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Bloody karma ft. William + Aleksej

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Aleksej Jaime Svendsen
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J'ai posté : 673 messages et j'ai : 1862 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Nikolaj Coster-Waldau et pour finir je crédite : -

Aleksej Jaime Svendsen
Dim 22 Mar - 21:49
Bloody karma ft. William + Aleksej - Page 2 Source
New York Courthouse, 30 mars 2020
@Solveig T. Lazzari & @William O'Connor


Aleksej voyait bien quel petit jeu était en train de jouer le policier. Le regard tranchant qu’il lançait à Solveig. Ce gars là aurait pu l’horripilé. Il aurait pu, s’il n’avait pas lui aussi été dans cette position à une époque de sa vie. Ce type là devait sacrément souffrir pour se mettre dans un état pareil. Cette souffrance il la comprenait, même s’il ne la cautionnait pas. Il ne pouvait pas s’empêcher de revoir sa dernière dispute avec Lena. Tous les reproches, les critiques qui fusaient comme des balles. La manière dont elle lui avait jeter leur portrait de famille au visage. Et puis sa bague. C’était la dernière fois qu’il l’avait vu. L’émotion provoquée par ces souvenirs était vive. Dans cet état, il savait qu’il ne pouvait rester maître de ses gestes, de ses mots. Il devait partir avant de regretter quoi que ce soit.

Il n’en eut pas le temps. O’Connor avait posé sa main sur son épaule pour le sommer de rester. Cela n’avait ni queue ni tête. Pourquoi se donner tant de mal à malmener Solveig et rendre les armes si facilement ? Cependant, c’est un peu soulagé qu’il le regarda partir. Soulagé mais aussi irrité. Il en voulait un peu à la jeune femme de s’être retrouvé dans cette situation. Il était d’avis que chacun devait laver son linge sale en privé. Elle aurait pourtant dû le savoir… Avec ce qui était arrivé avec SOS. Sa vie privée étalée sur la place publique. Elle devait être plus vigilante.

Trop occupé à ruminer tout ça, il n’avait pas fait attention à la brunette. Assise à la table, le visage caché dans ses mains, elle semblait à deux doigts de la rupture émotionnelle. Sa colère retomba doucement. Il prit une grande inspiration et se rassit face à Solveig. Il n’était pas doué pour ça. Il n’aurait jamais imaginé la voir se mettre dans un tel état. Pas plus qu’il n’aurait pu imaginer l’effet que ça aurait sur lui. Il avait envie de la prendre dans ses bras, lui dire que tout irait bien. La serrer contre lui jusqu’à ce qu’elle finisse par se calmer. Sauf qu’il n’était pas cet homme des films à l’eau de rose. Il n’était ni Richard Geere, ni Hugh Grant… Il ne gagnait pas le coeur de la fille à la fin.

« Solveig… vous allez bien ? »

Sa voix était plus douce, son ton concerné. Il aurait aimé savoir quoi dire. Mais s’il avait jamais su, il aurait peut-être encore été avec sa femme. Il aurait réussi à surmonter le deuil avec elle, il aurait réussi à sauver son mariage. Et dix ans plus tard, il n’avait toujours pas découvert la formule magique. Il ne savait pas réconforter, ou plus. La plupart des relations qu’il entretenait étaient purement professionnelles et les rares proches que pouvait compter sa vie connaissaient cet aspect de lui et faisaient avec. Le jeune homme prévenant, doux et jovial qu’il était avait disparu dans l’accident de voiture.
Solveig T. Lazzari
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Solveig T. Lazzari
Dim 22 Mar - 22:08

New York Courthouse, 30 mars 2020
@Aleksej Jaime Svendsen & @William O'Connor


Lorsque j’entends sa voix, je tressaute. Il est encore là. Pourquoi est-il encore là ? Il a une audience à laquelle il doit se présenter et moi, même si je suis censée aller rassurer tout le monde au bureau en leur disant qu’on ne va devoir mettre la clé sous la porte, je n’ai tout bonnement aucune envie de le faire. Non, je veux rentrer chez moi, boire un grand verre de whisky et sombrer dans mon lit. Je dis stop. J’en ai assez. Je comprends que j’ai commis des erreurs. Je sais que j’ai fait du tort à des gens que j’aime mais là, j’en ai ma claque. J’arrête. Je ne serai jamais parfaite et à partir d’aujourd’hui, je vais accepter cela. William ne veut plus entendre parler de moi ? Ainsi soit-il, il n’entendra plus parler de moi à partir de maintenant. Aleksej préfère qu’on évite de croiser la route l’un de l’autre parce que cela le met mal à l’aise ? Très bien, c’est noté. J’arrête. Je pose les armes et je bats en retraite.

