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Ils se sont aimés [Solveig]

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William O'Connor
Times
J'ai posté : 652 messages et j'ai : 451 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Bradley Cooper et pour finir je crédite : Junkiee

William O'Connor
Lun 25 Mai - 17:48



Ils se sont aimés

Solveig & William



Il est environs vingt heures lorsque j’arrive devant l’appartement de Solveig. Je sais qu’à cette heure-ci, elle est rentrée du travail, au vu de ce qu’elle m’a dit par message. Je viens donc récupérer mes affaires chez elle et j’espère que, cette fois-ci, Svendsen ne sera pas présent. Ca me coute de venir ici, mais je compte bien récupérer mes fringues et les quelques autres affaires que j’ai pu laisser dans cet appartement quand nous étions encore ensemble. Je ne suis moi-même pas venu les mains vides. J’ai, en ma possession, un seul et unique carton, pas bien grand, qui contient tout ce que je peux rendre à Solveig : des cadeaux qu’elle a pu m’offrir, des photos, quelques babioles qui représentent notre histoire et que je ne veux plus voir chez moi. J’aurais pu me contenter de les mettre à la poubelle, mais je me suis dit qu’elle avait peut-être envie de les récupérer. Si j’ai envie de supprimer toutes traces d’elle dans ma vie, peut-être que ce n’est pas son cas. Alors je les lui rends. Dans ce carton, il y a également nos alliances. Je ne les avais jamais jetés, bien qu’elles n’aient évidemment jamais servi.

Quand je sonne à sa porte, je jette un coup d’œil à ce carton et un faible sourire nerveux s’inscrit sur mon visage. Voilà ce que j’ai à lui rapporter. Un petit carton, alors que pour ma part, je dois remplir ma valise. Preuve qu’elle n’a jamais été dans l’optique de s’installer avec moi, alors que, pour ma part, j’ai laissé bien des affaires chez elle, comme ci j’avais cherché à m’installer, petit à petit. C’est pathétique, vraiment. Cette preuve, aussi stupide semble-t-elle être, était le signe que notre histoire n’allait pas fonctionner, parce qu’elle en était tout bonnement incapable. J’aurais pu m’en rendre compte bien avant. J’aurais dû m’en rendre compte. Ca m’aurait épargné bien des souffrances inutiles.

Vous vous demanderez peut-être pourquoi je lui rends également les cadeaux qu’elle a pu m’offrir. La raison est simple : je ne veux plus avoir à penser à elle en voyant tel ou tel objet. Elle est déjà omniprésente dans mes pensées pour que j’ai besoin de me rappeler que notre histoire est brisée par le biais d’effets personnels. Ce soir, je tournerais la page. Enfin, d’un point de vue matériel dans un premier temps. J’espère que cela me permettra d’aller de l’avant et qu’avec le temps, elle sortira de ma tête. Solveig espérait que nous pourrions rester amis, qu’on serait capable de continuer à se voir, de s’apprécier, de passer du temps ensemble, d’être présents l’un pour l’autre dans les bons et les mauvais moments. Mais j’en suis incapable. Comme elle d’ailleurs. Elle n’est elle-même pas à l’aise pour que notre relation reste amicale. Il n’y a qu’à voir cette soirée que nous avons passé ensemble, chez nos amis en commun. Elle peinait à avoir une conversation normale avec moi, de peur de ne pas utiliser les bons mots et me faire à nouveau souffrir. Seulement, avec ses amis, on n’a aucun tabou, aucun filtre. Elle n’y arrive pas. Et pour ma part, je l’aime à un tel point que je ne pourrais jamais me contenter d’être « un bon pote ». Alors oui, je préfère qu’elle sorte de ma vie. Et avec les saloperies que l’on a pu se lancer dans la figure la dernière fois que je suis venu ici, l’option « amitié » s’est envolée. A l’heure d’aujourd’hui, je déteste Solveig autant que je l’aime. J’ai besoin qu’elle sorte de ma vie pour aller de l’avant. Et j’estime que je ne mérite pas d’être à ce point malheureux pour une femme que n’en vaut pas la peine. J’ai, à mon sens, porté trop de croix pour continuer de le faire, sans même broncher.

