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Wild driving [Jensen C. Rider]

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Mercy L. Fitzbaum
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Mercy L. Fitzbaum
Mar 11 Fév - 22:15
Wild driving.

Ft. Jensen C. Rider


L’accident n’a rien de grave, mais il a revêtu une inéluctabilité qui fascinera Mercy pendant des années. Sa sœur cadette avait insisté pour la reconduire en voiture dans le Queens, assurant d’un ton péremptoire que la neige qui tombait à gros flocons ne l’inquiétait pas. Le beau-frère de Mercy a tenté de dissuader son épouse, en vain, mais sans doute avait-il un mauvais pressentiment. Mercy ne l’explique pas autrement, lorsqu’après avoir traversé à peine trois rues elle a senti la voiture neuve de sa sœur dévier doucement, échapper à tout contrôle et finalement s’encastrer obligeamment dans un marronnier centenaire. L’arbre ne s’en porte pas plus mal, ses branches remuent sous le vent avec indifférence, mais le capot du véhicule est enfoncé, comme une feuille de papier rageusement chiffonnée.

Ni Mercy ni Astrid ne sont blessées, elles roulaient à une vitesse réduite. Des deux, Mercy est la plus prompte à réagir, elle quitte la voiture, constate les dégâts. Il y a heureusement peu de passage dans cette rue, des personnes ayant assisté à l’accident depuis leur immeuble les interpellent, paraissent rassurés en voyant que toutes deux sont indemnes. Choquées, mais saines et sauves. Astrid met un certain temps à quitter le siège conducteur, ses mains tremblent et elle est pâle, Mercy songe avec une espèce d’horreur que sa cadette est enceinte de trois mois, un drame aurait réellement pu survenir.

Astrid est généralement une femme active et décidée. Néanmoins, sentir le volant lui échapper, ne plus avoir la moindre maîtrise sur sa voiture récemment achetée semble l’avoir tétanisée. Mercy la regarde et la voit debout, immobile, fixant la carrosserie endommagée, l’inutilité d’une voiture qui ne démarrera plus. La scène qui s’est jouée restera marquée dans sa mémoire, l’aînée des sœurs le perçoit. Aussi essaie-t-elle d’apaiser la situation : Mercy se dépêche d’amener Astrid en sécurité sur le trottoir, la forçant à s’asseoir sur un muret pendant qu’elle-même déploie le triangle de sécurité et recherche fébrilement le nom d’un garage sur son smartphone. De lourds flocons de neige fondante tombent toujours autour d’elles, aériens. Leur chute est droite, à peine déviée par le vent, et absolument neutre.

Un certain garage Clint, situé à proximité, répond à l’appel de Mercy. Elle s’entend promettre l’arrivée d’un mécanicien sous peu, probablement avec une dépanneuse. En raccrochant, Mercy voit la scène et est surprise du calme qui s’en dégage : elle n’est pas certaine qu’en percutant le marronnier la Fiat 500 ait produit beaucoup de bruit. Les personnes qui sont sorties de l’immeuble pour s’assurer que tout allait bien leur parlent doucement, un homme leur a offert du thé sorti de son Thermos. Le soir tombe progressivement sur New York, un beau soir avec une lumière dorée descendante. Mercy, en buvant un peu de thé chaud, ne ressent ni colère ni chagrin. La terreur s’est dissipée rapidement, elle est vivante et sa sœur également. Il lui semble qu’il s’agit du principal.
Jensen C. Rider
ndm
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Jensen C. Rider
Jeu 13 Fév - 22:32
C’était une fin de journée assez banale pour le blondinet qui se faisait peu à peu à son nouveau job. Au courant de sa cédule, il répara une suspension de camion pour un gratte sous et changea des pneus pour une vieille femme un peu aigrie, mais ne se découragea pas de cette mauvaise humeur pour si peu, après tout c’était surtout à son patron de gérer ce genres de situations, lui n’avait qu’à se salir les mains... Jensen était en train de nettoyer ses outils lorsque son patron vint le retrouver au fond de sa porte, l’informant qu’il y avait un roadcall à intercepter non loin de là et que malheureusement il ne pourrait pas s’y rendre parce qu’il avait promis à sa femme d’être rentré pour le repas du soir. Rider accepta d’un petit sourire en coin. Qu’avait-il de mieux à faire après tout ? Personne ne l’attendait, il était seul chez lui à se tourner les pouces, enchaînant une cigarette derrière l’autre tout en regardant des émissions futiles à la télé pour tenter de se changer les idées et ne surtout pas penser à se faire une belle ligne de poudre blanche.