- Ça va, dis-je, mentant mal.

Je redresse la nuque, prend une profonde inspiration et efface d’un revers de la main la seule et unique larme qui a réussi à échapper à mon contrôle. Je ne laisserai à personne le plaisir de constater que tout cela m’atteint. Mes failles, je ne veux pas que les gens les voient. Le regard figé sur ma tasse de café maintenant froid, je me demande comment je vais réussir à me sortir de cette sale situation, encore.

- Je devrais vous laisser travailler. Je suis navrée de ce qu’il vient de se passer. Je vous demanderai de ne pas en tenir compte, je-

Incapable de finir ma phrase, je ferme les yeux et prends une autre profonde inspiration.

Ne. Te. Laisse. Pas. Aller. Lazzari.

Je suis plus forte que cela, ça va aller et je vais tenir le coup. Même si c’est dur, même si ça fait mal. Oui, ça fait mal de réaliser qu’on est incapable de faire en sorte de rendre quelqu’un heureux. C’est dur de réaliser que son égoïsme est plus fort que tout.


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Et le soleil se couche et tout redémarre. Écoutes-les mes rêves gris s'envolent dans le noir de la nuit... -byendlesslove
Aleksej Jaime Svendsen
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Aleksej Jaime Svendsen
Dim 22 Mar - 23:17
Bloody karma ft. William + Aleksej - Page 2 Source
New York Courthouse, 30 mars 2020
@Solveig T. Lazzari & @William O'Connor


C’était une question stupide. Evidemment qu’elle n’allait pas bien. Et même s’il n’était pas à l’origine de cette crise - cette fois - il ne pouvait s’empêcher de ressentir une certaine culpabilité. Il ne voulait pas la laisser là, comme ça. Il ne voulait pas que cette rencontre ce finisse de cette manière. Mais que voulait-il au juste ? Il repensait aux propos qu’il avait tenu à Callie quelques jours auparavant. Le fait qu’il ne voulait plus s’engager sur ce genre de pente glissante. Le fait qu’il n’y avait jamais eu quoi que ce soit qui puisse lui faire croire que cette relation pourrait évoluer dans le sens que lui soumettait son amie. Le regard de William aussi. Toute cette souffrance qu’ils exultaient tous les deux.

Il était inquiet pour elle. Il ne pouvait pas s’en empêcher. Cette fameuse empathie… Celle qu’il avait muselé toute ces années, gardée à bonne distance. Comme si la présence de Solveig tordait les barreaux de la cage. Elle altérait son jugement. Ou peut-être simplement qu’elle rappelait une partie de lui qui avait toujours été là. Qui attendait qu’on le somme. Il avait peur aussi. De prononcer les mauvais mots, de mettre les pieds dans le plat. Sa présence le rendait malhabile. Sa détresse le désarçonnait. Elle n’entrait pas dans ses cases.

« Je vois bien que non… »

Son impuissance face à la situation le contrariait. Il était incapable d’additionner les fais. Il n’avait pas toutes les cartes en main et avançait dans le brouillard. Mais il ne pouvait pas se résoudre à faire demi-tour. Il ne pouvait pas conclure sur un tel fiasco. Il ne savait pas ce dont elle avait besoin. Elle était une énigme pour lui. Tantôt sûre d’elle et opiniâtre, tantôt fragile et délicate. Il n’avait pas les mots… il n’avait pas les gestes non plus. L’étreinte ne faisait pas partie de son éducation, de sa culture. Alors il se contenta de prendre la main de la jeune femme dans la sienne, le seule geste qu’il pouvait s’autoriser en public. Il plongea ses yeux clairs dans ceux de la jeune femme.