Et je suis fatigué de cette situation. Je ne compte même pas avoir de grandes conversations avec elle ce soir. Je veux récupérer mes affaires et partir d’ici une bonne fois pour toute. Je dois faire des projets si je veux avancer, et cesser de remuer la merde du passé. Et tant que Solveig sera dans ma vie, ça me sera tout bonnement impossible. Alors ce soir est peut-être le dernier où nous nous verrons. Dire que ça ne me brise pas le cœur serait mentir. Mais une part de moi en ressent un certain soulagement.



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Solveig T. Lazzari
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Solveig T. Lazzari
Lun 25 Mai - 21:19
Dire que je suis anxieuse, c’est un euphémisme. Quand j’ai reçu le SMS de William hier j’étais d’abord contente de me dire qu’il essayait de me joindre de nouveau. Et puis j’ai compris à la froideur de ses mots qu’il n’en avait rien à faire et qu’il voulait juste récupérer ses affaires. Ça m’a fait mal mais d’un autre côté je comprends. Il m’en veut et c’est normal. Après ce que je lui ai fait, je ne suis pas certaine qu’il puisse un jour me pardonner. Je voudrais tellement que tout soit différent mais c’est impossible.

Ce soir je suis rentrée plus tôt que d’habitude. Je voulais me préparer. Je ne sais pas si ça sert à grand-chose mais au moins j’aurai eu le mérite d’essayer. J’ai rassemblé ses affaires. Ça m’a fait tout drôle ça aussi. Ça rentre dans quelques cartons. C’est là où je me suis rendue compte qu’il avait vraiment essayé de prendre une place importante dans ma vie et que je ne lui ai jamais laissé l’opportunité de le faire. Je n’ai juste pas voulu le voir au moment propice mais il a raison, je n’ai jamais essayé de lui donner une autre chance. J’imagine que ça veut dire que je n’en avais pas vraiment envie. Ça m’énerve de l’admettre parce que j’aime réellement cet homme. Et pourtant, mon amour pour lui n’a pas suffi. J’ai été égoïste et je sais que même si on réessayait aujourd’hui ça ne changerait rien. Il est temps que j’admette qui je suis vraiment : une femme qui a été incapable de pardonner un homme qui lui a fait du mal 10 ans auparavant. Je n’en parlerai pas à William parce que je me refuse à le faire.

Je fais les cent pas dans l’appartement et mon chien me regarde comme si j’étais un extraterrestre. Autant dire qu’il est rare de me voir marcher comme ça dans l'appartement mais là, il faut absolument que je me calme, sinon je vais péter les plombs. J’attends William patiemment ou, du moins, aussi patiemment que possible. Je ne sais même pas quel comportement adopter quand il sera là. Est-ce que je suis censée lui sourire, lui faire la gueule, lui dire que je suis contente de le voir, ne rien dire du tout ? Ce qu'il s’est passé il y a quelques jours, ce n’était pas anodin. J’ai comme l’impression que ce soir-là on a ouvert les vannes. On a dit que tout ce qu’on avait à se dire, sans faux-semblants, sans filtre. Je crois que le seul problème à cette soirée finalement c’est qu'Aleksej était là. S’il n’avait pas été là j’aurais ressenti moins de gêne, j’imagine. En tous les cas, je sais que les choses ont été dites entre William et moi et on ne pourra jamais revenir en arrière.

Quand j’entends sonner à la porte, je sais que c’est lui. Ça ne peut pas être quelqu’un d’autre car je n’attends absolument personne si ce n'est William. Il est temps que je fasse face à mon passé. Et ça me fait peur, extrêmement peur. Il est temps que je fasse face à mes erreurs et au fait que j’ai fait souffrir un homme qui ne méritait pas.

J’ouvre la porte, et je le vois là, sur le pas de ma porte. Il a un petit carton dans les bras. J’imagine que ce sont mes affaires et c’est là où je réalise que j’avais raison, j’ai vraiment fait n’importe quoi. Je me suis menti à moi-même et pire que ça encore, je lui ai menti à lui. Oh, je ne l’ai pas fait de manière volontaire. Mais je l’ai fait et je sais qu’au final c’est ça qui compte. Les mots c’est du vent, il n’y a que les actes qui comptent.

