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Small and simple things are the best ft. Aleksej

GOOD MORNING AMERICA :: New York City
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Solveig T. Lazzari
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J'ai posté : 1559 messages et j'ai : 1753 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Meghan Markle et pour finir je crédite : meteors (ava) / emotionless (gifs)

Solveig T. Lazzari
Sam 23 Mai - 16:10
Quand je réalise qu’en fait ce week-end il sera là, je ne peux pas m’empêcher de sourire bêtement. Je réalise que j’ai clairement été jalouse d’une situation plus que d’une personne et que je n’ai pas aimé le fait qu’il puisse être loin de moi. Oui, on peut dire que je suis ridicule. J’imagine que c’est ça quand on commence une relation avec quelqu’un. Maintenant que je sais qu’il est là ce week-end ça change beaucoup de choses. À vrai dire, samedi dans la matinée j’ai quelque chose de prévu, quelque chose d’important donc je ne lui ai pas encore parlé. Je ne pense pas le faire ce soir. J’ai encore besoin de préparer quelques petites choses avant de tout dévoiler. L’idée me trotte dans la tête depuis un petit moment mais je n’osais pas la mettre en place. Et puis j’ai finalement craqué et je me suis lancée. Encore une fois, je ne l’ai dit à personne, je ne pense pas que ce soit encore le bon moment d’en parler. On va encore penser que je fais n’importe quoi ou que je m’emballe. Si j’y réfléchis sérieusement, ce ne serait pas la première fois que je fais quelque chose d’aussi fou mais je sens que c’est important, je sens que je dois le faire. Pour être honnête, je ne sais pas pourquoi mais j’ai ce sentiment au fond de moi qui me dit que si je ne le fais pas je vais rater quelque chose d’important dans ma vie.

- Si tu cherches de manière détournée à me demander si je suis disponible vendredi soir, la réponse est oui. Par contre, je ne pourrais pas rester chez toi pour dormir. J’ai des plans pour samedi dans la matinée et je ne peux pas me désengager.

J’ai bien conscience que je fais planer un doute mais c’est presque volontaire de ma part. En fait, j’ai très envie de lui raconter la vérité, très envie de lui dire ce que je prépare. Mais je ne vais pas le faire. C’est trop tôt et je veux d’abord être sûr de mon coup avant d’avouer quoi que ce soit à qui que ce soit. Oui, même si on parle d’Aleks. Je sais pertinemment qu’il ne me jugera pas et qu’il sera même très fier de ce que je m’apprête à faire. Mais je pense que cette fois, j’ai besoin de faire les choses par moi-même et pour moi-même. Sans en parler à quiconque. Si tout se passe comme je le désire alors, samedi soir, je reviendrai chez lui – s’il m’y autorise - et je lui raconterai tout. Oh, il est possible que je poste aussi quelque chose sur Facebook ou Instagram (je me connais) mais comme je ne crois pas qu’il ne me suive sur les réseaux je devrais être tranquille sur ce point-là.

- Tu as un point de chute aux Hamptons ?

Pour autant que je me souvienne, je crois n’être allée aux Hamptons qu’une ou deux fois dans ma vie, grand maximum. Bien que je sois issue d’une famille « riche » ce n’est pas quelque part où nous allions avec mes parents quand j’étais plus jeune. Non, nous partions en Italie. Et ça, c’était le grand luxe.


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Et le soleil se couche et tout redémarre. Écoutes-les mes rêves gris s'envolent dans le noir de la nuit... -byendlesslove
Aleksej Jaime Svendsen
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Aleksej Jaime Svendsen
Sam 23 Mai - 17:39
Il remarqua son petit sourire en coin. Il mordit ses lèvres pour ne pas se montrer trop satisfait. Quoi que pas assez. Le ton de la voix de Solveig restait en suspens, comme si elle n’avait pas tout à fait terminé sa phrase. Il fronça les sourcils, réflexe qui s’accentua quand elle déclara ne pas pouvoir rester la nuit entière. Lui aussi avait des projets pour samedi matin. Et bien qu’elle reste relativement évasive, ce n’était pas ça qui retenait son attention. Il commença à frotter doucement son nez contre son cou, remontant délicatement vers son visage.