« Men det vil gå … »

Prononcés dans sa langue maternelle, ces mots résonnaient avec un ton différent. Sa voix était calme et grave, apaisante.
Solveig T. Lazzari
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Solveig T. Lazzari
Dim 22 Mar - 23:36

New York Courthouse, 30 mars 2020
@Aleksej Jaime Svendsen & @William O'Connor


Loin de moi l’idée de dire qu’il est de notoriété nationale que je ne parle pas danois mais…il y a quelque chose dans sa voix, dans sa gestuelle à mon égard qui me fait dire qu’il ne me veut que du bien. Non pas que je le mérite mais cela semble être le cas malgré tout. La sensation de sa main contre la mienne ne m’apportera pas tout le réconfort du monde mais je ne peux pas nier que cela me soulage de ne pas l’avoir vu partir comme William. Non pas que j’en veuille à ce dernier. Encore une fois, je sais que je suis la seule fautive dans toute cette histoire. Je n’aurai pas dû chercher à engager la conversation. Je me suis montrée idiote et je l’ai payé le prix cher. Il est en colère contre moi et veut me rayer complètement de sa vie. Je crois, non, je suis certaine que c’est ce qui me fait le plus de mal. Savoir qu’il préfère m’oublier… C’est très difficile à admettre même si, dans un sens, je comprends qu’il le veuille.

J’ose enfin regarder le danois droit dans les yeux et alors que je m’attends à y trouver une certaine forme de jugement, il n’y a rien de tel dans son regard. Rien sauf ce qui semble être de l’empathie. Comment cela est-il seulement possible ? A cause de moi, il s’est retrouvé dans une situation indélicate et même si je ne le connais pas très bien, je sais que c’est bien l’une des choses qu’il déteste plus que tout.

- Merci… murmuré-je quand je vois la silhouette d’un autre homme se rapprocher.

Tuez-moi.

Ma main est toujours sous celle d’Aleksej et je sais qu’il ne faut pas que William voie une chose pareille. Ça le détruirait. Bien-sûr, il ne serait question ici que d’un homme qui réconforte une femme mais je ne peux pas prendre le risque que William interprète la situation de travers. J’ai fait assez de dégâts comme cela.

Je libère ma main de celle du danois mais je réalise que c’est déjà trop tard. Aleksej ne comprend pas instantanément mon comportement puis, il doit finalement apercevoir William.

Pourquoi la vie ne peut-elle pas être un tantinet plus simple ? Pourquoi faut-il que tout soit toujours aussi compliqué et conflictuel ?


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William O'Connor
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William O'Connor
Lun 23 Mar - 9:09


Bloody karma

Aleksej, Solveig & William


La manche de ma chemise retroussée, je jette un coup d'œil à ma montre. L'audience de va pas tarder à commencer. Je tire une dernière fois sur ma cigarette en me levant, jette le mégot dans le cendrier et expulse la fumée en l'air. J'essaie de me concentrer au maximum sur Hayden, et cesser ainsi de penser à Solveig. Heureusement que je n'ai pas de rôle à tenir durant l'audience, j'en aurais été tout bonnement incapable.

Je repasse par la porte, quittant ainsi l'extérieur ensoleillé. Il faut d'ailleurs un petit temps d'adaptation à mes yeux pour cesser d'être ébloui. Pour quelle raison, je n'en sais rien, je me suis senti obligé de jeter un coup d'œil à l'endroit où se trouvait Solveig et Svendsen. Ils y sont toujours et je reste immobile, sur place, comme pétrifié de ce que je vois. Lazzari est au bord des larmes et j'en suis forcément la cause. Je déteste la voir pleurer. Dans ces moments là, j'aime l'enlacer et lui murmurer que dans mes bras, elle est invulnérable, comme si mon corps jouait le rôle d'un espace complètement hermétique et sécurisé.