- Salut, dis-je avant de lui laisser l’espace suffisant pour pouvoir entrer dans l’appartement.  


laissons le temps ralentir
Et le soleil se couche et tout redémarre. Écoutes-les mes rêves gris s'envolent dans le noir de la nuit... -byendlesslove
William O'Connor
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William O'Connor
Mar 26 Mai - 17:32


Ils se sont aimés

Solveig & William


Lorsque la porte s'ouvre sur Solveig, mon cœur loupe un battement. Cela a toujours été le cas, même après des années. Preuve que mon amour pour elle est resté aussi fort que lors des premiers jours. Je l'observe un instant. Est-ce que ce sera la dernière fois ? C'est ce que je désire, même si cela me coûte bien plus qu'on ne pourrait l'imaginer.

- Salut. , répondis-je sur un ton calme et, je le sais, un peu trop glacial. Mais je ne parviens pas à adopter une autre attitude. J'ai toujours été un homme entier. Et je ne peux cacher mes sentiments. Je n'ai jamais su faire autrement. Solveig ne le sait que trop bien.

Elle se décale pour me laisser entrer, ce que je fais sans attendre. Une fois de plus, Maroon vient me faire la fête et je lui accorde une caresse, avant de balayer l'endroit du regard. Je vois des cartons. Solveig a réuni mes affaires. Parfait, cette entrevue sera donc plus rapide.

- Merci. , murmurais-je en déposant le carton que j'ai apporté sur la table basse du salon, afin de me libérer les mains. Quelques allers-retours jusqu'à ma voiture, et ce sera réglé. Alors je commence à me mettre au travail, en silence. Je ne suis pas certain de vouloir avoir une quelconque discussion. Je m'empare des deux premiers cartons puis ressors de l'appartement pour rejoindre ma voiture et les entreposer dans mon coffre de voiture. Ainsi, je laisse seule Solveig avec ce carton que j'ai ramené et qui contient les quelques souvenirs qui me reste d'elle, mais dont j'ai besoin de me séparer. Entre autre, une photo.
Une photo. D’apparence une simple photo, et pourtant, elle aura changé le cours de mon existence. Une photo que j’ai conservé sur moi, pendant des années, dans mon porte-feuille. Une photo que j’ai conservé sur moi, lorsque j’étais au front. C’est peut-être la raison pour laquelle elle est aussi froissée, déchirée par endroit, et tâchée de sang. Cette photo m’a sauvé la vie. Elle m’a sauvé la vie lors de cette mission qui m’a valu la fin de ma carrière militaire. Cette mission où j’ai perdu tous les frères d’armes qui m’accompagnaient. Quand moi-même, j’étais sur le point de quitter ce monde, pris d’assaut par des rebelles, à bout de force, la jambe éclatée qui m’empêchait de m’enfuir. Ce jour-là, j’aurais dû y rester. Et comme j’en étais persuadé, j’ai sorti cette photo pour contempler une dernière fois le visage de Solveig. J’étais caché derrière des débris. On allait me trouver d’ici quelques minutes. J’étais couvert de sang, à bout de force. Je ne ressentais même plus la douleur dûe à mes blessures. Alors j’ai regardé cette photo. Je ne saurais l’expliquer, mais à ce moment précis, je me suis dit que je ne pouvais pas me laisser abattre sans agir davantage. Cette femme m’attendait peut-être quelque part à New York. Cette femme que j’aimais et que j’aurais dû épouser. Et si notre histoire n’était pas terminée ? C’est cette unique pensée, pourtant dérisoire, qui m’a donné les dernières forces pour m’enfuir comme je le pouvais, afin de chercher de l’aide. Une aide que j’ai trouvé dans un petit village afghan. Je savais que c’était quitte ou double. Soit on me viendrait en aide, soit on me livrerait aux rebelles. Mais je devais prendre ce risque, je n’avais plus d’autres choix, puisque je me vidais actuellement de mon sang. J’ai eu de la chance, puisque je suis encore ici aujourd’hui. Des personnes de ce village ont pansé mes blessures et ont contacté l’armée américaine pour que je sois rapatrié. Ils ont pris des risques inconsidéré pour un parfait inconnu.

Cette photo, elle a aussi gâché ma vie. Je n’ai jamais cessé d’aimer Solveig. Pourtant, une seule femme m’a permis de l’effacer de ma mémoire quelques temps et m’a donné envie de refaire ma vie. Cette femme, c’est Sarah. Et, quelques temps avant cette même mission, je lui ai proposé qu’on parte ensemble, loin de tout ça, pour une vie plus tranquille, n’importe où. J’étais prêt à déserter pour elle. Elle était prête à abandonner son travail pour recommencer une vie incognito, à l’autre bout du monde, pour moi. Cette nuit-là, alors que je dormais, et que Sarah regroupait ses affaires pour partir avec moi au levé du jour, elle est tombée sur cette photo. Elle a alors compris que mon coeur allait à une autre femme. Alors elle a effectivement continué de réunir ses affaires pour partir, mais sans moi. Et lorsque je me suis réveillé seul, j’ai compris que je ne la reverrait plus.

