Scent of Scandals a besoin de vous !
Votre avis compte plus que tout afin de nous aider à nous améliorer. Ici vous en saurez plus !
Newsletter numéro 49
De nouvelles choses à découvrir dans ce sujet ! Laissez un petit commentaire et surtout, restez chez vous ! love2
Nouvelle Intrigue
Le forum se met à la page avec une intrigue sur mesure !
Un vote toutes les deux heures, ICI & ICI & ICI & ICI !
Une fois que c'est fait, venez poster dans ce sujet pour gagner 12$ ⌜FB⌝ Anticonstitutionnellement Feat. Axel (Mars 2019) 1529876038
Le Deal du moment : -16%
Télétravail : PC portable Lenovo V145-15
Voir le deal
259.99 €

Partagez

⌜FB⌝ Anticonstitutionnellement Feat. Axel (Mars 2019)

GOOD MORNING AMERICA :: Flaskback & Flashforward
 :: Flashback & Flashforward
Dante Romano
Times
J'ai posté : 233 messages et j'ai : 137 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Will Higginson et pour finir je crédite : ETOILE VAGABONDE. (ava) bat'phanie (sign)

Dante Romano
Jeu 28 Nov - 19:30
 

Axel M. Palmer & Dante Romano


Anticonstitutionnellement

Dante, ce nom bien banal mais qui prenait un tout autre sens lorsque nous ajoutions son nom de famille : Romano. Il prenait plus d’important aux oreilles, n’étant pas connu de tous, mais pas complètement inconnu non plus d’un univers en particulier : le domaine de l’art, de la peinture d’avantage. Il avait mis longtemps avant d’arriver à un tel résultat, grâce à nul autre que ses propres efforts, ses acharnements et à son art, à une partie de son âme. On ne l’appréciait pas pour son argent, pour son statut, mais pour ce que ses doigts créaient. Il y avait de quoi être fier, lorsque ça venait de soi-même, et non pas de car il avait acheté l’appréciation, triché, en quelque sorte du moins, à ses yeux. Ce qu’il pouvait mépriser les artistes sans talents, qui étaient simplement là grâce à leurs contacts, grâce à l’argent de papa et maman. Des œuvres vide à ses yeux, qui ne connaissait rien aux réelles émotions, à la sueur et au travail à s’en cracher le cœur pour monter les échelons et jouer sauvagement du coup. Il n’était jamais passé sous les bureaux lui, pour obtenir quoi que ce soit.

C’était donc avec ce sentiment de joie qui n’avait plus de fin, qu’il s’était levé ce matin-là. Il n’avait pas la moindre once de stresse dans son corps, loin de là. Il appréhendait la soirée, avec raison. Une exposition d’artistes diverses dans laquelle il faisait partie. Il allait gagner un peu plus à se faire connaître, qui sait. Il appréciait ce genre d’événement pour rencontrer de nouvelles personnes, de nouveaux artistes tout aussi bien. Il adorait les gens, après tout, ou du moins c’est ce qu’il croyait. Lui et son angoisse de solitude. On ne pouvait réellement savoir.  Dans tous les cas il n’avait pu s’empêcher de laisser son inspiration occuper son temps en cet après-midi. Il avait fait un effort pour tenter d’enlever la peinture, pour être habillé tout propre pour la soirée. Pas très confortable, mais une fois de temps en temps n’allait pas le tuer, après tout. Il avait certainement oublié quelques traces de peinture malgré tout, ne le remarquant qu’en quittant. Un dernier petit coup d’œil au miroir pour y voir que son oreille avait une trace de bleu et de vert, un petit peu de blanc aussi au niveau de son cou. Ah et puis merde, ce n’était pas comme s’il en avait quelque chose à faire, réellement. Ça faisait partie de lui après tout. Take it or leave it. Il laisserait un autre humain tenter de l’enlever si jamais. Ce n’était pas comme s’il avait en horreur la salive. Au nombre de conquêtes qu’il s’était tapé hein ça serait un peu contradictoire.

Il avait pris un taxi juste au cas, sachant qu’il y aurait de quoi nourrir et abreuver les humains lors de ces soirées. Ce qui voulait dire qu’il comptait bien en profiter. Il avait mis son mode de charmeur dès qu’il eu mis les pieds dans la galerie. Loin d’être un anti-social introverti, il avait fait le tour des artistes, s’amusant dans ce qu’il pouvait appeler, son terrain de jeu dès l’ouverture officielle de la soirée. Son terrain de jeu car il adorait ça, prendre un petit bain de foule, faire de nouvelles connaissances, parler de son art surtout. Et pourquoi pas charmer aussi. Je dis ça juste comme ça. Surtout pas car il venait de voir un jeune homme, qui se méritait un 10 avant même d’avoir eu la chance d’ouvrir la bouche. Il n’était pas moche quoi. Et Dante venait de quitter le petit groupe, mine de rien, pour se diriger en douceur vers sa nouvelle cible. Il le dégustait sans la moindre sagesse de loin. Et ses oreilles venaient de capter une critique dans une langue si peu parlé ici, mais qu’il connaissait bien. Et Dante, il était un petit comique. Un peu rieur, décidant de faire une présentation qui sortait un peu de l’ordinaire. « Croissant… » Ah mais oui. Il parlait français, il se devait d’aller dans les stéréotypes classiques. Mais il semblerait bien qu’il vienne de tomber sur une personne capable d’humour, le suivant dans sa petite connerie ou était-il en train de le tester. Dans tous les cas, le gens environnant ne devait pas comprendre un traite mot de ce qu’ils pouvaient bien dire, et encore moins faire. Après tout, ils ne faisaient que s’échanger des mots, français, sans phrase ni but ni suite logique. Avant que l’artillerie lourde ne sorte, et que le mot anticonstitutionnellement ne soit prononcé. « Dites le dix fois de suite. » Il avait enfin fait une phrase complète, avec un rire en prime, comme quoi il avait passé le test de la langue française. « Bon ça va t’as gagné. Mais si on joue au mot le plus long, j’vais te sortir élastique… Je dois admettre que cette rencontre fait partie des plus divertissante que j’ai eue. » Ce qui était 100% vrai, en plus. « Je suis Dante Romano, enchanté de faire votre connaissance. » Eut-il dit avec un reste de rire et l’apparition de son sourire bien charmeur.  
(c) crackle bones