Mais aujourd'hui, je ne peux pas la serrer contre moi. D'une part nous ne sommes plus ensemble et d'autre part, je suis la raison de ses pleurs. C'est quelque chose de très troublant. Je me rends compte d'une chose : je suis capable de souffrir pour deux. Mais bordel, elle, il faut qu'elle soit heureuse. J'aurais au moins cette satisfaction. Alors je me fais la promesse de cesser de lui lancer des paroles dégueulasses à la figure. Mais cette pensée s'échappe bien vite de mon esprit. Je croise le regard de Solveig et la voit faire un geste brusque. Il me faut quelques secondes pour comprendre : Svendsen était en train de lui tenir la main, et l'italienne semblait refuser que je vois ça. Alors voilà ? Ils sont déjà tombés dans les bras l'un de l'autre ? Sinon, pourquoi ce geste tendre, pourquoi ce murmure près de son oreille ? Et pourquoi Solveig a-t-elle retiré sa main si vite, pour éviter que je vois cette scène ?

J'ai l'impression que mon cœur a arrêté de battre. Là, je suis incapable de faire semblant, de jouer l'insensible, l'homme qui s'en fou. Mon visage vient clairement de se décomposer. Pendant des secondes qui semblent durer une éternité, je les observe comme un enfant qui semble pétrifié devant une scène choquante. Finalement je reprends mes esprits et détournent les yeux. Je me masse la nuque nerveusement, alors que mon teint rougit légèrement. Je suis vraiment le dernier des cons.

Pendant un instant, j'ai envie de me tirer d'ici, de rentrer chez moi broyer du noir en paix. Mais je ne peux pas laisser tomber Hayden. Encore moins pour une peine de coeur. Je n'ai pas quinze ans. Alors pourquoi ça fait si mal, putain de merde ?!

Fiche codée par < NyxBanana >

Aleksej Jaime Svendsen
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Aleksej Jaime Svendsen
Lun 23 Mar - 13:31
Bloody karma ft. William + Aleksej - Page 2 Source
New York Courthouse, 30 mars 2020
@Solveig T. Lazzari & @William O'Connor


« Vous êtes un homme bon Aleksej, tachez juste de vous en souvenir de temps en temps. » C’était une réflexion que lui faisait régulièrement sa psy. C’était à ça qu’il avait envie de se raccrocher. Comme on le disait par chez lui, ce n’était pas parce qu’un homme était bon qu’il prenait les décisions justes, c’est parce qu’il prenait les décisions justes qu’un homme était bon. C’est ce qui devait motiver ses actes. Il ne savait pas trop dans quoi il s’embarquait mais il devait faire confiance à son compas moral. Difficile d’oublier dans quelle direction il pointait lorsqu’il se trouvait au cœur du palais de justice. Alors oui, le résultat n’était pas certain. Il prendrait le risque très probable d’être blessé. Mais il aurait au moins la satisfaction d’avoir agit en bonne conscience. Et ce que lui disait son sens moral à cet instant, c’était qu’il ne pouvait pas laisser cette jeune femme dans une telle détresse.

Il n’était pas parfait loin de là et cette pensée le poussait à se débarrasser de toute forme de jugement. Lui aussi commettait des erreurs. Il en avait commis d’impardonnables. Faire preuve d’un peu de clémence n’était pas le bout du monde. S’il détestait se retrouver dans des situations indélicates, il détestait encore plus les larmes de femmes. Elles avaient quelque chose de tranchant, d’impérieux. S’il pouvait lui apporter son soutien, peu importait la forme, il le ferait. Pour toutes les femmes du monde. Pour elle en particulier. Peut-être. Elle n’était probablement qu’au début de sa peine et il se refusait d’y ajouter quelque affliction. Il se moquait qu’on puisse les voir à présent, de ce que pourrait penser ou dire ces éventuels collègues en l’apercevant avec elle ainsi. Il connaissait la vérité, c’était suffisant. Il était seulement un humain qui ne pouvait en laisser un autre dans l’affliction.

Mais ce n’était probablement pas ce que pensait Solveig à la manière dont elle avait subitement retiré sa main. Il avait pourtant semblé à l’avocat que quelque chose passait entre eux. Une compréhension tacite. Celle qu’il ne la laisserait pas tomber après cet incident. Et puis il l’aperçu. L’ex-compagnon. L’homme qui suscitait toute cette tourmente. Ils avaient dû s’aimer avec passion pour en arriver là. Aleksej retira sa main, gêné. Il ne voulait pas être la source de plus d’ennuis.