Alors oui, cette photo m’a à la fois sauvé la vie, mais elle m’a aussi empêché d’avancer et de voir mon fils pousser son premier cris ou bien faire ses premiers pas. Même à des milliers de kilomètres, Solveig parvenait, malgré elle, à faire prendre à ma vie des tournants inattendus. Aujourd’hui, il est temps que je me sépare de cette photo, comme du reste. Me séparer de ce qui aurait dû être nos alliances, des cadeaux qu'elle a pu m'offrir, des billets d'avion pour l'Italie que j'ai échangé, en payant un supplément pour qu'elle puisse en déterminer la date. Elle n'aura qu'à en profiter avec Svendsen.

Enfin je remonte jusqu'à l'appartement afin de récupérer le reste de mes affaires.




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Solveig T. Lazzari
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Solveig T. Lazzari
Mer 27 Mai - 8:50
Si je suis tout à fait honnête au regard de la situation, je ne sais pas trop à quoi je m’attendais. En vérité, je pensais que nous allions discuter. Qu'on allait au moins se comporter comme des adultes. Sauf qu’au vu de la tristesse que je lis dans le regard de l’homme qui est entré chez moi, je finis par comprendre que ça ne va pas du tout se passer comme je le désire. Je ne suis même pas sûre qu’il ait envie de me parler. Il me salue, rentre mais ne dis pas un mot de plus.

William finit par voir les deux cartons contenant ses affaires. Il me remercie mais toujours sans plus. Là, ça commence vraiment à me mettre mal à l’aise. Je ne pensais pas qu’on pouvait en arriver là un jour. Je sais qu’il est malheureux et que c’est de ma faute, mais je m’attendais à autre chose malgré tout. Je ne lui en veux pas, je n’ai pas le droit de lui en vouloir mais j’espérais qu’on resterait suffisamment cordiaux l’un envers l’autre.

Il fait un premier aller-retour avec le premier carton. Quand je me retrouve de nouveau seule dans l’appartement, j’ai un poids sur la poitrine qui me fait si mal que j’ai envie de pleurer. J’ai détruit deux ans de vie commune ou, du moins, deux ans de relation et je sais que rien ne pourra changer ça.

Quand il revient pour le second carton, je suis décidée à ne pas le laisser repartir comme ça, pas aussi facilement. Je comprends qu’il soit vraiment en colère contre moi, il a tous les droits de l'être. Mais on ne peut pas agir comme ça l'un envers l'autre, on mérite tout de même mieux que ça.

- Will, attends… S’il te plait, dis-je d’une voix mal assurée. « Je sais que tout ça est de ma faute mais est-ce qu’on peut discuter un petit peu ? »

Je ne vais pas évoquer notre rupture à proprement parler. À vrai dire, j’ai des doutes sur quelque chose qu’il s’est passé il y a plusieurs semaines de cela, et j’aimerais savoir si j’ai raison. J’espère avoir tort. J’espère vraiment avoir tort. Il m’a fait peur le soir où il a appris que j’étais chez Aleksej. Son comportement au téléphone n’était pas normal, et je le sais parce que je connais suffisamment William pour être en mesure d’identifier quand sa voix est normale ou non.

- Le soir où s’est eu au téléphone. Qu’est-ce qu’il s’est passé ? Tu m’as dit que tu étais chez Sarah mais tu m’as menti. Alors, que s’est-il passé ce soir-là, Will ?

S’il fait l’effort, il verra que j’ai peur pour lui. Je ne cherche pas à me dédouaner de tout ce qu’il s’est passé mais j’ai besoin de comprendre certaines choses.