@Axel M. Palmer
     
Axel M. Palmer
cent admin
J'ai posté : 2197 messages et j'ai : 256 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Nicolas Simoes et pour finir je crédite : (c) signature Magma. (c) avatar MORPHINE

Axel M. Palmer
Mar 3 Déc - 14:26

Anticonstitutionnellement
⌜FB⌝ Anticonstitutionnellement Feat. Axel (Mars 2019) Tumblr_ocy7moMB3I1s1juqco4_250
C’est pas si difficile de faire comme tout le monde. De se mettre sur son trente et un, de se pavaner entre les toiles et porter un oeil critique sur des diverses oeuvres. Sauf que de un, tu préfères largement arborer un look plus bohème souligné avec plusieurs bagues. De deux, tu n’es pas un fin connaisseur en art et de trois … tu es franchement paumé. Sérieusement, pourquoi tu as accepté cette invitation ? Ah oui, pour faire plaisir à une amie. Faut dire qu’après le départ de Marylou en Autriche, tu t’es senti fatalement seul dans ton appartement. Chuck Norris le chien est toujours là certes mais rien ni personne ne pouvait remplacer la française. Mine de rien elle t’avait apporté de la joie et de la bonne humeur. Elle était là quand tout allait mal avec ta soeur. Elle était à tes côtés quand tu t’étais posé des questions sur ta sexualité. Cette épreuve tardive de la découverte de soi, tu l’avais traversé avec elle. Et même si jusqu’à présent tu es toujours perdu dans ton orientation, tu te sens beaucoup mieux mis à part le fait que la solitude te fait chier. C’est ainsi que tu as accepté l’invitation d’une amie peintre. Elle t’avait vendu ses toiles les qualifiant d’une merveille sauf que … tu ne vois pas la merveille dans ses lignes de couleurs un peu trop abstraites pour toi. Amoureux de la philosophie, la politique et la psychologie, tu pensais pouvoir trouver une quelconque signification qui, jusqu’à l’heure actuelle, demeure absente. Tu as beau regardé ladite oeuvre dans tous les sens, tu comprends rien. Tu trouves cela même Putain c’est moche et vide. C’est un coquelicot ça ? Voilà. Tu as parlé peut-être un peu trop fortement. Heureusement que tu l’as fait dans ta deuxième langue, un de tes nombreux tics. Un tic qui ne tombe dans l’oreille d’un sourd. Croissant. Tu hausses un sourcil tout en tournant la tête sur le côté. Un jeune homme, un peu trop charmant se tient en face de toi. Le mot qu’il a prononcé n’est pas anodin, tu le sais. Français, tu connais les standards de ta langue et surtout les mots les plus difficiles à prononcer surtout pour des étrangers. Milles-feuilles. Contre toute attente, il répond du tac au tac, poussant tes lèvres à s’étirer dans un petit sourire non sans riposter. A vous voir ainsi, tenant une conversation qui n’a ni queue ni tête, on aurait dit que vous vous connaissez depuis longtemps alors qu’en réalité, tu ne l’as jamais vu auparavant. Anticonstitutionnellement. Il faut le répéter dix fois. Tu grimaces, te mettant à ricaner. Ca risque de prendre un temps fou. Et la palme de la deuxième phrase constructive te revient de droit. Tu es tout de même prêt à relever le défi même si le jeune homme t’épargne cette peine. Non sans sourire, tu hoches de la tête signe de ton approbation ; c’est bel et bien la rencontre la plus divertissante qui soit. En plus, tout comme toi, le brun avait parlé dans un français parfait, sans accent. Plaisir partagé. Cela n’empêche que tu es intrigué Axel ; son nom ne sonne pas tout à fait français et tu as l’impression de l’avoir déjà entendu. Tu creuses dans tes souvenirs tout en lui tendant la main. Axel Palmer … Mais je vous connais. D’où ? Telle est la question. Glissant un index sur tes lèvres, les yeux plissés, ceux-ci viennent à s’ouvrir alors que tu pousses un petit “ah” exclamatif. Je m’en rappelle. L’auteur de cette toile ne vous porte pas sur son coeur. Dis-tu avec un petit sourire amusé. Elle t’avait parlé d’un “jeune homme qui lui avait piqué son crush du moment”. Sur le coup, ça t’avait bien marré même si tu t’étais contenté d’arborer une mine désolée face à elle. Dites, selon vous, c’est quoi ce truc ? J’ai beau essayé de comprendre … je ne vois que des formes dessinées par hasard. Et puis bon, tu te casses le cul inutilement. Tu n’aimes pas ce qu’elle fait, c’est subjectif. Haussant les épaules, tu quittes la toile des yeux pour les poser sur le brun. Vous êtes peintre aussi. Ce n’est pas une question mais une constatation. Tu fais signe vers les couleurs de peinture sur son oreille et son cou. Faut dire que tu es observateur et le physique du jeune homme te pousse à le contempler soigneusement. Vous avez des toiles exposées ? Mine de rien, tu as franchement envie de découvrir “ses talents”. Tu es presque certain que son art trouvera grâce à tes yeux en tout cas, beaucoup plus que celui de la jeune femme. Une jeune femme que tu oublies même l’existence à cet instant précis. Et puis, elle semble introuvable. Si au départ t'avais en tête d'aller la chercher à présent, cette idée ne t'attire plus vraiment.




You don't own me
▂ I've seen a rich man beg, i've seen a good man sin, i've seen a tough man cry. I've seen a loser win and a sad man grin. I heard an honest man lie.

Merci !:
 

Dante Romano
Times
J'ai posté : 233 messages et j'ai : 137 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Will Higginson et pour finir je crédite : ETOILE VAGABONDE. (ava) bat'phanie (sign)

Dante Romano
Sam 21 Déc - 0:49
 

Axel M. Palmer & Dante Romano


Anticonstitutionnellement

Il faut admettre qu’après un commentaire de la sorte, il n’y avait pas que sa beauté qui lui avait donné cette envie d’aller faire sa connaissance. Étrangement les critiques de ce genre, ça le faisait rire. Bon parfois les gens, ils avaient raison. Ce n’était pas parce qu’on se disait artiste, que c’était vrai. Du moins pour lui, à ses yeux, c’était bien plus que de créer quelque chose. Il fallait y mettre son cœur, son âme, ses émotions, sa sueur et parfois même son sang. Il y en avait qui parfois se contentait de peu, presque un peu comme de la peinture à numéro, qui ne faisait que s’inspirer des autres, en ne sachant pas s’inspirer d’eux-mêmes, ou alors de ce qu’ils avaient autour d’eux. Après, il restait conscient que tous les goûts étaient dans la nature, mais sa vision personnelle de la chose, était bien précise. Il n’aurait rien contre une bonne discussion pour tenter de le faire changer d’avis. Mais pour l’instant, il avait bien mieux à faire. Soit s’amuser. Et tenter de voir quel type de critique pouvait-il avoir devant lui. Certainement pas un qui en faisait son métier. Car ils avaient tendance à utiliser beaucoup trop de mots et un texte à n’en plus finir pour justement dire : Putain c’est moche et vide. Ce pourquoi il avait osé une approche différente.

