avait frappé, qui avait brisé, os comme rêves n’était plus que douceur et délicatesse.



Thomas sourit doucement, se voulant rassurant. Il bougea lentement et vint l’entourer de ses bras, formant comme un bouclier protecteur entre elle et le monde par son corps. C’était une belle métaphore pour leur relation, il était prêt à la protéger jusqu’à son dernier souffle, il aurait échangé sa vie contre la sienne sans hésiter une seule seconde. Il n’avait jamais eu aucun doute là-dessus. Et il avait l’impression d’avoir échoué. De ne pas avoir été là quand elle avait eu besoin de lui, il s’en voulait. Terriblement.


Il finit par doucement murmurer



« Callie, tout va bien, tu es en sécurité. Il ne peut plus rien t’arriver. Parle moi… Tu sais que tu peux tout me dire… »

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Calliopé Winshop
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Mer 3 Juil - 18:16
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Je comprends qu’il n’a pas eu besoin de bien longtemps pour faire le lien entre mon comportement et une possible agression sur ma personne. Voilà pourquoi il ne me touche qu’après avoir lentement pris la mesure de la situation. J’ai tant envie de me donner à lui, tant envie de me sentir femme dans les bras d’un homme. Malheureusement, mes peurs ont pris le dessus et ce surnom m’a ramené des années en arrière. Oui, il m’a ramené à la pire période de ma vie, tout simplement.

Quand je l’entends me murmurer que je suis en sécurité et que je peux tout lui dire, je doute. Il ne sait pas encore ce que j’ai à lui annoncer. Il ne sait pas encore quel nom je vais prononcer en parlant de mon attaque. Il ne sait pas encore tout ce que j’ai dû subir à cause de cette ordure. Je ne connais peut-être encore bien le Thomas d’aujourd’hui mais je ne doute pas un seul instant de sa réaction à venir. Il va devenir fou et il va certainement perdre les pédales.

- Il a… ma main vient se plaquer contre ma bouche quand j’entends un sanglot terrible quitter mes lèvres.

Ne pleure pas, ne lui fais pas encore ce plaisir, Calliopé.

Je prends une profonde inspiration et décide de prendre mon courage à deux mains avant de me lancer dans la pire histoire que je puisse avoir à raconter à quiconque. Je lui explique cette fameuse soirée d’été quand j’avais dix-neuf ans. Je lui explique l’alcool coulant à flot dans les verres qui ne cessent de se vider avant de se remplir de nouveau. Je lui explique le comportement étrange de Jon Stewart, son ancien acolyte. Ou l’un d’eux, du moins.
La force qu’il me faut pour lui parler du viol, je ne la soupçonne pas aussi forte et pourtant. Je trouve le courage de donner tous les détails à Thomas, en omettant les plus lugubres, bien entendu. Je luo parle de ma grossesse due à l’agression et du fait que ma mère m’a envoyée dans une clinique new-yorkaise pour me faire avorter sans que personne n’en sache rien à Savannah. Je lui parle des pots de vin que ma famille a reçu pour son silence. Je lui dis tout.
Puis, après lui avoir évoqué les évènements de 2005, je lui parle du retour de Jon à Savannah en 2015 et de ses menaces à mon égard. Voilà la raison qui m’a poussé à quitter ma belle Géorgie pour venir m’enterrer à New York, la ville de tous les vices. On parle souvent de Las Vegas à ce titre-là mais les gens sous-estiment la Grosse Pomme.  

- Je…je suis tellement désolée, dis-je finalement en murmurant comme s’il s’agissait d’un sombre secret.



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Thomas Kray
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Mer 3 Juil - 21:39






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Jon Stewart était un homme mort. Le respect et l’amitié qu’il avait un jour ressenti pour lui étaient noyés sous un océan de dégoût, de rage. Il sentit son sang bouillonner et tous ses muscles se tendre.


Il avait envie de prendre la route pour aller le retrouver et faire en sorte qu’il ne lui reste même plus les yeux pour pleurer. Et c’est sans doute ce qu’il allait finir par faire. Et il n’allait même pas prendre la peine d’envoyer des gros bras faire le sale boulot. Il allait se déplacer lui-même, charger une batte de baseball et son poing américain dans sa voiture et sûrement son revolver et son silencieux. Camoufler un meurtre n’était jamais amusant et toujours très complexe mais c’était un sacrifice qu’il était prêt à traverser, pour Callie.