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William O'Connor
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William O'Connor
Mer 27 Mai - 18:15



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Solveig & William



Lorsque j’arrive de nouveau dans l’appartement, je ne jette même pas un coup d’œil à Solveig. Je veux terminer ce que j’ai à faire le plus rapidement possible. C’est la raison pour laquelle je me dirige dés à présent vers le second carton que je prends dans mes mains et reprends de nouveau la direction de la sortie, pour la dernière fois. Je suis prêt à passer le seuil de la porte, toujours sans un mot, sans un regard, quand l’italienne décide malgré tout de briser le silence. Elle me demande d’attendre et, dos à elle, je ferme les yeux. Pourquoi cherche-t-elle toujours à tout compliquer ? Elle souhaite que l’on discute un peu, mais je n’en ai pas envie. Elle doit le ressentir, car je ne réponds pas, alors elle décide de reprendre la parole. Elle me pose une question. Une question qui pourrait paraître anodine, mais elle ne l’est pas. Elle le sait aussi bien que moi. Que s’est-il passé, ce soir-là, quand nous étions au téléphone et que je lui ai menti en lui expliquant que je me trouvais chez Sarah. Je sais de quoi elle parle, car ce soir-là, j’étais dans un état pitoyable.

A ce moment-là, j’hésite. J’ai bien envie de ne rien répondre, passer le seuil de cette porte et partir, sans demander mon reste. Mais elle ne me laissera pas faire. Je la connais trop pour cela. Peut-être que je lui dois cette explication, même si j’en doute sérieusement. Qu’est-ce que ça peut bien changer ? Qu’est-ce que ça peut lui faire ? Je finis par me retourner, toujours le carton dans les mains, et croise enfin son regard. Alors je décide de lui dire la vérité, sans même savoir pourquoi.

- Ce soir-là, j’étais complètement ivre. Et j’ai voulu me foutre en l’air.

Je prononce ces mots avec un calme et une spontanéité qui, je le sais, doit parait déconcernant. Je ne donnerais pas plus de détails, car je n’en ai pas envie. Je me contente de répondre à sa question avec sincérité. J’ai presque envie de faire un brin d’humour en rajoutant « Mais bon, je suis toujours là, donc tout va bien. », mais je m’abstiens. Beaucoup diront que je suis un homme chanceux, qui survit toujours, malgré tout. Mais je ne me considère pas comme tel. Je dirais justement, que je suis particulièrement malchanceux. Je suis toujours passé à côté de la mort, même en la souhaitant, que ce soit en jouant avec mon arme de service, en me retrouvant au front dans une situation qui pourtant, paraît désespérée. Même quand je me suis fait volontairement renversé par une voiture, au cours de mon travail. Je n’estime pas avoir une bonne étoile. J’ai davantage le sentiment que c’est toujours une croix en plus à porter, comme si j’étais contraint à vivre pour souffrir toujours davantage.

- Mais je te rassure, tu n’es pas l’unique drame de ma vie., poursuivais-je, car je ne souhaite pas qu’elle se persuade que j’ai voulu mettre fin à mes jours uniquement à cause d’elle et de notre rupture. Car ce n’est, effectivement, pas le cas. J’imagine que j’aurais dû me faire aider, psychologiquement, dés mon retour aux Etats-Unis, pour tout ce que j’ai pu commettre ou vivre.

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Solveig T. Lazzari
Mer 27 Mai - 19:50
Je n’arrive pas à croire ce que je viens d’entendre. Je m’attendais à bien des choses mais certainement pas à ça. Je me doutais qu’il avait pété les plombs soit là et qu’il s’était mis une mine, ça d’accord. Par contre, me dire qu’il était en train d’essayer de se foutre en l’air… je sens soudainement une rage me prendre de l’intérieur. Je sais que je ne devrais probablement pas m’en mêler, parce que ça ne me regarde plus, mais il est hors de question que je laisse William faire n’importe quoi. Mes pensées se tournent de suite vers son fils ainsi que Sarah. Comment a-t-il pu penser une seule seconde que quitter cette Terre les aiderait ? Je ne parle même pas de moi dans cette histoire, en vérité je ne compte pas dans cette histoire, mais me dire qu’il a songé à s’ôter la vie alors qu’il a un fils qui a besoin de lui, ça me met hors de moi.

- Tu as fait quoi ?!

J’ai envie de le frapper si fort mais je me retiens ! Il mérite des gifles, des coups dans le torse, tout. Je sais que je ne devrais probablement pas y penser tant que ça, tout tourne autour du fils de William. Saaed. Il a déjà failli grandir sans son père une fois, est-ce qu’il mérite de repasser par là une seconde fois ? Je ne crois pas. Ils ont eu la chance de se retrouver, par miracle ou non, mais ils se sont retrouvés. William a la possibilité de voir grandir son fils et de le voir devenir un homme, il ne veut pas passer à côté d’une chance pareille.