«ça ne devrait pas être bien long, une gamine qui a perdu le contrôle et qui s’est fait ami-ami avec un arbre…prend la dépanneuse et ramène la voiture ici, on verra le reste demain ! » C’était une tâche bien simple, bouger le véhicule, le mettre sur la plateforme et revenir au garage après avoir rempli un peu de paperasse, un vrai jeu d’enfant permettant à Jensen de continuer à se changer les idées.

Le blondinet attrapa donc les clés du véhicule de réparation et pris ensuite la route avec précaution. De gros flocons tombaient sur les rues illuminés de New York…c’était franchement sublime à voir, Clara aurait adoré…
Jen chassa cette idée de ses pensées. Clara ne devait plus faire partie de lui, c’était fini.

Une fois sur place, le blondinet se stationna à l’avant de la fiat 500 visiblement trop amochée pour repartir bêtement et sortie de son véhicule. Non loin de là, il remarqua deux jeunes femmes en train de se réchauffer avec une boisson chaude, d’après la fumée qui s’échappait des tasses. L’une d’entre elle lui semblait familière…mais il n’arrivait pas à mettre le doigt dessus…surement une ancienne cliente ou une vieille connaissance, enfin. J’imagine que c’est à vous que je m’adresse ?


We don't talk much, not anymore Broken bottles and slammin' doors But we still care about each other Say we care about each other.
Mercy L. Fitzbaum
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Mercy L. Fitzbaum
Mar 18 Fév - 21:32

Peu avant que l’employé du garage Clint n’arrive, Mercy voit parvenir à leur hauteur son beau-frère, qui accourt comme un sauveur tardif, bien intentionné mais inutile. Astrid a dû lui envoyer un message lui expliquant l’accident, en tout cas le jeune homme galope vers elles comme un cheval affolé, son manteau qu’il n’a pas pris la peine de boutonner vole au rythme de ses foulées. Quand il est à leur niveau, il s’exclame : « Qu’est-ce qui s’est passé ? Qu’est-ce qui s’est passé bon Dieu ? » en regardant Mercy, même s’il a vu de ses propres yeux son épouse prendre le volant. La belle-sœur ne s’en formalise pas vraiment, elle sait qu’en des instants pareils on perd la capacité de raisonner.

Il y a quelque chose de grotesque, et pourtant d’émouvant, dans les scènes qui suivent. Astrid, toujours assise sur le muret, fond en larmes devant son époux, lui retraçant l’accident en phrases hachées, puis le mari baisse sa garde, la serre dans ses bras en lui assurant qu’il ne lui en veut pas. Mercy s’éloigne un peu, vaguement honteuse de ces grandes effusions pour un accident qui n’est, somme toute, pas si grave : celle qui a le plus souffert est la voiture. Elle entend quelqu’un dans la petite foule de passants dire d’un ton compassé : « C’est les hormones » en parlant de la grossesse d’Astrid. Mercy se souvient avoir employé la même excuse du temps où elle était elle-même enceinte de sa fille. Ses accès de morosité, de tristesse ou d’euphorie paradoxale étaient tous mis sur le compte de sa chimie interne.

Le mécanicien choisit ce moment pour couper court au mélodrame. Mercy lui en est reconnaissante, au moins va-t-il falloir à présent s’occuper de concret, charger la voiture sur la dépanneuse, signer les papiers. Par ailleurs, sa sœur et son beau-frère ont l’air tellement pris par leurs déclarations diverses que l’homme s’adresse directement à elle. « La voiture appartient à ma sœur, mais elle est plutôt choquée par l’accident » répond-elle. Ce qui semble un euphémisme, derrière elle les hoquets d’Astrid sont toujours perceptibles.

« Dites-moi ce qu’il faut régler, je m’en charge » ajoute-t-elle alors, d’autorité. Elle se détourne de sa sœur pour regarder le garagiste dans les yeux. Alors, sans qu’elle sache exactement de quelle manière, Mercy devine qu’elle a devant elle quelqu’un qu’elle a déjà côtoyé. L’homme qu’elle a eu au téléphone ne lui a pas mentionné le nom du mécanicien qu’il envoyait, mais elle croit pouvoir s’en rappeler, avec un effort de mémoire.

« Excusez-moi » finit-elle par tenter, « ne vous appelleriez-vous pas Jensen Rider, par hasard ? » Il y a quelque chose de fascinant dans la capacité de certains à resurgir, des années plus tard, du néant affectif dans lequel ils avaient fini par être plongés. « Je suis Mercy Fitzbaum, l’amie de Clara. » Il y avait de cela un an, peut-être même presque deux, elle était venue leur présenter Ella, qui devait alors avoir trois ou quatre ans. Clara était une amie d’adolescence, de celles qui ont beaucoup compté avant de disparaître progressivement. « Il y a une éternité … Comment allez-vous, tous les deux ? »
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