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I blamed it on the world like it owes me | ft. Aleksej

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Solveig T. Lazzari
Cent
J'ai posté : 1559 messages et j'ai : 1753 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Meghan Markle et pour finir je crédite : meteors (ava) / emotionless (gifs)

Solveig T. Lazzari
Dim 31 Mai 2020 - 16:34
J’attrape mon téléphone et passe commande rapidement au japonais du coin que je sais ouvert ce soir pour les livraisons. Ils me connaissent bien, il est donc fort possible qu’ils me mettent une portion supplémentaire. Nous verrons bien. Avec un peu de chance, il y aura six makis avocat en plus et là, je serai la personne la plus heureuse sur Terre. Oui, je sais, c’est un peu extrême mais mon adoration pour ces petites douceurs venues du Japon est bien réelle.

- C’est donc parti pour une soirée japonaise, monsieur. J’espère que tu n’as rien contre le poisson cru sinon, nous allons avoir un petit problème.


Je vois que ma pointe d’humour ne fonctionne pas. Je fronce les sourcils et comprends qu’Aleksej semble vraiment au bout du rouleau ce soir. Il desserre sa cravate et je réalise quelque chose qui ne m’était pas venue à l’esprit jusqu’à maintenant. Il n’a apporté avec lui si ce n’est sa pochette de travail.

- Tu n’as pas à t’excuser, dis-je avant de lui prendre la main pour aller s’installer dans le canapé, côté salon. « Est-ce que tu vas rentrer chez toi, ce soir ? »

Ma question le prendra peut-être de court mais je me dis que s’il est venu directement depuis son bureau et qu’il n’a rien apporté pour dormir, cela signifierait peut-être que le danois ne compte pas passer la nuit ici. Au fond de moi, j’espère que ce n’est pas le cas mais je ne veux pas me faire de faux espoirs. Aleksej sait combien j’apprécie sa compagnie et même si la semaine a été particulièrement compliquée, j’apprécierai qu’il reste. J’ai envie qu’il reste mais je ne vais le forcer à le faire s’il a d’autres plans.


laissons le temps ralentir
Et le soleil se couche et tout redémarre. Écoutes-les mes rêves gris s'envolent dans le noir de la nuit... -byendlesslove
Aleksej Jaime Svendsen
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Aleksej Jaime Svendsen
Dim 31 Mai 2020 - 21:57
Solveig se décida finalement pour du japonais. Si ça lui faisait plaisir, c’était tout ce qui importait. Il n’avait pas très faim de toute façon, il grignoterait quelques bouchées. La jeune femme adorait la nourriture japonaise et il ne se faisait pas de souci pour les restes, il n’y en aurait pas. Il tenta de lui sourire alors qu’elle essayait de le taquiner mais le coeur n’y était pas vraiment. Il faisait un effort pourtant. Il lui était reconnaissant pour sa compréhension. Son corps était rompu et son esprit commençait à l’être aussi. Mais être avec elle lui apportait une certaine paisibilité.

Elle le prit par la main et l’attira vers le canapé. Il se laissa faire sans broncher. Sa question l’interpella. Parce que c’était celle qu’il se posait depuis qu’elle lui avait annoncé son programme du lendemain. Parce que depuis qu’il avait commencé à travailler avec O’Connor, il commençait à voir certains schémas se mettre en place. À avoir de nouveaux doutes. Plongé dans son travail, il n’y pensait pas mais quand il rentrait finalement chez lui à la nuit tombée, certaines interrogations revenaient à l’assaut.

« Je ne sais pas… tu n’as rien dit alors je n’ai pas voulu présomptuer… »

Ce qui n’était pas tout à fait vrai mais maintenant qu’elle le lui demandait c’était ce qu’il pensait. Il ne voulait pas s’imposer chez elle ou dans son emploi du temps. Il faisait de son mieux pour ne pas paraître trop pressant. Il avait décidé de la laisser donner son rythme et prendre les initiatives, afin de ne pas mettre les pieds dans le plat. Quand elle lui avait envoyé un message ce matin, il était déjà au bureau et il y avait passé la fin de l’après-midi. Quand il avait vu l’heure, il avait trouvé plus préférable de ne pas repasser par chez lui au risque de ne plus arriver à décoller.

