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Bitch, I run this show ☆ Rebecca

GOOD MORNING AMERICA :: Once upon a time
 :: A way to New York :: Welcome to New York
Rebecca Scott
Delta
J'ai posté : 46 messages et j'ai : 160 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Dove Cameron et pour finir je crédite : Saaya (ava) et bat'phanie (signa)

Rebecca Scott
Dim 6 Oct - 13:32

Rebecca Thalie Scott

The Girls: [singing] I like to be in America, OK by me in America, everything free in America...  --------------------- ✹

Informations personnage

Nom : Scott, le patronyme retrouvé quelques fois dans le New York Times, tentative fugace de briller dans l’ombre de son père, aveuglée par les lueurs des Brooklyn heights.
Prénoms : Rebecca, référence fortuite au seul film d’Hitchcock ayant obtenu l’Oscar du meilleur film, plutôt proche de la signification hébraïque « celle qui a eu ce qu’elle voulait », symbole d’une grande ambition. Thalie, muse de la comédie, comme un chemin tout tracé, pavé d’or et de spotlights.
Date et lieu de naissance : L’étoile aura vu le jour le 09 août 1996, à New York, partageant sa date de naissance avec Whitney Houston. La lionne aura vite juré qu’il ne s’agit pas d’une coïncidence.
Age : Tout juste vingt-trois ans, un monde entier à séduire et des cœurs à dérober, mais des siècles encore pour exister, c’est certain, son nom restera gravé dans les mémoires à jamais.
Nationalité : Américaine, patriote jusque dans les rêves, bien plus attirée par les promesses de l’oncle Sam que par la réelle situation politique du pays.
Origines : Américaines, seulement, quelques origines danoises retrouvées chez des ancêtres du côté maternel sans réelles influence.
Orientation sexuelle : Le cœur aveuglé, faisant répéter son hétérosexualité avec un petit peu trop d’insistance, et un certain désintérêt pour tout autre être humain, en réalité, empêchant de se prononcer.
Statut civil : Nouée à une relation depuis plusieurs années avec Orlando, un couple admiré, formé trop tôt, ils auront eu vite fait de briller de milles feux jusqu’à tout effacer autour d’eux.
Vie sexuelle : Une fidélité sans égale, et une profonde aversion pour les trahisons amoureuses héritée de l’histoire tragique de sa mère, femme aimante ayant vu son mari partager le lit d’une autre, forcée à jamais d’élever un enfant qui n’est pas le sien.
Statut social : Riche, c’est certain, bien au-dessus de la moyenne et de la ligne d’horizon, si l’on en croit l’incroyable vue dont le logement familial dispose.
Etude(s) : Le choix évident s'est porté sur des études de Théâtre en majeure, combinée avec un cursus de Danse en mineure. Aucune angoisse quant à la charge de travail, c'est ce qu'il faut pour fouler un jour les planches de Broadway et apparaître sur les affiches des plus grandes comédies musicales.
Année : Une récente admission en sixième année pour la prochaine rentrée scolaire, saluée d'une forte étreinte par la mère, et d'une moue désabusée par le père.
Club et associations : Membre émérite du club de Cheerleading, force de caractère et grâce artistique, c'est surtout dans le Glee Club qu'elle brille de milles feux. Aucuns remords à écarter les autres pour y obtenir des solos, ou pour décrocher les plus beaux rôles du club de Théâtre.
Quartier de résidence : Tribeca et ses briques rouges, ses longues ruelles bordées de restaurants chics du Lower Manhattan.
Type de logement : Le grand appartement familial au sommet d'un gratte-ciel, il surplombe la ville, jamais assez pour lui laisser les pieds sur terre, elle qui a toujours la tête dans les nuages.
Avec qui vis-tu ? Avec sa mère, Kathleen, et tous les sacrifices dans le seul but de maintenir ensemble une famille; son père, Lawrence Scott, célèbre sénateur aux grandes ambitions politiques. Et Aubrey, ou Nicola, peu importe comment elle souhaite être appelée, qualification réduite à celle de demi-soeur, ce n'est pas faute d'insister des deux côtés, hors de question pour elles d'établir le moindre lien fraternel.
Date d'arrivée à NY : Sa naissance aura marqué le point de départ de son évolution dans cette fabuleuse ville.
Dans quelles villes as-tu déjà vécu ? Broadway n'existant nulle part ailleurs, aucune autre ville n'a su retenir son attention.
As-tu de la famille à NY ? : Ses parents, peut être faudrait-il compter la maladie de sa mère comme un membre à part entière. En tout cas, elle le ferait, et la citerait volontiers avant sa demi-soeur, pièce rapportée dans la famille, faute au père de ne pas avoir su tenir ses pulsions animales.