- Comment tu as pu oser essayer de faire une chose pareille ? Et ton fils dans tout ça ? Qu’est-ce que tu en fais ? Il doit vivre une vie sans son père ? Comment tu as pu, putain !!


Je ne suis pas Sarah. Je ne le serai jamais. Mais cela ne m’empêchera jamais de défendre le fils de William. Surtout face aux conneries de son père. Comment a-t-il pu oser ne serait-ce qu’envisager de faire une chose pareille ?

- William, tu as le droit d’être malheureux, mais pas au point de te foutre en l’air. Pas au point de foutre en l’air la vie de ton fils. La mienne, je n’en parlerai pas parce qu’on s’en fout. Mais ton fils ! Ton fils ! Il a besoin de toi. Et je sais que tu le sais.

Loin de moi l’envie de lui faire la morale. Malheureusement, je ne peux pas m’en empêcher puisqu’il semblerait que William soit incapable de prendre les bonnes décisions en ce moment. Oh, je ne dis pas que je vais les prendre pour lui. De toute manière, ce n’est pas comme s’il allait m’écouter. Mais le fait est que je refuse de le voir sombrer dans une espèce de folie que personne ne peut contrôler si ce n’est lui.


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William O'Connor
Mer 27 Mai - 21:06


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Solveig & William


Mes sourcils se froncent au fur et à mesure que Solveig hausse la voix en me reprochant d'avoir voulu mettre fin à mes jours, en me faisant la morale. Jusqu'alors, je fais en sorte de rester calme, et, encore une fois, elle semble vouloir jouer avec mes nerfs. Je trouve ses paroles ignobles. Une personne normalement constituée chercherait davantage à comprendre, plutôt qu'à blâmer. Mais ça non plus, Solveig n'a pas l'air d'en être capable.

- Tu n'as pas à juger si je dois être malheureux ou non.

Je ne la quitte pas des yeux et la fixe même avec un air réprobateur. Elle me fait passer pour un homme égoïste, qui se morfond alors qu'il ne devrait que penser aux autres. Mais qu'en sait-elle exactement ? Que sait-elle de ce qui m'a poussé à en arriver là ?

- Tu n'as aucune idée de ce que j'ai pu vivre, à part ce que j'ai bien voulu t'écrire dans ces lettres. Je dois vivre avec des images que je n'arriverais jamais à effacer, et ça me bouffe de l'intérieur.

Oui, je parle de toutes ces lettres que je lui avais écrit sans les lui envoyer, mais que je lui ai fait parvenir il y a un peu plus de deux ans maintenant.

- Tu sais ce que c'est de vivre avec le fait d'avoir tué un gamin de moins de dix ans ? D'en avoir vu un autre se faire torturer parce que son père s'est trouvé contraint de nous donner des informations ? Tu sais ce que ça fait de voir ces frères d'armes mourir un par un sous tes yeux ? Et j'en passe. Je dois vivre avec tout ça. Et ça te surprendra peut être, mais ce n'est pas parce que je ne t'en ai jamais parlé, que je vis sereinement avec tous ces souvenirs !

Car non, nous n'avons jamais abordé ce sujet. D'une part parce que je n'en ressentais pas l'envie, mais aussi parce que Solveig n'a jamais cherché à le savoir.

- Tu ne t'es jamais demandé pourquoi je portais les plaques militaires d'un autre homme. Et tu ne te poseras pas plus de questions quand tu ouvriras ce carton et que tu verras une photo de toi tachée de sang. Parce que ça ne t'ai peut être jamais venu à l'esprit que tout ça, ça m'a traumatisé et que ça m'empêche de dormir.

Je ne me suis même pas rendu compte que mes yeux étaient désormais rougis par les larmes.

- Je vis constamment avec ces images. Et ce soir là, j'ai compris que la femme que j'aime avait déjà tourné la page. Donc oui, j'ai perdu pied. Et je t'interdis de me juger alors que tu n'as jamais cherché à comprendre quoi que ce soit, Solveig.