« Enfin… je m’étais imaginé passer le reste du week-end avec toi mais je comprendrais si tu as des choses de prévues… on avait rien planifié tous les deux… »

C’était inutile de chercher à feindre l’indifférence. Elle lui avait manqué et aux vues des dernières semaines, il avait commencé à penser qu’ils se verraient tous les week-end. S’il devait se contenter d’un dîner, ce serait déjà ça de pris malgré tout. Il était prêt à prendre tout ce qu’elle voudrait bien lui donner.
Solveig T. Lazzari
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Solveig T. Lazzari
Dim 31 Mai 2020 - 22:10
Bien qu’il soit fatigué, c’est tout le comportement de l’homme qui diffère de celui que je lui connais habituellement. Je ne comprends pas ce qu’il se passe et je vais avoir besoin d’en savoir davantage. Il a l’air sur la retenue avec moi et même si je connais maintenant son côté timide et protecteur, je ne peux m’empêcher de me dire qu’il y a autre chose, quelque chose de plus profond, de pus inquiétant aussi.

- Tu veux bien me dire ce qu’il se passe réellement, s’il te plait ?

Je peux tout à fait comprendre qu’il n’ait pas voulu se faire des films quant à la soirée et à ce week-end. Nous ne nous sommes pas parlés ce qui n’a probablement fait qu’amplifier les doutes que l’homme peut parfois avoir. Mais là, alors que nous sommes ensemble je veux vraiment qu’il ait suffisamment confiance en moi pour me dire ce qui ne va pas.

Même si notre relation est encore nouvelle et que je suis la première à vouloir prendre mon temps, cela ne signifie pas pour autant que je ne veux pas savoir quand quelque chose contrarie le Danois.

- Et ne me dis pas qu’il n’y a rien. Si tu as présumé que cette soirée pourrait se terminer chacun chez soi c’est que quelque chose t’a fait pensé, ça. Parle-moi, s’il te plait.

Il est particulièrement important pour moi que je comprenne ce qui tracasse Aleksej. Je ne veux pas qu’il y ait de possibles malentendus entre nous, surtout après la semaine que je viens de passer. J’ai conscience que mon silence n’a pas aidé mais je veux qu’il soit certain des raisons qui l’ont poussé à accepter de venir ici ce soir.

- Est-ce que c’est le dossier sur lequel tu es qui te perturbe tant ? Ou est-ce qu’il y a autre chose ?

Voilà une manière de demander s’il y a un problème avec moi. Si c’est le cas, je veux impérativement le savoir question d’être en mesure de réparer les choses si j’ai fait une connerie.


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Aleksej Jaime Svendsen
Dim 31 Mai 2020 - 22:53
Il n’avait pas tout à fait l’habitude du ton qu’employait Solveig. Il l’avait regardé l’air un peu coi, étonné. Mais il fallait mieux crever l’abcès avant que cela ne devienne réellement un problème. Avant qu’il ne recommence à cogiter et à se monter la tête tout seul pour rien. Mais là était bien le souci, s’il savait qu’il ne s’agissait que de paranoïa il pourrait probablement se faire une raison très rapidement et passer à autre chose. Mais il était très mauvais pour lire les signes, pour les interpréter. Il ne savait pas quelle direction prenait Solveig et c’était ce qui le poussait à une certaine retenue. Il avait peur de l’effrayer. Le mot juste était fuir.

Alors que c’était-il passé en une semaine pour qu’il en arrive là. Leur dernier week-end s’était pourtant très bien passé. Plus que bien. Il avait l’impression qu’ils avançaient. Qu’ils faisaient des progrès. Il se mordilla la lèvre inférieure en l’entendant. Sa demande était légitime. Et même si il tentait de ne pas trop en laisser paraître, elle avait mis le doigt sur quelque chose. Il ne pouvait pas faire semblant. Ce n’était pas comme ça qu’il envisageait leur relation.