Cinq défauts et cinq qualités

Prétentieuse/Arrogante, Orgueilleuse, Manipulatrice, Autoritaire, Égoïste,
Compétitive, Drama Queen.

Pétillante, Passionnée, Ambitieuse, Rêveuse, Excentrique, Inspirante.

Autres signes particuliers

Sa pièce préférée est the Phantom of the Opera, elle rêve de jouer Maria dans une adaptation de West Side Story, elle saura apprécier chaque mauvaise chose qui lui arrive parce que cela lui donnera l'impression d'être une héroïne de pièce dramatique. Elle a longtemps voulu se faire tatouer mais a peur que cela la gêne pour les auditions. Elle adore les ratons laveurs et en a un en peluche qu'elle garde sur son lit, elle l'a appelé Fantôme et lui a cousu un masque blanc.


❝ Ma vie, mes choix

❝ Derrière mon écran


Prénom : Lisa
Pseudo : Phaenska
Age : 21 ans
Pays /région : Le pays de la connerie, la région du wtf, apportez moi un verre de fin blanc, je me déshydrate.
Etudes/Travail : 5e année de Droit, c’est que l’une d’entre nous semble avoir des tendances SM, sans vouloir vraiment me viser.  
Avatar choisi : Dove Cameron
Type de personnage : Inventé  
Staff référent (si multicompte ou changement) : Eyachou
Comment es-tu arrivé là ? : C’est qu’on m’a catapultée, chef
Avis sur le forum :  Il y a du soleil et des nanas, une bonne taverne chez Eya, des designs qui crient « mojito », moi j’dis… muy bueno ?  
Code à remplir :
Réserver son avatar (après validation et si personnage inventé) :

Code:
<pris>Dove Cameron</pris> <a href="http://www.good-morning-america.org/u3750" class="COLO">:heavy_multiplication_x:</a> Rebecca Scott
Réserver votre nom et prénom OBLIGATOIREMENT
Code:
<center><div class="LESCODES">[b]PRÉNOM[/b] : Rebecca
[b]NOM[/b] : Scott
</div></center>
Listing anniversaire (vous trouverez les codes couleurs dans ce sujet)
Code:
Jour : 09 août <code>Rebecca Scott</code> (1996)
Listing des étudiants
Code:
[url=http://www.good-morning-america.org/u3750][b]Rebecca Scott[/b][/url] - [i]Théâtre (M), Danse (m)[/i]
Listing des clubs & associations (si votre personnage n'appartient à aucun club /associations, ne remplissez pas les champs)
Code:
[b]NOM DU/DES CLUB(S)/ASSOCIATION(S)[/b] : [i]Glee Club, Cheerleading, Théâtre[/i]
[b]POSTE SOUHAITÉ[/b] : [i]Membre[/i]
[code]- Rebecca Scott[/code]
Si votre personnage a un travail à côté de ses études, il faudrait choisir l'une de ces deux options ci-dessous, s'il ne travaille pas, ne remplissez aucun champ. (le listing des métiers se trouve par ici)
Si le lieu n'existe pas encore

Code:
<NOMLISTING1>Nom exact du lieu</NOMLISTING1> (quartier, par exemple bronx, upper east side, etc) - type de lieu par exemple bar, université, hôpital, etc
:heavy_check_mark: <b>[url=lien vers le profil]Pseudo[/url]</b> [i]adulte ou étudiant[/i] - écrire ici l'emploi/job étudiant de votre personnage

Si le lieu existe déjà

Code:

:heavy_check_mark: <b>[url=lien vers le profil]Pseudo[/url]</b> [i]adulte ou étudiant[/i] - écrire ici l'emploi/job étudiant de votre personnage

Lieu d'habitation ; Tribeca, Lower Manhattan

Code:
+ <code>Rebecca Scott</code>


Il est maintenant temps pour vous de choisir un groupe. Nous vous donnons rendez-vous sur l'annexe des groupes  pour en apprendre plus sur les groupes disponible sur GMA.

