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The fall of hearts ~ Drey

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Ishtar O. Tucker
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Ishtar O. Tucker
Jeu 13 Fév - 15:39
The fall of hearts
Drey & Ishtar
Tu n’arrives pas à maitriser tes tremblements. Tu as l’impression que chaque partie de ton corps est prise de secousse incontrôlable. Tes idées, ne tiennent plus en place. Tu as l’impression d’avoir la tête qui tourne et le coeur manquant de sortir de sa cage osseuse. Tu n’as pas ressenti cet état d’esprit depuis des années. En réalité, tu n’as jamais vécu ce genre de chamboulement émotionnel et la cause n’est autre que ton père. En effet, alors que tu prenais ton déjeuner dans ce petit café comme à ton habitude, une silhouette s’était dessinée devant toi. Il a suffit que tu lèves les yeux pour sentir ton monde s’écrouler autour de toi. Ces yeux noirs, ces cheveux en pagaille, cette allure certaine … tu les avais côtoyé pendant ton enfance. Tu avais aimé qu’il te sert dans ses grandes mains avant qu’elles ne t’affligent plus tard, la pire des souffrances. Ton père. Il était là, en face de toi. Il était là et il a une expression … peinée ? On aurait dit cela oui. Toi, tu n’arrivais plus à penser correctement. Tout ton être était ankylosé alors que ta chair était parcourue de frissons extrêmement désagréable. Tu l’avais regardé apeurée. T’avais l’impression de revenir des années en arrière quand tu le suppliais d’arrêter, ayant le tournis à cause de l’odeur forte de l’alcool sortant tout droit de sa bouche. Là il semblait sobre. Il te parlait. Il te demandait pardon. Il est malade et risque de mourir dans peu de temps. Tu l’avais écouté mais en même temps t’avais l’impression de sombrer dans un puits sans fin. Tu as écouté, tu as essayé de comprendre le sens de ses mots sans pour autant y arriver. Tu voulais juste t’éloigner de lui. Tu voulais juste qu’il te laisse tranquille alors tu t’es lèvée en faisant tomber ta chaise. C’était le dernier élan de courage que tu pouvais faire. Sous les regards indiscrets, tu t’es juste enfuie. C’est ça, t’avais couru dans la rue comme si t’avais le diable à tes trousses. Comme si t’étais poussée par ton instinct de survie. Tu ne t’es ’arrêtée que lorsque t’avais ressenti le besoin de reprendre ta respiration. Tu regardes derrière toi. Il n’est pas là. Tu te demandes pendant un instant si tu n’as pas halluciné ? Non, il était bel et bien là. Lui et ses traits tirés, témoignant le passage du temps et des regrets. Tu te diriges alors directement vers l’appartement que tu partages avec ta soeur. Elle n’est pas là, tant mieux sinon tu ne serais pas capable de lui expliquer ce vient de se passer. Tu ne peux pas lui dire la vérité non plus. Tes mains agissent tous seuls ; tu récupères un gros sac dans lequel tu glisses des affaires. Automate, tu ne sais même pas ce que tu es entrain de mettre dans le sac. Tu veux juste t’éloigner aussi loin que possible. Prête, tu prends un taxi et tu lui donnes une adresse. Dans l’habitacle, tu envoies un texto à son supérieur lui demandant un jour de congé suite à une urgence familiale. De toute façon tu ne seras pas capable de faire quelque chose de productif cette après-midi. Tu n’y arriveras pas. Le taxi s’arrête devant un grand bâtiment. Tu le payes et tu descends. Tu ne peux pas entrer directement. Tu as besoin de prendre ton souffle et calmer tes tremblements d’abord. Une fois à moitié tranquille, tu ouvres la grande porte et tu entres. « Drey, c’est moi. » Ta voix est passablement nerveuse. Merde. Reprends toi Ishtar. Reprends toi et agis normalement. En essayant d’appliquer ces résolutions, tu t’avances dans l’endroit que tu connais bien à présent. La tête de l’homme apparaît devant toi. Tu essaies de lui sourire comme si de rien n’était. « Ca va ? Je viens prendre de tes nouvelles. » Tu ne le regardes pas dans les yeux au risque d’éclater en sanglot. Calme-toi, calme-toi. Glissant le sac sur un canapé, tu pars directement vers la cuisine pour te servir un verre. C’est la seule chose capable de te calmer réellement. Dos à l’homme, tu bois une grande gorgée, les yeux fermés. Tu ressens l’effet immédiatement, arrivant par la même occasion à te tourner vers Drey. « Et je viens m’occuper de toi aussi. Je crècherai ici pendant quelques jours parce que je suis certaine que tu ne manges pas correctement. » Tu avances vers lui, inspectant ses pansements. « Il faut quelqu’un pour changer tout ça aussi. » Voilà, tu prends la décision de ne pas lui en parler, c’est la meilleure chose à faire connaissant le caractère du boxeur.