« Je ne sais pas… »


Il soupira. Elle n’aimerait peut-être pas ce qu’il allait lui dire mais faire confiance c’était aussi apprendre à dire quand quelque chose ne va pas.

« Je ne sais jamais… enfin, je veux dire, le week-end dernier non plus je ne savais pas vraiment ce que tu compterais faire… ce n’est pas un reproche. Seulement un fait… »

Il ne voulait pas qu’elle pense qu’il la blâmait pour quoi que ce soit. Ce n’était pas le cas. Et s’il avait toujours été conscient que c’était sa manière de fonctionner, cette semaine l’avait travaillé au corps et au coeur et il arrivait de moins en moins à garder sa rationalité intact en ce qui concernait sa vie privée.

« Tu n’as aucun compte à me rendre mais… de me retrouver face à O’Connor quotidiennement, ça m’a fait repenser au soir où il a débarqué chez toi… à ce que vous vous êtes dit… »

Il avait cet homme sous les yeux quotidiennement et il commençait à entrevoir ce qui se trouvait sous cette arrogance et ce ressentiment réciproque. William était efficace et collaborer avec lui, était, sur le plan du travail, plutôt enrichissant. Et bien qu’il ne pourrait jamais l’admettre, il se reconnaissait des points en commun avec lui. Et le plus flagrant de tous, tous les deux avaient des sentiments pour la même femme.

« C’est probablement la fatigue… je suis fatiguée et mes pensées prennent des raccourcis… et je ne t’ai pas donné signe de vie de la semaine alors je ne peux pas te reprocher d’en avoir fait de même… on a tous les deux un emploi du temps compliqué… »

Et oui, son dossier le perturbait. Il s’inquiétait pour Callie, il s’inquiétait pour ses collègue. Il était à cran, sous pression. Il n’avait qu’une seule option dans cette affaire, la résoudre. L’alternative n’était même pas envisageable.
Solveig T. Lazzari
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Solveig T. Lazzari
Lun 1 Juin 2020 - 12:28
- Ce n’est peut-être pas un reproche mais ça sonne comme tel, malheureusement.

Loin de moi l’envie de sembler mécontente mais je refuse qu’il prétende quelque chose qui n’est pas. Il a le droit de me faire des reproches, je ne suis pas parfaite.
Impossible pour moi de retenir un soupir défaitiste en l’entendant évoquer ce qu’il s’est passé l’autre fois avec Will. Evidemment, ça allait finir par revenir sur la table.

- Je sais que ce qu’il s’est passé l’autre fois a laissé des marques. Je suis désolée que tu aies assisté à un truc pareil, ça n’aurait vraiment pas dû se passer ainsi mais je ne peux pas refaire le passé.

Bien que j’aimerais. Cette soirée a été absolument terrible pour tout le monde et je crois bien qu’elle ne pourra jamais s’effacer de nos mémoires à tous.

- Ce que je veux que tu comprennes c’est que c’est terminé avec William. D’accord ?

C’est là où j’ai besoin qu’il m’écoute attentivement et qu’il croit en ce que je dis car je ne suis pas en train de le baratiner.
Je ne peux pas taire ce qu’il s’est passé lundi soir plus longtemps. Aleksej a besoin de comprendre que je suis sérieuse avec lui et que les choses ont évoluées.

- Je ne voulais pas t’en parler parce que je sais que ça risque de créer des problèmes avec lui mais… Écoute, il est venu récupérer ses affaires lundi soir. Il m’a rapporté les miennes, aussi. Ça s’est très mal passé. Vraiment très mal passé. Je ne peux pas dire que je suis blanche comme neige et lui non plus. Mais les choses ont été dites. Et cela n’avait rien avoir avec toi, j’ai besoin que tu le comprennes.

