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Even death won’t do us part ~ Alexis

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Sebastian C. Dawson
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J'ai posté : 1639 messages et j'ai : 47 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Douglas Booth et pour finir je crédite : NYMPHEAS (avatar) & tennessee (signature)

Dim 7 Juil - 20:52


Even death won’t do us part

Alexis & Sebastian

Tu te lèves, fais trois pas, t'assois dans un autre siège libre. Tu attends deux minutes trente-cinq, puis recommence. C'est ce que tu fais depuis plusieurs heures déjà, depuis qu'ils ont amené ta soeur jumelle dans ce bloc opératoire. Depuis ce moment là, tu n’as pas prononcé un mot, tu n’as pas esquissé le moindre sourire. Tu attends, anxieux. Dans ta tête, tu comptes les secondes, les minutes, le temps qui passe bien trop lentement alors que ton coeur fait des bonds dans ta poitrine. Ton coeur. Un organe que tu maudis pour sa nécessité en cet instant, pourquoi est ce que l’être humain est fait de telle sorte qu’il a besoin de membres pour survivre ? Pourquoi est ce vous ne pouvez pas être des êtres robotiques, ou simplement faits de manière à ne jamais avoir mal, jamais avoir de défaillances. Du coin de l’oeil, tu observes tes parents faire des allers et des retours. Ils ne te parlent pas ou peut-être que si en vérité, mais tu n’écoutes pas. Ca ne t’intéresse pas. Qu’ils soient là ou non ne changent rien pour toi, ils n’ont jamais été d’un quelconque réconfort pour toi et tu doutes que cela changera un jour. Qu’ils aillent travailler, décider de l’avenir de la mode alors que leur unique fille se fait découper sur une table. Alors qu’elle se fait arracher le coeur, littéralement. Toi tu es prêt à rester seul, à attendre aussi longtemps qu’il le faut. Tu seras le premier à avoir des nouvelles, c’est obligatoire. L’attente te rend malade, tu as la sensation que ta poitrine aussi est ouverte, que tous tes organes vitaux sont à l’air libre, attendant d’être examiné, épier par des scientifiques sans âme. Les heures passent et ton angoisse augmente, tu ne peux pas respirer et pourtant sortir prendre une bouffée d’air frais est inconcevable. Tu ne t’éloigneras pas plus de ta soeur. Régulièrement, tu continues à changer de place dans la salle d’attente, incapable de te concentrer sur quoi que ce soit. Le livre qui est dans ton sac, tu préfèrerais en arracher chaque page plutôt que d’en lire le moindre mot. Puis au bout d’un moment, un long moment, un homme en blouse blanche s’approche de toi. « L’opération s’est très bien passée, il n’y a eu aucune complication. Pour le moment la greffe a pris, nous allons observer votre soeur de très près pour vérifier que tout se passe pour le mieux. Elle n’est pas encore réveillée, mais vous pouvez aller la voir. » Il n’y a pas encore de soulagement en toi, tu ne comprends pas bien ce qu’il te dit. Tu as attendu tellement longtemps pour des nouvelles, tellement longtemps pour un rétablissement aussi, qu’il est difficile d’intégrer que c’est chose faite maintenant. Tout ce que tu veux, c’est être près de ta soeur et tu ne perds pas une seconde lorsqu’on t’indique le chemin.

Si tu pensais que l’attente était terminée, il n’en est rien en vérité. Les bruits dans la chambre te tapent sur le système et voir Alexis branchée à tous ces appareils t’angoisse presque plus que le fait de ne pas savoir ce qu’il se passait. Elle est pâle, trop pâle à ton goût, trop froide aussi. Mais les médecins te disent qu’elle va bien, que c’est normal. L’attente est la seule chose à faire à ce stade là et eux tu veux bien les écouter, ils s’y connaissent plus que toi sur le sujet. Tes nerfs sont à bout, la fatigue s’est emparée de tous tes membres et tu n’as même plus la force de réfléchir, mais tu tiens bon. Tu ne partiras pas d’ici. Entre tes mains, tu tiens l’une des siennes, caressant parfois le dos de sa main de ton pouce. Personne ne peut comprendre exactement le lien qui vous uni, toi-même tu ne sais pas le définir. Alexis est simplement la meilleure partie de toi, sans elle tu ne pourras pas survivre. Il faut qu’elle se réveille. Tes yeux restent fixés sur elle, tu épies le moindre changement, le moindre mouvement. Et plusieurs fois tu crois voir des choses qui n’ont pas réellement lieu. Jusqu’à ce qu’elle bouge vraiment. C’est presque imperceptible, une très légère grimace qui passe sur son visage, trop brièvement. Mais si tu connais ta soeur, tu sais qu’elle fait ce genre de choses juste avant de se réveiller, et d’ouvrir les yeux. Tu te redresses sur ton siège, retenant ton souffle, presque sur le bord des larmes. Puis tu les vois, ses iris bleus que tu connais si bien, qui te font te sentir en sécurité. Vous n’êtes peut-être pas au bout de vos peines, mais vous avez fait un bon chemin déjà. Sans lâcher la main d’Alexis, tu te lèves pour faire quelques pas vers la porte, juste un ou deux pour ne pas rompre le contact entre vous, et tu appelles quelqu’un. N’importe qui, médecin, infirmier, cardiologue ou tu ne sais quoi d’autre. Puis doucement, tu te rapproches de ta soeur, passant de tes mains sur ses cheveux. « Hey, Lex, c’est moi. Tu vas bien, tout va bien. » Tu n’es pas un homme qui est à l’aise avec les sentiments, tu ne montres pas souvent ce que tu ressens réellement mais, là, tu ne luttes pas contre les larmes qui coulent sur tes joues. Les médecins chargés de son opération entre dans la pièce, te demandent d’en sortir. Il te faut plusieurs secondes pour lâcher la main de ta soeur, mais finalement tu fais ce que l’on te dit.