« Je suis désolé, Solveig… Vous voulez qu’on sorte prendre l’air ? »

C’était peu être la meilleur chose à faire. Quitter ce lieu chargé de tension. Se décharger de tout professionnalisme et s’autoriser à ressentir la peine. S’autoriser une pointe de vulnérabilité. Il fallait qu’elle rentre chez elle et qu’elle s’accorde un peu de temps. Seule ou pas, ce n’était pas à lui de prendre cette décision. Elle était la seule à savoir de quoi elle avait besoin. Certains préférait la solitude comme lui, d’autre avait besoin du soutien des autres. Il ne savait quelle genre de personne était Solveig. Il ne savait pas grand chose d’elle au fond.
Solveig T. Lazzari
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Solveig T. Lazzari
Lun 23 Mar - 18:32

New York Courthouse, 30 mars 2020
@Aleksej Jaime Svendsen & @William O'Connor


Ce que je lis pendant ne serait-ce qu’une seconde dans le regard du danois, je le retrouve dans le regard de l’irlandais. Je les ai blessés. Pas de la même manière, pas avec la même intensité mais cela n’importe que peu. C’est quand même malheureux de réaliser que j’arrive constamment au même résultat, peu importe qui est concerné, je fais des dégâts.

C’est la voix d’Aleksej qui me ramène à la réalité, qui me rappelle que nous sommes là, dans ce gigantesque tribunal, à la vue de tous, à sa vue à lui. Je regarde un peu ce qu’il se passe autour de nous. Personne ne nous prête attention. Tout le monde se fiche complètement de la vie de Solveig Lazzari. Alors pourquoi ai-je peur de ce que l’on pourrait penser de moi ? Un jour peut-être parviendrai-je à passer au-dessus du regard des autres.

Aleksej me propose d’aller prendre l’air. Je regarde ma montre, il est presque l’heure pour lui d’aller user de son talent et donc, d’aller faire son plaidoyer.

- Vous allez être en retard, dis-je d’une voix sobre.

J’essaie de me reprendre un peu mais je dois bien admettre que ce n’est pas facile. Je ne pensais pas que ce petit épisode malheureux me montrait un genou à terre comme c’est pourtant le cas. On a beau se dire qu’on est fort et qu’on peut survivre à tout, il y a des fois où on doit admettre sa défaite et essayer de prendre un peu de recul, un peu de temps pour soi.

- Je n’ai pas envie de vous empêcher d’aller faire votre travail. Ma boîte ne le verrait pas d’un très bon œil, qui plus est.

Bien que j’ai essayé d’y mettre une intonation rigolote, ça n’a pas fonctionné. Je suis lamentable et il est bien rare que j’admettre une chose pareille. Faut-il vraiment que je ne sois pas dans mon assiette pour mettre mes failles en avant de la sorte.

Ça ne peut pas continuer. Je dois me reprendre, je dois me remettre sur pieds. Ce qu’il s’est passé avec William est difficile mais je peux survivre et je vais survivre. Je mérite ce qu’il m’arrive parce que je suis à blâmer dans toute cette histoire. William a tout essayé mais je n’ai pas suivi la cadence, je n’ai pas voulu suivre sa cadence. Résultat des courses : nous avons fini droit dans le mur. C’est un fait, je me dois de l’accepter. Je dois avancer et aller de l’avant. Un pas après l’autre, certes mais un pas quand même.


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Aleksej Jaime Svendsen
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Aleksej Jaime Svendsen
Lun 23 Mar - 21:24
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New York Courthouse, 30 mars 2020
@Solveig T. Lazzari & @William O'Connor


Solveig était une jeune femme compliquée. Compliquée et insondable. Il était incapable de prédire ces réactions, ses comportements. Et pourtant il excellait à cet art, il l’avait perfectionné au fil des années, durant sa carrière. Sa complexité ne le laissait pas de marbre. Il fallait qu’il résolve le mystère. Par curiosité. Par intérêt aussi. Parce qu’il ne laissait jamais rien au hasard. D’ailleurs bien avant de réalisé qu’il allait devoir collaborer avec la conseillère juridique, il avait déjà résolu le problème de son client. Ce genre de cas n’était pas si compliqué malgré les apparences et les enjeux qu’il semblait afficher. Il lui avait suffit de quelques coups de fil pour démêler le vrai du faux, quelques sources efficaces et quelques contacts bien placés.