Vous avez le choix entre deux groupes.


Choix n°1 : DELTA SIGMA PHI
Pourquoi pensez-vous que votre personnage correspond à ce groupe ? Becca, c’est celle que l’on écoute. Que ce soit par choix, par admiration, ou par contrainte, sa voix se fera toujours entendre. Parce qu’elle a cette prestance scénique même dans un couloir, ce sourire radieux et ce regard perçant. Elle guide son petit monde, la blonde, et aurait probablement fait des études pour être reine si elle avait pu. Son trône à elle, c’est la scène. Gare à celui qui passera sur son chemin, aucun ne s’en est jamais relevé. Prête à tout, c’est un euphémisme. Et comme dit son personnage préféré dans la série à succès, « Power is Power ».

Choix n°2 : ZETA ALLOS
Pourquoi pensez-vous que votre personnage correspond à ce groupe ? Il s’agit d’un choix par défaut, Rebecca n’appréciant pas de laisser les choses ou les gens au hasard. De toute façon, elle trouvera toujours le moyen de briller, même chez les Zeta.



set up the spotlight
Drama lies in extreme exaggeration of the feelings, an exaggeration that dislocates flat everyday reality. So no wonder why i'm a ▬ drama queen.
Rebecca Scott
Delta
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Rebecca Scott
Dim 6 Oct - 13:32


❝ Bref, vie de merde.


— ACTE I —
Power is Power

C’est comme si l’on venait de dérouler un tapis rouge. Mes pas sont marqués, suivant le rythme du rock’n roll qui se joue dans ma tête. Les regards, happés ; les conversations, interrompues. Un flash se déclenche, rapidement suivi du visage horrifié de son détenteur. Un sourire mauvais s’affiche sur mes lèvres rosées, l’air de celle qui n’a déjà que trop été confrontée à cette même situation. Le tracé de mon chemin bifurque, la pointe de mes chaussures s’immobilise face au responsable. Un sourcil levé, espiègle. Je dresse ma main dans sa direction, paume vers le ciel. Elle tremble. Imbécile. Évidemment, elle obtempère, et le cellulaire se retrouve en ma possession. Je bascule mon poids du corps sur une jambe, prenant la pose dans un mouvement de hanche caractéristique, tandis que mes doigts caressent l’écran. Les photos volées s’affichent sous mes yeux de lynx, à la recherche de la moindre imperfection. J’en supprime l’une des trois, qui ne me met définitivement pas à mon avantage. Après quelques secondes de réflexion, je laisse les deux autres. Cette fille a raison, je suis canon. Je lui rend son téléphone, geste accompagné d’un soufflement de nez moqueur. « Veille à poster la troisième sur Instagram. Ne me mentionne pas, nous ne sommes pas amies. ». Je n’attends pas de réaction de sa part, ne cachant pas qu’elle m’importe peu, et tourne les talons. Je sais déjà comment tout va se passer : un air éberlué, puis elle ira s’extasier auprès de ses amies. Ma réputation ? Elle n’est plus à faire. Ces filles-là, elles veulent toutes être comme moi. Pathétique. Si elles passaient moins de temps à essayer de me ressembler, elles deviendrait quelqu’un qui leur plairait davantage. Bien sûr, elles ne m’égaleraient certainement pas. Il faut bien des décennies de travail acharné pour obtenir mon influence et mon talent artistique. Mais elles découvriraient l’amour de soi, ce qui les rendrait bien plus intéressantes. Sans oublier la maturité acquise de ceux qui savent se satisfaire eux-mêmes, l’indépendance d’une reine qui n’a pas besoin d’un valet pour régner. La jupe de ma tenue de cheerleader se soulève à chacun de mes pas, suscitant des regards mauvais de la part des outsiders, ou envieux, pour ceux qui n’ont pas appris à devenir extraordinaires par eux-mêmes. J’en suis heureuse : il n’y a pas de mauvaise publicité. Tous connaissent mon nom. Rebecca Scott. Un jour, il brillera au sommet d’un théâtre de Broadway, constitué de centaines de néons.  

Je traverse le terrain de soccer, l’entraînement des cheerleaders se trouvant non-loin. Un étudiant me tend un latte macchiato noisettes aussitôt les portes de l’établissement passées. J’ignore qui est ce garçon qui a vraisemblablement stalké mes réseaux sociaux pour deviner ma boisson préférée. Je l’accepte, le remerciant d’un sourire solaire. « Merci, Sherlock Holmes ! ». Il risque très certainement de remplacer son nom sur tous les réseaux par celui-ci, précisant à tort et à travers que le surnom vient de moi. L’illusion de notre amitié serait parfaite aux yeux des autres, et j’en viens à rire que ce soit moi que l’on traite de superficielle. Mon regard s’illumine en passant à côté de l’un des sportifs de l’équipe de soccer, ma main caressant son dos athlétique lorsque je le dépasse. Quelques mots prononcés, je n’éprouve pas le besoin de m’arrêter pour lui faire une déclaration à chaque fois que nos regards se croisent. Nous avons dépassé ce stade, notre relation traversant les années sans à mes yeux s’étioler. Nous détenons chacun notre propre personnalité, deux âmes réunies en une seule sans jamais fusionner. Préserver nos spécificités est bien trop précieux, je ne voudrais pas qu’il renie ce qui m’a rendue folle de lui. Un couple qui subsiste, faute de ne même pas envisager autre chose. Comme une évidence que l’on ne prend même plus le temps de reconsidérer, ni de remettre en question.

Les filles, c’est comme une seconde famille. Nous devons être soudées pour réussir un sport d’une telle difficulté, une synchronisation à toute épreuve. L’une d’entre elles s’avance vers moi. Une nouvelle. Nous n’avons pas encore brisé la glace, et elle me voit toujours comme une image avant d’être un humain doté de sentiments. Je le vois, à sa façon de me regarder. Alors, mon regard peut sembler hautain, c’est certain ; mais nous ne sommes personnes pour juger la façon dont les gens choisissent de se protéger. « Eh, Becca ! ». L’usage de mon surnom alors qu’elle n’a même pas pris soin de se présenter. Grossière erreur. Je n’ai aucune pitié pour ce genre de personnes qui me posent sur un piédestal. Si je tire tire profit d’elles ? Assurément, et il serait idiot d’en faire autrement. Si elles voulaient se respecter et porter une estime de soi, elles le pouvaient. Personne ne les en empêchait. Tant pis pour elles. « Il y a une fille qui a le même nom que toi. Aubrey Scott… c’est ta sœur ? ». « Demi-soeur », aboyé-je en insistant sur le terme. Mener mon monde à la baguette ne me permet pourtant pas d’oublier ces détails qui me déplaisent. C’est dans l’ordre des choses.

— ACTE II —
A star is born

Debout sur la scène, nous formons une ligne. A la manière de soldats prêts à être envoyés sur le front. La tension est à son comble, j’empêche mes jambes de trembler, l’angoisse de monter. Le menton relevé, j’ancre mes pieds dans le sol, et imite la droiture des ballerines des plus beaux opéras. Nous sommes trois candidates attendant impatiemment le retour de notre professeur de théâtre et metteur en scène. Nos auditions viennent de s’achever, il est parti délibérer seul autour d’un café. La seule chose que nous puissions faire, c’est attendre.

« - J’espère tellement être prise, gémit l’une d’elle, qui ne cesse de se dandiner d’une jambe sur l’autre.
- Il est trop tard pour espérer. Tout s’est déjà joué.
- Tu dis n’importe quoi, surenchérit l’autre en volant à son secours. Il faut toujours garder espoir.
- Si tu avais passé autant de temps à répéter qu’à espérer, tu ne serais pas là à procrastiner bêtement. »

Un silence s’abat après ma phrase assassine. Elles se regardent, je le sens, puis ne me quittent plus des yeux. Moi, je me focalise sur un point imaginaire au-dessus de la ligne d’horizon de l’auditorium. Je n’ai pas besoin de douter, ayant une entière confiance en mes capacités. Le rôle de Christine Daaé, c’est celui dont j’ai toujours rêvé. The Phantom of the Opera, c’est une pièce qui a heureusement été adaptée en film, ce qui m’a permit d’apprendre tous les dialogues par coeur. Aucune chanson ne m’échappe. Je pourrais effectuer un one woman show à la manière d’un Vaudeville, seule à incarner chaque rôle. Mais celui que je joue le mieux, celui qui me fait rêver, c’est celui de Christine. Je vis ce rôle. Je suis ce rôle. Depuis mes 5 ans, je le répète chaque soir, en attendant qu’une opportunité comme celle-ci se présente un jour. Mes deux antagonistes ne sont rien d’autre que des nenettes fraîchement débarquées et persuadées d’avoir du talent. Si elles en ont ? C’est probable. Mais pas suffisamment. Elles se reposent sur leurs atouts physiques et leur gentillesse, à la manière des personnages principaux de certaines comédies musicales. Il leur suffit de débarquer, fraîches et pimpantes en ayant poussé la chansonnette une seule fois en solo, pour être favorisées sans réelle raison.  Ridicule, en plus de les rendre naïves et suffisantes face à leur propre médiocrité d’amateurs.

« - Ce n’est pas en étant condescendante que tu auras le rôle, hein.
- Et qu’est-ce qui vous fait dire que vous l’aurez, au juste ? Demandé-je avec un sourire narquois.
- Notre humanité ? On n’est pas constamment à juger les autres et à les traiter avec infériorité, Rebecca.
- D’accord, encaissé-je sans aucune difficulté. Et en quoi cette fabuleuse qualité vous aidera à bien interpréter le rôle complexe de Christine Daaé et son alchimie si particulière avec le Fantôme ?
- Euh… bah ça fait de nous de meilleures comédiennes. Plus humbles, si tu sais ce que ça veut dire. Et puis, ça donne beaucoup plus envie de nous donner le rôle à nous, qu’à une fille qui se sent plus pisser. »

Elles rient, fières de récupérer leur dignité. S’en prendre à celle qui les intimide est assez judicieux, et je salue le drama qu’elles apportent à cette conversation. Juste de quoi les rendre moins ennuyeuses.

« - L’humilité, ça ne fait pas un comédien.
- Tu dis ça parce que t’y connais rien, mais tu sais, la vanité, ça ne fait pas tout. On est tout aussi talentueuses que toi, et tu vas bien devoir l’accepter un jour.
- Si tu ne sais pas ce que tu vaux, tu n’auras jamais rien. C’est à toi de savoir, pas aux autres de faire ce travail à ta place. D’ailleurs, vous avez passé combien de temps à bosser la pièce ?, m’enquis-je sur un ton clairement provocateur.
- On y a passé deux semaines complètes, et je n’ai pas arrêté pendant cinq heures hier soir, se vanta l’une d’elle, frappant son poing contre celui de son amie qui opine fortement. »

Je me mets à rire. Un de ces rires moqueurs, hilare face à la faiblesse d’esprit de ces deux imbéciles armées d’une humilité. Elles cessent de sourire, incrédules.

« Qu’est-ce qui te fait rire, là ? Demande l’autre sur un ton agressif.
- Vous êtes lamentables. Vraiment. C’est pas votre gentillesse qui compensera votre manque de travail. Je connais toutes les attitudes, toutes les variations de voix dans les chansons. Chaque note, chaque vibrato. Je sais mêler les dialogues avec les chansons, faire intervenir un aparté sans le faire remarquer. Ce rôle, il m’habite, j’ai passé des mois, des années, à réfléchir à la façon de penser du Fantôme ou de Christine, de chaque personnage. Je connais toutes les chorégraphies, je distingue chaque changement même sensible dans les ambiances. Un rôle, ça se ressent, ça ne s’apprend pas pendant cinq ridicules heures la veille sous un peuplier. Depuis que je sais lire, j’apprends les dialogues et les didascalies de chaque pièce de théâtre, juste en prévention d’une audition. J’y passe des nuits entière quand ça me hante, juste parce que j’aime ça. J’ai un professeur de chant particulier, et je remet en question chaque note que pousse ma voix. Chaque matin depuis dix ans, je passe deux heures à répéter une scène d’une pièce que je tire au hasard, et j’essaie de gagner un octave sur la chanson la plus difficile. Alors, vos histoires d’humilité, c’est de la merde en boîte. Redescendez. Je mérite le rôle. Vous, pas. Vous ne réussiriez même pas à interpréter celui d’un figurant de cette merveilleuse pièce, parce que chaque rôle, chaque placement est symbolique. Vous n’êtes encore que des ratées dans le milieu si incroyable de l’art dramatique. Mais vous laisser abattre vous rendrait encore plus insignifiantes. C’est à vous de déterminer qui vous voulez être, pas à moi. Spoiler, pour ça, il faut donner de son temps. Un jour peut être, vous aurez le cran de faire des sacrifices pour m’arriver à la cheville. »

Silence dramatique. Je relève les yeux et ne les poserai plus sur elles. Pas même lorsque le professeur revient et me donne le rôle, s’excusant et expliquant que j’étais mieux préparée. Pas non plus lorsque je le remercie d’un simple sourire et que je quitte la salle, faisant claquer les portes dans un bruit caractéristique d’une sortie théâtrale.

— ACTE III —
Behind ennemy lines

Les éclats de voix font rage. Une nouvelle fois. Une famille trop parfaite qui aura été frappée par la foudre des années en arrière. Malgré mes écouteurs vissés dans mes oreilles, je parviens à entendre mon père sortir de ses gonds. Lawrence, célèbre sénateur du pays, le calme olympien qui préfère encore salir les mains de ses employés que les siennes, démontre enfin une parcelle d’émotions. Le déclencheur n’est pas Aubrey, pour une fois, placée malgré-elle en trouble fête au sein de cette famille. Je ne sais même pas pourquoi on se déteste autant. C’est comme ça, c’est tout. Il n’y a rien d’autre à comprendre. L’impression que tout a explosé lorsqu’elle est arrivée, notre accueil pas assez chaleureux, rien n’a permis d’instaurer une ambiance familiale. On s’en veut, pour tout, tout le temps. Mais, aujourd’hui, ce n’est pas à cause d’elle que mes parents déchirent l’image de perfection qu’ils tentent toujours de véhiculer. C’est à cause de moi. Ou, plutôt, du courrier destiné à ma mère que j’ai ouvert, ne comprenant pas ce qu’une enveloppe A4 pleine à craquer de clichés radios faisait sur la table de la salle à manger. J’ai été interceptée avant de pouvoir prendre connaissance du contenu. Je n’avais jamais pu lire une émotion de panique aussi forte sur son visage. Cela pourrait être anodin, mais ça ne l’est pas. Pas de la part d’une illustre actrice de films indépendants, pas assez célèbre pour attirer les paparazzis, mais juste assez pour recevoir les éloges des connaisseurs. Mon modèle, celle qui m’inspire à chaque jour et à qui je voudrais tellement ressembler. C’est d’elle dont je tire mon excentricité, Kathleen Scott, le soleil de cette maison qui ne cesse de rire et de tourner les sujets les plus sérieux en dérision. Chose qui agace son mari, avant qu’il ne desserre ses traits et accepte d’avoir l’air amusé. Il fait des efforts, mon père. Je le sens. Toujours à marcher en funambule depuis qu’il l’a trompée, quelques années seulement après ma naissance. Adultère ayant donné naissance à Aubrey, qui vivait très bien loin de nous avant la mort de sa mère, qui l’a propulsée sous la garde de notre père. Il a des remords, le sénateur, d’avoir poussé sa femme à élever la fille d’une autre. Et je l’ai vue, essayer, échouer, recommencer, ma mère, sans jamais parvenir à ôter la tristesse de son regard lorsqu’elle observait Aubrey. Une détresse qui m’a marquée dès mon plus jeune âge. Je déteste les tromperies. Je les exècre. Parce qu’elle a poussé une femme forte à rester – uniquement pour moi, je le soupçonne grandement – même si les raisons complètes me sont cachées. J’aurais vécu sans père, elle le savait. Il était un piètre amant, mais un bon papa, c’est ce qu’elle disait. Je me suis fait la promesse de toujours honorer son sacrifice qui la détruit un peu plus chaque jour qui passe. Tout est parti d’une tromperie. Je lui ressemble, ayant simplement préféré les planches aux caméras, la comédienne qui adule l’actrice. Et, je sais, qu’à la manière de mon héroïne, si Orlando venait à me tromper aussi, je ne m’en remettrai pas. Jamais. Parce qu’elle a dû tirer un trait sur sa vie de rêve, son mari, sa famille, ses aspirations, juste pour une connerie de mon père. Et je lui en veux autant que je l’aime, me propulsant dans une situation que je n’ai jamais comprise, saluant simplement l’aspect tragique du tournant que prenait ma vie. Machinalement, je compose le numéro d’Orlando, mon petit ami. Il est celui qui me comprend le mieux, ayant toujours vécu à ses côtés. Depuis trop petits, quelque chose qui dure trop longtemps, mais pas assez à la fois. Lorsqu’il décroche, sa voix m’apaise instantanément. Même après tout ce temps.




set up the spotlight
Drama lies in extreme exaggeration of the feelings, an exaggeration that dislocates flat everyday reality. So no wonder why i'm a ▬ drama queen.
Hayden J. Barrow
Times
J'ai posté : 489 messages et j'ai : 278 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Billy Huxley et pour finir je crédite : Morphine (avatar) : Morphine (gifs signature) ; XynPapple (codage signature)

Hayden J. Barrow
Dim 6 Oct - 14:23
PHATOOOOOOOON :omfg: :omfg: :omfg:
Te voilà enfin pour mettre du drama dans la vie trop tranquille d'Orlou hola
Tu sais déjà ce que je pense de ce perso : je l'aime, je l'adore love
Vivement que tu sois validée pour pouvoir RP avec toi Bitch, I run this show ☆ Rebecca 3824070459


Bang bang You shot me down bang bang
Isabella E. Lockwood
mdm
J'ai posté : 306 messages et j'ai : 429 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Katherine McNamara et pour finir je crédite : ©carole71 pour mon avatar.

Isabella E. Lockwood
Dim 6 Oct - 14:42
Re-bienvenue Bitch, I run this show ☆ Rebecca 1977194279

Bon courage pour cette nouvelle fiche !
Jayden Moore
wall admin
J'ai posté : 4551 messages et j'ai : 301 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Chris Wood et pour finir je crédite : lux aeterna (vava)

Jayden Moore
Dim 6 Oct - 15:15
Rebienvenuuuuue love2
Cassidy S. Jennings
wall admin
J'ai posté : 118 messages et j'ai : 403 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Bryden Jenkins et pour finir je crédite : Morphine

Cassidy S. Jennings
Dim 6 Oct - 15:19
TOIIIIII ! Bitch, I run this show ☆ Rebecca 1532392579
Enfin te voilà hola
*mode drama on*
Rebienvenue chouchou, tu connais la maison maintenant, have fun avec ce nouveau personnage ! love2



Shadows on the Light
« they said you only live once. i say, they don't knew us, they don't knew what we are I said, we only live what we want. » 
Lanaya Blake
Psi
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Lanaya Blake
Dim 6 Oct - 15:53
Rebienvenue a toi haha ! love2
Thomas Kray
Outs
J'ai posté : 443 messages et j'ai : 213 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Tom Hardy et pour finir je crédite : Moi

Thomas Kray
Dim 6 Oct - 16:24
OMG OMG OMG OMG OMG OMG je suis tellement content que tu te dédoubles encore
Rebienvenue !!! love2 love2 love2



Et tu continueras à porter mon monde sur tes épaules

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Mia L. Kingsley
Broad
J'ai posté : 1607 messages et j'ai : 150 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Leighton Meester et pour finir je crédite : Eilyam (av) | crack in time (sign)

Mia L. Kingsley
Dim 6 Oct - 16:34
re-bienvenue :)


Sometimes I'm happy
Sometimes I'm quite mad
© crack in time
Carter L. Vaughn
Delta
J'ai posté : 1901 messages et j'ai : 164 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Madelaine Petsch et pour finir je crédite : Avatar par Tennessee. & Signature par Magma.

Carter L. Vaughn
Dim 6 Oct - 18:39
Rebienvenue sur le forum Bitch, I run this show ☆ Rebecca 1755252224


We can't get enough
→ We all have to see what we've become. Waiting on chances so far gone. Hoping our answers light the dark. Praying someday soon we'll understand. As we search for the promised land.
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Bitch, I run this show ☆ Rebecca
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