Qu’il n’eût certainement pas regretté, car le jeune homme embarquait avec lui dans sa petite connerie. Dans une bataille qui n’avait autre gagnant que l’amusement. Il est vrai qu’on aurait dit qu’ils se connaissaient, alors que c’était si loin d’être le cas. « J’admets que ça risque d’être long. Vous croyez en avoir terminé avant la fermeture?   » Petit comique. « Bon par contre, aux oreilles des autres, ça pourrait sonner comme une incantation à force de répéter le même mot à plusieurs reprises. Manque plus que la petite danse et vous êtes assuré d’avoir la paix de votre espace personnel, voyons positif! » Il partait parfois un peu trop loin dans ses délires, que voulez-vous. Il avait l’âme d’un artiste, qui manquait de filtre et qui se laissait guider pas son imagination la majorité du temps. Au moins, pour le moment, ça ne faisait pas fuir le jeune homme.

Ce dernier qui d’ailleurs, venait de partager son nom, bien rapidement inscrit dans la mémoire de notre italiano-franco. Et si au départ il avait affiché un sourire parce qu’il disait le connaître, ce dernier s’effaça bien vite pour une pointe de déception. « Dommage… Ce n’est jamais une bonne chose que de se faire reconnaître par la faute de la haine d’un autre. C’est plutôt mal parti pour moi. » Bon tout n’était peut-être pas perdu après tout. Sauf que la curiosité venait de le pousser à faire des petits yeux pour y voir le nom de la dite personne. Il avait fallu lui laisser quelques temps de réflexion tout de même avant de capter ce petit événement. Bonjour le haussement d’épaules classique du je m’en foutisme. « Ce n’est pas de ma faute si j’ai plus de charme qu’elle. J’ai peut-être accidentellement emprunté pour une nuit, un humain qu’elle convoitait tant. Après je l’ai laissé en bon état, elle est libre de le reprendre. Vous pourriez la convaincre que j’ai fait un test de qualité ? Pour racheter la paix? »  En tout cas on ne pouvait pas dire qu’il manquait d’imagination pour trouver des excuses ou des explications. Voyons voir comment il allait s’en sortir avec la question lancée. Le retour de ses yeux pliés à la découverte de la toile. « Hum…  J’imagine que ce que nous devrions observer est plutôt ce qui se trouve dessous. Je suis certain qu’elle a dû créer un paysage magnifique, mais que le reste n’est que l’œuvre de sa malchance. Elle a dû perdre pied dans son plancher, amenant avec elle sa toile dans un chaos de peinture. Après j’admets que je peux comprendre la frustration de devoir tout recommencer. Par contre le titre aurait dû être : fuck this shit. » Ah pas si mal. Quoi que terrible explication. Il avait la petite sueur froide de sentir la présence de la demoiselle dans son dos et de se faire détester à tout jamais.

Mais fort heureusement, après vérification ce n’était pas le cas. En espérant que ce cher Axel ne lui raconte rien. Celui qui avait retrouvé toute son attention, à la simple constatation. Ce petit geste qu’il suivait pour deviner aisément qu’il avait dû faire un petit oubli. « Est-ce que ça compte si je dis moi? La peau fait un médium très agréable aussi. Après pour le titre, il n’a rien d’extraordinaire : Peintre idiot ne sachant pas se laver. Ou encore : Petit oublis. Ou : Marque de commerce de Romano. Parce que c’est un fait chez moi. J’ai toujours de la peinture quelque part sur le corps. C’est ma passion après tout. » Ça avait l’avantage d’appuyer la confirmation. « Plus sérieusement, oui j’en ai quelques-unes. Autrement je me serais épargné le déguisement de bourgeois. » Parce que ce l’était, pour lui. Ne vous en déplaise. « Je peux vous offrir une séance de peinture en live si vous voulez. Un peu plus tard peut-être ? » Ah il me semblait. Comme s’il allait résister à l’appel du charme plus longtemps. Son air le démontrait plus que bien, malgré que son ton reste dans le mine de rien, alors que ses pas se dirigeaient vers sa section pour démontrer son art au jeune homme. « Je suis ouvert aux critiques ceci dit. Ne vous gênez pas. Bon après si je commence à pleurer faut arrêter. » Chose qui n’arriverait pas. Il était capable d’en prendre, lui qui avait l’âme aux débats, aux discussions, convaincu qu’il pouvait toujours en sortir plus grand, qu’il gagne ou pas. Bon après il avait bien hâte malgré tout de savoir si son art allait plaire ou non au jeune homme. Au moins son style n’était pas dans l’abstrait. Du moins, pas complètement. Il laissait une chance aux spectateurs de deviner les formes, appréciant user de modèles, sans pour autant les empêcher d’imaginer ce que bon leur semblait. Une toile parlait d’une manière différente à tous et chacun.  
(c) crackle bones
     
Axel M. Palmer
cent admin
J'ai posté : 2197 messages et j'ai : 256 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Nicolas Simoes et pour finir je crédite : (c) signature Magma. (c) avatar MORPHINE