« Je ne vois pas bien le rapport… tu pourrais très bien venir avec des affaires et partir samedi matin… »

Il caressait doucement le dos de la jeune femme, ses hanches. Il s’imprégnait de son odeur.

« À vrai dire, tu pourrais même prendre assez d’affaires pour rester vendredi… et revenir samedi, après ton rendez-vous… »

Il releva doucement ses cheveux pour venir l’embrasser sous le creux de l’oreille et détendre doucement dans son cou. Il tirait sur la corde. Peut-être un peu trop. Mais quand on ne jouait pas, on ne pouvait pas gagner. Et s’il était d’accord pour profiter de l’instant présent, à ce moment précis la seule idée qu’il avait en tête était de passer le week-end avec elle. En fait, la seule idée qu’il avait en tête était de passer le plus de temps possible avec elle. Accro ? Peut-être un peu oui. Il cessa ses caresses quand elle changea subtilement de sujet.

« J’ai une maison à Montauk, oui… »

Il avait évolué dans un milieu où la plupart des gens possédaient un lieu de villégiatures dans les Hamptons. C’était particulièrement cliché mais il n’avait jamais regretté cet investissement. Et puis Montauk n’était pas le plus prisé des villages, on pouvait encore y trouver du calme, beaucoup de nature, et la mer. Et bien que Charles soit son patron, quand ils se retrouvaient là-bas, il n’était jamais question de travail. Charles et Denise n’avait jamais eu d’enfants, ils avaient pris Aleksej et Lena sous leur aile et s’étaient toujours comporté comme des grands parents gâteaux vis-à-vis de Rebecka.

« À une époque, nous travaillions  énormément avec Lena… c’était pratique de pouvoir s’échapper l’espace d’un week-end… sortir Rebecka de la ville ne serait-ce que quelques jours et profiter un peu d’être tous les trois… »
Solveig T. Lazzari
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Solveig T. Lazzari
Sam 23 Mai - 19:06
- Je pourrais y songer…

Quand je sens les lèvres d'Aleksej commencer à jouer dans mon cou et contre ma nuque, je comprends vite ce qu’il désire réellement ce soir. Évidemment, c’est non. Attention, ce n’est pas que je n’en ai pas envie, mais ce soir je dois rentrer chez moi comme il doit rentrer chez lui. Évidemment il va sans dire que nous n’allons pas nous expérimenter aux ébats fougueux dehors, en plein Central Park. Je peux parfois avoir les idées un petit peu farfelues certes, mais je n’irai tout de même pas jusqu’à avoir ce genre de comportement dans un lieu public. Je connais mes limites et je pense que l’homme à côté de moi les connaît également. Sans parler de ses propres limites à lui. Quelque chose me dit qu’il est encore pire que moi à ce sujet.

Dieu merci, lorsque je commence à parler de sa maison dans les Hamptons, l’homme cesse ses caresses et se concentre sur le nouveau sujet de conversation. J’en suis presque soulagée bien que sa douceur me manque déjà.

Autant dire que la conversation prend un tournant presque inattendu lorsque je l’entends évoquer son ex-femme ainsi que leur petite fille aujourd’hui décédée. Il n’en parle que très rarement et puisque je n’ose pas évoquer le sujet moi-même je reconnais que je ne vais pas pouvoir m’empêcher de rebondir dessus. Il y a des jours où j’aimerais réellement qu’il me parle de Rebecca sauf que j’ai tellement peur de lui faire de la peine que je refuse d'évoquer le sujet. Je suis sûre que c’était une petite fille incroyable, mais parce qu’il ne m’en parle jamais, je ne sais rien d’elle. Oui, je suis capable d’émettre un avis quant au fait que c’était probablement une petite fille incroyable au vu du père qu’elle avait. Et non, je ne suis pas en train de mettre l’homme sur un piédestal, loin de là. Mais au vu de qui il est je reste persuadée que c’était un très bon père. Bien sûr, je me trompe peut-être, mais cela me paraît tout de même difficile à envisager.

- Est-ce que tu as envie de me parler d’elle(s) ?