Alexis est encore endormie quand tu entres dans sa chambre pour la seconde fois, mais tu sais que cette fois, elle se réveillera. Cette fois, c’est un sommeil naturel, dont elle a besoin. Tu te sens plus léger, tu as été la première personne qu’elle a vu, le premier qu’elle a entendu lorsqu’elle a ouvert les yeux et ça te rassure. Tu aurais détesté qu’elle soit face à un inconnu. Cette fois tu ne prends pas sa main dans la tienne, tu te penches en avant pour poser tes bras sur le lit, à côté de ses jambes, et sur tes avant-bras croisés tu poses ton menton. Toi aussi tu pourrais avoir besoin de sommeil, mais tu ne le montreras pas, pas tout de suite. Peut-être, toute fois, que tu somnoles légèrement, jusqu’à ce que tu sentes un peu de mouvement dans le lit. « Comment tu te sens ? En fait, ne me réponds pas ! Enfin, réponds moi seulement si tu en as la force, ne t’oblige pas à parler si tu n’as pas envie. Je suis là, je ne bouge pas, je te le promet. » La connaissant, elle pourrait sans doute te dire que justement, tu dois bouger, tu dois aller voir des gens, et pas rester là à attendre qu’elle se réveille. Mais même si elle essayait de te dire une telle chose, cette fois tu resterais bien camper là. « Les médecins disent que tout s’est bien passé, tu vas aller mieux. Tu vas déjà mieux. » De nouveau, une émotion forte s’empare de toi mais tu t’efforce de sourire le plus possible. Doucement, tu te saisis de sa main. Une aiguille y est planté, reliée à une machine mais tu fais de ton mieux pour ne pas lui faire mal. Tu poses tes lèvres sur le dos de sa main, lui donnant un baiser doux. « Tu ne peux pas savoir à quel point je suis heureux que tu aies ouvert les yeux. » Elle t’a apaisé sans même s’en rendre compte, avec un simple regard sans doute flou et vitreux. Mais grâce à cela, toi aussi, tu vas déjà mieux.
©LittleJuice





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Alexis C. Dawson
général
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Mar 9 Juil - 22:07

Sebastian & Alexis

Even death won't do us part
Even death won’t do us part ~ Alexis Tumblr_inline_oewns5sPhF1tnuq8r_250
Elle vole. Légère comme une plume. Délicate comme de la neige qui vient de tomber. Étincelante comm les rayons du soleil. Majestueuse comme l’écuyer qui revient victorieux de la guerre. Qui est-elle ? Elle est une magnifique licorne, une parmi tant d’autres, toutes vivant au Pays Enchanté. Elles galopent joyeusement dans la forêt des sucres d’orge, tapisée de confettis pailletés. Elles s’élancent dans une course effrénée pour rejoindre la vallée des nuages en barbe à papa. A chaque sabot posé sur l’un d’eux, du sucre glace en sort, donnant un air magique au lieu, encore plus qu’il ne l’est déjà. Oh mais que vois-tu, à sortir d’un buisson de chocolats emballés ? C’est bien un beau petit lapin rose, si mignon avec sa queue pompon d’un blanc immaculé. Le bonheur est risible dans ce pays. Les émotions négatives n’existent pas. Quiconque souhaite apporter de la tristesse ou du malheur est immédiatement banni du pays, vers la noirceur du Pays de la Nuit. C’est radical, mais il est bien connu que le déni est plus facile à gérer que la vérité. Le mensonge est plus beau que le monde réel, plus simple. Alors qu’en est-il réellement. Ce monde où tout semble si beau n’est pas qu’une vaste illusion, une métaphore pour représenter la facilité, la faiblesse des hommes ? Tu ne le sauras jamais, car déjà, une force invisible t’arrache violemment à ce monde, ses deux mains sur ta taille, pour t’expulser du Pays Enchanté.