Axel M. Palmer
Lun 20 Jan - 17:12

Anticonstitutionnellement
⌜FB⌝ Anticonstitutionnellement Feat. Axel (Mars 2019) Tumblr_ocy7moMB3I1s1juqco4_250
Atypique. C’est l’adjectif idéal pour résumer cette nouvelle rencontre. En débarquant dans cet endroit totalement inédit pour toi Axel, tu ne t’es pas imaginé ne serait-ce qu’une seule seconde, pouvoir tomber sur ce jeune homme. Il est à la fois charmant, agréable à regarder et surtout un blagueur inné. Pour commencer, il a inauguré une sorte de bataille de mots clichés pour les français et imprononçables pour les étrangers. Sans l’avoir réellement calculé, tes lèvres s’étaient mises à répondre, comme si elles étaient possédées. Ou peut-être, avais-tu finalement envie d’un peu de légèreté dans un univers si constipé ? Quoi qu’il en soit, tout ce qui sort de la bouche du jeune homme ne fait qu’accentuer ton rire. Et même si tu as cette manie de ne jamais dévoiler ta dentition plus par habitude que par complexe, le son qui quitte ta gorge est sincère ; l’homme est une source de diversion. Faut dire aussi que tu n’as jamais rencontré une personne comme lui. Ton rang et ta façon sérieuse à aborder la vie empêchent toute sorte d’amusement, probablement. Quoi qu’il en soit, tu le suis dans son humour, secouant lentement de la tête quand il parle d’incantation et de paix. Ou bien ils me prendront pour le prochain Voldemort. Evitons, évitons. Oui vraiment, tu voudrais éviter cette mise en scène quand bien même, le fait de l’imaginer, t’emplie d’une sorte d’euphorie. Tu n’as pas ressenti cette allégresse depuis un moment. Depuis longtemps en vérité. Et pourtant, si on creuse un peu et si on dépasse cette première impression sévère que tu envoies au reste du monde, on peut deviner un jeune homme doté d’une âme enfantine, muni d’humour. Humour pourri certes mais présent quand même.

Alors que les présentations sont faites, tu avoues, sans préavis, connaître le brun. Tu te rappelles comme si c’était hier. Faut dire que le récit t’avait marqué non pas pour les raisons qu’on s’imagine mais plutôt par curiosité ; quel est donc cet homme qui a volé le crush de ton amie ? Comment est-il, physiquement ? Qu’a-t-il de si attrayant ? Maintenant, tu peux répondre sans aucun souci à ses questionnements. Ce Romano n’est pas qu’une belle carapace. Il est aussi fort sympathique qui donne envie qu’on le colle, avide d’en savoir plus sur lui. Et c’est une expérience que tu vis actuellement Axel. Tu ne ressens pas l’envie de trouver une issue de sortie. Aucune envie de t’éterniser à chercher ton amie non plus. Tu préfères plutôt continuer à le regarder, écoutant avec amusement ses excuses quant à cette affaire de “coeur” ou disons plutôt de corps, dans ce cas. Hum … Vous le direz vous-même, elle est derrière vous. Tu places une main sur tes lèvres afin de t’empêcher de rire encore plus fort. Ok, c’était une mauvaise blague mais il ne semble pas du genre susceptible alors tu te permets de le secouer un peu. J’imagine qu’elle voulait de l’exclusivité. Et puis ça m’étonne pas qu’il désire un autre bout de vous et qu’il l’ait déjà oublié. Tu es franc et parfois cette qualité devient un défaut. Ta franchise peut blesser alors que tu te contentes de dire ce que tu penses ; selon toi, Romano est bien plus intéressant que la jeune femme. Maintenant que t’y penses, elle n’a été qu’un substitut de ta meilleure amie. Tu ne l’apprécies pas pour elle non, elle te permet juste de ne pas penser à ta solitude. Des mondes vous séparent et vous différencient. Et la modestie ne semble pas faire partie de son quotidien. Elle t’avait vendu un talent incomparable alors que tu es affronté à un amas de connerie. D’ailleurs l’analyse de Dante est tellement absurde qu’elle peut être véridique. Ca te rassure aussi. Tu n’es pas connaisseur en peinture mais au moins tu as du goût et le goût ne semble pas présent dans cette toile. Tu préfères ainsi oublier son existence et te focaliser sur les marques de peinture présentes sur le corps du jeune homme. Fidèle à lui-même, ses explications ne te décoivent pas. Tu trouves même pertinent de conclure avec : Je vois je vois. Mais je trouve ça, charmant. Et c’est le mot bourgeois qui te fait tiquer. Un déguisement bourgeois. Maintenant qu’il le dit, tu remarques l’accoutrement de tous les invités constitués de costumes de marque. C’est surtout sa manière de le dire qui t’intrigue, comme s’il avait une dent contre la bourgeoisie. Une question que tu gardes bien au chaud, pour le moment, tu veux bien découvrir son univers. Oh non rassurez-vous, je ne suis pas un bon critique. Puisque tu ne t’y connais pas. Tu fonctionnes au coup de coeur et quand tu débarques devant l’une de ses toiles, on peut dire que tu ressens comme une sorte de connexion. Une séance d'hypnose non désirée et pourtant inévitable. Ok … je vois. Tu te grattes le haut de ton crâne après avoir regardé tous les détails, même si tu as l’impression d’en manquer d’autres, pleins d’autres. C’est déroutant en fait. A première vue, je ressens l’envie de m’attarder sur ces toiles juste parce que c’est coloré. Mais quand je regarde davantage, je vois des détails calculés et je lis une histoire, un mélange qui devient enfin de compte hypnotique. Détachant difficilement des yeux la toile, tu regardes son auteur. Un peu comme vous en fait. Cette franchise dont tu es doté, se manifeste encore une fois. Sans que tu n’éprouves l’once d’un regret. Pourquoi donc, puisque tu dis la vérité ? Je comprends mieux le choix du jeune homme. A sa place t’aurais fait la même chose ; tu préfères largement la compagnie de Romano que ta pote. Cela dit, tes propos sont purement innocents et ne contiennent aucun sous-entendus. Déjà que tu ne relèves pas les sous-entendus. Mais bon, vous devriez vous contenter de ça, je ne m’y connais vraiment pas en peinture. Après tout je ne suis qu’un petit bourgeois évoluant derrière un bureau. Tu lâches le jeune homme du regard pour le poser sur la toile qui t’attire comme un aimant. D’ailleurs, je trouve qu’elle sera parfaite pour mon bureau. Qui veut clairement dire que tu l’achètes.




You don't own me
▂ I've seen a rich man beg, i've seen a good man sin, i've seen a tough man cry. I've seen a loser win and a sad man grin. I heard an honest man lie.