Ça me fait mal de l’admettre mais je crois que William et moi avons définitivement tourné la page lundi soir. C’est mieux pour tout le monde. Nous ne sommes plus en mesure de communiquer sans nous aboyer dessus et sans pleurer. Je pense que cela signifie bien des choses, non ?

- Tu n’es pas une pièce rapportée, d’accord ? Je ne pensais pas que ce qui se passe entre nous arriverait. Mais c’est le cas et je me réjouis à chaque fois que je sais que nous allons nous voir. J’ai conscience que mon besoin de temps peut faire peur mais je ne peux pas changer cela. Les choses se sont mal terminées avec William parce que j’ai refusé de lui accorder ma confiance de nouveau et j’ai conscience que tout ça est entièrement de ma faute. Mais avec toi, c’est différent.

Oui, c’est vraiment différent et j’ai besoin que le Danois comprenne cela. Je ne suis pas en train de jouer avec lui. Notre histoire n’est clairement pas tombée au meilleur moment mais puisque nous ne décidons pas de ces choses-là, je décide de faire avec et d’avancer en m’adaptant. Oui, j’ai conscience que de me savoir avec Aleksej fait terriblement souffrir William mais je me dis que si les rôles étaient inversés, je ressentirai la même chose.

- Cependant, même si c’est différent, je ne veux pas prendre le risque de me précipiter. Ça ne me va pas d’essayer d’aller plus vite que la musique. Cette semaine, j’aurai dû t’envoyer un message mais je ne l’ai pas fait car je n’allais pas bien. Toi, de ton côté, tu as eu une très grosse semaine de travail. Nous n’avons qu’à dire que nous sommes à égalité et qu’il faut passer à autre chose.


J’espère sincèrement que mes mots sauront trouver la raison dans le fil de pensées du Danois. J’ai besoin qu’il comprenne que je ne suis pas en train de jouer mais que le temps saura nous aider à alimenter ce début de relation. Mon comportement ne changera pas du jour au lendemain. J’ai déjà beaucoup agi différemment de d’habitude depuis que je fréquente Aleksej mais je sais au fond de moi que tout ne peut pas changer comme ça.


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Aleksej Jaime Svendsen
Lun 1 Juin 2020 - 13:52
Aleksej secoua doucement la tête en signe de négation. Il ne voulait pas qu’elle se justifie. Il n’attendait pas d’excuses ou d’explications. Il avait juste ce sentiment qui le préoccupait, cette boule au fond de l’estomac avec laquelle il ne savait que faire. Il ne s’agissait pas de jeter la faute sur l’un ou l’autre. Il ne cherchait pas à trouver une solution, il se contentait d’exposer ses sentiments.

« Non, ce n’en est pas un… Je ne cherche pas à te blâmer pour quoi que ce soit. Et je ne t’en veux pas… tu m’as demandé ce qu’il se passait et j’essaie juste de t’expliquer… »

Peut-être qu’il n’avait pas les mots justes, peut-être que ses paroles ne traduisaient pas correctement le fond de sa pensée. Il essayait pourtant, avec toute l’honnêteté dont il était capable. Mais c’était quelque chose face à quoi il n’avait jamais été confronté. Ce n’était ni dans son caractère, ni dans ses habitudes. Il l’écouta en fronçant les sourcils quand elle lui parla de William, d’un nouvel échange. Pas étonnant que l’Irlandais ait réagit avec tant de véhémence lors de leur premier jour. Tout en l’écoutant, il se demanda si le sujet aurait été mis sur le tapis dans d’autres circonstances, ou si elle se serait contenter de garder ça pour elle.

« Je n’en ai rien à faire de William… »

Ce qui était vrai. Il n’avait jamais vu William comme un potentiel rival. Ils étaient séparés quand les choses avaient commencé à devenir plus sérieuses entre eux. Et ce qui l’importait vraiment, c’était leur histoire. Comment les choses évoluaient entre eux deux. Son malaise ne venait pas du flic à proprement parlé. Mais des paroles qu’ils avaient échangé, de l’incompréhension entre elle et lui, qui n’étaient pas sans lui rappeler parfois les discussions qu’ils avaient tous les deux. Et de comprendre. La douleur de cet homme qui était proportionnelle à son amour.