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Drey B. Camden
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Drey B. Camden
Dim 1 Mar - 17:50
Tu vas devenir dingue Drey, dingue de rester fermer ici sans rien pouvoir faire. Tu as besoin de prendre l’air, tu as besoin de voir du monde, tu as besoin de sortir en boite, faire la fête et retrouver cette putain de vie que tu avais avec que cette pute de SOS ne vienne foutre ta vie en l’air ! Cette enquête sur toi ne semble pas aboutir à quoi que ce soit, ce qui est plutôt bon signe, mais cela ne reste pas moins stressant pour autant. Heureusement pour toi tu as pas mal de monde autour de toi pour t’aider à sortir de cet impasse, et tu ne les remerciera jamais assez pour tout ce qu’ils font pour toi, même si tu n’aimes pas du tout qu’ils soient obligé de mentir pour toi. Ce jour là, le jour ou tu as eut cet acte malheureux mais tellement libérateur envers ton père, tu avais dû retourner à los angeles, mais par chance, tu n’avais pas laissé ton impulsivité prendre le dessus te laissant assez de cerveau pour te faire faire de faux papier et ainsi faire le voyage incognito, permettant à ton manager de laisser croire que tu ne peux avoir tué cet homme puisque tu étais ici, à NY, en plein milieu d’un combat officiel. Tu ne sais vraiment pas comment ils on réussi à obtenir de tel preuv de ce combat et de tous ce qui va te sortir de la merde, mais tu sais que tu vas pouvoir respirer bientôt, et c’est sans doute ce qui t’aide à rester un temps soi peu calme ces derniers temps. Et puis, il a Ishtar aussi, elle est venu dans ce lieux peu recommandable pour venir te chercher, elle t’a soigné, elle a prit des risques pour toi, et tu ne veux surtout pas lui faire revivre ça de si tôt, alors tu te tiens à carreaux Drey, tu essaies de faire le moins d’erreur possible pour que plus rien ne te retombe dessus, même si tu sais très bien qu’avec SOS ces combats clandestins qui font que tu es rempli de cicatrices supplémentaires depuis peu peuvent très bien venir foutre la merde de nouveau. Quoi qu’il en soit, tu restes le plus tranquillement possible dans cette grande salle de boxe totalement vide pour le moment, tu n’as pas encore finalisé les choses, et il faut que quelqu’un vienne confirmé que toutes l’installations répond aux normes de sécurité pour que tu puisses l’ouvrir officiellement. Mais pour ça, il te faut quelqu’un pour prendre ta place en avant de ce projet et tu n’as toujours pas pris de décision la dessus. C’est à force de réfléchir à tout ça que tu as finis par enfiler tes gants prêt à taper sur ce sac qui n’attend que ça. Ca te ferait le plus grand bien même si tu sais très bien que tu risques de rouvrir certaines blessure en agissant ainsi, mais de toute façon, tu n’as pas le temps de faire quoi que ce soit que tu entend la grande porte grinçante s’ouvrir. Etonné, tu commences à reculer dans le but de te cacher quelque part pour que personne ne te voit ici, mais bien vite, la voix féminine qui vient caresser tes oreilles te soulage et te fait sourire par la même occasion. Depuis votre dernière rencontre, tu as décidé de laisser un message à Ishtar tous les jours, pour la rassurer sur le fait que tu es bien en vie et que non, tu n’es pas retourner te battre avec des abrutis même si ce n’est pas l’envie qui te manque, mais vous n’avez pas forcément eut l’occasion de vous revoir, alors oui, tu es heureux qu’elle soit là. Tu fais quelques pas pour sortir de l’ombre tout en retirant tes gants rapidement, tu ne voudrais pas te faire engueuler alors que tu n’as même pas eut le temps de donner le moindre coup ! Tu les jettes un peu plus loin avant de