Mais à ce moment précis, elle était mille fois plus importante que ses projets de vengeance. Il aurait tout le temps de le tuer après, il devait s’occuper d’elle, être là pour elle…


Il resserra un peu plus son étreinte, posant ses lèvres sur le haut de son crâne, il poussa un léger soupir et murmura



« Callie, ne t’excuse surtout pas. Tu n’y es pour rien. »




Il ne supportait pas qu’elle se sente coupable pour quelque chose dont elle n’était pas responsable, il avait une impression d’une injustice immense, que Jon vivait sa meilleure vie alors qu’elle était incapable d’entendre certains mots et d’en parler sans pleurer.


Basculant en arrière et l’attirant avec lui, il se retrouva allongé sur le dos, la tenant toujours contre lui, dans son étreinte forte et protectrice, caressant ses cheveux et le haut de son dos. Il sentait son cœur battre à mille à l’heure contre le sien, ce qui le fit grimacer.



« Tout va bien Callie… C’est fini, je m’assurerai qu’il ne puisse plus ne serait-ce que penser à toi. Fais-moi confiance, je m’occupe de lui. »




Mais avant de s’occuper de lui, il fallait s’occuper d’elle. Elle qui avait dû fuir pour échapper à cet homme, à cette vie…


Parmi toutes les émotions qui vivaient en lui, il y en avait une qu’il n’avait pas encore analysé : la culpabilité. Celle d’être parti et de ne pas avoir été là. Parce qu’il aurait pu, et s’il avait été là il aurait changé le cours de cette histoire. Il aurait pu la sauver et lui épargner un traumatisme… Il se sentait un peu coupable… Pire, il se sentait complice.

Alors, il murmura



« Je suis désolé Callie, vraiment… J’aurais dû revenir plus tôt. »






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Mer 3 Juil - 22:02
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Je refuse de l’entendre s‘excuser pour son absence. Il n’est en rien responsable de ce qu’il s’est passé. Le fait qu’il ait été loin de Savannah au moment de l’attaque ne change rien. Jon avait une idée en tête depuis trop longtemps pour que quelqu’un puisse l’arrêter. Du moins, c’est ce que j’ai fini par me dire pour éviter de rendre la chose encore pire que ce qu’elle était déjà. Je refuse de blâmer quiconque si ce n’est mon agresseur. Ce n’est pas la faute de Thomas et ça ne le sera jamais. J’y mets un point d’honneur. Hors de question qu’il commence à se reprocher quelque chose sur laquelle il n’avait aucune pouvoir.

- Tu n’y es pour rien...
dis-je, mes yeux fixant maintenant les siens tandis que nous sommes tous deux allongés l’un face à l’autre. « Je voulais que tu sois heureux et je savais que te laisser partir était la seule et unique solution à l’époque. »

Une manière à moi de lui dire à demi-mot qu’il était mieux loin des problèmes de sa famille. Je n’avais jamais tout su mais Thomas m’en avait suffisamment dit pour que je comprenne qu’organiser un dîner chez les Kray était hors de question. Voilà pourquoi je n’ai pas reconnu sa petite sœur, l’autre fois. Je ne les connais pas. Du moins, très peu. Je les ai croisé mais ça s’arrête plus ou moins là. Incroyable quand on sait combien d’années j’ai passé aux côtés de Thomas. Incroyable mais vrai.

- Il m’a appelé comme ça, ce soir-là. Il m’a dit : « ton prince charmant s’est fait la malle, princesse. » Je n’oublierai jamais ces mots, Tom, jamais.

Je ferme les yeux et viens coller mon front contre le sien.

- Je ne voulais pas gâcher tout ça. Je sais que tu n’es pas lui.



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Thomas Kray
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Jeu 4 Juil - 18:04






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Thomas soupira doucement et baissa les yeux



« Callie… Tu n’as rien gâché. Rien. »



Sa bouche se tordit dans un rictus douloureux alors que sa mâchoire se serra



« Je vais le tuer. De mes propres mains. Et je ferai en sorte qu’il regrette ces mots, amèrement. Tu peux me croire sur parole. »



Seul quelqu’un qui était au courant des réelles activités de Thomas pouvait savoir qu’il était loin de plaisanter ou d’exagérer. Ses sœurs auraient sans doutes tenté de le raisonner, de porter plainte contre lui, de l’affronter à la manière légale mais Thomas n’en aurait eu cure, pour lui, la rage était trop puissante. Cet homme avait osé toucher à Sa Callie en profitant lâchement de son absence, pensant certainement qu’il n’allait plus jamais revenir


Mais il suffit qu’elle colle son front au sien, le ramenant à la réalité et plongeant son regard si apaisant dans le sien, encore très agité pour le calmer.