« J’entends et je comprends ce que tu me dis… et je suis reconnaissant que tu le dises… mais je n’y peut rien. Ça reste là… Je comprends aussi que tu ai ton propre rythme et aussi les raisons pour lesquelles tu ne veux pas te précipiter… mais j’ai également le mien… et ça me demande un certain temps d’adaptation… »

Évidemment qu’il ne restait pas indifférent au fait qu’elle lui dise que leur histoire était différente. Mais ça ne calmait pas la peur pour autant. Il savait que les sentiments ne se contrôlaient pas. Il commençait aussi à avoir peur des siens. Il avait déjà perdu la femme de sa vie une fois. Quand il l’avait abordé succinctement avec sa psy, elle lui avait seulement dit que c’était l’apanage de toutes les relations. Elle n’avait été d’une grande aide sur ce coup là. Elle lui avait simplement répondu qu’elle n’était pas magicienne et qu’elle pouvait seulement tenter de réparer les maux du passé, pas ceux du futur.

« Il ne s’agit pas d’un débat pour savoir qui a raison ou tort ou d’un problème auquel je cherche une solution… j’essaie juste de t’expliquer ce que je ressens. Tout ça, ça me fait peur… alors j’essaie de travailler sur moi mais cette semaine, c’était trop… je n’ai pas pu… mais en aucun cas je ne remet en doute la confiance que j’ai pour toi… »
Solveig T. Lazzari
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Solveig T. Lazzari
Lun 1 Juin 2020 - 14:21
Pourquoi ai-je le sentiment que je suis encore en train de foutre quelque chose en l’air ?
J’ai ce sentiment terrible qui me tiraille de l’intérieur, un air chantant me répétant sans cesse que ce que je désire n’arrivera jamais et que ce que je souhaite ne fait qu’engendrer le malheur des hommes autour de moi ?
Je ferme les yeux un instant avant de placer mes deux paumes de main contre mon visage, mes coudes sur les genoux. Je n’arrive pas à croire que ce soit encore en train de se produire. C’est à croire que je le fais exprès. Ça me rend complètement folle. Je suis en train de lui faire du mal.

- Je suis désolée, lâché-je, le visage toujours dans mes mains.

Je n’arrive même pas à lui faire face, c’est dire si je suis seulement en mesure de gérer la situation. J’ai conscience qu’Aleksej essaie vraiment de faire de son mieux dans toute cette histoire et c’est encore moi qui n’arrive pas à gérer comme il le faudrait. J’aimerai tant parfois être une femme facilement compréhensible, qui ne crée pas de remous et qui fait ce qu’on attend d’elle. Mais non, il a fallu que je sois tout le contraire de cette femme-là. La femme qu’on épouse sans problème.

- Je ne vais pas te rendre heureux…

C’est une réalisation qui m’effraie autant qu’elle me peine. Je ne peux pas continuer à briser les hommes autour de moi. Il est temps que je prenne le problème à bras le corps et que j’accepte que j’ai un véritable souci avec la gente masculine.

- Je suis déjà en train de te faire du mal.

Sans prévenir, je sens des larmes qui se mettent à couler le long de mes joues. Des larmes que j’efface rageusement d’un revers de la main.

- Tu as raison de te demander ce qu’il va se passer. Je suis totalement instable. Tu as déjà énormément souffert par le passé et je ne vais faire qu’empirer les choses.

Je suis tellement fatiguée de blesser les gens qui m’accordent leur temps et leur confiance.