Merci !:
 

Dante Romano
Times
J'ai posté : 233 messages et j'ai : 137 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Will Higginson et pour finir je crédite : ETOILE VAGABONDE. (ava) bat'phanie (sign)

Dante Romano
Lun 24 Fév - 0:51
 

Axel M. Palmer & Dante Romano


Anticonstitutionnellement

Il n’y avait rien de plus encourageant pour lui que le rire. Le rire qui lui apportait cette petite fierté car il était la conséquence de ses conneries. Il avait son côté bien charmeur qui préférait s’y prendre par ce moyen et il y avait son côté grand gamin qui ne pouvait se refuser un amusement lorsqu’il se pointait le bout du nez. Dans tous les cas, Dante vivait ce que l’on avait pour habitude d’appeler, un renforcement positif. Ce jeune homme lui apportait un peu de fraîcheur dans cet endroit, rien de tel que de rencontrer la perle rare qui voudra bien embarquer dans un petit jeu aussi idiot, avec un inconnu. Une agréable rencontre, qui pouvait laisser croire que déjà, ils se connaissaient depuis un moment déjà, à les regarder aller. Le pire dans tout ça, c’était bien le contraire, de quoi rajouter ce petit plus à leur rencontre sortant de l’ordinaire. Après tout, il lui avait dit le mot croissant. Imaginez faire cette approche, au maire de la ville par exemple. Il doutait que le résultat serait un brin plus malaisant, mais Dante étant… Lui-même, il aurait trouvé le moyen d’en rire plutôt que de se laisser guider par cette émotion qui avait tendance en engloutir les gens dans ce cercle vicieux de malaise.

Ou presque. Car il faut croire que la petite blague de monsieur ici présent, venait de lui faire une crise cardiaque. L’image typique de surprise sur le coup, le sable mouvant qui semblait se réveiller sous ses pieds. Mais compte tenu qu’il avait plus d’un tour dans son sac, cette émotion démontrait le réflexe de la surprise plus qu’autre chose, son air malin, se préparant à l’attaque prochaine pour s’en sortir, sous cette touche de défi. Mais… Il venait de se retourner pour absolument rien, n’y rencontrant que le vide… Ou presque. Un petit contact visuel au passage d’une demoiselle, accidentel mais qui, avait malgré tout méritée un petit sourire charmant (et charmeur) de sa part avant son retour vers Axel. « Vous connaissez l’art des plaisanteries aussi ? Je dois dire que je préfère le vide à sa réelle rencontre. Il se trouve que j’ai trouvé bien mieux avec qui m’entretenir. Il ne faudrait pas qu’elle vienne tout ruiner avec une veille histoire de cœur. Du moins, dans son cas. » Ses histoires de cœurs bien à lui, étaient histoires du passés, et comptaient bien y rester, sans plus en créer.

Sentiment partagé? Dante en avait désormais la conviction, avec ce qu’il croyait être, ce nouveau petit jeu qui s’instaurait entre eux. Un jeu dans lequel il avait tellement l’habitude d’être, qu’il devenait un réflexe, comme le petit exemple de plus tôt. C’était son monde bien à lui, son univers dans lequel il fuyait sa solitude pour des rencontres parfois éphémère, parfois pas. Il espérait que ce ne soit pas le cas en cet instant, toujours autant attiré par ces personnes avec qui il s’entendait bien, avec qui il pouvait avoir plus que de la simple chaire pour un soir. Il lui arrivait parfois de vouloir plus, mais sans jamais tomber dans le côté sentimental, mais plutôt amical. Son sourire se fait un peu différent, son petit jeu de charme un brin plus sérieux sous la remarque. Il venait, après tout, en toute honnêteté, de lui avouer qu’il le trouvait charmant, n’est-ce pas. Dante ne chercha pas la réponse à son offre, sachant bien que ce n’était pas les occasions et son imagination qui allait lui manquer pour la chercher autrement. D’autant plus lorsque sa curiosité se pointait, de son désir de savoir que le jeune homme pouvait bien penser de sa toile. Il lui laissa son silence, préférant l’observer lui, de son regard lui accordant une attention toute particulière, que de regarder avec lui l’œuvre devant laquelle ils se trouvaient. Ils faisaient la même activité, il faut dire, Dante sous son œil artistique, s’attardant aux détails de son visages, à son profil et ses traits, qui changeaient au fil des observations et réflexions. Il savait contempler la beauté, à sa manière, sans plonger l’individu dans un malaise de se faire observer comme un vulgaire morceau de viande. Il n’en reste pas moins attentif aux mots prononcés, écoutant avec attention les commentaires. Touché oui, il ne compte pas se le cacher. Un double compliment en prime. « Je m’attendais plutôt à un j’aime, ou je n’aime pas. Mais vous pourriez bien être un bon critique. Apporter un peu de nouveauté à ces vieux rabougris qui ne comprennent pas grand-chose à l’art. » Les critiques, qui manquaient parfois de positivité dans leurs existences. « Après bon, l’art est une expérience en soi. C’est très subjectif. Au premier regard nous voyons une chose, au second autre chose. Elle prend un sens différent selon nos émotions aussi, tout dépendant de tant de choses. » Il se faisait parfois poète aussi, il faut croire. « J’imagine que vous comprenez un peu mieux pourquoi il est parfois si difficile pour un artiste de terminer complètement son œuvre. » Un regard vers la concernée, ses iris qui s’attardent sur un détail en particulier, laissant deviner une idée, une pensée de changement qu’il aurait pu encore y apporter. Sortit de ses songes par ce nouveau compliment, Dante exprimant en petit rire. « En tant normal on use de l’expression «  vous savez parlez aux femmes » mais ça fonctionne tout aussi bien avec moi. » Comme quoi, si son but était de charmer (chose qu’il ignorait de ne pas être le cas) il lui laissait comprendre que ça fonctionnait très bien avec lui. « Vous savez, ce fameux choix, il vous est tout à fait possible de le prendre à votre tour. » Et le voilà de retour, prenant cette occasion pour une nouvelle invitation.