t’adresser enfin à elle. Salut fillette, je te manque tant que ça que tu viens jusqu’à moi sans prévenir ! Sourire de chieur sur le visage, tu cherches à attirer son attention, en vain. Elle semble préoccupé, même si tu vois qu’elle le cache, ou qu’elle tente en tous cas, mais tu ne la forceras pas à dire quoi que ce soit pour le moment, du moins, pas tant qu’elle n’arrive même pas à te regarder dans les yeux. Tu en fronces d’ailleurs les sourcils parce que ça, c’est pas la Ishtar que tu connais, ça, c’est pas vous tout simplement, mais tu ne dis rien, te contentant de répondre à sa question pour le moment. Comme un lion en cage… mais on peut dire que ça va je suppose… Et toi ? Tu fais exprès de lui retourner la question, parce que tu sais que sa réponse fera toute la différence et tu l’observes aller se servir en cuisine. En soit, cela ne te dérange pas, pas du tout même, elle est ici comme chez elle, elle le sait, mais tu n’es pas habitué à ça. Tu la laisses parler, exposant les raisons de sa venue, et le fait qu’elle a un sac avec elle, tu la laisses observer tes blessures sans un mot, et même si tu ne dis rien, tu n’es pas dupe Drey. Ce n’est pas la femme forte que tu as sous les yeux en cet instant, non, là, tu revois cette gamine effrayé que tu as rencontré il y a de ça plusieurs années et tu n’aimes pas ça. Alors tu profites de sa promiscuité pour poser ta main sous son menton et ainsi l’obliger à relever le regard sur toi. Si je peux te donner un conseil, ne te lance pas dans le cinéma, t’es pas franchement une bonne actrice... Tu ne poses pas de question pour autant, tu veux juste qu’elle comprenne que peu importe pourquoi elle est là, tu sais qu’elle n’est pas entrain de dire la vérité bien que son mensonge ne te vexe pas vraiment, d’ailleurs tu le prouves en passant tes bras autour de son corps pour la garder contre le tiens, espérant qu’elle s’y sente en sécurité quelques instants.  Tu restes ici autant de temps que tu veux, mais on sait tous les deux que je suis meilleurs que toi dans une cuisine… Tu laisses entendre un rire franc parce que même si tu ne sais pas si Ishtar sait cuisiner, elle, elle sait par contre très bien que toi, tu es capable de louper la cuisson des pâtes tellement tu es mauvais ! Mais tu essaies seulement de la détendre comme tu peu, du moins, jusqu’à ce qu’elle se décide à te parler de ce qui la met dans cet état.



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Ishtar O. Tucker
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Ishtar O. Tucker
Dim 8 Mar - 15:25
The fall of hearts
Drey & Ishtar
Salut fillette, je te manque tant que ça que tu viens jusqu’à moi sans prévenir ! Il a raison ce qui te pousse à te mordre l’intérieur de la lèvre supérieure. Ca ne te ressemble pas de débarquer à l’improviste. Tu es parfois tête en l’air, certes mais tu as aussi ce côté prévenant qui t’empêche de t’imposer sans permission. Ses mots te rappellent aussi un fait très important. Normalement, quand on veut fuir quelqu’un, on essaie de prendre un billet d’avion et de sauter dans le premier vol pour s’éloigner le plus possible. Toi, tu as fait quelques kilomètres en taxi, ta destination n’était pas si éloignée en fin de compte. La raison est simple ; ton subconscient a sélectionné le seul endroit au monde où tu te sens réellement en sécurité. Et c’est avec Drey. Peu importe où il se trouve, peu importe le degré de ses emmerdes, c’est avec lui où tu te sens à l’aise et protégée des aléas de la vie. Ce qui est très étrange vu la situation du jeune homme actuellement. Là, on peut dire que les rôles s’étaient légèrement changé. C’est toi qui essaie de le protéger en lui