Je viens peut-être de mettre les deux pieds dans le plat et je m’en mordrais les doigts plus tard, mais pour l’instant je vais donner à Aleksej la chance de pouvoir s’exprimer au sujet de sa famille. Ici, je ne parle pas au passé, qu’il le veuille ou non ou que je le veuille ou non son ex-femme ainsi que leur petite fille resteront sa famille, ils resteront toujours sa famille.

- Tu n’en parles presque jamais et… Enfin, je veux que tu saches que je peux tout entendre, d’accord ? Si tu as envie d’en parler, c’est oui. Toujours, oui.

Je ne voudrais pas qu’il s’empêche de parler de sa fille à cause de moi ou à cause de notre relation. Ce n’est pas parce que je suis sa petite amie dorénavant, si on peut m’appeler comme ça, qu’il n’a pas le droit de s’exprimer, qu’il n’a pas le droit de parler de Rebecka. J’espère qu’il en a conscience.


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Aleksej Jaime Svendsen
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Aleksej Jaime Svendsen
Sam 23 Mai - 20:29
Aleksej savait pertinemment qu’il rentrerait chez lui ce soir et Solveig chez elle. Mais peut-être qu’avec un peu de tendresse, sa réponse à son invitation serait positive. Juste histoire de rappeler à leur corps qu’ils étaient bien ensemble. Il ne savait pas trop si ce genre de stratégie fonctionnerait. Mais il espérait vraiment qu’elle accepte de passer le week-end chez lui. Déjà quatre jours, il trouvait ça long. Alors que jusqu’à présent, il n’avait pas encore passé une journée loin d’elle.

Il ne pouvait pas parler de Montauk sans parler de Lena et Rebecka. D’ailleurs même s’il se réjouissait de quitter la City pour 48h, il appréhendait de se retrouver dans leur maison. Les dernières années, lors de ses rares visites là-bas, il restait chez Charles et Denise. Il était retourné dans la maison à plusieurs reprise, fixer une fuite, récupérer des affaires, mais il n’y avait pas séjourné.

Mais après avoir passé presque deux mois enfermé dans son appartement, même en bonne compagnie, il sentait qu’il avait besoin d’air. De nature. Voir la mer, entendre les vagues se briser sur le jeter. Observer la danse hypnotique du faisceau du phare. Et peut-être essayer de faire le tri. Il fallait bien commencer quelque part.

La question de Solveig l’interpella. Elle était tout à fait légitime. Il baissa le visage, ses yeux balayant le sol, il réfléchissait à la réponse. Il releva la tête vers elle en l’entendant lui dire qu’elle était prête à l’écouter, à tout entendre. Il lui sourit tendrement avant d’embrasser doucement sa tempe. Il était touché, bien sûr. Mais c’était plus compliqué que ça. Ce n’était pas l’envie qui manquait, il avait envie de partager des choses avec elle, qu’elle apprenne à le connaître et son passé ferait toujours partie de lui. Il mordillait l’intérieur de sa lèvre, cherchant les mots justes. Ce n’était pas facile d’expliquer un ressenti qu’il avait lui-même du mal à comprendre.

« J’aimerais pouvoir parler de tout avec toi… et… tes paroles me touchent, vraiment…mais… »

Il inspira et expira profondément en fermant un instant les yeux.

« Je croyais que si je n’en parlais plus, si je n’y pensais plus, le temps finirait par atténuer les sentiments… mais j’avais tort… c’est pour ça que je vois quelqu’un… pour que ça sorte… mais parfois la douleur est trop pénible… physiquement… »

A mesure qu’il parlait il sentait sa poitrine se serrer, son souffle s’accélérer. Il s’arrêta un instant, posa son regard sur la jeune femme et respira profondément à plusieurs reprises.

« Il y a les faits… les choses contextuelles… des choses que je peux aborder… mais certains souvenirs, les choses précises comme les odeurs, les sons … certaines habitudes… je n’en suis pas capable… pas encore… »
Solveig T. Lazzari
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Solveig T. Lazzari
Sam 23 Mai - 21:05
Vous savez quand je disais que j’allais mettre les deux pieds dans le plat, eh bien voilà qui est fait. Le regard d’Aleksej me fait tellement mal au cœur que j’en aurais presque les larmes aux yeux. Je n’arrive pas à croire une seule seconde que j’ai osé évoquer sa fille et son ex-femme. Qu’est-ce qui m’a pris ? Pourquoi j’ai fait un truc pareil ? Je savais pourtant que ça allait lui faire de la peine d’évoquer sa fille, donc je n’aurais même pas dû en parler du tout. C’est encore ma curiosité qui m’a joué des tours j’imagine. J’aimerais tellement en savoir davantage sur l’homme qu’il était avant mais d’un autre côté quand je vois à quel point cela le détruit, j’imagine que je ne saurai jamais grand-chose à ce sujet.