Bon, la vérité est toute autre. Ce monde si beau, il n’existe pas. C’est seulement l’un des effets de l’anesthésie générale. Elle était si puissante qu’elle t’a un peu (beaucoup ?) fait délirer. Si tu n’étais pas si désorientée, tu serais ravie d’être sortie de ce rêve bizarre, mais comme tu viens de le dire, tu es complètement à l’Ouest. Si tu as été anesthésiée, ce n’est pas pour une extraction de dent, mais pour cette greffe tant attendue, si désirée, où l’espoir s’était presque envolé, notamment les derniers jours qui ont précédé cette opération. Plusieurs semaines que tu étais enfermée au Lenox Hill Hospital, à cause d’une défaillance de ton coeur. Il a toujours fonctionné qu’à moitié, depuis près de quatre ans, depuis que tu es au courant pour ton soucis cardiaque, mais après les examens, tout s’est accéléré. Le traitement ne faisait presque plus effet, et ce séjour à l’hôpital ne donnait rien de concret. Rien, jusqu’à ce dimanche 7 juillet, dans la matinée. Le bipeur confié a enfin sonné, bien que ce ne soit que par principe, car tu étais déjà sur place. La Faucheuse avait choisi une nouvelle victime, compatible avec ton organisme. Le compte à rebours à débuté, ainsi que l’angoisse de ne jamais te réveiller. À peine le temps de stresser, que déjà tu étais poussée dans les bras de Morphée.

Il te semble vaguement entendre la voix de ton frère, mais c’est si lointain que tu penses à un énième délire, une matérialisation de tes souvenirs, dans ton subconscient. Il y a aussi cette impression de l’avoir vu, d’avoir croisé son regard, mais là encore, tu n’en mettrais pas ta main à couper. C’est seulement au bout du deuxième essai, même si ça, tu l’ignores, que tu parviens à véritablement te réveiller, sortir de ce sommeil si profond, que même la Belle au Bois Dormant pourrait t’envier. Un mouvement, que tu ne contrôles pas forcément, rapidement suivi par l’ouverture de tes paupières. Tes yeux bleus peinent à s’habituer à cette lumière un peu trop vive à ton goût, si bien que tu clignes plusieurs fois avec tes paupières. Ce petit exercice s’accompagne d’une voix que tu connais bien, par coeur, celle de la deuxième moitié de ta personne. Ton frère, qui te demande comment tu vas, avant de se contredire lui-même. Tu ne vas pas bien. Tu as la sensation qu’un bus t’est passé dessus, qu’il est encore sur ton corps, tellement celui-ci te semble lourd. Tu as du mal à respirer, malgré les canules qui sont dans tes narines, et qui t’offrent un air bien plus sain que celui de la ville. Ta gorge est douloureuse, probablement le résultat d’un tuyau que tu as dû avoir pendant et après l’opération. Tout ça, tu voudrais lui dire, mais tu t’abstiens. Déjà car tu doutes pouvoir faire une aussi longue phrase, et aussi car tu ne veux pas te plaindre. Pas maintenant. Tu as envie de dormir, de fermer tes yeux et quitter ce monde si douloureux, mais tu fais l’effort de rester là, pour lui. Les mots de Sebastian sont clairs, et pourtant, ils n’ont presque pas de sens à tes oreilles. Si c’est ça aller mieux, qu’est-ce que ça aurait été le pire, tu te le demandes. La sensation de la main de Sebastian sur la tienne te sort de ce délire, te ramène doucement à la réalité. Son baiser te fait un bien fou, même si tu ne peux pas pleinement l’exprimer. « Si… » La volonté de parler est là, mais c’est plus difficile que tu ne le pensais. Un simple mot, et ta gorge est déjà affreusement douloureuse. Un peu comme au beau milieu de l’hiver, quand une vilaine toux est passée par là, qu’on a l’impression que quelqu’un enfonce plusieurs aiguilles dans la gorge, par pur sadisme. Et bien, c’est cette sensation que tu ressens, en dix fois pire. Mais tu l’aimes ton frère, donc s’il faut souffrir encore un peu, tu le feras. « Si un simple regard… te rend heureux… je vais opter pour un sourire… comme cadeau d’anniversaire… ça devrait te combler. » Il t’a fallu plusieurs pauses pour prononcer une seule phrase, mais c’est un début. Doucement, tu ressers tes doigts contre ceux de ton frère, comme geste affectif. Tu voudrais faire plus, mais ton corps ne te répond pas. Tu n’es même pas certaine de pouvoir lever une main. « Je dois en conclure que… je ne suis pas encore morte ? » Cela semble évident, mais ça fait tellement longtemps que tu attendais cette greffe que tu as un peu de mal à réaliser qu’elle est arrivée, qu’elle a eu lieu il y a quelques heures. C’est pourtant le cas, tu as désormais un nouveau coeur qui bat dans ta poitrine. Personne ne peut savoir s’il va continuer à le faire, s’il ne va pas lâcher au bout de quelques jours, quelques semaines. C’est l’avenir qui pourra répondre à cette question, mais clairement, tu ne vas pas y penser. Pas tout de suite. On risque de t’accuser d’être pessimiste. « C’est tellement bon… de te voir Sebastian. » Des paroles qui s’accompagnent d’un sourire, que tu réussis à lui adresser. Il est léger, mais il est bien là, habillant tes lèvres.



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