Il aurait pu appeler London Consulting ce matin, leur éviter le déplacement. Mais cela faisait presque une semaine qu’il tournait en rond chez lui et il avait besoin de prendre la température du tribunal, d’entre les bruits de couloir, de faire acte de présence. Sans cela, les rumeurs pouvaient circuler très rapidement et il n’était pas question qu’un petit malaise mette à mal sa réputation ou sa carrière. Peut-être aussi que c’était un acte manqué. Qu’il avait sciemment omis le fait que Solveig y travaillait. Il n’était pas partie avec l’intention de passer deux heures à parler d’une stratégie qui n’avait plus lieu d’être. Mais il était tout de même resté. Parce qu’il n’avait plus eu de nouvelles d’elle depuis ce dernier message. Et qu’il avait l’impression d’inachevé.

« L’audience n’aura pas lieu… »

Elle s’était renfermé sur elle-même. Une nouvelle fois elle le mettait à l’écart. Si ce n’était pas un signe de plus ? Aleksej devait se rendre à l’évidence. Il ne savait toujours pas pourquoi elle avait tenu à le revoir après l’incident du chalet mais elle n’était pas décidé à se livrer. C’était pourtant exactement ce qu’elle lui avait reproché ce jour-là. Au café et puis à l’hôpital. Il lui avait donné tout ce dont il avait été capable à ce moment. Et c’était déjà beaucoup pour lui. Il fallait croire qu’il n’était jamais sur la même longueur d’ondes, pas au même moment en tout cas. Il allait quand même lui donner quelques explications, ça il le lui devait. Pas parce que c’était elle mais parce qu’il était un avocat sérieux et qu’il avait une forte conscience professionnelle.

« Je suis arrivé à trouver un accord ce matin et les deux parties l’ont accepté… tout ça se règlera à l’amiable. Votre client a accepté de témoigner contre certains de ses partenaires… »

Voilà qui était dit. Il n’avait plus de raison de rester. Pas de raison professionnelle en tout cas. Il avait ramasser ses affaires et était prêt à partir mais il n’y parvenait pas. Comme elle avait eu du mal à quitter sa chambre d’hôpital, quelque chose le retenait. Il n’était pas sûr de savoir quoi. À en juger par ce qu’il venait de se passer, la relation entre la jeune femme et le policier était pour le moins néfaste. S’il restait, il risquait de faire partie des dommages collatéraux. Un schéma dont il n’était pas tout à fait étranger. En se mêlant des affaires immobilières de Callie, il s’était également mis dans une situation hasardeuse. C’était ses choix et pas ceux des autres qui le poussait dans des situations dramatiques.

« Solveig… Personnellement je vais aller prendre l’air. Profiter des quelques rayons de soleil et puis… je peux vous proposer une nouvelle fois de m’accompagner, d'aller prendre un café... ou juste marcher. Je ne vous force pas à me parler, je vous propose juste un peu de compagnie. Je comprendrais que vous ayez envie de rester seule… mais il va falloir que vous vous décidiez. Parce qu’on ne peut pas continuer à tourner en rond comme ça encore longtemps…. »
Solveig T. Lazzari
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Solveig T. Lazzari
Lun 23 Mar - 21:36

New York Courthouse, 30 mars 2020
@Aleksej Jaime Svendsen & @William O'Connor


Est-ce que je viens de passer le pire moment de ma vie pour…rien ? Il n’y a pas d’audience ? Pourquoi n’a-t-il pas pris la peine de me le dire quand je suis arrivée plus tôt ? Pourquoi s’est-il donné la peine de rester avec moi tout ce temps si au final, il n’y a rien qui en aboutira ? Je ne comprends pas. Ou alors si mais je m’y refuse.