Un petit bourgeois. Derrière un bureau. Le pauvre enfant. Une vie qui lui paraissait plus triste qu’autre chose. « Évoluant ? Ou plutôt enchaîné à celui-ci? J’imagine que le terme liberté vous est peu familier ? » Il avait cette tendance de ne trouver aucun plaisir à cet univers de bureau, de paperasse, de responsabilités. « Veuillez m’excuser, j’ai du mal à comprendre comment on peut être heureux dans un monde aussi demandant. Mais après tout, chacun ses trucs, comme on dit. J’ai aussi le défaut, d’encore apprivoiser le terme responsabilités du haut de mes 27 ans. » Ce n’était pas une bonne idée de se lancer sur ce sujet, après tout, ramenant le ton un brin plus léger et amusant. D’autant plus qu’il avait un futur acheteur, qui lui laissait comprendre qu’il n’avait pas un petit boulot du bureau. Un bien important, qui lui permettait de se payer des œuvres, des copies originales et uniques.  « Vraiment ? » Sous le ton de la surprise, trahissant ce fait qu’il ne s’y attendait pas. Il était plus dans le ton de la discussion, après tout. « Ça peut s’arranger si vous voulez. Je m’offre même pour vous la livrez en personne. » Une offre de bon samaritain? Plus ou moins. Il avait ce qu’on appelait, la curiosité de l’artiste. Du moins, de ceux qui étaient intrigués de voir dans quel milieu leur œuvre allait-elle vivre. « Gratuitement, bien entendu. J’avoue que la curiosité me pousse à voir de quoi elle aurait l’air dans une environnement différent. Bien entendu, ce n’est pas une obligation et vous êtes libres de la décliner. » Il aurait certainement la surprise de le voir en mode artiste aussi, si loin de son costume, mais bien plus près de son œuvre : couvert de peinture. Cette image le fit sourire d’ailleurs.   
(c) crackle bones
     


everything you can imagine is real
One eye sees, the other feels ▬ If being an egomaniac means I believe in what I do and in my art or music, then in that respect you can call me that... I believe in what I do, and I'll say it.
Axel M. Palmer
cent admin
J'ai posté : 2197 messages et j'ai : 256 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Nicolas Simoes et pour finir je crédite : (c) signature Magma. (c) avatar MORPHINE

Axel M. Palmer
Sam 14 Mar - 16:47

Anticonstitutionnellement
⌜FB⌝ Anticonstitutionnellement Feat. Axel (Mars 2019) Tumblr_ocy7moMB3I1s1juqco4_250
La condition humaine voudrait que les codes sociaux soient respectés ; garder ses distances avec autrui, ne pas s’ouvrir à un total étranger, mettre une barrière entre soi et les autres et la liste est bien trop longue pour l’énumérer dans sa globalité. Ces protocoles anthropologiques, tu les as toujours respecté non pas par obligation mais par conviction. Tu es de ceux qui gardent leurs jardins secrets, qui ne se dévoilent jamais, ne désirant en aucun cas violer leurs propres principes. Là, tu fais une entrave à tes règles. Tu les bafouilles, le sourire aux lèvres. Pire encore, tu fais même preuve de plaisanterie comme si cet homme en face de toi, tu le connais depuis des années. Comme si tu connaissais chaque bribe de son âme, chaque parcelle de son vécu. C’est la surprise humaine qui te donne envie de t’ouvrir et d’agir d’une manière inédite. Dante a ce pouvoir sur toi et au lieu de chercher pourquoi et comment, tu te contentes de profiter. Profiter de sortir de ta zone de confort et d’être une personne différente de celle que tu montres au monde entier. Et plus il réagit positivement à tes blagues, plus la sensation d’aise s’intensifie et s'amplifie, créant des ailes de complaisance dans ton dos. Alors tu ris à sa surprise et à ses mots. Tu le regardes de tes billes claires et brillantes. Tu enfermes le Axel rigide dans le placard pour une enveloppe plus décontractée et plus assurée aussi. Ca te plait. Vraiment, ça te plaît d’être avec le jeune homme alors que, concrètement, tu le connais depuis quelques minutes top chrono.

Vous laissez derrière vous cette histoire de coeur et de corps pour partir à la recherche d’une histoire d’esthétisme. Et cette histoire, tu la trouves dans ses toiles à lui. C’est ça, elles communiquent avec toi, t’offrant des contes que tu écoutes, que tu avales sans ménagement, sans scrupule. Tu aimes être surpris Axel, un peu comme tout le monde, certainement. Et cet homme, t’offre cette allégresse dans des tableaux riches en émotions. Tu ne te caches pas derrière des critiques philosophiques et barantes sur la vie et la mort. Non, tu n’es pas comme ça. Toi, ta franchise est à son paroxysme et tu ne la caches pas derrière l’envie d’impressionner ton monde. Tu es un homme simple. Un homme amoureux de la beauté telle que tu la connais. Cette beauté, subjective, tu la retrouves justement contre toute attente. Non je dis juste ce que je ressens et je pense que c’est important pour un artiste de savoir ce que ses oeuvres sollicitent chez les êtres humains. Pourquoi nous contenter d’aimer ou de détester quand on peut faire plus. Parce que selon toi, il n’y a pas que du noir et du blanc. Il y a du gris aussi ainsi qu’une palmarès de nuance et de couleurs. Avouer aimer, détester une oeuvre sans chercher plus loin, sans chercher ce qu’elles éveillent en nous, est régressif que ce soit pour l’oeuvre en elle-même ou pour son auteur. Tu hoches de la tête à ses mots. Tu comprends très bien ce qu’il dit puisque tu vis avec tous les jours. Ton travail est derrière un bureau certes mais ce boulot te pousse aussi à cohabiter avec des artistes, des dessinateurs. Tu en as vu des couturiers déprimer parce qu’ils n’ont pas réussi à terminer un costume. Tu en as vu d’autres accablé parce que l’inspiration n’était pas au rendez-vous. Tu connais ce monde, tu l’apprivoises tous les jours. Oui je sais. Mais j’imagine que c’est mieux dans ce cas de ne pas forcer et de garder l’oeuvre comme elle est au lieu de vouloir la terminer à tout prix. Pas besoin d’achever quelque chose pour apprécier sa beauté voire même le message que son auteur essaie de transmettre. Tu hausses les épaules. En parlant ainsi, ça te semble si évident alors qu’au fond, tu sais que c’est bien plus compliqué que ça. Et là, tout de suite, tu as ta part de “complication”. Oui, en effet, tu ne sais pas comment interpréter les mots de l’homme. Parler aux femmes ? Le choix ? Il y a comme un malentendu que tu n’arrives pas encore à déceler. Toi Axel, tu laisses ta franchise engloutir tout ton être, envoyant sans le vouloir, des signaux erronés. Ne sachant pas trop quoi répondre, tu esquisses cette fois un sourire malaisé, rivant ton regard sur ladite toile. Tu as manqué un épisode, visiblement. Mais lequel ? Telle est la question. Préférant ne pas y revenir, tu avoues vouloir acheter cette oeuvre qui ira à merveille dans ton bureau derrière lequel tu évolues. Des mots qui sortent de ta bouche avec la même spontanéité qui pour la première fois, se heurtent à un mur de préjugés.