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Aleksej Jaime Svendsen
Lun 1 Juin 2020 - 16:12
Aleksej était harassé. La fatigue, la pression émotionnelle. Toute la charge mentale que lui demandait cette enquête. Mais il n’était pas prêt à lâcher les armes aussi facilement face à elle. Ce qu’il se passait entre eux deux était bien plus important que tout le reste. C’était aussi ce qui lui avait redonné envie de se lever le matin. Il la regarda se recroqueviller sur elle-même et il su ce qui l’attendait. Et il était prêt à y faire face malgré tout. À rassembler ce qui lui restait d’énergie et se battre pour eux deux face à un ennemi bien plus insidieux que la jalousie ou le reproche. Il la saisit et la tira vers lui pour qu’elle lui fasse face. Aucun moyen de se dérober. Il planta son regard perçant dans ceux de la jeune femme dont coulaient à présent les larmes.

« Arrêtes. Arrêtes ça tout de suite… »

Pas un mot plus haut que l’autre. Sa voix était tenue mais ferme.

« Ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit. Je n’ai jamais dit que j’étais blessé ou offensé. Je t’ai dit que j’avais des incertitudes. Et ça, ça n’a rien à voir avec toi mais bien avec moi-même. J’ai des doutes, comme tout le monde, et les partager avec toi ne signifie en aucune manière que je t’en tiens pour responsable. »

Il sentait aussi la colère dans les propos de la jeune et il savait qu’elle ne lui était pas destiné. C’était exactement le schéma dont il avait peur. Ce n’était pas la première fois qu’il entrapercevait cette réaction chez elle. Seulement jusqu’à présent, il ne s’agissait que de bribes. Des choses assez inconséquentes pour qu’il n’y attache pas plus d’attention. Peut-être qu’il aurait dû. La dispute avec William lui avait mis la puce à l'oreille pourtant.

« Mais je vois bien ce que tu fais. Ce n’est pas à moi que tu es en train de faire du mal, Solveig, c’est à toi-même… Et ça, ça n’a rien à voir avec nous… »

Le danois passa sa main dans la nuque de la jeune femme et approcha sa tête de la sienne de sorte que leur visage ne soient plus qu’à quelques centimètres.

« Tu peux me quitter parce que tu n’éprouves rien pour moi, parce que tu t’ennuies ou que sais-je… Mais je ne te laisserais pas me repousser parce que tu as peur de me faire du mal. Ce risque là, c’est à moi de faire le choix de le prendre. »

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Solveig T. Lazzari
Lun 1 Juin 2020 - 16:51
Le confronter droit dans les yeux me fait peur. Oui, peur parce que j’ai la crainte profonde de lire dans ses yeux une pointe de rejet. Même si elle me ferait extrêmement mal, je la comprendrais et l’accepterais. Il sera comme tout le monde, sur le moyen ou long terme, il ne pourra pas supporter mon comportement de loup solitaire. Personne ne l’a jamais pu.

Je l’écoute, attentivement. Je ne dis rien, ne bouge même pas. Il commence visiblement à comprendre comment je fonctionne et j’imagine que cela devrait me rassurer.

Quand Aleksej rapproche os visages de manière à ce qu’ils ne soient plus qu’à quelques centimètres l’un de l’autre, j’avale ma salive avec difficulté. Je crains ses prochaines paroles. J’ai peur qu’il mette un terme à tout cela alors que je suis celle qui essaie de le pousser à le faire.

Ma tête se secoue d’elle-même. Je ne veux pas qu’il pense que je ne ressens rien pour lui car c’est faux. Oui, c’est faux et je suis prête à admettre cela. Si je ne ressentais rien pour Aleksej, je ne serais pas restée chez lui si longtemps, je n’aurai pas proposé à l’homme de venir chez moi… Il y a toutes ces petites choses que je n’aurai pas faites et que j’ai pourtant bel et bien faites.

- Je…je n’éprouve pas rien pour toi, avoué-je finalement dans un murmure qui ne pourra pas échapper à son ouïe.

N’importe qui me connaissant sait combien il faut batailler pour m’arracher ces mots de la bouche, généralement. Le fait que je les dise à Aleksej « aussi vite » tient presque du miracle.