proposant d’être le “visage” de cet endroit qu’il voudrait ouvrir aux enfants défavorisés. Un endroit où ils peuvent se réfugier quand ils n’ont nulle part où aller. Tu faisais partie de ces gamins là et c’est cette idée qui te reste en tête. L’idée d’avoir pu mal tourner, l’idée d’avoir pu foutre en l’air ta vie si Drey ne s’était pas agenouillé face à toi pour te proposer d’apprendre à boxer. Alors oui, il est ta protection, peu importe si tu as grandi, si tu as pris de l’assurance. Au fond, les séquelles du passé restent présentes et elles s’affichent là, au grand jour. Tu essaies tant bien que mal de les cacher justement. Tu ne veux pas lui rajouter de nouveaux problèmes. Tu es déjà contente qu’il se tienne à carreau même s’il est similaire à un lion en cage comme il vient de te dire. Alors qu’il te retourne la question, tu te bloques. Tu ne sais pas lui mentir. Tu as toujours eu l’impression que Drey arrive à lire en toi comme dans un livre ouvert. Certaine de ne pas contrôler ta voix, tu décides de hocher de la tête, positivement et de rebondir à sa réponse. Une manière comme une autre de fuir son inquiétude. « Ce sera pas éternel. Et puis l’enquête avance et il y a toujours aucune preuve contre toi. Si ça continue comme ça, l’affaire sera lâchée et aucune audience ne sera fixée. » Si ta voix ne tremble pas là, tout de suite c’est pour une unique raison ; tu parles de quelque chose qui te tient à coeur. Cette affaire met entre parenthèses la vie du jeune homme et toi, tu seras la première soulagée de percevoir enfin sa finalité. Alors que tu te pensais sortie de l’auberge, l’homme t’intercepte et te fait relever la tête en posant deux doigts sous ton menton. Là, tu n’as pas d’autres choix que de relever les yeux, les rivant dans les siens. Heureusement que ses mots te font sourire non sans calmer les battements frénétiques de ton coeur en même temps. Et puis, il te prend dans ses bras, un geste qui t’apaise plus que de raison. On dirait que t’as juste besoin de ça. Besoin de le savoir à tes côtés, besoin d’être entourée d’une figure protectrice.   « Tant mieux, ce n’est pas un domaine qui m’intéresse … par contre ça … » Et te voilà, entrain de lui donner un petit coup dans l’estomac. « C’est un truc que j’aime faire si tu me poses d’autres questions, monsieur. » Une façon que tu essaies de rendre subtile pour lui demander de ne pas t’imposer un interrogatoire. Cela peut parfaitement te rebuter davantage, te poussant à devenir une huître fermée à toute discussion. Tu n’es pas encore prête à en parler, c’est vrai. Tu as d’abord besoin de te remettre de tes émotions, de retrouver un semblant de calme avant de pouvoir partager la nouvelle avec Drey. Tu as aussi besoin qu’il te promette de ne rien faire et le connaissant, cette alternative te semble impossible. C’est sa dernière tirade qui te fait éclater de rire. « Je voudrais bien te mettre à l’épreuve mais j’ai faim. » Ce qui veut clairement dire que Drey est un piètre cuisinier. Toi, tu n’es pas une cheffe dans la matière mais tu t’en sors plutôt bien. « Des spaghetti et boulettes de viande ça te va ? » Demandes-tu alors que tu le regardes enfin. Faut dire que votre petit échange est arrivé à te calmer réellement. Tu n’éprouves toujours pas l’envie de parler de l’arrivée de ton père mais ça viendra, peut-être. Tu l’ignores. Pour le moment tu veux juste profiter du moment présent. « A part le fait que tu te sens pris en cage, ça va mieux, là ? » Tu touches sa tête comme pour dire “moralement”. « Et puis, on pourra sortir, tout à l’heure, quand il fera nuit. » Après tout, c’est pas si difficile de passer incognito dans une ville comme New York.  