Comment ça, à tourner en rond ? De quoi me parle-t-il maintenant ? On ne tourne pas en rond. Je vais mal. Je ne me sens pas bien, mon ex vient de me faire comprendre que je ne vaux plus rien dans sa vie parce que sans ça, il souffre. Je me retrouve encore seule comme une idiote mais sinon, je tourne en rond ? Il ne sait pas à qui il parle. Il ne comprend pas l’impact de ses mots à mon égard.

Je suis fatiguée qu’on me donne des leçons constamment. Parfois, j’en viens à me demander si on me considère seulement comme une adulte. Tourner en rond…je lui en foutrais du tourner en rond, tiens.

- Vous le saviez depuis le début et vous ne m’avez rien dit, dis-je d’un ton aussi bas que possible pour que personne d’autre n’entende ce que je suis en train de dire. Hors de question de faire un scandale ici. Ou ailleurs.

Je prends mes affaires, mets mon manteau et secoue la tête en lui passant devant. Là, oui, je dois bien admettre que je suis un peu en colère. Avez-vous déjà vécu le mix entre colère et tristesse ? Ça ne donne rien de bon. Bien au contraire.

Ce n’est qu’une fois que nous sommes dehors que j’ose enfin me tourner vers Aleksej et que je le frappe au torse. Sans retenue aucune. Il est solide ; ça se voit. Ce n’est pas moi qui vais réussir à le mettre chaos.

- Pourquoi vous êtes là ?! Pourquoi vous êtes venu si vous saviez déjà ?


Dans un besoin réel de réponse, je ne serai qu’à moitié surprise que l’homme décide de fuir. Après tout, c’est sa manière de procéder quand il ne contrôle pas la situation, n’est-ce pas ?

Les larmes coulent toutes seules le long de mes joues mais je décide de les ignorer. J’en ai assez. Oui, j’en ai marre.


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Aleksej Jaime Svendsen
Mar 24 Mar - 19:56
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New York Courthouse, 30 mars 2020
@Solveig T. Lazzari & @William O'Connor


La tristesse faisait maintenant place à la colère. C’était compréhensif. Il l’avait laissée s’affairer tout ce temps, cogiter, juger sa stratégie et tout ça pour rien. Il n’en avait pas eu l’intention. Mais quand la discussion avait commencé, elle semblait si sûre d’elle. Elle était énergique, précise. Son argumentation plus que valable. La brunette lui rappelait un peu une version plus jeune de lui-même. Combattif, pugnace aussi. Quand il se battait pour des idées utopiques et qu’il prenait encore des risques. Il avait appris à ne plus être impulsif. Elle avait la niaque. Et c’était agréable à regarder. Il ne la connaissait pas comme ça. Elle semblait à l’aise dans son élément.

Ils quittèrent alors le hall du tribunal pour se retrouver dehors. Le pas de Solveig était rapide, tendu. Il savait que la situation n’allait pas aller en s’arrangeant. Ils étaient tous les deux bien trop buté. Depuis le début, il avait eu un problème de communication. Seuls leurs silences étaient différents. Chargés d’autre de chose que de confrontation. Il n’eut pas le temps de la voir venir. Les coups portés avec véhémence contre sa poitrine lui coupe le souffle. Il sentait ses cotes le tirailler mais il encaissait sans rien dire. Son visage se figea. Capacité innée des gens du nord, ils pouvaient facilement retenir toute émotion. Tout sauf les yeux…

Quand il entendit les mots de la jeune femme, son visage resta de marbre. Tous ces efforts étaient concentré sur la douleur. Mais sa question résonnait dans sa tête. Il savait pertinemment pourquoi il n’avait rien dit. Essayer de faire semblant plus longtemps n’aurait été qu’une perte de temps. Si le bonheur était une question de timing, Aleksej avait toujours dû être en avance. Ou en retard. Mais il pensait ce qu’il lui avait dit. Ils devaient arrêter de tourner en rond, ou peu importe ce qu’ils faisaient. Ni lui, ni elle n’était disposé à faire un pas vers l’autre. Pour aller où ? Il fallait qu’il garde le cap. Son cap. Alors l’honnêteté était sa seule voie.

« Parce que j’espérais que ce soit vous… j’espérais pouvoir vous revoir…»
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