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Solveig T. Lazzari
Mer 27 Mai - 22:22
Je le laisse me déverser toute sa haine, toute sa colère. Je ne bronche pas même si ses paroles me blessent. S’il arrive à me reprocher le fait de ne pas avoir posé de questions sur son enrôlement dans l’armée, c’est qu’il ne me connait donc pas. C’est comme si, tout à coup, il me reprochait presque son enrôlement. Oui, il s’est engagé dans l’armée après m’avoir laissée sur le parvis. Ça, je ne le sais que trop bien. Mais en quoi tout cela est-il de ma faute ? Pourquoi devrai-je porter le fardeau qu’il s’est imposé après m’avoir piétiné ?

William est persuadé que je ne ressens strictement rien quant à ce qu’il a pu vivre dans l’armée. C’est totalement faux mais je n’irai pas m’embêter à essayer de lui faire entendre raison maintenant. J’en ai assez. Il a enchaîné les mauvaises décisions comme j’ai probablement enchaîné les miennes mais j’ai au moins le mérite de reconnaître mes erreurs. Je n’ai cessé de lui présenter mes excuses, je n’ai cessé de lui dire que ce n’était pas de sa faute alors qu’au fond, son comportement m’a probablement poussé à ne plus ressentir ce que je ressentais pour lui.

- C’est quoi la prochaine étape ? Tu vas me dire que je t’ai obligé à y aller, en plus ?

Je secoue la tête, visiblement écœurée de ce que je viens d’entendre. C’en est assez. Il a raison ; nous n’avons plus rien à nous dire hormis pour se cracher notre venin et je suis fatiguée de cela.

- Ce que vivent les soldats sur les terrains de conflit me désole mais je n’y peux rien. Si j’y pouvais quelque chose, voilà longtemps que la guerre n’existerait plus. Tu as dû faire des choses terribles, je n’en doute pas mais là encore, je ne suis pas responsable. Tu connais mon dégoût pour les actions menées par notre pays en Orient. Et tu viens me reprocher de ne pas avoir voulu parler de la guerre ?

Là encore, je secoue la tête, dépitée.

- Visiblement, je n’ai jamais été rien d’autre pour toi ce n’est qu’une femme incapable de compassion et d’écoute.

J’en viens à me remémorer ce 7 janvier 2018. Si je n’avais pas mis les pieds au NYPD pour défendre la cause de Fred McCoy et de sa famille, William et moi ne nous serions jamais revus et rien de tout ceci ne se serait produit. Nous ne nous serions jamais détruit comme nous l’avons fait. Moi qui détestais le 14 février, date de notre mariage brisé, me voilà à détester le 7 janvier aussi.

- Si tu penses qu’à ton égard je n’ai jamais fait le moindre effort alors c’est que tu n’as vraiment compris. Rien du tout.

J’ouvre la porte d’entrée en grand et lui fais signe de sortir.

- Va-t’en.

Les gens traumatisés font partie des plus dangereux parce qu'ils sont conscients du fait qu'ils survivront. Vous survivrez à ce qui vient de vous arriver, Solveig. Mais n'en perdez pas le nord pour autant.
Bedelia avait peut-être raison à l'époque. J'ai peut-être bien perdu le nord.



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William O'Connor
Mer 27 Mai - 22:40


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Solveig & William


Je ne comprends pas pourquoi Solveig me répond tout ceci. A aucun moment je n'ai insinué que je me suis enrôlé dans l'armée à cause d'elle. A aucun moment, je la rend coupable de tous mes traumatismes. Visiblement, nous ne parvenons plus à nous comprendre et tout ceci me désole. Je souhaitais seulement qu'elle comprenne que ce que j'ai pu vivre peut détruire un homme jusqu'à lui donner envie, besoin, de mettre un terme à ses jours.

Alors, tandis qu'elle parle, je ne trouve pas la force de répliquer. Je suis fatigué. Fatigué par tout ceci. Fatigué qu'on doive se justifier en permanence parce que l'on ne parvient pas à se comprendre. Je me contente de la regarder, dans une totale incompréhension. Je me suis probablement mal exprimé, si bien qu'elle a comprit mes mots de travers. Tant pis. Ça ne fait que confirmer que nous n'avons plus rien à nous dire, plus rien en commun, plus de raison de chercher à tenir une simple discussion.