- Je ne jouerai jamais avec toi ou tes sentiments. J’ai juste terriblement peur de ne pas être capable de te donner ce que tu désires, ce dont tu as besoin.

Exactement comme avec William, au final.

- Je ne sais pas ce qui ne va pas avec moi, Aleks. Mais il y a tellement de choses qui ne tournent pas rond chez moi quand il est question de relation que- que je ne sais pas quoi faire.
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Aleksej Jaime Svendsen
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Aleksej Jaime Svendsen
Lun 1 Juin 2020 - 21:05
Si Aleksej avait été élevé entouré de femmes, si cette éducation lui donnait une sensibilité particulière et qu’il avait toujours été pour l’égalité des sexes, il n’en restait pas moins un homme. Un homme dont les hormones le poussait à vouloir protéger celle pour qui son coeur battait. La voir les larmes aux yeux faisait ressortir son côté brut, nordique. Le mâle. À cet instant, il avait oublié ce qui avait fait sa semaine, son travail. Toute son attention s’était focalisée sur la jeune femme, sur ce qu’elle ressentait. Sur ce qu’elle disait et surtout sur ce qu’elle ne disait pas.

Il réalisait que son intuition avait été la bonne. Qu’il ne s’agissait pas juste d’aller vite ou pas mais que les appréhensions de la jeune femme étaient bien plus profondément encrées en elle. Lui qui pensait avoir un problème d’insécurité se rendait compte à présent que Solveig n’était pas en reste de ce côté-là. Peut-être que ça le rassurait un peu, il n’était pas complètement à côté de la plaque. Aucune relation n’était facile. Leurs visages étaient toujours très proches l’un de l’autre, il pouvait sentir son souffle chaud contre sa peau.

Il esquissa un sourire à ses mots. Il était touché. Probablement ému aussi. Mais vu la difficulté qu’elle avait eu pour les prononcer, il ne voulait pas provoquer en elle une nouvelle gène. Il restera un peu son étreinte pour qu’elle comprenne qu’il l’avait entendu. Il caressa sa joue, recula ses cheveux derrière son oreille, frottant doucement son lobe au passage entre ses doigts. Avait-il réellement besoin de lui dire qu’il avait des sentiments pour elle ? Il posa son front contre celui de la jeune.

« Je n’ai besoin de rien d’autre que toi… »

Et alors qu’elle lui exposait ses doutes, il passa ses bras autour d’elle pour la prendre contre lui. Il comprenait ses questionnements, même s’il n’était pas certain de savoir d’où cela lui venait. Quoique. Solveig n’avait que 34 ans et avait déjà encaissé un certain nombre de coups durs. Les choses ne devaient pas être clairs dans son esprit, pas plus que dans le sien. Pourtant il savait qu’il voulait qu’elle fasse partie de sa vie. Ou plutôt, il n’imaginait pas qu’elle n’en fasse pas partie.

« Mais personne ne sait, Solveig… il n’y a malheureusement pas de recettes miracles… »

Mais si elle continuait à dresser des barrières entre deux, il aurait beau résister, rien ne lui permettrait de les franchir. Il avait peur qu’à force de retenue, ils se mettent à faire du surplace et que la lassitude les gagne. Mais il comprenait aussi d’où venait ses réticences. Elle ne voulait pas tout gâcher et c’était tout à son honneur, mais tous les deux avaient besoin de redéfinir certaines choses.

« Toi et moi nous avons des notions différentes de rythme et je ne peux pas aller plus lentement que ça. Et quand je fais preuve de retenue tu y vois un problème également… Avancer, ça ne veut pas dire qu’on se précipite. Peut-être qu’on se pose trop de question tous les deux et qu’on devrait juste vivre notre relation comme elle vient… Je sais que ça fais peur… Mais je préfère avoir des remords que des regrets… Et puis tu n’es plus la même personne. Ces derniers mois tu as traversé beaucoup de choses. Qui t’ont fait évoluer, et moi aussi… »
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