Je constate sans mal la respiration de l’homme qui s’accélère, sa cage thoracique gonflant et se dégonflant bien trop rapidement à mon goût. Il est évident qu’il est en train de commencer à faire une crise de panique et il faut que j’arrête ça tout de suite. Je ne sais pas comment contenir la crise, je ne sais pas comment lui venir en aide quand il est en train de perdre le contrôle cependant, je sais que ma présence peut l’aider. Alors c’est exactement ce que je vais faire, me montrer présente et le laisser me dire ce qu’il veut me dire ou ce qu’il a besoin de me dire.

- Aleksej, regarde-moi. Tu n’as pas besoin d’en parler. Je suis désolée de t’avoir dit ces choses, je n’aurais jamais dû remettre ça sur la table.

Je pense que si l’on devait remettre la palme d’or de la conne du jour, elle me serait décernée sans aucun problème. Ce serait un vote à l’unanimité. Voilà exactement ce qui arrive quand j’essaye d’être normale. Quand j’essaye de faire comme tout le monde, quand j’essaye d’avoir une conversation que toute personne lambda aurait avec quelqu’un d’autre. Ça marche bien, hein ? Pas du tout. Et on ose encore me demander pourquoi je n’ai pas énormément de personnes m’entourant ?

- Je te promets que je ne t’en parlerai plus. Pardon.

Voilà exactement comment on me fait payer ma curiosité maladive quant à toujours vouloir en savoir plus. Certains diront que c’est un défaut professionnel, que poser des questions c’est quelque chose que tous les gens qui bossent dans le Droit font constamment. Sauf que là je n’avais pas à le faire. J’aurais dû garder le silence sur le sujet et ne pas en parler du tout. J’ai juste été idiote.


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Aleksej Jaime Svendsen
Sam 23 Mai - 22:08
Aleksej dégagea ses cheveux pour prendre le visage de la jeune femme dans ses mains. Il savait qu’il aurait plus d’impact de cette manière. Il faisait cela quand il avait besoin qu’elle l’écoute, vraiment. Quand il avait quelque chose de particulièrement important à lui dire. Il planta son regard dans celui de la jeune femme jusqu’à ce qu’elle laisse ses émotions à elle retomber.

« Écoute-moi bien… Je ne veux pas que tu t’excuses… jamais… c’est difficile pour moi d’en parler… mais ça l’est moins avec toi… et je te le répète, je veux qu’on puisse tout ce dire… ce n’est pas une métaphore. »

Il caressa doucement sa joue. C’est vrai qu’elle rendait sa vie plus douce. Et la douleur plus supportable. C’était peut-être pour ça qu’il angoissait à l’idée de ne plus la voir aussi souvent. Parce que quand quelque chose n’allait pas, ils s’y confrontaient. Ce n’était pas toujours très agréable mais le résultat avait toujours été positif et bénéfique pour l’un ou pour l’autre. La vie était pleine d’obstacles et de difficulté mais tout semblait plus facile avec elle.

Il avait ce sentiment très étrange et paradoxal. Il se sentait plus vulnérable mais en même temps invisible. Il avait l’impression qu’il n’y aurait rien qu’il ne puisse pas surmonter quand elle était à ses côtés. Elle ne s’en rendait pas compte, elle ne pouvait évidemment. Mais les progrès qu’il avait fait dans la gestion de ses crises de panique, dans sa capacité à penser aux épreuves qu’il avait traversé, la laisser entrer dans sa vie tout simplement, tout ça venait d’elle.