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Drey B. Camden
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Drey B. Camden
Mer 18 Mar - 21:51
Elle n’est pas bien, tu le sais, tu le vois mais tu le sens aussi, et pourtant, elle arrive encore à essayer de te remonter le moral, mine de rien ça te fait sourire, même si tu aimerais pouvoir en faire de même pour elle. Sans savoir ce qui la tracasse, c’est difficile, surtout que ce n’est pas trop ton fort tout ça, mais tu te dis qu’avec ton humour de merde, ça devrait déjà l’aider à se changer les idées. Tu fais tout de même en sorte de lui faire comprendre que même si tu ne poses pas de questions, tu as conscience qu’elle ne va pas bien, et tu espères aussi lui faire comprendre en agissant ainsi que tu es là pour elle. Cette façon de la prendre dans tes bras, ce n’est pas quelque chose que tu fais en règle général, tu as beau énormément tenir à Ishtar, elle sait que tu n’es pas forcement un mec très tactile, du moins pas tant qu’il n’est pas question de sex. Là, ce n’est pas la question, et pourtant tu la sers contre toi, bien décidé à lui montrer que ta carrure sera toujours là pour l’aider à se vider du poids de ses problèmes, quels qu'ils soient. Mais il faut croire que la jeune femme n’est en fin de compte pa plus tactile que toi vu le coup qu’elle vient de te donner, alors que tu ris doucement en posant ta main là ou elle vient de frapper. Fais gaffe tu vas rouvrir mes blessures ! Tu seras obligé de me soigner encore une fois… un grand sourire sur le visage tu continues sur ta lancée d’ânerie en parlant de tes talents de cuisto qui ont au moins le mérite de faire rire la brune. Tu préfères la voir ainsi, tu aimes entendre son rire, et c’est donc très fier de toi que tu portes le regard sur ses faits et gestes désormais. Elle te fait une proposition de plat, et clairement d’humeur chieuse, tu ne peux t’empêcher de dire ce qui te passe par la tête. Tu veux qu’on se la joue à la belle et le clochard ? Genre dîner romantique à aspirer le spaghetti jusqu’au bisou ? Dis comme ça, et dans ta bouche, cette image n’a vraiment plus rien de romantique Drey, mais tu l’assumes pleinement. Tu sais, si tu veux m’embrasser, tu n’as pas besoin de tous ces stratagèmes ! Il te suffit de te planter devant moi et juste… Tu ne finis pas ta phrase parce qu’au fur et à mesure que tu parles, tu t’approches d’elle, te permettant ainsi de conclure ta pensé en déposant tes lèvres sur les siennes pour un baiser rapide. Tu vois, rien de plus simple ! Ton regard planté dans le sien, tout en toi respire la luxure, mais tu dois avouer que tu as tout de même vraiment faim, et qu’elle n’avait pas tord en disant que le dernier vrai repas que tu as fais est relativement loin, ca ne te ferait pas de mal de manger vraiment un peu, et puis, elle a faim elle aussi, elle vient de te le dire, et elle ne parlait pas d’une faim de toi cette fois. Mais sinon, ça sera parfait… Tu dis ceci en te redressant et en prenant un peu de distance parce que tu te connais, plus tu vas rester près d’elle, moins tu vas la laisser cuisiner. Elle te parle alors de ton état d’esprit, et pour toute réponse, tu hausses les épaules. Ce n’est pas que tu ne veux pas répondre, c’est qu’en réalité, tu ne sais pas quoi répondre, mais en tous cas, elle arrive à te faire sourire de nouveau en parlant de sortir d’ici. En mode sweet à capuche et tête baissé ? Tu ris Drey, mais tu sais très bien que tu n’as pas d’autre choix pour le moment, d’autant que tu dois bien avouer que prendre l’air te ferai le plus grand bien. On peut aussi rester ici sans sweet à capuche, et même sans vêtement du tout… Ca serait une très bonne occupation tu penses pas ? Sourire en coin, toute la malice dont tu fais preuve dans le regard, les avant-bras posé sur le plan de travail de la cuisine, tu la cherches Drey, mais tu cherches surtout à changer de sujet histoire de ne plus vraiment penser à ce qu’est ta vie en ce moment. Et mine de rien, tu n’oublis pas qu’elle, elle a des soucis, tu ne sais pas quoi, ni la gravité de ce qui la tracasse, mais tu sais que ça l’a amené à venir se cacher ici avec toi, et tu n’es pas sûr d’aimer ça. Biensûr, tu es plus qu’heureux qu’elle soit là, mais tu connais très bien la jeune femme, et il n’y a pas grand qui l’effraie à ce point, alors même si tu as du mal à accepter de croire à ce qui te passe par la tête, tu ne peux pas non plus ignorer que tu pourrais avoir raison. Tu ne veux de toute façon pas la forcer à dire quoi que ce soit, tu n’as jamais aimé qu’on te force à te livrer, ce n’est pas toi qui lui imposera ce genre de chose, mais tu espères réellement qu’elle parviendra à vider son sac auprès de toi, juste pour qu’elle parvienne à se sentir plus légère, rien que ça, ça serait déjà une victoire pour toi.



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