- Ce n'est pas ce que je vais voulu dire. , fut ma seule réponse. Voilà pourquoi je ne voulais pas que nous ayons une conversation. Tout cela semblait totalement inutile. Aux yeux de Solveig, je garderais constamment mes tords. Et elle, elle aura certainement toujours les siens à mes yeux. J'essuie une larme traîtresse qui a coulé le long de ma joue, puis reprends le carton que j'ai posé un peu plus tôt sur le sol.

- Au revoir, Solveig.

Solveig sait que je déteste les adieux. Voilà pourquoi je n'emploie pas ce mot. Mais ce "au revoir" possède pourtant la même signification. Elle souhaite que je m'en aille, et je ne me ferais pas prier. Il est temps que je tente d'avancer, sans elle. "Ravale tes larmes, et garde la tête haute." Alors je passe le seuil de cette porte, sans me retourner.



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Solveig T. Lazzari
Cent
J'ai posté : 1559 messages et j'ai : 1753 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Meghan Markle et pour finir je crédite : meteors (ava) / emotionless (gifs)

Solveig T. Lazzari
Mer 27 Mai - 23:13
Quand il franchit le pas de ma porte, je claque celle-ci avec une rare violence avant de m'y laisser glisser. Dire que je suis à bout de nerfs serait un euphémisme. Moi qui pensais que nous serions capables de nous parler sereinement, je me demande ce qu’il m’a pris.
Je ne me relève qu’une demie heure plus tard, les joues baignées de larmes. J’ai trop pleuré pour lui. Ça suffit. Il faut que je me reprenne. J’ai eu une vie avec William mais j’ai aussi vécu la majeure partie de celle-ci sans lui.

En me relevant, mon regard se pose sur le carton qu’il m’a rapporté. Un bien petit carton comparé à ceux qu’il a emporté avec lui ce soir. Au fond, il a probablement raison. Si j’ai laissé si peu de choses chez lui, c’est que je ne voulais pas m’engager. Je sais pourquoi mais je refuse tout simplement de l’admettre. Je jette un œil au cadran de ma montre et réalise qu’il serait mal venu de ma part d’appeler Bedelia à une heure pareille. Je risque cependant d’avoir besoin de lui parler. Oui, j’ai besoin de parler à la psychologue qu’elle est et qu’elle a été pour moi entre 2010 et 2012.

Mais d’abord, je décide de m’assener un dernier coup de poignard en allant voir le contenu de la boîte que William a apporté.
Un pull, quelques livres, des photos… Il a été jusqu’à me rendre ce que je lui ai offert au cours de ces deux dernières années. Il me veut vraiment en dehors de sa vie, cela ne fait plus aucun doute maintenant.
C’est quand mes doigts tombent sur un petit écrin que je sens mon cœur se serrer. Il n’aurait quand même pas osé faire une chose pareille… En l’ouvrant, mon cœur cette fois ne serre pas mais rate un battement. Bien-sûr qu’il a osé.

Je lâche l’écrin qui retombe dans le carton comme si je venais de me brûler les doigts. Qu’il les ait gardées, c’est une chose. Mais qu’il me les donne… Il m’a souvent dit que je ne comprenais pas ce qu’il avait ressenti en me laissant sur le parvis de la mairie ce fameux 14 février. Eh bien non, en effet, je ne le comprends pas. Je ne peux pas le comprendre comme il ne peut pas comprendre ce que j’ai ressenti et c’est ça qui nous a fondamentalement brisé.

J’ai conscience que William a tout essayé pour que les choses soient comme avant, voire mieux qu’avant. C’est la seule chose dont je n’ai finalement pas été capable et qui nous a coûté cher, trop cher.


Mes doigts se mettent à pianoter seuls contre l’écran de mon portable dont je me suis saisie sans même m’en rendre compte. Il est peut-être trop tard mais il faut qu’on m’aide. Maintenant.

Une sonnerie. Deux sonneries. Trois sonneries.

- Dr Bellevue…
- Bedelia c’est Solveig, je-
- …je ne suis actuellement pas disponible, vous pouvez laisser un message avec vos coordonnées, je vous rappellerai dès que possible. En cas de mal être important, appelez le 911 de suite.

Je ferme les yeux et mets un terme à une conversation téléphonique qui n’aura finalement même pas eu lieu. Ce soir, je me retrouve seule avec ma conscience et j’ai mal.


Fin



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Et le soleil se couche et tout redémarre. Écoutes-les mes rêves gris s'envolent dans le noir de la nuit... -byendlesslove
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