C’était également quelque chose de plutôt surprenant, lui qui ne dormait pas avant d’avoir fini un dossier, qui tirait des traits sur ses nuits de sommeil simplement pour trouver d’autres moyens de pourrir la vie de quelqu’un qui l’avait trahi, qui avait essayé de le doubler…

Sa respiration se fit plus profonde, plus lente, les battements enragés de son cœur ralentirent… Son bras se leva doucement et sa main se posa contre sa joue, il savoura ce contact comme s’il lui permettait de se recharger, de vivre ou de revivre…


Il se pencha sur elle et osa l’embrasser, s’attendant bien évidemment à ce qu’elle le repousse, vu ce dont ils venaient de parler.
Ce n’était plus un des baisers fiévreux qu’ils avaient échangés au moment de rentrer chez Thomas, celui-ci était empli de plus de douceur qu’il ne pouvait exprimer. Il n’était pas marqué de désir, il était marqué d’amour.




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Ven 5 Juil - 12:16



Le désarroi que je lis dans le regard de Thomas me désarçonne complètement. La haine que j’y lis ensuite me foudroie littéralement. Il utilise des mots durs et qui m’inquiètent, comme s’ils pouvaient être réels. Bien-sûr, je sais qu’il n’en fera rien mais qu’il cherche à me rassurer, à me faire comprendre qu’il défendra mes intérêts. Pourtant, une petite voix au fond de moi me dit qu’il ne plaisante pas, qu’il va vraiment tuer Jon. Je décide évidemment d’ignorer cette petit voix.

Quand je sens ses lèvres venir se poser contre les miennes, je décide de faire taire mes craintes et le laisse poursuivre. Mes yeux se ferment naturellement à son contact et mes mains viennent se poser avec délicatesse contre ses joues habitées d’une naissance de barbe. La rugosité de sa peau me fait frissonner. Bien décidée à laisser mes peurs de côtés, j’approfondis notre baiser et commence à me déplacer sans mettre un terme au contact. Lentement, je me redresse jusqu’à venir me placer au-dessus de lui.

Même si ma confiance envers cet homme a toujours été entière, je sais qu’il me faudra du temps pour accepter qu’un homme puisse reposer les mains sur moi sans que la peur m’envahisse. Il en avait déjà été comme cela lors de ma maigre relation avec Alistair Nordstörm, mais il avait compris et je sais au fond de moi que Thomas comprendra également.

Après tout, ne nous ayant pas vus depuis des années, j’imagine que Thomas aussi a ses doutes. Nous nous connaissions sur le bout des doigts mais quinze années loin l’un de l’autre ont certainement changé beaucoup de choses. Oui, évidemment. Comment pourrait-il en être autrement ?

Lentement, je laisse glisser mes mains le long de son torse et entreprends de défaire les boutons de sa chemise. Dieu merci, Thomas a déjà ôté sa veste de costume. Cela nous évitera de devoir rompre le contact. Je ne sais pas si je serai en mesure de reprendre là où nous nous sommes arrêtés si nous mettons sur pause notre baiser ne serait-ce qu’une seconde.

Une fois l’homme débarrassé de son haut, je me surprends à découvrir quelques cicatrices par-ci, par-là mais ne pose aucune question. S’il souhaite m’en parler, Thomas le fera de lui-même au moment venu. Mes lèvres quittent finalement les siennes et viennent se poser avec douceur contre son cou pendant que mes mains s’attaquent à sa ceinture. Je me rends bien compte que je n’ai pas encore quitté ma robe mais je ne me sens pas prête à le faire. Pas tout de suite. Cela suivra, bien-sûr mais je veux d’abord voir Thomas.

Ce n’est que quelques minutes plus tard que nos deux corps se retrouvent finalement nus. Je ne suis pas forcément très à l’aise mais je sens bien que Thomas fait tout son possible pour changer ça. Il veut que je me sente rassurée et en confiance.

- J’ai besoin de te faire confiance, murmuré-je contre ses lèvres, les yeux clos.



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