Vraiment, tu n’apprécies pas cette attaque parce que le jeune homme ne te connaît pas. Il semble avoir un sens prédéfini de la liberté, telle qu’on la clame dans les oeuvres les plus appréciées. Telle qu’on la détermine dans la société. Et au fond, ça te fait sourire. Il s’excuse et toi, tu lèves légèrement la main comme pour lui demander d’arrêter. Ne vous excusez pas, je ne vous en veux pas. Vous avez sûrement votre définition de la liberté, qui se veut universelle. Mais vous oubliez un détail ; la liberté est relative. Ce qui vous semble être des chaînes, pour moi sont la clé vers ladite liberté. Et remarquant que cette discussion commence à devenir un brin gênante, tu ajoutes avec un air qui se veut détendu. Mais si vous avez utilisé cette tournure pour m’apprendre votre âge … sachez que j’apprécie la démarche. Tout a si bien commencé entre vous. Tu n’as pas envie de zones d’ombre que tu essaies d’éliminer avec tes mots et ton sourire passablement amusé. Surtout quand il s’exclame suite à ton aveu de vouloir acheter la toile. Oui, vraiment. Tu commences même à sortir ton portefeuille pour récupérer ta carte bancaire. Tu as eu un coup de coeur pour l’oeuvre et tu n’as pas envie de la laisser filer sous tes yeux. Tu ne sais pas comment ça marche et tu voudrais bien lui poser la question sauf qu’il te devance. Il parle de la livrer personnellement et gratuitement. Une proposition que tu apprécies plus que de raison. J’accepte. J’avoue que la curiosité me pousse à vous voir dans un environnement différent et dans des habits moins conventionnels. Oui tu as fait exprès d’utiliser la même formule que Dante, probablement pour détendre l’atmosphère et lui confesser, indirectement, ton envie de le revoir. La carte bancaire sans une main, tu utilises l’autre pour faire sortir une carte visite de la poche interne de ta veste. Tu lui tends la carte au design sombre, sobre et où on peut lire ton nom au complet ainsi que ta profession, ton numéro professionnel et l’adresse de ton entreprise. C’est le dernier étage mais, attendez. Cette fois, tu fais sortir un stylo sommeillant dans ta poche et un petit bloc note sur lequel tu notes des chiffres. C’est mon numéro personnel, ça vous évitera de passer par ma secrétaire. Ceci fait, tu demandes ce que tu voulais demander depuis un moment. J’imagine qu’il faut que j’aille à la réception pour finaliser l’achat ? Du moins, tu ne vois pas un autre moyen. Tu ne t’arrêtes pas là Axel. Cet épisode de bureau et de chaînes continu de circuler dans ton esprit. Hum. Vous avez quoi contre la bourgeoisie et les hommes de bureaux ? Et maintenant que tu as compris le penchant de l’homme vers ses congénères, tu ajoutes. Une histoire de coeur ou de corps qui a mal terminé ? Ou peut-être que tu utilises cette curiosité pour passer plus de temps en sa compagnie.





You don't own me
▂ I've seen a rich man beg, i've seen a good man sin, i've seen a tough man cry. I've seen a loser win and a sad man grin. I heard an honest man lie.

Merci !:
 

Dante Romano
Times
J'ai posté : 233 messages et j'ai : 137 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Will Higginson et pour finir je crédite : ETOILE VAGABONDE. (ava) bat'phanie (sign)

Dante Romano
Sam 21 Mar - 0:39
 

Axel M. Palmer & Dante Romano


Anticonstitutionnellement

C’était peut-être bien pour cette raison que Dante aimait tant l’humain, était tant sans la moindre gêne pour faire des rencontres qui allait garnir l’aventure de sa vie, les chapitres de son histoire. Dans le cœur d’un bohème, les limites sont abstraites et ne sont là que pour s’empêcher de vivre des choses. La raison même qui expliquait un peu plus son caractère si libertin, sans gêne, ne se faisant du sang d’ancre lorsqu’il faisait des mauvaises rencontres. Il ne s’en faisait pas, avec tout ceci, préférant mettre son énergie en d’autre lieux, d’autre causes. En cet instant? Il la mettait sur Axel, qui plaisait certes à son œil, mais aussi à son âme de grand gamin qui s’amusait en sa compagnie, comme si ce n’était pas la première fois qu’ils se rencontraient. Cette rencontre qui, ne faisait que l’encourager davantage à rarement appliquer la règle des limites, de la gêne, du politiquement correcte et des bonnes manières de se garder une grande gêne lors de nouvelle création de liens. Pour l’instant du moins, il n’en payait pas le prix. Plus tard par contre, si, quand même un peu.

Avait-il tenté de faire de lui un critique? Certainement pas, lui qui ne voyait pas l’utilité de ce métier. Payé pour dire son opinion, laver les cerveaux de ceux qui préférait croire tout ce que l’on pouvait lire plutôt que de se forger une critique propre à leur personne. Axel avait eu les bons mots, pour exprimer davantage ses pensées. « Je crois que vous avez tout à fait raison. Certes, les artistes créés d’abord pour eux-même, en cherchant à s’exprimer à travers une œuvre, à sortir ce qui les pèse, ce qui les inspire. Mais aussi pour moi l’art c’est un partage. Bien entendu mon but n’est pas de plaire à tous, mais si je peux aider certaine personne à travers mes coups de pinceaux, j’aurais au moins fait ça de bien dans ma vie. Un peu comme un livre, mais d’un niveau plus poussé et profond, car nous devons par nous-même trouver les mots de ce qu’elle créer en nous, qui nous porte à réfléchir. » Il avait de quoi parler, pour un artiste. Plus réfléchis qu’on pourrait le croire lorsqu’on apprenait à le connaître. Ce grand gamin, avide d’amusement, savait pourtant parler et s’exprimer en usant de termes et de mots plus poussé que oui ou non. Sa soif de savoir et curiosité qui avait poussé son autoapprentissage dans sa vie, mais aussi à travers ses diverses rencontres qui vinrent le nourrir lui et parfois son opinion, de diverses manières. Mais parfois, il rencontrait ses murs, ses obstacles qui le gardait dans cet état d’homme têtu.