« Je ne veux pas non plus que tu fasses ce genre de promesse… je ne veux pas qu’il y ait de no man’s land entre nous… je veux que tu te sentes libre de me parler de tout et également l’inverse… je veux tout savoir de toi et je trouverais ça normal si tu souhaitais aussi ce genre de choses… »

C’était peut-être ce qu’il devait faire. Lui parler, réellement. Commencer avec ce qui était le moins douloureux. Le Danemark peut-être. Sa famille. Ils les évoquaient parfois, comme tout le reste. Mais il ne lui avait jamais vraiment dit qui il était, d’où il venait. Comment il avait grandi. Tout son passé avait été remisé dans une boîte tamponné « danger », « fragile ». Ce n’était pourtant pas le cas.

« Ce week-end, on va reprendre depuis le début… C’est moi qui te parlerais… et si tu as des questions, si tu te sens d’humeur curieuse, j’y répondrais… si je peux… entends-moi bien… je ne veux pas que tu t’imposes de limite par peur de me blesser… la blessure est déjà là et elle fera toujours mal tant qu’il y aura des éclats… mais tu n’es en aucun cas responsable… »
Solveig T. Lazzari
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Solveig T. Lazzari
Sam 23 Mai - 22:32
Le sérieux avec lequel il me parle traduit toute l’importance du moment que nous sommes en train de vivre. Je croyais vraiment qu’évoquer sa petite fille avait été une erreur, pourtant, Aleksej vient de me dire le contraire. Il ne veut pas que nous ayons du mal à discuter de choses qui, pourtant, font du mal. Je ne sais pas quoi en penser. J’ai vraiment envie d’en savoir plus sur son passé, mais je ne veux pas le forcer à me parler. J’ai maintenant conscience de la gravité de ce qu’il a vécu avec son ex-femme et je ne me vois pas le forcer à dire quoi que ce soit à ce sujet. Bien sûr, s’il souhaite m’en parler alors qu’il le fasse, ce sera avec plaisir que je l’écouterai m’expliquer ce qu’il s’est passé.

La manière qu’il a eu de m’attraper le visage ne me fait pas peur. Je sais qu’il veut juste capter mon attention et qu’il veut que je l’écoute tout particulièrement. J’ai juste peur de dire une connerie. J’ai peur de le froisser, de lui dire quelque chose qui pourrait finalement le blesser même si je n’ai pas envie de lui faire du mal. Comment évoquer la mort de sa fille sans le blesser ? C’est impossible. Je ne sais pas ce qu’il a vécu, enfin si, je le sais, mais je ne peux pas le comprendre. N’ayant jamais eu d’enfants moi-même, je ne saurai jamais ce que cela fait que de perdre un enfant.

- Bien sûr que j’ai envie de tout savoir de toi. Mais pas au risque de te faire du mal Aleks.

Puis, tout à coup, il me dit qu’il sera prêt à me parler ce week-end. C’est-à-dire une fois qu’il sera revenu des Hamptons. Je ne suis pas certaine de comprendre ce que cela signifie exactement pour lui que de se rendre là-bas. Dans mon fort intérieur, je l’imagine s’y rendre régulièrement mais je suis peut-être en train de me faire des films.

J’acquiesce simplement, acceptant l’idée que nous aurons peut-être encore l’une de ces longues conversations dans lesquelles nous semblons tant aimer nous plonger. J’ai l’impression qu’on fait que ça, parler de choses qui nous font un peu de mal mais qui semble nécessaire. Je ne sais pas si ça l’est réellement mais ça, ce n’est pas à moi d’en juger.

Nous restons encore une bonne demi-heure en silence à regarder la scène naturelle qui se profile devant nous. Et puis arrive un moment où le soleil se couche pour de bon et le froid commence à se faire ressentir. C’est le petit plaisir des soirées new-yorkaises j’imagine. Quand il a fait très chaud la journée, il se met à faire plus frais le soir. Quand nous quittons le parc, j’ai un pincement au cœur à me dire que je vais rentrer sans lui mais je sais que c’est nécessaire. Nous avons passé beaucoup trop tôt trop de temps ensemble. Lui comme moi avons besoin de retrouver nos appartements respectifs ainsi que nos espaces privés. Il faut qu’on se manque. C’est important. Sinon, je sais pertinemment ce qu’il va se passer ; je vais me lasser et je vais le faire souffrir. Et ça, c’est hors de question.


Fin


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