Cette corde plus sensible qui avait été touché, ce sujet qui faisait parfois perdre raison, qui lui faisait mettre le pied hors des limites respectables et qui blessait aussi. Les mots qui étaient sortis tout seul, comme on dit, sans peser les conséquences, sans se soucier du reste. Si pour lui il était inconcevable d’apprécier un travail de bureau, il devait encore apprendre que ce n’était pas le cas de tous. Ce sujet sensible dans lequel il manquait de flagrante ouverture, peu désireux de sortir de son opinion pour comprendre, hanté par son rêve qui en quelque part, n’avait jamais été oublié et encore moins digéré. Il n’avait pas encore fait la paix avec ce qu’il avait vu comme étant une injustice dans ce chapitre de sa vie, l’ayant trainé depuis si longtemps qu’il faisait désormais une partie presque intégrale de sa personne. Fort heureusement, il est au moins conscient de la source de cette conviction, la connaissant bien pour lui avoir créé quelques soucis au courant de sa vie, des liens parfois brisés par la faute de son obstination. Il avait pris la peine de s’expliquer quelque peu à travers de simples excuses. Ce jeune homme qui ne cherchait pas à souffler sur la flamme de son volcan intérieur, gardant son ton bien banal en usant de mots qui pourrait porter à réfléchir. Le doute sur les traits de Dante, démontrant qu’il était conscient de ce fait mais qu’il avait du mal à simplement le concevoir. En son esprit il était plutôt persuadé que ces personnes se disant si heureuses, n’étaient en fait que victimes de lavage de cerveau de la société ou avaient simplement accepté leurs tristes sorts sans rien y faire pour y changer. Bien entendu, devant cette porte ouverte vers la fin de cette discussion pouvant si aisément déraillé, il avait préféré suivre cette voie et ne pas se lancer. Il savait parfois faire la part des choses, ne voulant pas ruiner une agréable rencontre pour ce qui était, pour l’instant, un détail.

Son air plus sérieux qui retrouvait son amusement, ce petit sourire en coin. « C’est une manière de le formuler un brin plus intéressant que les rencontres forcées à la petite école n’est-ce pas? Le nom complet, l’âge, la couleur favorite, le met, et parfois l’animal si on avait le temps. Vous savez deux choses sur ma personne, c’est un bon début. Le reste? Secret. » On savait tous que son animal favoris était le bonobo. Voilà c’est dit. Ces derniers dires avaient bel et bien une intention derrière, qui était partagé. S’il ne pouvait pas avoir sa séance de body painting après la soirée, il comptait bien mettre en œuvre des moyens pour revoir ce jeune homme. Sa première tentative réussie, son regard qui se posait sur la hâte d’Axel de faire de cette œuvre, sa propriété. « Ne vous en faites pas, elle est vôtre. » Comme quoi il n’était pas avide du sang qui coulait dans le corps de la société, ne comptant pas la offrir au prochain qui serait prêt à augmenter la mise. Il avait d’ailleurs sorti son marqueur pour y inscrire le prénom du jeune homme, officialisant les premiers pas de la vente. Un rire lui avait échappé à cette réponse, appréciant de plus en plus l’âme qu’il apprenait à connaître. « Vous n’aurez malheureusement pas droit à mes aises habituelles. Certes, vous aurez peut-être un peu de mal à me reconnaître, mais j’aurais au moins de quoi me couvrir complètement. » Il avait pour habitude de peindre avec rien de plus qu’un sous-vêtement sur le dos, tout pour l’aider à se recouvrir un peu plus de peinture.

Axel avait fini par lui tendre une carte, qu’il prit la peine de regarder pour y découvrir les informations importantes pour la livraison. Agréablement ajouté par des informations un peu plus personnelles, qui eurent le dont de le faire sourire. Il venait d’obtenir tout ce dont il avait de besoin pour le revoir si possible, après la dire livraison. « Bon j’imagine que vous ne me laissez pas le choix. Ma couleur favorite est le noir, mon met préféré est tout ce qui peut contenir des pâtes – je nourris le stéréotype italien mais que voulez-vous-. » Petit comique. « Vous pouvez directement faire affaire avec moi pour le paiement. Au moyen qui vous conviendra le mieux. Si vous préférez attendre le jour de la livraison je n’y vois pas d’inconvenance. Mais oui la réception est au cœur de tous les échanges. » Il ne prenait aucun risque à ses yeux, sachant bien lire qu’Axel était plus que désireux de clore l’achat pour obtenir l’œuvre. Et voilà le sujet qui revenait sur la table, chose qu’il aurait peut-être préféré aborder plus sérieusement une autre fois. Mais puisqu’il était lancé, autant y aller avec honnêteté. « Ni l’un, ni l’autre. Dans ce domaine spécifique, ce n’est pas moi qui fais des histoires. Je laisse le cœur pour les autres. Les corps sont bien plus aisément gérables, d’autant plus lorsqu’on énonce les intentions bien claires. » Il en racontait un peu plus encore sur sa personne, sur son mode de vie particulier qui pourrait choquer les plus romantiques. « Je vais tenter de faire une histoire courte pour les explications : Cette dite bourgeoisie est source de malheur. C’est l’argent qui gère le monde, qui gère le rêve, et non ce qui devrait être le talent, l’âme, l’humain. Mon rêve m’a tout simplement été arraché parce que je n’en avais pas les moyens. Parce que je faisais partit du petit peuple. Parce qu’un petit bourgeois me faisait compétition pour une bourse. Dont il n’avait certainement pas besoin. » On voyait bien ses traits un peu plus dur lors de son récits, ne démontrant que plus encore la sensibilité du sujet. « Je rêvais d’être chirurgien, figurez-vous. Étonnant n’est-ce pas? Et ce n’est pas grâce à l’argent si je suis ici. Mais bien à nul autre que moi-même. » Et ça, c’était là toute sa fierté, le retour de ses traits se faisant plus doux, plus empreint de cette joie de le souligner tout en restant parfaitement humble.  
(c) crackle bones
     


everything you can imagine is real
One eye sees, the other feels ▬ If being an egomaniac means I believe in what I do and in my art or music, then in that respect you can call me that... I believe in what I do, and I'll say it.
Contenu sponsorisé
⌜FB⌝ Anticonstitutionnellement Feat. Axel (Mars 2019)
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
GOOD MORNING AMERICA :: Flaskback & Flashforward
 :: Flashback & Flashforward
-
Sauter vers: